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65 livres

par SmileShaw

Une phrase, un passage que je veux garder en mémoire.
Instant qui me parle, parfois sans aucun lien avec l'histoire, mais qui me touche ou me fait rire ...

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  • Pars vite et reviens tard (2001)

    Sortie : 2001. Roman.

    Livre de Fred Vargas

    "Je n'ai pas souvent peur. J'attendrai d'être mort pour avoir peur, ça me gâchera moins la vie. A vrai dire, la seule fois où j'ai eu vraiment peur dans mon existence, c'est quand j'ai descendu ce glacier tout seul, sur le dos, quasiment à la verticale. Ce qui me faisait peur, hormis la chute imminente, c'était ces foutus chamois qui me regardaient et qui me disaient avec leurs grands yeux bruns : "Pauvre crétin. Tu n'y arriveras pas." Je respecte beaucoup ce que disent les chamois avec leurs yeux."
  • 1984 (1949)

    Nineteen Eighty-Four

    Sortie : . Science-fiction et roman.

    Livre de George Orwell

    "Au futur ou au passé, au temps où la pensée est libre, où les hommes sont dissemblables mais ne sont pas solitaires, au temps où la vérité existe, où ce qui est fait ne peut être défait,
    De l'âge de l'uniformité, de l'âge de la solitude, de l'âge de Big Brother, de l'âge de la double pensée,
    Salut !"

    "Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés."
  • Le Joueur d'échecs (1943)

    Schachnovelle

    Sortie : 1943. Nouvelle.

    Livre de Stefan Zweig

    "N'est-il pas diablement aisé, en fait, de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?"
  • Lolita (1955)

    Sortie : 1955. Roman.

    Livre de Vladimir Nabokov

    "En dépit de tout - nos querelles, son humeur acariâtre, ses bouderies et simagrées, et l'abjection et le péril et ce désespoir sans issue - je restais profondément enraciné dans ce paradis de mon choix, paradis dont les cieux avaient peut-être la couleur des flammes de l'enfer, mais paradis quand même."
  • American Psycho (1991)

    Sortie : 1991. Roman.

    Livre de Bret Easton Ellis

    "...où était la nature et la terre, l'eau et la vie, je vis un désert sans fin, semblable à quelque cratère, si dépourvu de raison, d'âme et de lumière que l'esprit ne pouvait le concevoir, à quelque niveau de conscience que ce fût et que, si l'on s'en approchait, l'esprit reculait, pris de vertige. C'était là la vision si claire, si réelle, si essentielle, qu'elle en était presque abstraite dans sa pureté. C'était là la chose que je comprenais, c'était ainsi que je menais ma vie, ce que je bâtissais avec mes moindres gestes, c''était ma façon d'aborder le tangible. C'était la géographie autour de laquelle gravitait ma réalité : il ne m'était jamais, jamais venu à l'esprit que les gens pussent être bons, ou qu'un homme pût changer, ou que le monde pût être meilleur au travers de ce plaisir que l'on prend à tel sentiment, telle apparence ou tel geste, à recevoir l'amour ou l'amitié de son prochain ...) La pensée est vaine, le monde dépourvu de sens . Dieu ne vit pas. On ne peut croire en l'amour. La surface, la surface, la surface, voilà ce dans quoi on trouve une signification ... C'est ainsi que je vis la civilisation, un colosse déchiqueté."
  • Tandis que j'agonise (1930)

    As I Lay Dying

    Sortie : 1930. Roman.

    Livre de William Faulkner

    "Des fois comme ça, on se met à penser. Pas trop souvent pourtant. Et c'est bien heureux, parce que la volonté du Seigneur est qu'on agisse au lieu de passer son temps à penser, parce que le cerveau, c'est comme un mécanisme. ça ne lui vaut rien qu'on soit toujours après lui. Le mieux, c'est de le laisser aller toujours pareil, avec sa petite besogne de chaque jour, et sans l'employer plus qu'il ne faut."

