Films vus en 2020 (avec annotations)

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513 films

par Fabio R.
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    Loveland (2019)

    1 h 07 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Jeffrey J. Scott avec Kristin Lauria, Steven Staine Fernandez, Sophia Popovits

    Des amis partent à la campagne pour se détendre. Sur place, ils tombent sur une population locale peu accueillante et même inquiétante. Entre la patronne du bar qui les menace et les fait partir et l'employée qui ne cesse de les espionner, il n'y a rien qui est fait pour les rassurer. Pour autant, ils font tous leur maximum pour passer de bonnes vacances. Du moins presque tous, car l'une des filles du groupe qui semble instable et qui prend des pilules à longueur de journée voit un homme masqué partout. Est si la menace se trouvait au sein de leur propre groupe et non pas des locaux ? "Loveland" est un slasher amateur de piètre qualité. Il ne se passe rien pendant près de 50 minutes. Uniquement des scènes assez insignifiantes et répétitives. À croire que c'est un film de vacances et qu'ils ont ajouté un peu d'action à la fin. Et quand je parle d'action, il ne faut pas s'attendre à grand-chose, il s'agit juste d'une fusillade risible pour régler la situation. Bref, la seule réelle qualité du film est d'être très court, donc on ne s'ennuie pas vraiment. Ce qui est dommage, c'est de ne pas avoir plus exploité les visions de la fille pour rendre la situation plus stressante. Au final, ce n'est pas un bon film, mais au moins, il n'est pas pénible à suivre, donc je suis gentil sur la note surtout pour la première de l'année.
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    Brittany Runs a Marathon (2019)

    1 h 43 min. Sortie : .

    Film de Paul Downs Colaizzo avec Jillian Bell, Jennifer Dundas, Patch Darragh

    Tu dois faire ce qui est bien pour toi, car personne ne le fera à ta place ! Brittany est une bonne vivante qui se fait reprendre par son médecin pour qu'elle perde du poids. Bien qu'un peu fataliste sur sa condition qu'elle a plus ou moins acceptée, elle décide de se mettre au sport et plus précisément à la course à pied pour reprendre sa vie en main. Elle entame une transformation physique qui va avoir des répercussions sur sa vie, son entourage et son comportement. Ce qui fait la force de ce film, c'est la psychologie du personnage de Brittany. Les différentes phases qu'elle traverse, les changements physiques même s'il n'y a rien d'impressionnant ici et le regard des autres qui changent, tout est très réaliste. Oui, on peut la considérer comme antipathique, car elle est parfois méchante et pas vraiment sociable, mais elle se protège simplement et c'est ce qui la rend attachante. Il faut juste la comprendre et pour cela être conscient de ce qu'elle vit. "Brittany Runs a Marathon" est inspiré de l'expérience de Brittany O'Neill qui est une amie du réalisateur. Paul Downs Colaizzo a voulu partager son parcours inspirant sans pour autant faire d'elle une femme parfait et c'est réussi. Jillian Bell, qui a perdu près de 20 kilos pendant le film pour coller au mieux à la transformation physique de son personnage, est très convaincante. Elle est totalement à l'image de ce film qui est finalement amusant, attendrissant et émouvant.
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    La Vie scolaire (2019)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir avec Zita Hanrot, Liam Pierron, Soufiane Guerrab

    Deux ans après le très bon "Patients", Mehdi Idir et Grand Corps Malade changent de cadre en passant du milieu médical au milieu scolaire. Le décor change, mais le ton positif du film reste le même. Les réalisateurs nous font vivre une année au cœur d'un collège en zone d'éducation prioritaire et centrent leur histoire sur les rapports humains. Si le récit se focalise sur certaines personnages, le film n'oublie personne. Il est autant question des enseignants que des élèves et des employés de la vie scolaire qu'il s'agisse des surveillants ou de la CPE. Arrivée d'Ardèche, Samia Zibra va découvrir les difficultés d'un tel poste dans un endroit comme celui-ci et la réalité sociale qui impacte la vie de ces élèves. Elle découvre aussi des jeunes pour la plupart attachants qu'elle va avoir envie d'aider et de «sauver». Même si ce n'est pas le sujet du film, on remarque qu'une fois pris à part, chaque élève est différent du visage qu'il montre habituellement. Pour réussir à l'école, il faut vouloir travailler pour soi, pour sa vie future. J'ai trouvé le récit très réaliste et le traitement vraiment juste. On n'assiste pas à l'histoire classique du gamin qui va se révéler grâce à l'aide d'un adulte. Au-delà de l'histoire, la grande force du film réside dans ses personnages et son casting. Que ce soit les gamins ou les adultes, ils sont pour la plupart géniaux et attachants. Tellement d'ailleurs que ça donne envie de continuer à les suivre, eux et leurs délires, dans leur parcours. C'est pour ça que si "La vie scolaire" est un bon film, cela pourrait également devenir une bonne série. En somme, un peu moins bien que "Patients", mais encore un bon film de la part de Mehdi Idir et Grand Corps Malade
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    Roubaix, une lumière (2019)

    1 h 59 min. Sortie : . Thriller, drame et policier.

