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Industrial Music For Industrial People

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62 albums

par Vazkeizh

Genesis P-Orridge et Peter Christopherson fondent le label Industrial Records en 1976, choisissant ironiquement ce nom alors qu'ils désirent publier des enregistrements d'artistes en marge de l'industrie musicale. Des opus de Throbbing Gristle sortent d'abord, puis de Monte Cazazza rapidement, à qui l'on attribuera la paternité du slogan "Industrial Music For Industrial People", slogan aussi efficace qu'abscons. De là naitra la musique industrielle, qui à l'origine désigne donc plus un concept qu'un style à proprement parler. On y retrouve des influences très variées des années 70, où ressortent notamment le Velvet Underground, Captain Beefheart, Zappa, Suicide, Cluster ou Kraftwerk, mais également des artistes de jazz ou de musiques traditionnelles, et beaucoup de musiques expérimentales ou improvisées.

Dans une volonté de provocation, les performances scéniques peuvent être très éprouvantes pour les spectateurs, les thèmes abordés voguent entre l'occultisme, les régimes totalitaires, les drogues ou le sexe extrême sans souci de bienséance, et la musique produite est souvent difficile d'accès. Les visuels et les textes participent allègrement au besoin viscéral de fuir la grande industrie musicale, alors qu'un artiste aussi incroyable que Peter Christopherson (qui par ailleurs a fait des pochettes de Pink Floyd ou des clips de Paul McCartney) aurait pu être une machine à tube mais a magnifiquement choisi de se vouer au Chaos. L'impact du courant industriel sera au final aussi violent sur la culture populaire qu'à pu l'être le courant punk, même si médiatiquement il est beaucoup plus resté dans l'ombre. La musique industrielle survivra évidemment à la fermeture d'Industrial Records et s'enrichira énormément au fil des années, portée par une multitude d'artistes talentueux.

Quelques listes repérées par ici :
- http://www.senscritique.com/liste/Alors_p_tit_gars_t_aimes_bien_l_induce/138197 de Pins
- http://www.senscritique.com/liste/Surrounded_by_Incompetence_chronologie_de_la_musique_industr/495103 de Idlewoodarian, hyper remplie et annotée. Quelques petites divergences de gout dans les années 90 par contre :)
- http://www.senscritique.com/liste/L_indus_dans_tous_ses_etats/250225 de l'érudit PiotrAakoun, qui en plus est toujours ouvert à la discussion.
- http://www.senscritique.com/liste/23_monuments_qui_ont_tue_le_rock_et_trace_ses_contours/76140 de Toma_uberwenig. Liste un peu en périphérie du genre, mais l'homme est grand connaisseur en la matière.

Pour s'intéresser plus en profondeur à Coil :
http://www.senscritique.com/liste/COi_L/63188

(annotations en cours)

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  • 20 Jazz Funk Greats (1979)

    Sortie : décembre 1979. Industrielle. 11 morceaux.

    Album de Throbbing Gristle

    La légende veut que les clients révoltés revenaient chez leur disquaire en hurlant "c'est quoi cette merde ? c'est pas du jazz !". Genesis P-Orridge, Peter Christopherson, Cosey Fanni Tutti et Chris Carter paraissent totalement innocents sur ce 3ème disque posé et joliment malsain, qui n'a jamais la même saveur au gré des écoutes. Archétype de la musique expérimentale, dissonante, vicieuse et aventureuse. Sans doute plus accessible que les Annual reports sortis avant toutefois.

    Cette version de Discipline n'est pas sur le disque, mais c'est pour le plaisir : http://youtu.be/mqvQOACorAY (Genesis P-Orridge était encore un homme, et fringant de surcroit)
  • The Worst of Monte Cazazza (1992)

    Sortie : 1992. 18 morceaux.

    Album de Monte Cazazza

    L'autre grand père fondateur, de l'autre côté de l'atlantique, qui au final n'a pas vraiment sorti de LP en solo à l'époque et est le mieux représenté par cette super compilation. Le disque peut faire peur au début, mais il s'adoucit au fil de l'écoute, à moins que soit l'auditeur qui se durcisse.

    Un petit tube dans son genre : http://youtu.be/zXJceQeL_zc
  • Heartbeat (1981)

    Sortie : 1981. Electronique, minimale, synthpop et electro. 11 morceaux.

    Album de Chris & Cosey

    A la séparation de Throbbing Gristle, Peter et Genesis fondent Psychic TV, et Chris et Cosey se réunissent dans ce projet, s'en sortent d'ailleurs plutôt bien, et perdurent jusqu'à aujourd'hui. Ce disque est moins corrosif et plus ambiant, plutôt facile d'accès. Cosey Fanni Tutti sortira également en solo des disques pour accompagner ses séances de strip-tease, assez réussis aussi.

    On peut voir qu'ils étaient clairement les 2 plus mignons du groupe : http://youtu.be/1rbXr5yT0jE
  • Death Cultures (1987)

    Sortie : 1987. Noise, expérimental et electronique. 12 morceaux.

    Album de Premature Ejaculation

    (la K7 a été enregistrée en 1981, a priori sans vraiment être diffusée, puis est vraiment sortie en 1987)

    Rozz Williams a fondé Death Cultures avec son (petit ?) ami le performer Ron Athey, en side-project de Christian Death. Là on est dans quelque chose de plus violent, bruitiste et radical, créé sans instruments traditionnels, aux relents viciés et aux performances scéniques éprouvantes.