    "Ce pays est dur aux hommes, bien dur. Huit miles de leur sueur arrachés à la terre du Seigneur, là où le Seigneur lui-même leur avait dit de la faire couler. Dans ce monde de péché, les hommes honnêtes et travailleurs ne peuvent pas profiter. C'est ceux qui possèdent des magasins dans les villes qui, sans sueur, vivent de ceux qui suent."

    "Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie, c'est de se préparer à rester mort très longtemps."
  • Les vrais durs ne dansent pas (1983)

    Tough Guys Don't Dance

    Sortie : 1983. Roman.

    Livre de Norman Mailer

    "C'était une jeune femme silencieuse, pâle, furtive, couleur de muraille, qui parlait à voix basse et portait des lunettes, et j'avais toujours l'impression à l'instant où Beth et moi échangions un petit signe de tête et un sourire timide, qu'elle s'était débarrassée de propos délibéré des moindres charmes qui auraient pu s'attacher à sa personne. Elle était ingrate comme ces touffes d'herbe qui poussent sur les dunes. Et pourtant elle écrivait de la bonne poésie. En lisant le peu qu'elle acceptait de montrer, j'avais découvert qu'elle était aussi cruelle qu'un violeur de ghetto noir dans la brutalité de ses conceptions, rapide comme un acrobate dans ses métaphores, et toujours prête à vous transpercer le coeur d'un brusque filon de tendresse aussi suave qu'un brin de chèvrefeuille à la bouche d'un enfant. Et pourtant, j'était seulement surpris, pas effaré. C'était une touffe d'herbe qui avait poussé sur un terrain radioactif, voilà tout."
  • Si c'est un homme (1947)

    Se questo è un uomo

    Sortie : 1947. Récit.

    Livre de Primo Levi

    "Pendant quelques heures, nous pouvons être malheureux à la manière des hommes libres."

    "Savez-vous comment on dit "jamais" dans le langage du camp ? "Morgen früh", demain matin".

    "Aujourd'hui je pense que le seul fait qu'un Auschwitz ait pu exister devrait interdire à quiconque, de nos jours, de prononcer le mot de Providence."
  • Orgueil et Préjugés (1813)

    Pride and Prejudice

    Sortie : 1813. Roman.

    Livre de Jane Austen

    "Quelque malheureux que cet événement soit pour Lydia, nous pouvons du moins en tirer cette leçon : que la perte de la vertu chez une femme est un mal irréparable, qu'un seul faux pas conduit à sa ruine, que sa réputation est une fleur fragile autant que belle, qu'un souffle suffit pour flétrir, et qu'on ne saurait trop se défier de la séduction des hommes."

    "Apprenez un peu ma philosophie : ne penser au passé qu'autant que ses souvenirs nous offrent quelque plaisir".

    "Nul ne songe aux qualités sérieuses, lorsqu'il devient amoureux."
  • Adolf Hitler - La séduction du diable (2013)

    Sortie : .

    Livre de Laurence Rees

    "Pris dans la tourmente de cette nouvelle crise économique, des millions d'allemands se retrouvèrent pour la toute première fois réceptifs à la proposition charismatique d'Hitler de les diriger. Désormais, quand Hitler vociférait, le peuple écoutait."

    "Il (Hitler) n'est pas un homme d'Etat au sens normal du terme, faisant des calculs franchement rationnels et supposant toujours qu'il y aura une haute probabilité de succès à la fin. C'est un homme pour qui la politique est un drame, un drame tragique qui ne se terminera pas forcément bien. Et il est donc prêt à prendre des risques dont il pense qu'ils sont inévitables, même si l'Allemagne a tout à y perdre."
  • Le Monde selon Garp (1978)

    The World According to Garp

    Sortie : 1978. Roman.

    Livre de John Irving

    "La vie est un mélo pour adultes."
  • Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (2009)

    Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann

    Sortie : 2009. Roman.