    Film de Arnaud Desplechin avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier

    Séances de cinéma (1 salle)
    "Roubaix, une lumière" est un polar sur fond de drame social. On reconnait immédiatement les codes du polar tandis que l'histoire, qui se déroule à Roubaix dans l'une des villes les plus pauvres de France, évoque tous les problèmes sociaux présents dans cette ville. Arnaud Desplechin dépeint cette ville comme un endroit où il n'y a plus d'espoir. Lors des premières minutes, on a même l'impression que c'est un endroit créé de toute pièce et que le récit ne se déroule même pas de nos jours, car tout ce qui est montré est sombre et limite apocalyptique. En terme d'ambiance, le réalisateur a fait du très bon travail tant au niveau des lumières que de l'atmosphère ou la photographie. L'immersion dans ce milieu est efficace, ce qui rend l'histoire captivante dès les premières minutes. Je pense que le style du film et son ambiance sont ce qui m'a le plus intéressé, bien plus que l'histoire qui est tout de même pas mal. Si l'histoire n'est pas exceptionnelle, c'est parce qu'elle est prévisible. Il suffit de voir le casting pour comprendre... Pour autant, elle se laisse suivre avec intérêt jusqu'au bout même s'il y a quelques longueurs. À mon sens, le film est un peu trop long surtout lors de la première partie. Comme je l'ai dit, il n'y a aucun rebondissement, donc les dernières minutes semblent un peu longues. Adapté du documentaire de Mosco Boucault "Roubaix, commissariat central, affaires courantes", Arnaud Desplechin signe un film plaisant qui vaut surtout pour son ambiance et ses excellents acteurs.
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    La Revanche des losers (2006)

    The Benchwarmers

    1 h 20 min. Sortie : . Comédie et sport.

    Film de Dennis Dugan avec Rob Schneider, David Spade, Jon Heder

    Sorti en 2006, "The Benchwarmers" est une comédie à l'image des autres films de son réalisateur. Dennis Dugan propose une comédie débile avec des personnages qui le sont tout autant. Gus est au travail quand il aperçoit des gamins s'en prendre à un autre et décide d'aller l'aider. Pour leur donner une leçon, Gus décide avec Clark et Richie de leur donner une leçon sur le terrain de baseball. Accompagné par ses deux amis qui sont d'anciennes victimes de harcèlement, Gus profite pour faire passer un message. L'arrivée de Mel, un richissime homme d'affaire dont le fils est la victime, va changer la donne puisqu'il décide d'organiser une grande compétition entre toutes les équipes avec à la clé un stade flambant neuf. Si le message est positif, "The Benchwarmers" est une comédie dispensable même si elle contient quelques bons moments. Tout est un peu trop exagéré. C'est son style, mais le réalisateur force trop les traits de ses personnages. Au final, c'est un film qui se laisse regarder, mais sans plus.
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    Benchwarmers 2: Breaking Balls (2019)

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie et sport.

    Film de Jonathan A. Rosenbaum avec Chris Klein, Jon Lovitz, Chelsey Reist

    Treize ans après le film de Dennis Dugan, Jonathan A. Rosenbaum relance la marque Benchwarmers avec un film qui n'est pas une suite, mais qui garde le même concept. Comme dans le précédent, on suit une équipe qui va se former sous l'impulsion d'un très bon joueur. Ici, Ben, un ancien joueur de baseball dont la carrière s'est arrêtée à la suite d'un accident, est embauché dans un cabinet d'avocats sans savoir qu'il a été pris pour ses talents de sportif plutôt que par ses compétences derrière un barreau. Il va quitter son poste, car il a peur de rejouer et se faire embaucher par un autre cabinet dirigé par Mel. Comme dans le premier film, il y a la compétition et une histoire en parallèle avec une morale. Ici, Ben va devoir gérer un dossier qui l'oppose à son ancien employeur. Il est aidé par Annie. Une sorte de David Goliath qui se matérialise sur le terrain et des les bureaux. La morale est donc de toujours continuer à se battre même si l'espoir est infime. "Breaking Balls" est moins loufoque et farfelu que le précédent. Il y a toujours des blagues en dessous de la ceinture et des personnages qui sont représentés uniquement par le stéréotype qu'ils représentent. Moins décalé, mais plus plaisant à suivre. L'histoire est bien sympathique et les personnages sont plus attachants. Bref, pour moi ce nouveau "Benchwarmers" est mieux que le précédent.
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    Klassikokkutulek 3: Ristiisad (2019)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Rene Vilbre avec Ago Anderson, Mait Malmsten, Genka

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    Truth and Justice (2019)

    Tõde ja õigus

    2 h 29 min. Sortie : . Drame.

