I AM LEGEND
Voici le duel à trois entre les différentes adaptations officielles du "I Am Legend" de Richard Matheson, soit:
- "The Last Man on Earth"
- "The Omega Man"
- "I Am Legend" (nous parlerons ici de la version alternative, bien plus subtile que le cut cinéma)
3 films
créée il y a plus de 7 ans · modifiée il y a plus de 6 ansJe suis une légende (1964)
The Last Man on Earth
1 h 26 min. Sortie : 6 mai 1964 (États-Unis). Épouvante-Horreur, Science-fiction, Drame
Film de Ubaldo Ragona et Sidney Salkow
The Lizard King a mis 4/10.
Annotation :
Le concept: Le monde a tourné au vampirisme, parce que c'est comme ça (pas d'explication dans le film).
Les créatures: des vampires.
La menace: risible. Les simili-vampires agissent comme des morts-vivants et ont un QI proche de zéro. En marchant vite, on s'en sort à l'aise, donc aucune tension palpable à l'écran.
Rendu émotionnel: proche du néant, si l'on excepte un sursaut lors du ramassage de la fille de Morgan qui a succombé.
Lieu de l'action: quelque part aux USA...made in Italy. Les ridicules tentatives de faire passer la banlieue de Rome pour une bourgade US se solde par un échec cinglant. L'architecture so European et les myriades de Fiat (dont une majorité de 500) trahissent l'intention de départ.
Robert Neville (bizarrement renommé Morgan): autant Price était excellent dans The Fly ou autres House of the Haunted Hill, autant il semble désintéressé de son rôle ici. Ce qui n'arrange rien à l'affaire, donc...
La réalisation: bicéphale, mais diablement plate comme un téléfilm.
Adaptation du roman: assez fidèle, mais terne et languissante.
Maquillage: les vampires ressemblent à des gars maquillés !
Le Survivant (1971)
The Omega Man
1 h 38 min. Sortie : 24 novembre 1971 (France). Action, Science-fiction, Thriller
Film de Boris Sagal
The Lizard King a mis 6/10.
Annotation :
Le concept: après une guerre bactériologique, les survivants ont muté .
Les créatures: des mutants albinos.
La menace: moyenne. Les mutants ont formé une secte voulant à tous prix éliminer les vestiges de l'Humanité. Ils ne peuvent vivre à la lueur du soleil et se cachent sous des robes encapuchonnées et portent des lunettes de soleil. Il y a un gourou (le plus intelligent) et ses disciples. Ils sont capables de courir mais ne sont que des moutons de Panurge sans cervelle, donc on peut leur échapper sans trop de difficultés.
Rendu émotionnel: on y trouve un peu d'Humanité (les héros) et le film reflète bien son époque (soit la crainte d'une attaque nucléaire venant des Russes).
Lieu de l'action: Los Angeles et sa banlieue (fait amusant, Neville demande à Lisa comment elle a pu voir des poissons dans la rivière à Harlem...qui se trouve à New York et non L.A ! Sacré cliché que de s'imaginer qu'une Afro-Américaine vient obligatoirement du quartier de Harlem...). On a droit à quelques panoramas de la ville désertée, accentuant l'impression de solitude du héros.
Robert Neville: c'est le très viril Heston qui s'y colle et interprète un scientifique. Plus action-man que rat de labo, Heston ne s'en tire pas trop mal.
La réalisation: fonctionnelle, à défaut d'être renversante. Illustre malgré tout d'une manière correcte le script.
Adaptation du roman: quelques libertés. Cependant, le scénario rend le tout plus vivant et sans réels temps mort.
Maquillage: si les lentilles de contact font leurs effets (lorsqu'elles ne sont pas de travioles), le fond de teint blanc et les pustules ne font guère dans le réaliste.
Je suis une légende (2007)
I Am Legend
1 h 41 min. Sortie : 19 décembre 2007 (France). Drame, Science-fiction, Thriller
Film de Francis Lawrence
The Lizard King a mis 8/10.
Annotation :
Le concept: un vaccin censé guérir le cancer s'avère tourner en un virus foudroyant.
Les créatures: les Darseekers
La menace: haute. Lesdits Darkseekers sont non seulement très rapides et dangereux, mais surtout ils semblent doués d'une intelligence surprenante. D'abord considérés comme des êtres primitifs, ils s'avèrent par la suite doués de sentiments.
Rendu émotionnel: fort. Subtiles et nuancées, les scènes nous dépeignent la perte d'êtres chers, l'amour et la loyauté. En phase avec son époque (la crainte des armes bactériologiques).
Robert Neville: Will Smith ne fait pas du Will Smith et c'est tant mieux ! Son Neville est un homme complexe, redécouvrant la sensibilité après deux années sans contacts humains (autre que les Darkseekers qu'il considère d'abord comme des créatures primaires). L'une de ses meilleures prestations.
La réalisation: plus aboutie que dans Constantine, Lawrence sait autant créer des scènes tendues, tristes ou d'action.
Adaptation du roman: se basant surtout sur le script de The Omega Man (I Am Legend en est donc son remake et prend les mêmes distances vis à vis du roman que son modèle), on y retrouve des scènes recréées (le fait de réciter les répliques d'un film, la transformation de son appartement en forteresse, la scène du début...) et un rythme certain. Excellent updating, donc !
Maquillage: époque oblige (?), peu de maquillages mais beaucoup de CGI. Et c'est là le point faible du film: les Darkseekers ressemblent trop à ce qu'ils sont réellement, soit des créations infographiques. Les animaux sont un peu plus réussis, mais ça reste du toc...