    Livre de Jonas Jonasson

    "Allan Emmanuel Karlsson ferma les yeux avec la certitude que cette fois, il s'endormirait pour toujours. Sa vie avait été passionnante, mais rien ne dure éternellement, à part peut-être la bêtise humaine."
  • Vernon Subutex, tome 1 (2015)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Virginie Despentes

    "Les objets de la maison se classaient en deux catégories : ceux qui existaient du temps de Nicolas, et ceux qui étaient arrivés après. Chaque ampoule qu'on changeait était une poignée de terre supplémentaire jetée sur le cercueil de son fils. Elle fondait en larmes quand la machine à café lâchait. Cette machine qu'il avait touchée. Une tasse qu'on brisait en la passant sous l'eau lui déchirait le ventre. Cette tasse qu'il avait rincée si souvent après avoir bu son café, le matin."

    "La culture des pauvres, ça lui fout la gerbe. Bouffe trop salée transports en commun bosser pour moins de cinq mille euros par mois et s'acheter des fringues dans un centre commercial. Prendre l'avion et devoir attendre dans les aéroports sur des chaises dures sans rien à boire ni les journaux se faire traiter comme une merde et voyager sur des sièges deuxième classe, être un connard de deuxième classe, les genoux recroquevillés et les coudes de la voisine dans les côtes. Enfiler de la ville viande cellulitique. Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer."
  • À l'est d'Eden (1952)

    East of Eden

    Sortie : 1952. Roman.

    Livre de John Steinbeck

    "Il y a un conflit qui depuis toujours nous effraie et nous inspire, un seul. Nous vivons un feuilleton où chaque numéro ressemble au précédent et où la réponse est toujours : "la suite au prochain numéro". Les humains sont pris, dans leurs vies, leurs pensées, leurs appétits et leurs ambitions, leur avarice et leur cruauté, mais aussi dans leur bonté et leur générosité, au filet du bien et du mal. C'est leur histoire, la nôtre, et elle se répète dans tous les domaines des sens ou de l'intelligence. La vertu et le vice ont été la trame et la chaîne de notre première conscience, et ils formeront le matériau de notre dernière conscience, et cela malgré les changements que nous pourrons faire subir à la terre, à ses rivières et à ses montagnes, à son économie et à ses mœurs. Après qu'il se sera débarrassé des poussières et des copeaux de sa vie, l'homme devra toujours affronter cette question, dure et sans ambiguïté : "Était-ce bien ou mal ? Ai-je agi bien ou mal ?""
  • De sang-froid (1966)

    In Cold Blood

    Sortie : . Roman.

    Livre de Truman Capote

    "Tu es fort, mais il y a un point faible dans ta force, et, à moins que tu n'apprennes à le maîtriser, le point faible deviendra plus fort que ta force et te détruira. Le point faible ? Une réaction émotive explosive hors de toute proportion avec les circonstances. Pourquoi ? Pourquoi cette colère déraisonnable à la vue de ceux qui sont heureux ou satisfaits, ce mépris croissant pour les gens et ce désir de les blesser ? Très bien, tu crois que ce sont des idiots, tu les détestes à cause de leur morale, leur bonheur est la source de ta frustration et de ton ressentiment. Mais ce sont là de terribles ennemis que tu portes en toi, à la longue aussi destructifs que des balles. La balle tue sa victime avec clémence. Cette autre bactérie que l'on laisse vieillir ne tue pas un homme mais laisse dans son sillage la carcasse d'une créature déchirée et pervertie ; il y encore du feu dans son être mais on l'entretient en y jetant des fagots de mépris et de haine. Il amassera peut-être des richesses, mais il n'amassera pas de réussites, car il est son propre ennemi et il est incapable de jouir vraiment de ses oeuvres."
  • Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (1960)

    To Kill a Mockingbird

    Sortie : . Roman.