    Film de Tanel Toom avec Priit Loog, Ester Kuntu, Priit Võigemast

    Pour son premier long-métrage, Tanel Toom adapte le roman d'Anton Hansen Tammsaare qui est considéré comme l'une des oeuvres les plus importantes de la littérature estonienne. Cette adaptation a connu un immense succès dans son pays puisque le film est devenu le plus gros succès du box-office estonien. "Truth and Justice" se déroule sur près de 30 ans et raconte l'histoire d'Andres, un homme qui s'installe dans une ferme avec sa femme. Il n'y a rien, mais il veut en faire un lieu parfait pour sa future famille. Andres est du genre à voir des opportunités que d'autres ne remarquent pas. Par exemple, ses terres sont inondées et systématiquement pleines de boues, mais cela ne le décourage pas. Sa femme lui demande même pourquoi il a acheté ce terrain, mais lui sait ce qu'il peut en faire. C'est un gros travailleur et il est déterminé à atteindre son but et réaliser son rêve malgré les nombreuses embuches qui vont se trouver sur sa route. Je ne vais pas plus résumer l'histoire, car elle s'étale sur plusieurs dizaines années, mais ce qu'on peut dire, c'est que la vie de cet homme ne va pas être facile. Entre ses nombreuses querelles avec son voisin peu aimable et les drames de la vie, il va vivre toute sorte de tragédies. Derrière ce drame qui montre à quel point la vie pouvait être difficile à l'époque se cache surtout le portrait d'un homme dont la foi va être testée. Andres est un homme honnête et travailleur, mais il va se rendre compte que parfois cela ne suffit pas pour avoir ce que l'on souhaite. Il va donc se poser des questions sur sa foi et ses actes. En près de trois heures, le réalisateur aborde de nombreuses choses et propose un film riche avec une histoire captivante. La durée n'est pas excessive et le film n'est jamais ennuyeux. D'ailleurs, certaines sous-intrigues auraient même pu être développées davantage. Au final, "Truth and Justice" est un grand film, une saga familiale passionnante qui est visuellement superbe et parfaitement mise en scène.
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    Freaks (2019)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame, science-fiction, thriller et fantastique.

    Film de Adam B. Stein et Zach Lipovsky avec Emile Hirsch, Bruce Dern, Lexy Kolker

    Chloe est une petite fille qui vit enfermée chez elle. Elle ne peut rien faire, pas même sortir, car son père le lui interdit. Il lui dit que d'aller dehors est dangereux à cause de méchants qui veulent les tuer. Est-ce que le père dit vrai pour protéger sa fille ou est-il un peu trop protecteur ? Le début du film m'a beaucoup fait penser à un court-métrage dont j'ai oublié le nom et dans lequel un enfant vivait cloîtré dans sa maison alors que ses parents et son frère avaient le droit de sortir. Une situation qui montrait que les apparences sont souvent trompeuses. Si les deux projets sont différents, c'est ce qui se passe ici et bien sûr, la petite fille va vouloir sortir pour se faire son propre avis. Le titre du film nous met sur la voie, l'affiche encore plus (l'originale est bien mieux que la Française), puisqu'il est question de personnes anormales qui sont traquées par le gouvernement. Si l'histoire se concentre sur cette famille, le film laisse entrevoir un immense potentiel au niveau de l'histoire et de l'univers qui, je l'espère, sera exploité par la suite. J'ai adoré l'histoire qui est à la fois intrigante et troublante notamment au début. Quand elle se dévoile un peu plus, elle ne perd pas de son charme, bien au contraire. Un huis clos familial qui se transforme peu à peu en un thriller très efficace. C'est drôle, car on n’a jamais eu autant de projets de ce genre et pourtant on a vraiment l'impression de voir quelque chose de nouveau. Bref, c'est vraiment un très bon film avec des personnages attachants et des effets spéciaux impressionnants.
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    Fourmi (2019)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Julien Rappeneau avec Maleaume Paquin, François Damiens, André Dussollier

    Après Rosalie Blum, adapté de la série de bandes dessinées éponyme de Camille Jourdy, Julien Rappeneau s'attaque cette fois-ci à la bande dessinée "Dream Team" de Artur Laperla. Dans la BD du dessinateur espagnol, l'histoire se déroule à Valence dans un quartier pauvre. Un contexte social difficile que l'on ne retrouve pas dans le film. Il était également question du milieu du foot pour un garçon d'un si jeune âge. Le réalisateur n'a pas repris les différentes trames narratives pour se concentrer uniquement sur ce mensonge et ses conséquences, ce qui a mon sens est un peu léger. Le film est plein de bonnes intentions et attendrissant à sa manière avec notamment la relation père-fils seulement, l'histoire est rapidement répétitive. Le mensonge n'engendre pas non plus des bouleversements exceptionnels. Tout est fade, trop sage. On dirait vraiment un film pour un très jeune public alors que je pense que celui-ci cible un panel plus large. Si comme je l'ai dit la relation père-fils est pas mal, les seconds rôles sont très mal exploités et n'apportent rien au récit. Si j'avais adoré "Rosalie Blum", "Fourmi" est une comédie vraiment dispensable qui ne m'a pas emballé plus que ça.
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    Il primo re (2019)

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Matteo Rovere avec Alessandro Borghi, Alessio Lapice, Fabrizio Rongione

