Elia Kazan - Le dernier Nabab

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19 films

par Docteur_Jivago

Cinéaste controversé à cause de ses liens avec le Maccarthysme Elia Kazan aura marqué le cinéma de son empreinte et l'on retrouvera ces maux dans son cinéma. D'abord metteur en scène de théâtre, il se montra assez vite comme une cinéaste brillant et complet, capable de faire ressortir de nombreuses sensations et émotions de ses personnages et enjeux. Il se montra aussi remarquable dans ses directions d'acteurs et dirigea les plus grandes stars Hollywoodienne, de James Dean à Robert De Niro en passant bien évidemment par Marlon Brando qu'il mis en avant à travers trois rôles emblématique, mais aussi Warren Beatty, Natalie Wood, Faye Dunaway ou encore Montgomery Clift. Personnellement il m'a énormément marqué, d'abord avec le bouleversant Splendor in the Grass puis Un Tramway Nommé Désir, Sur les Quais, Le Fleuve Sauvage etc.
Il me reste : Le Lys de Brooklyn, Le Maître de la prairie, Boomerang !, Le Mur invisible, L'Héritage de la chair & Man on a Tightrope.

Classement : http://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_d_Elia_Kazan/1249406

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  • Le Lys de Brooklyn (1945)

    A Tree Grows in Brooklyn

    2 h 09 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Dorothy McGuire, Joan Blondell, James Dunn

    Première oeuvre de l'immense Elia Kazan, Le Lys de Brooklyn démontre déjà tout le talent et savoir-faire du cinéaste, sachant capter la vie, la misère, le bonheur éphémère ou encore l'enfance avec un immense brio, ainsi qu'une grande intelligence, tant dans l'écriture que la mise en scène, et surtout de l'émotion, socle de la filmographie du futur metteur en scène de Splendor in the Grass.
  • Le Maître de la prairie (1947)

    The Sea Of Grass

    2 h 11 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de Elia Kazan avec Spencer Tracy, Katharine Hepburn, Melvyn Douglas

    Seconde oeuvre d'Elia Kazan, Le Maître de la Prairie nous emmène dans le Far-West pour y suivre le destin d'une femme, et d'un couple, avec son lot de drames, de batailles de possessions ou encore de caractères, emmenée par de bons comédiens, ainsi qu'un passionnant contexte et une dimension historique forte.
  • Boomerang (1947)

    1 h 28 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Elia Kazan avec Dana Andrews, Jane Wyatt, Lee J. Cobb

    Elia Kazan propose avec Boomerang une oeuvre efficace et passionnante, notamment grâce à une atypique et étrange galerie de personnages, tout en mettant à mal le système judiciaire américain et emmené par d'immenses comédiens, à commencer par Dana Andrews, Arthur Kennedy et Lee J. Cobb.
  • Le Mur invisible (1947)

    Gentleman's Agreement

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Gregory Peck, Dorothy McGuire, John Garfield

    Darryl F. Zanuck, par l'intermédiaire d'Elia Kazan, propose un long sermon un peu trop lourd et redondant pour être réellement convaincant, et ni le savoir-faire du génial metteur en scène de Sur Les Quais, ni les comédiens, ne parviennent pas à réellement sauver le film.
  • L'Héritage de la chair (1949)

    Pinky

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Jeanne Crain, Ethel Barrymore, Ethel Waters

    Prenant la suite de John Ford, Elia Kazan signe avec L'Héritage de la Chair une oeuvre compliquée et décevante, où on a l'impression de le voir enchaîné à son producteur et livrer une oeuvre impersonnelle, voulant servir la cause de l'anti-racisme mais tombant dans la lourdeur et le démonstratif, malgré quelques indéniables qualités.
  • Panique dans la rue (1950)

    Panic in the Streets

    1 h 36 min. Sortie : . Policier, drame et film noir.

    Film de Elia Kazan avec Richard Widmark, Paul Douglas, Barbara Bel Geddes

    "Panique dans la rue" permet à Elia Kazan de retranscrire le contexte de son époque, celle de la peur du communisme et donc les craintes et doutes américains à travers une oeuvre paranoïaque, étouffante et sombre, qui bénéficie du savoir-faire de son metteur en scène et d'interprètes à la hauteur.
  • Bande-annonce

    Un tramway nommé désir (1951)

    A Streetcar Named Desire

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter

    Avec la Nouvelle-Orléans en arrière plan, du jazz comme fond musical et pour principal thème la folie, "Un Tramway nommé désir" fascine, envoute et captive, proposant une atmosphère sombre, parfois machiste et toujours prenante, sublimé par une superbe photographie en noir et blanc. Kazan fait des merveilles en faisant presque plus de théâtre que de cinéma, et il orchestre ça avec génie et brio. Du très grand cinéma, et Brando... tout simplement immense.
  • Bande-annonce

    Viva Zapata ! (1952)

    Viva Zapata!