    Livre de Harper Lee

    "Les gens normaux ne tirent jamais aucune fierté de leurs talents."
  • ...Pourquoi les coiffeurs ? - Notes actuelles sur Le Dictateur (2010)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Jean Narboni

    "Dans Charlot Soldat, le fantassin américain qu'incarne le héros combat contre l'Allemagne désignée sous le nom de Ptomainie. Ce nom est devenu dans le Dictateur "Tomainie" mais assez tardivement, les premiers titres déposés par Chaplin gardant le nom de pays antérieur, comme l'attestent plusieurs témoignages et documents officiels. Or "ptomaine" est un mot qui existe, bien que rarement entendu. Il désigne une "substance aminée toxique résultant de la putréfaction de protéines animales sous l'effet de bactéries". Et en bonne logique, le nom de l'Italie dans le film sera Bacteria. La putréfaction-intoxication de l'Allemagne par le régime hitlérien serait donc un effet de l'influence de la bactérie fasciste mussolinienne. C'est historiquement exact."
  • Les Neuf Cercles (2014)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Roger Jon Ellory

    "La puissance du coeur avait été mesurée - pas d'un point de vue émotionnel, pas pour ce qui concernait l'amour, la passion, la trahison, car cétait impossible. Il avait été mesuré d'un point de vue physique : le nombre de kilos de pression par centimètre carré, la force avec laquelle il pouvait propulser tant de litres de sang sur tant de mètres à telle vitesse. Mais le coeur, malgré sa puissance, demeurait silencieux jusqu'à ce que la peur s'immisce. Tant que la panique, le choc, la terreur n'assaillaient pas nos sens, il vaquait tranquillement à ses occupations secrètes."
  • J'irai cracher sur vos tombes (1946)

    Sortie : 1946. Roman.

    Livre de Boris Vian

    "Tom croyait en Dieu. Moi, j'allais à l'office du dimanche, comme Hansen, mais je crois qu'on ne peut pas rester lucide et croire en Dieu, et il fallait que je sois lucide."
  • La Route (2006)

    The Road

    Sortie : . Science-fiction et roman.

    Livre de Cormac McCarthy

    "On dit que les femmes rêvent des dangers qui menacent ceux dont elles prennent soin et les hommes des dangers qui les menacent eux-mêmes. Mais moi je ne rêve plus du tout. Tu dis que tu ne peux pas ? Alors ne le fais pas. C'est tout. Parce que j'en ai fini avec mon cœur de pute et depuis longtemps. Tu parles de résister mais il n'y a pas moyen de résister. ça m'a arraché le cœur la nuit où il est né alors ne demande pas de la compassion maintenant. Il n'y en a pas. Peut-être que tu sauras t'y prendre. J'en doute, mais qui sait. La seule chose que je peux te dire, c'est que tu ne survivras pas pour toi-même. Je le sais parce que je ne serais jamais arrivée jusqu'ici. Quelqu'un qui n'aurait personne ferait bien de se fabriquer un fantôme plus ou moins acceptable. De lui insuffler la vie et de le flatter avec des mots d'amour. De lui offrir la moindre miette et de le protéger du mal avec son corps. En ce qui me concerne, mon seul espoir, c'est l'éternel néant et je l'espère de tout mon coeur."
  • Juste un regard (2005)

    Just One Look

    Sortie : . Roman.

    Livre de Harlan Coben

    "Elle songeait qu'on ne pouvait jamais connaître intimement ceux qu'on aime. Du reste, quand on y réfléchit un peu, on ne se connaît pas intimement soi-même."
  • Docteur Sleep (2013)

    Doctor Sleep

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    "Maurice Chevalier et toi, ça fait deux, mais je t'aime bien, cher ! Tu es gai, ce qui est important, tu es malicieux, ce qui est plus important, et tu as de belles fesses, ce qui est extrêmement important. Le fessier d'un homme est le piston qui entraîne le monde et le tien n'est pas mal du tout."

    "On n'est jamais aussi malade que de ses secrets."
  • Les Misérables (1862)

    Sortie : 1862. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    "Ce n'est rien de mourir ; c'est affreux de ne pas vivre."
  • Le Lion (1958)

    Sortie : 1958. Roman.