    Quatrième long-métrage de Matteo Rovere qui change encore de registre comme presque à chaque fois. Après le bon "Italian Race" sorti en 2016, il s'intéresse à l'histoire de Romulus et Rémus. Le film sort avant la série "Romulus" que le réalisateur va écrire, produire et réaliser. "Il primo re" commence par une crue du Tibre qui emporte tout sur son passage y compris les deux frères. Ils sont retrouvés et capturés pour être sacrifiés. Après être parvenus à s'échapper avec d'autres esclaves, ils commencent leur route vers la liberté. Cette escapade à travers marais et forêts est sur l'occasion de voir l'évolution de Remo qui va se muer en un leader aussi charismatique qu'impitoyable. Il va défier tous ceux qui osent se mettre en travers son passage et ceux qui veulent s'en prendre à son frère qui a été gravement blessé. La transformation de Remo est vraiment impressionnante. Alessandro Borghi, qui est vraiment un super acteur de plus en plus en vue, est juste excellent dans ce rôle. L'histoire, qui est plutôt linéaire dans son déroulement, n'a rien d'exceptionnel, car il s'agit d'une aventure d'un point A à un point B, mais cela n'empêche pas le film d'être divertissant. Des affrontements épiques et très violents ponctuent cette histoire qui se déroule dans des décors naturels superbes. À défaut d'être un grand film historique, "Il primo re" est un vrai bon divertissement qui est aussi sombre que violent.
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    A cause des filles… ? (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Pascal Thomas avec José Garcia, Marie-Josée Croze, Audrey Fleurot

    Le film s'ouvre par une scène de mariage avec le mari qui s'enfuit avec sa maitresse dès la sortie de l'église. Sous le choc, les invités vont quand même au restaurant comme c'était prévu et commencent à parler de leurs expériences. "À cause des filles..?" est donc un film à sketchs avec cette scène qui sert d'introduction. Le thème principal est le sentiment amoureux avec tout ce qui va avec. Comme très souvent avec ce genre de concept les segments sont inégaux. Pour être honnête, je dirais plus qu'il n'y a rien qui sort du lot plus que c'est inégal. Toutes ces petites histoires sont inintéressantes et ne sont ni drôles ni originales. Pourtant, il faut reconnaître que le film a un certain potentiel avec ce super casting, mais le résultat est terriblement décevant et grandement ennuyeux. J'avais bien aimé "Valentin Valentin", le précédent film du réalisateur, mais celui-ci n'a pas grand intérêt.
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    Corporate Animals (2019)

    1 h 26 min. Sortie : . Comédie et Épouvante-horreur.

    Film de Patrick Brice avec Demi Moore, Ed Helms, Jessica Williams

    "Corporate Animals" est le premier film réalisé par Patrick Brice qu'il n'a pas écrit. Le réalisateur des deux "Creep" met en scène le scénario de Sam Bain qui a surtout écrit des épisodes de séries dont un de la série à sketchs "Room 104" qui avait justement été réalisé par Patrick Brice. Pour le réalisateur, c'est un peu une nouveauté de s'attaquer à une comédie. Bien que vendu comme une comédie horrifique, "Corporate Animals" est simplement une comédie. On suit des employés d'une boite qui participent à une sorte de séminaire dans la nature pour souder les liens de l'équipe, seulement ils vont se retrouver coincés dans une grotte. Lorsque l'espoir d'être secouru s'évapore, ils commencent à penser au pire. Ce huis clos avec des personnages hauts en couleur s'avère décevant. À part la grande question quand ils se demandent s'ils doivent passer à l'acte ou non, il n'y a rien. Quelques petites histoires entre les personnages, mais c'est tout. Le début et la fin sont assez mauvais, par contre le milieu est sympathique. Le problème du film est que le scénario est tout simplement faiblard. On pense que ça s'anime quand ils décident d'agir et finalement non. Au final, ce "Corporate Animals" n'est pas terrible et n'aurait franchement pas pu être bien mieux.
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    Top End Wedding (2019)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Wayne Blair avec Miranda Tapsell, Gwilym Lee, Huw Higginson

    Lauren accepte la demande en mariage de Ned. Pour leur mariage, les deux tourtereaux se rendent sur les Îles Tiwi pour se marier avec la famille de Lauren. Sur place, ils découvrent que la mère de Lauren a quitté son mari. Ils ont dix jours pour la retrouver et célébrer le mariage. S'il commence comme tel, "Top End Wedding" n'est finalement pas une comédie romantique ou du moins pas comme on a l'habitude d'en voir. Cela ne veut pas forcément dire que c'est mieux. On suit une sorte d'aventure avec le couple qui suit les traces laissées par la mère. Chaque arrêt les rapproche de leur but et leur permet de découvrir des endroits. Si l'histoire ne m'a pas vraiment passionné, j'ai été émerveillé par certains décors naturels des parcs nationaux que les personnages explorent. Pour revenir sur l'histoire, je n'ai pas vu quelque chose de plus excitant que ce qui est proposé dans les téléfilms diffusés l'après-midi. La dernière partie a un certain potentiel, c'est vrai, mais ça intervient trop tard. Ce rapport aux racines est pas mal surtout dans un tel cadre aux origines d'une famille qui a une grande histoire. J'ai aimé cette authenticité, cette recherche d'identité culturelle et personnelle ainsi que les personnages qui sont plutôt attachants, mais une fois de plus, l'histoire ne m'a pas passionné. Je n'ai pas trouvé ça drôle ou touchant. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas un film qui m'a diverti.
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    Kuthoosi (2019)

    2 h 14 min. Sortie : . Action.