    1 h 53 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Elia Kazan avec Marlon Brando, Jean Peters, Anthony Quinn

    "Vous voulez des chefs sans défauts, ça n'existe pas. Un chef est comme tout le monde. Il change! Il abandonne! Il meurt! Il n'y a pas de chefs en dehors de vous. Un peuple fort est la seule force durable."

    Avec un scénario écrit par John Steinbeck en personne, Elia Kazan nous raconte l'histoire d’Emiliano Zapata et nous immerge au coeur de la révolution mexicaine. Sans être non plus transcendant, "Viva Zapata!" reste intéressant à plus d'un titre, notamment grâce à ses réflexion autour du pouvoir politique, militaire, de la corruption et d'une méditation sur le pouvoir, le tout emmené par un Brando magnétique à souhait.
  • Le Cirque en révolte (1953)

    Man on a Tightrope

    1 h 45 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Elia Kazan avec Fredric March, Terry Moore, Gloria Grahame

    Elia Kazan signe avec Man on a Tightrope une oeuvre qui, malgré une certaine maladresse, se révèle captivante et agréable à suivre, où l'on s'attache aisément aux personnages jusqu'à une parfaite dernière partie sous tension.
  • Bande-annonce

    Sur les quais (1954)

    On the Waterfront

    1 h 48 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Elia Kazan avec Marlon Brando, Karl Malden, Eva Marie Saint

    "J'aurais pu avoir de la classe, j'aurais pu être un champion. J'aurais pu être quelqu'un au lieu de n'être qu'un tocard, ce que je suis, il ne faut pas se leurrer."
    L'une des mes premières claques cinématographique, un véritable uppercut dans ma tronche tant "Sur les Quais" m'a marqué. Brando y est tout simplement extraordinaire, il dégage une telle présence... Véritable reflet de la société américaine, Kazan y mêle une véritable dimension personnelle et propose une oeuvre profonde, sombre, poignante et intense. Du très très grand cinéma.
  • Bande-annonce

    À l'est d'Eden (1955)

    East of Eden

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Julie Harris, James Dean, Raymond Massey

    En adaptant le livre de John Steinbeck, Elia Kazan revisite le mythe d'Abel et Caïn, ici dans le sud des États-Unis, durant la première guerre mondiale. Tout semble ici parfait, que ce soit le scénario, la mise en scène faisant ressortir la dramaturgie des personnages et enjeux ou encore les acteurs, James Dean en tête. Un drame familial poignant dôté d'une intelligente et passionnante étude de caractère.
  • Bande-annonce

    La Poupée de chair (1956)

    Baby Doll

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Karl Malden, Carroll Baker, Eli Wallach

    Si Baby Doll fait figure de film mineur dans la riche filmographie d'Elia Kazan, l'oeuvre n'en reste pas moins intéressante à plus d'un titre, en plus d'avoir provoqué un immense scandale à sa sortie. L'étude des pulsions humaines par Kazan est assez remarquable et se mêle avec brio à l'atmosphère moite et sensuelle mise en place. Dommage donc que l'écriture soit parfois un peu trop caricatural (avec une interprétation du pourtant très bon Karl Maden qui n'arrange pas grand-chose). Reste Carroll Baker, inoubliable lorsqu'elle allongé en position foetale suçant son pouce, observé par un trou dans le mur par son mari...
  • Bande-annonce

    Un homme dans la foule (1957)

    A Face in the Crowd

    2 h 06 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Andy Griffith, Patricia Neal, Anthony Franciosa

    Ce n’est certainement pas le film le plus célèbre d'Elia Kazan mais pourtant il serait dommage de passer à côté d'Un Homme dans la Foule, oeuvre où il se fend d'une étude psychologique de l'être humain, de la foule, du populisme ou encore des médias. Andy Griffith est remarquable, tout comme les seconds rôles (Walter Matthau, Patricia Neal...) et le film est aussi prenant qu'intelligent.
  • Bande-annonce

    Le Fleuve sauvage (1960)

    Wild River

    1 h 50 min. Sortie : . Drame, historique et romance.