    Livre de Joseph Kessel

    "La lune était haut dans le ciel quand nous atteignîmes, au centre du Parc royal, une immense plage circulaire, brillante et lisse, qui avait été autrefois recouverte par les eaux d'un lac. La clarté nocturne faisait courir à sa surface un scintillement d'ondes argentées. Et dans ce mirage lunaire, qui s'étendait jusqu'à la muraille du Kilimandjaro, on voyait jouer les troupeaux sauvages attirés par la liberté de l'espace, la fraîcheur de l'air et l'éclat du ciel. Les bêtes les plus lourdes et les plus puissantes, gnous, girafes et buffles, se déplaçaient calmement le long du cirque enchanté. Mais les zèbres, les gazelles de Grant, les impalas, les bushbucks se mêlaient au milieu du lac desséché dans une ronde sans fin, ni pesanteur, ni matière. Ces silhouettes désincarnées et inscrites sur l'argent de la nuit ainsi qu'à l'encre de Chine, glissaient à la surface d'un liquide astral, filaient, s'élançaient, se cabraient, s'élevaient, s'envolaient avec une légèreté, une vitesse, une aisance et une grâce que leurs mouvements, même les plus nobles et les plus charmants, ne connaissaient pas dans les heures du jour. C'était, imprégnée, menée par le clair de lune, une danse folle et sacrée."
  • Purple Cane Road (2007)

    Sortie : février 2007. Roman.

    Livre de James Lee Burke

    "Je regardai ses yeux, les points de ses cheveux mouillés décolorées par le soleil, son teint sain et rosé. Aucune auréole de ténèbre ne lui ceignait la tête, aucune excroissance tubéreuse n'enserrait son âme dans ses tentacules et ses yeux affrontaient mon regard accusateur sans ciller, sans la plus petite once de culpabilité. Elle était de ces femmes capables de se lever tôt, bien reposée après une bonne nuit, de préparer thé et toasts beurrés, et d'allumer les fours de Dachau."
  • Les Croisades vues par les Arabes (1983)

    Sortie : 1983. Histoire et essai.

    Livre de Amin Maalouf

    "Dans un monde musulman perpétuellement agressé, on ne peut empêcher l'émergence d'un sentiment de persécution, qui prend, chez certains fanatiques, la orme d'une dangereuse obsession : n'a-t-on pas vu, le 13 mai 1981, le Turc Mehemet Ali Agca tirer sur le pape après avoir expliqué dans une lettre : "j'ai décidé de tuer Jean-Paul II, commandant suprême des croisés." Au-delà de cet acte individuel, il est clair que l'Orient arabe voit toujours dans l'Occident un ennemi naturel. Contre lui, tout acte hostile, qu'il soit politique, militaire ou pétrolier, n'est que revanche légitime. Et l'on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd'hui encore, comme un viol."
  • Confiteor (2011)

    Jo confesso

    Sortie : 2011. Roman.

    Livre de Jaume Cabre

    "Pendant tous ces mois, j'ai écrit frénétiquement, avec devant moi ton autoportrait et les deux paysages que tu m'as offerts : ta vision subjective de mon Arcadie et la petite abside de Sant Pere dal Burgal, avec ses deux absidioles. Je les ai observés de façon obsessionnelle et j'en connais le moindre détail, tous les traits et toutes les ombres. Et toutes les histoires qu'ils ont fait naître en moi. J'ai écrit devant cette sorte d'autel constitué de tes dessins, sans défaillir, comme si je participais à une course entre la mémoire et l'oubli, qui sera ma première mort. J'ai écrit sans penser, mettant sur le papier tout ce qui est racontable, espérant que plus tard quelqu'un animé d'une vocation de paléontologue, Bernat, s'il veut bien, déchiffrera tout ça et le donnera à je ne sais qui. C'est peut-être mon testament. Très désordonné, mais un testament quand même."
  • Le Seigneur des porcheries (1998)

    Lord of the Barnyard: Killing the Fatted Calf and Arming the Aware in the Corn Belt

    Sortie : 1998. Roman.