    Film de Siva Sakthi

    "Kuthoosi" s'intéresse aux agriculteurs qui ont du mal à joindre les deux bouts avec ici Vel, un jeune homme qui abandonne son envie de s'installer aux États-Unis malgré la promesse d'un emploi pour reprendre l'affaire familiale après le décès de son père et sous la pression de sa mère et de sa soeur. Déjà qu'il doit apprendre un tout nouveau métier sur le tas, il doit faire face à la pression d'un homme qui menace tous les agriculteurs pour qu'ils lui vendent leurs terres. Bien sûr, cela pourrait être l'occasion idéale pour Vel, mais le décès de son père a bien sûr tout changé. Si le sujet pouvait être intéressant, "Kuthoosi" s'avère être un film très classique avec la traditionnelle histoire d'amour et très pauvre au niveau du traitement. Au lieu de développer cette romance qui n'apporte vraiment rien à l'intrigue, Siva Sakthi, dont c'est le premier film, aurait mieux fait de rendre les enjeux autour de cette succession difficile plus fort. Ce n'est finalement pas surprenant de voir ça, car le film est vendu comme un film d'action avec l'habituel héros qui défonce tout pour arriver à son but et non comme un drame. Au final, c'est un film peu intéressant et très ennuyeux.
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    Bad Dose (2019)

    1 h 19 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Patrick Downing

    Vic découvre que sa petite-amie et son meilleur ami ont une relation. Ils décident de se venger et pas n'importe comment puisqu'il va les droguer avec une nouvelle drogue qui plonge les personnes dans un monde effrayant et mortel. En plus des hallucinations habituelles, les victimes sont attaquées par une personne qui peut seulement s'en prendre à eux lorsqu'ils sont sous les effets de la drogue. Si l'idée est loin d'être mauvaise, le film de Patrick Downing est assez pénible à suivre. Déjà visuellement, c'est très désagréable. Le réalisateur a choisi le noir et blanc pour les scènes normales et quand il nous met à la place des personnages drogués, tout devient rouge. Un rouge plutôt horrible. En plus de la qualité de l'image qui est moche, le film est ennuyeux avec un huis clos qui tourne en rond. Comme je l'ai dit, l'idée n'est pas mauvaise, mais le résultat final ne ressemble à rien. C'est poussif, ennuyeux et pénible à regarder.
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    Hit-and-Run Squad (2019)

    Bbaengban

    2 h 13 min. Sortie : . Action et policier.

    Film de Han Jun-Hee avec Kong Hyo-Jin, Ryoo Joon-Yeol, Cho Jung-Seok

    Le lieutenant Eun Si-yeon enquête sur le commissaire de police Park pour une affaire de corruption impliquant l'ancien pilote de F1 Jung Jae-chul. Ce dernier a beaucoup d'argent et de pouvoir, ce qui fait que l'enquête d'Eun est un échec. Elle est alors réaffectée au département de délits de fuite où elle rencontre Suh Min-jae, un flic très doué pour résoudre ce genre de cas. Si le film se déroule dans le milieu du sport automobile, il y a très peu de scènes de courses poursuites et d'action en général. Ce que j'ai trouvé dommage, car les scènes en question sont pas mal et donnent une vraie impression de vitesse. L'histoire tourne autour de ce département qui essaie de coincer ce sociopathe de Jung. Une sorte de mano à mano peu excitant qui prend un virage décevant dans la dernière partie. Si les personnages sont bons, notamment celui du méchant bègue qui est impitoyable, l'histoire est faiblarde et très classique. Le background est différent, mais l'histoire de Han Jun-hee est très classique et surtout sans surprise. On a vu cela des dizaines fois notamment dans des films coréens. Bref, je ne suis jamais entré dans ce "Hit-and-Run Squad" qui a vraiment ennuyé.
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    Missbehavior (2019)

    Sortie : . Comédie.

    Film de Pang Ho-Cheung avec Isabel Chan Yat-Ning, Dada Chan Ching, Gigi Leung

    Le titre du film est un mélange entre les mots "misbehavior" et "miss", ce qui suggère un mauvais comportement de la part de cette bande de filles qui est au centre de l'histoire. June prépare accidentellement un café pour un client important avec du lait maternel de sa patronne. Alors qu'elle craint de se faire virer, ce dont elle ne peut se permettre, elle décide d'appeler des amies à elle pour tenter de trouver une autre bouteille de lait maternel avant la fin de la journée, ce qui sonne le début d'une série de mésaventures. En plus de cette quête, l'histoire comprend de nombreux flashbacks et récits parallèles. Le film semble s'adresser principalement aux locaux tant l'humour est particulier avec notamment des vannes qu'il faut pouvoir comprendre. Si le rythme est plutôt soutenu et les personnages très dynamiques, ça ne m'a pas empêché de m'ennuyer devant le film. L'histoire, qui part dans tous les sens, n'a pas grand intérêt. Oui, c'est déjanté et exubérant, mais l'expérience est pénible et m'a semblé interminable. Bref, je n'ai pas du tout aimé ce film.
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    The Shed (2019)

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Frank Sabatella

    Un vampire qui vient tout juste d'être transformé se réfugie dans la cabane d'un adolescent qui vit avec son grand-père. Quand il commence à faire des dégâts, Stan ne peut prévenir la police, car il risquerait de se faire accuser après ses récents déboires avec la justice, ce qui l'oblige à gérer la situation tout seul. Une situation difficile puisqu'il doit gérer ce problème tout en faisant face à un harcèlement dès qu'il sort de chez lui. Si le film fait un peu amateur, il n'en est pas moins plaisant à suivre. Une bonne histoire, de l'action et du suspens, tout y est pour passer un bon moment et ce fut le cas pour moi. J'ai juste trouvé le final un peu trop long, mais sinon, c'est un film plutôt divertissant.
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    London Sweeties (2019)

    1 h 30 min. Sortie : . Romance.