    Film de Elia Kazan avec Montgomery Clift, Lee Remick, Jo Van Fleet

    En livrant une oeuvre fois dure et émouvante, intelligente et sensible, le réalisateur américain d'origine grecque démontre à nouveau tout son talent. Il orchestre son récit avec grand brio, faisant ressortir toute la richesse, l'émotion, la mélancolie, le lyrisme ou encore la puissance des personnages, enjeux et propos, le tout emmené par d'immenses inteprétations, Montgomery Clift et Lee Remick en tête. C'est très loin d'être l'une des oeuvres les plus connus de Kazan et c'est bien dommage tant il arrive à nous faire passer par divers sentiments et sensations. Un immense film.
  • Bande-annonce

    La Fièvre dans le sang (1961)

    Splendor in the Grass

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Natalie Wood, Warren Beatty, Pat Hingle

    Rarement, voire même jamais, une oeuvre ne m'aura pris aux tripes comme Splendor in the Grass a pu le faire. Elia Kazan nous immerge dans l'Amérique de la grande dépression pour y suivre l'évolution de deux personnages sur lesquels il effectue un vrai travail psychologique pour mieux y faire ressortir la richesse, complexité mais surtout l'émotion et l'intensité. Le cadre de l'époque est parfaitement exploité, de nombreuses séquences sont inoubliables et d'une rare puissance, que ce soit celles quotidiennes, en classes ou cette fin, démontrant tout simplement le génie de Kazan. Warren Beatty est remarquable dans l'un de ses premiers rôles mais que dire de la magnifique Natalie Wood qui va passer par tous les états, de l'innocence à la déchéance et son évolution bouleversante.
  • Bande-annonce

    America, America (1963)

    2 h 54 min. Sortie : . Drame, historique et biopic.

    Film de Elia Kazan avec Stathis Giallelis, Frank Wolff, Harry Davis

    « My name is Elia Kazan, i'm a Turk by birth, a Greek by blood and American because my uncle made a journey »
    C'est trois heures de grand Cinéma que propose Elia Kazan avec America, America, une oeuvre personnelle et d'une grande richesse où il va aborder l'immigration, le choc des cultures, la société, la vie, l'amour, l'argent ou encore la situation politique, idéologique et religieuse de l'époque décrite. Tout le long passionnant, il fait ressortir la complexité, l'émotion, l'intelligence ou encore la puissance de son oeuvre, tant sur le fond que la forme, remarquable.
  • Bande-annonce

    L'Arrangement (1969)

    The Arrangement

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Kirk Douglas, Faye Dunaway, Deborah Kerr

    Adaptant l'un de ses propres livres, Elia Kazan propose à nouveau une oeuvre très personnelle avec L'arrangement où il va étudier avec puissance et complexité l'humain et les troubles psychologiques. Il pose des questions sur le matérialisme, l'industrie et tout simplement la vie, celle que l'on a, ce que l'on veut en faire et comment on l'a perçoit. Il oscille entre passé, présent et rêve avec brio, pour finalement faire ressortir toute la puissance, l'intensité et l'émotion de son oeuvre qui se révèle réellement poignante, le tout porté par un grand Kirk Douglas.
  • Les Visiteurs (1972)

    The Visitors

    1 h 28 min. Sortie : . Policier, thriller et drame.

    Film de Elia Kazan avec Patrick McVey, Patricia Joyce, James Woods

    En regardant ce film, impossible de ne pas penser au souvenir du Maccarthysme où Elia Kazan dénonça certains collègues de sa profession, il met ici en scène le pardon (même si c'est peu comparable à son cas, là c'est le Vietnam où le personnage joué par James Wood dénonça deux de ses camarades qui ont violé une jeune Vietnamienne). L'impression est que l'on a vraiment de la sympathie pour James Wood le soit disant "traitre" et beaucoup d'antipathie pour les deux qui lui rendent visite (ainsi que le beau-père). Non sans défaut, notamment dans la gestion du rythme, l'oeuvre se révèle intéressant à plusieurs points de vues et arrive à réellement provoquer l'effet voulu à certains moments, notamment dans ce très difficile final.
  • Bande-annonce

    Le Dernier Nabab (1976)

    The Last Tycoon

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Robert De Niro, Tony Curtis, Robert Mitchum

    Dernière oeuvre de ce génie qu'était Kazan, et quoi de mieux que l'âge d'or du cinéma Hollywoodien comme sujet pour conclure en beauté une si belle carrière. Il nous immerge littéralement dans cette époque et s'intéresse surtout à un important directeur de production, qu'il va mettre face à de nombreux dilemmes, tant privés que professionnels. Le récit est d'une grande richesse, tandis qu'il arrive à en faire ressortir l'émotion ainsi qu'une forte dimension mélancolique, le tout emmené par une géniale troupe d'acteur, Robert De Niro (tout simplement formidable) en tête.