    Livre de Tristan Egolf

    "Lorsque celui-ci lui demanda s'il pouvait réfléchir brièvement aux progrès qu'il estimait avoir accomplis sur le chemin qui devait faire de lui un membre respectable de la communauté, John du peser son choix. Il savait que s'il formulait sa réponse convenablement, disait seulement ce que le diplômé avait besoin d'entendre, il en aurait fini en dix minutes. Mais une partie de lui-même n'était pas d'accord. Une partie de lui-même voulait dire que, oui, sa réinsertion progressait à merveille - depuis sa libération, il avait appris à trancher une jugulaire électrocutée sous tous les angles possibles et imaginables, à baragouiner des chapelets de jurons en espagnol des ghettos, à désinfecter à l'acide borique son appartement envahi de cafards, à laver à la main son linge trempé de sang dans un bac de douche, à préparer des plats pour micro-ondes sur une cuisinière classique sans roussir la purée, à débiter d'un seul trait une poignée de vannes de prolo, les subtilités poétiques des tubes country du moment, que tous les nègres ont le nez épaté parce que Dieu a dû leur poser le pied sur la figure pour leur arracher la queue, que le devoir de l'homme est d'obéir à Dieu, mais que le devoir de la femme est d'obéir à l'homme, que les Hessiens de Pottville mangent leurs enfants, qu'il vaut mieux voir sa femme se tirer avec un Juif que son gosse rouler sur une moto japonaise et que, à ce propos, les Japs redevenaient complètement incontrôlables - serait temps de leur en balancer une autre -, que tous les étrangers devraient être bannis sur un lointain récif corallien et puis, hop ! une grenade à fragmentation, à voter républicain ou mourir, qu'il n'y a rien de meilleur pour l'âme qu'une bonne journée de travail, qu'un bon pédé est un pédé mort, à s'abrutir d'alcool comme seul moyen de trouver le sommeil, et que, pour tout dire, à ce train-là il serait complètement amendé en un rien de temps. Bientôt il vivrait dans un parc à caravanes infesté de trolls et tirerait dans l'enclos du voisin avec un 45 automatique. Oui, il faisait des progrès, voulait-il dire. Il était à présent convaincue que tout citoyen bien inséré et bien bigot de Baker persévérait avec l'opiniâtreté caractéristique du rat d'égout face à une explosion nucléaire. Et il en serait bientôt un, sûr. Il voulait dire ..."
  • Le Gang de la clef à molette (1975)

    The Monkey Wrench Gang

    Sortie : 1975. Roman.

    Livre de Edward Abbey

    "Quand les villes seront mortes, quand les nuisances auront disparu, lorsque les tournesols pousseront à travers le béton et à travers l'asphalte des autoroutes abandonnées. Quand le Kremlin et le Pentagone seront devenus des maisons de retraite pour généraux, présidents et autres empaillés, quand les gratte-ciel de Phoenix, Arizona, tombeaux d'aluminium et de verre, disparaîtront presque entièrement sous les dunes de sable, pourquoi alors, bon Dieu, des femmes et des hommes indomptés, chevauchant librement leurs montures, oui, des hommes libres et des femmes fières, ne parcourraient-ils pas en toute indépendance les champs d'armoise du pays des canyons, y regroupant les animaux sauvages pour dévorer à pleines dents leur viande saignante avant de danser toute la nuit au son des violons, banjos et guitares sous la lumière d'une nouvelle lune ? Avant que, bordel de Dieu, ne revienne, pensait-il gravement, dans une triste colère, le futur âge d'acier et de glace, avec ses ingénieurs, ses gros fermiers et tous ses putains d'emmerdeurs."
  • Chaplin (2002)

    Sortie : . Biographie.

    Livre de David Robinson

    "Je ne suis pas communiste. Je suis un agitateur de la paix."
    Charlie Chaplin