    Film de Scrambled Egg Team

    "London Sweeties" raconte les différentes histoires de plusieurs Thaïlandais à Londres. Certains habitent sur place tandis que d'autres sont de passage. On suit plusieurs duos/couples avec parmi eux une fille qui est nerveuse à l'idée de parler anglais, un homme qui travaille dans un restaurant et qui ne sait pas prononcer un mot d'anglais, un autre homme qui part à Londres pour rejoindre sa copine, etc. En regardant ce film, j'ai eu l'impression de voir une très mauvaise sitcom. Les histoires, qui sont pour la plupart des romances, sont sans intérêt, les personnages sont niais comme pas possible et cette musique de supermarché qui accompagne la moindre scène est insupportable. Le film est vraiment pénible. Le pire, c'est quand il y a des scènes avec ceux qui ne parlent pas anglais, c'est tellement ridicule. Entre l'autre qui a peur de parler et l'autre qui ne sait pas un mot de la langue où il habite, c'est juste ridicule. Bref, j'ai trouvé ce film terriblement mauvais, mal foutu et inintéressant au possible.
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    I Love You, You're Perfect, Now Change! (2019)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Wong Cho-Lam avec Wong Cho-Lam, Eric Tsang, Teresa Mo

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    A Lifetime Treasure (2019)

    Ru zhu ru bao de ren sheng

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Andrew Lam Man-chung

    Deux voyous, qui travaillent pour le patron du crime local, Rainy Cloud, sont envoyés dans une sorte de maison de retraite pour tenter de faire fermer les lieux afin leur patron puisse prendre le contrôle du terrain. Une mission qu'ils sont bien déterminés à réussir, mais c'était sans compter sur le charme de ces locataires bien particuliers et attachants qui vont peu à peu les faire changer de camp. Sorti pour le Nouvel An chinois, "A Lifetime Treasure" est un film qui met en scène de nombreuses stars hongkongaises qui font une apparition ou qui ont un rôle important. Si le scénario laisse parfois à désirer avec une histoire qui part dans tous les sens comme avec ce tournage de film complètement fou ou cette parodie de "Mission: Impossible", le film réserve quelques bons moments. L'excentricité des personnages y est pour beaucoup puisqu'ils sont à l'origine des quelques scènes amusantes. Ils sont également attachants, ce qui donne lieu à des moments tendres surtout que le film transmet également le message de chérir les personnes âgées. C'est dommage que Andrew Lam s'appuie uniquement sur les pitreries de ses acteurs et ne leur propose pas un support sur lequel s'appuyer. Si on prend plaisir à voir ou revoir ces acteurs qui incarnent de bons personnages, l'histoire est malheureusement trop inégale. Au final, c'est un film qui se laisse regarder, mais sans plus.
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    Rahasyam (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Sagar Sailesh

    Ravi est un réalisateur en herbe qui a la chance de faire son premier film qui sera un thriller horrifique. Il décide alors d'en savoir plus sur les mauvais esprits et rend visite à un Baba. Alors qu'il creuse le sujet, un esprit maléfique appelé Divya commence à le poursuivre et force Ravi à la désigner comme l'héroïne de son film. Pour comprendre ce qui lui arrive, Ravi doit découvrir qui est Divya et ce qu'elle veut. L'idée de Sagar Sailesh est loin d'être mauvaise, mais l'exécution est plutôt médiocre. Le gros problème du film se situe au niveau des scènes d'horreur qui sont très mauvaises. Si les apparitions de Divya dans les flashbacks sont normales notamment quand le réalisateur montre sa romance, ces dernières sont par contre plus ridicules quand elle se montre en tant que fantôme. C'est impossible de faire quelque chose d'un minimum efficace comme ça. Elle est maquillée comme un clown et c'est limite si l'on ne voit pas le gars avec le ventilo à côté pour donner cet effet «vent» à ses cheveux. "Rahasyam" est le premier film de Sagar Sailesh, un premier film qui contient trop défauts et qui n'est jamais efficace. En somme, un film particulièrement ennuyeux.
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    Brooklyn Affairs (2019)

    Motherless Brooklyn

    2 h 25 min. Sortie : . Policier, drame et film noir.

    Film de Edward Norton avec Edward Norton, Bruce Willis, Gugu Mbatha-Raw

    "Motherless Brooklyn" est le deuxième en tant que réalisateur d'Edward Norton après "Keeping the Faith" sorti il y a quasiment 20 ans. Pour son retour derrière la caméra, il adapte le roman du même nom qui est connu sous celui de "Les Orphelins de Brooklyn" en France. Une adaptation dans tous les sens du terme puisqu'il a modifié certaines choses comme l'histoire qui n'est pas exactement la même ou encore l'époque puisque le film se déroule dans les années 50 alors que c'était dans les années 90 dans le livre. Une façon de s'approprier cette oeuvre. "Motherless Brooklyn" est un film noir, un polar fidèle au genre puisque Edward Norton n'oublie rien. L’histoire, le rythme, la voix off, la photographie, l’ambiance, les décors, les costumes, tout y est sans exception. Ce dernier incarne Lionel Essrog, un détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette qui enquête sur le meurtre de son patron qui était également son seul proche depuis qu'il l'avait pris sous son aile quand il était petit. L'enquête souffre d'un manque de rythme et parait brouillonne par moment, mais elle se laisse suivre avec attention. Le casting y est pour beaucoup et chaque acteur est vraiment convaincant. Le film est un peu trop long pour ce qu'il a à proposer, mais il a l'avantage de monter doucement en puissance après une première partie un peu poussive. J'ai commencé à vraiment apprécier le film à partir du moment où le personnage de Laura Rose gagne en importance. Elle ne rend pas l'intrigue exceptionnelle, mais l'effet qu'elle a sur Lionel est intéressant. Alors qu'il parait un bébête au tout début et qu'il fait rire bien malgré lui avec son handicap, il devient plus confiant et attachant au contact de la jeune femme. J'ai aimé les personnages, l'ambiance même si elle aurait pu être plus sombre ainsi que la photographie par contre l'histoire aurait gagné à être plus dense et soutenue. Comme je l'ai dit, le film n'est jamais ennuyeux, surtout une fois lancé, mais l'histoire n'a vraiment rien d'exceptionnel et les rebondissements sont pour la plupart prévisibles. Au final, c'est pas mal bien que le film aurait été mieux en étant plus court.
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    Harriet (2019)

    2 h 05 min. Sortie : . Action, biopic et drame.

    Film de Kasi Lemmons avec Cynthia Erivo, Leslie Odom Jr., Joe Alwyn

    Harriet Tubman était une abolitionniste et activiste qui après avoir réussi à s'échapper ne s'est pas contentée de vivre sa vie en sécurité puisqu'elle a tout mis en oeuvre pour aider ceux qui étaient encore prisonniers. Elle n'a pas fait que ça, elle a également lutté contre le racisme et pour le droit de vote des femmes, mais le film de Kasi Lemmons se focalise sur sa fuite et sur son combat pour délivrer les autres. Kasi Lemmons dénonce l'esclavagisme et propose une immersion au sein d'une époque difficile pour cette communauté. Si le rapport esclaves-maîtres est commun, la réalisatrice s'intéresse également aux relations entre personnes noires. Certains ont la chance d'être libres, mais pas tous et même ceux qui le sont ne le sont pas complètement. On retrouve également les traites, ceux qui travaillent pour les blancs ou même pour leur propre compte. Si le film rend hommage à cette femme, il prend quand même quelques libertés sur la réalité. Si c'est un biopic, il faut surtout le voir comme un film d'action avec la vengeance d'une femme contre celui qui a refusé de lui donner sa liberté qu'elle était en droit de réclamer. Harriet se trace elle-même son chemin de la liberté avant de montrer la voie aux autres. Les différentes missions de libération sont pas mal même si elles se ressemblent toutes. Dans l'ensemble, c'est un bon film avec un sujet fort et une actrice principale convaincante. Je n'avais vu que "Black Nativity" de la filmographie de Kasi Lemmons et ce film est bien mieux.
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    Countdown (2019)

    1 h 30 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Justin Dec avec Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Bateman

    La mort ne prévient pas... Bah pour le coup si. Countdown est le nom d'une application qui lance un compte à rebours jusqu'au moment de la mort de l'utilisateur. Cela peut être dans 50 ans ou dans quelques heures. Ce qui est d'abord pris comme une application innocente s'avère finalement quelque chose de mortel. Le début du film fait penser à une version moderne de "Destination Final" avec la mort qui vient frapper sauf qu'ici c'est annoncé alors que dans la célèbre franchise, les personnages savaient qu'ils allaient y passer, mais pas à quel moment précis. Si au départ, le réalisateur fait tout tourner autour de l'application, il fait par la suite intervenir une menace visible, ce qui change la nature du film. On assiste alors davantage à un film avec un esprit qu'il faut chasser. Si le concept est original, le déroulement de l'histoire est très classique avec les personnages qui cherchent les origines du mal pour pouvoir l'éliminer et rester en vie. Une intrigue plutôt prenante qui est soutenue par un rythme élevé et ponctuée par pas mal d'action. Ce qui manque vraiment au film, c'est des morts qui ont plus d'impact quand on les voit. Là, tout est hors champ et n'apporte pas grand-chose. Au final, Justin Dec propose un film faussement original, mais qui est sympathique et divertissant.
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    Deux moi (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Cédric Klapisch avec François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin

    On peut être si proche et pourtant si loin les uns des autres. On vit dans un monde ultra connecté où il est facile d'être en contact avec les gens, de communiquer et de faire des rencontres, et pourtant cela n'empêche pas de parfois se sentir seul même lorsque l'on est physiquement entouré. Un sentiment qui n'est pas nouveau, mais qui est peut-être plus frappant de nos jours. Comme très souvent avec ses films, Cédric Klapisch arrive à capter l'essence même d'une époque. À travers l'histoire de Rémy et Mélanie, il montre le chemin vers la guérison de deux âmes seules. "Deux moi" n'est pas une comédie romantique traditionnelle et c'est ce que j'ai aimé. En fait, c'en est une, mais on va dire que ça finit par le commencement, ce qui est très original. Ce que j'ai aimé, c'est tout le travail d'écriture, que ce soit le développement des personnages ou de l'intrigue. On ne le remarque pas de suite, mais tout a son importance. Il y a toujours une raison à notre condition. Il faut savoir mettre des mots sur les maux. Plus tôt, j'ai utilisé le mot guérison et c'est exactement ça. J'ai beaucoup aimé les différentes interactions avec les personnages secondaires, très souvent bienveillants. Étrangement, c'est un film qui fait du bien alors qu'il dégage quelque chose de morose en mettant en avant des personnages tristes. C'est un juste un film réaliste et humain. C'est cousu de fil blanc et c'est moins bien que "Ce qui nous lie" que j'avais adoré, mais c'est un bon film et on passe un moment.
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    Terlalu Tampan (2019)

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Sabrina Rochelle Kalangie

    "Terlalu Tampan" est l'adaptation du comic Terlalu Tampan: Diary Orang Ganteng qui veut dire en français "Trop beau : Journal d'un beaugoss. Kulin est un adolescent qui ne sort jamais de chez lui. Il suit des cours à la maison et ne quitte presque jamais sa chambre. Pourquoi ? Parce qu'il est trop beau. Quand des filles voient son visage, elles deviennent folles, elles saignent du nez ou s'évanouissent... Une situation difficile à gérer pour le garçon qui vient d'une famille où tout le monde est beau. Ses parents et son frère vont lui tendre un piège pour qu'il sorte enfin de la maison et aille au lycée. Si le début du film fait effectivement écho à la particularité du garçon avec des scènes un peu ridicules, la suite du film est plus classique. Il est question d'amitié et surtout d'amour avec un triangle amoureux qui va se mettre en place. Si le début était étrange avec cette idée loufoque, j'ai trouvé étrange qu'elle soit si rapidement laissée au placard. C'est un peu ce qui faisait la particularité du film. Les premières minutes montrent quasiment une sorte de super héros aux pouvoirs étranges. Le reste fait donc un peu fade. Les personnages sont sympathiques et l'histoire délivre un message positif, mais le film se laisse regarder sans plus.
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    Water (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Phillip Penza

    Un homme, incarné par Lorenzo Lamas, tue sa femme et sa maitresse après avoir été pris sur le fait. Il disperse les cendres dans l'eau (qui ferait ça ?) et c'est là que le cauchemar commence. Il touche l'assurance vie de sa femme et commence une relation avec une autre femme, mais c'était sans compter sur ce qui se trouve désormais dans l'eau et qui va se venger. Dès que quelqu'un va dans l'eau, il se fait tuer. Les propriétaires de la villa se succèdent et connaissent le même sort. "Water" fait penser à un mauvais téléfilm érotique. L'histoire est à dormir debout et les acteurs sont très mauvais. Un esprit vengeur dans l'eau, pourquoi pas, mais la façon dont l'idée est exécutée est ridicule. Par la suite, Phillip Penza rend la menace plus vivante et la montrant, mais ça ne rend pas le film meilleur. À vrai dire, l'histoire se gâte même en partant dans tous les sens y compris un délire de possession. Ce n'est pas bon du tout et c'est un film qui est même particulièrement pénible. Bref, bien mauvais.
  • Ek Ladki Ko Dekha Toh Aisa Laga (2019)

    2 h. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Shelly Chopra Dhar avec Anil Kapoor, Juhi Chawla, Sonam Kapoor

    Fuyant son frère, Sweety se réfugie dans un théâtre où elle fait la rencontre de Sahil avec qui elle fuit lorsque son frère les trouve. Ce dernier croit qu'elle veut épouser son petit-ami musulman et pense qu'il s'agit de Sahil. Sahil, quant à lui, tombe sous son charme et se lance à sa recherche. Une fois que c'est fait, il entend des rumeurs et pense que Sweety est amoureuse de lui. Tout le film est construit sur ces différents quiproquos alors que Sweety est tout simplement amoureuse d'une fille. Dans son film, Shelly Chopra Dhar aborde des thèmes tels que les mariages arrangés, les mariages interreligieux qui sont mal vus en Inde, le sort des femmes qui sont très souvent vouées à n'être que des épouses et surtout d'homosexualité avec donc Sweety qui a vécu toute sa vie dans le mensonge par crainte d'être rejetée. La réalisatrice aborde donc des thèmes importants et d'actualité, mais son traitement ne comporte aucun risque. Je trouve dommage de ne pas avoir mis la romance au coeur du récit alors que ces deux femmes sont les premières concernées. Comme souvent dans la société, ce sont ceux qui ne sont pas concernés qui s'expriment et c'est un peu le cas ici puisque Sweety est spectatrice de sa propre histoire. L'idée de départ est bonne et il y a de bonnes intentions, mais l'exécution est très frustrante. Au final, il reste qu'un film qui se laisse suivre sans déplaisir grâce à des acteurs convaincants.