    Frightened : https://youtu.be/pHsK_AZTFGg
  • Alles ist gut (1981)

    Sortie : mars 1981. Electronique et EBM. 10 morceaux.

    Album de Deutsch Amerikanische Freundschaft

    La lubricité de regard est encore meilleur indice que les noms du groupe et du disque : on est arrivé en Allemagne. La new wave d'outre-Rhin est complètement débridée et suante, avec une énergie explosive particulièrement communicative.

    "Der mussolini", leur classique, version live : http://youtu.be/4fiZVsKKV7Q
  • Divin (1981)

    Sortie : 1981. Electronique, minimale, expérimental et electro. 8 morceaux.

    Album de Tolerance

    Encore plus à l'Est, les japonais de Tolerance sortent ce petit bijou d'électronique minimale malsaine très inspirée. Le disque fait peut-être (et encore) une petite entorse à la liste, mais on sent grandement un feeling à la Throbbing Gristle, et la volonté avant-gardiste, perturbatrice & expérimentale est indéniable.

    Sacrifice : https://youtu.be/vqngFPEGrvE
  • “ ” (1982)

    Sortie : 1982. Disco, pop, rock, ballade et pop rock. 13 morceaux.

    Album de Die Tödliche Doris

  • Dome 4: Will You Speak This Word (1982)

    Sortie : 1982. 6 morceaux.

    Album de Dome

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    Seven Songs (1982)

    Sortie : février 1982. Electronique, industrielle, expérimental et tribale. 8 morceaux.

    Album de 23 Skidoo

    Le nombre 23 a une belle histoire au seins de ces groupes, et pour ce qui est de la musique, celle du Skidoo est tribale, rythmée et invite à la transe. Tintamarre Wazoo en parle très bien ici : http://www.senscritique.com/album/Seven_Songs/critique/33527248

    Kundalini : http://youtu.be/or-Us9UJJZs
  • Écouter

    El acero del partido / Héroe del trabajo (1982)

    Sortie : 1982. Electronique et industrielle. 2 morceaux.

    Album de Esplendor Geométrico

    Pas de voix, juste de la musique bruitiste, répétitive et obsédante, qu'on pourrait assimiler à de la harsh noise structurée et moins agressive. Les morceaux prennent forme lentement au fil des boucles, beaucoup plus subtilement qu'il parait de prime abord. J'aime beaucoup ce disque, même si je peux concevoir qu'il fasse un peu peur.

    http://youtu.be/yONfdBnvk54
  • Leichenschrei (1982)

    Sortie : 1982. Electronique, industrielle et expérimental. 14 morceaux.

    Album de SPK

    Graeme Revell et Neil Hill fondent SPK toute fin des années 70, enregistrent leur premier disque dans un squat en 81, sortent ce Leichenschrei en 82 puis la compil Auto Da Fé en 83. Avec cette triplette, on a ce qu'il faut de bruit, de fureur et d'acier pour animer la destruction des cités ou les plus beaux pornos SM robotiques, selon ses goûts. Revell se calmera par la suite et la fin de SPK sera plus ambiante et posée, avant qu'il ne débarque carrément à Hollywood écrire des bandes originales avec un succès non démenti depuis.

    Contact : http://youtu.be/CFZwg9kBHhs
  • Écouter

    Geography (1982)

    Sortie : 1982. Electronique et EBM. 12 morceaux.

    Album de Front 242

    Ce disque a un côté BO de film futuriste des années 80. Les machines sont parfaitement canalisées dans la musique synthétique du groupe, plutôt easy listening et entrainante. Les belges seront à l'origine de l’appellation EBM, genre qui prendra rapidement de l'ampleur.

    U-Men : http://youtu.be/xYCOk8s2-3Y
    Geography II : http://youtu.be/qFPW5-XV8sA
  • Écouter

    The Beast 666 (1983)

    Sortie : 1983. 10 morceaux.

    Compilation de Various Artists

  • Music for Hashasins (1983)

    Sortie : 1983. 2 morceaux.

    Album de Vagina Dentata Organ

  • Réalités servomécaniques (1984)

    Sortie : 1984. Electronique, industrielle, noise et musique abstraite. 6 morceaux.

    Album de Vivenza

    Chercheur en musicologie, Jean-Marc Vivenza réalisait ses œuvres musicales dans le cadre de ses expérimentation sur le bruitisme futuriste. Ici, le bruit est celui de la fureur mécanique, les usines se mettent en branle et l'humain s'écrase sous le rythme des machines. On a là un véritable précurseur, dont l'impact fut réellement important pour le genre.

    Prolétariat et Industrie : https://youtu.be/D1t_0U_hm7o
  • A Pagan Day (Pages From a Notebook) (1984)

    Sortie : . Rock, new wave, expérimental, rock folk et electronique. 11 morceaux.

    Album de Psychic TV

    (1984)
  • Scatology (1984)

    Sortie : 1984. Electronique, industrielle et expérimental. 10 morceaux.

    Album de Coil

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    Dogs Blood Rising (1984)

    Sortie : 1984. Electronique, industrielle et expérimental. 5 morceaux.

    Album de Current 93

    Avant Current 93, il y avait Current 93. A l'époque, David Tibet, épaulé entre autres par Steven Stapleton, proposait une musique expérimentale ambiante très malsaine, encore bien loin du neofolk qui a fait sa gloire.

    From broken cross, locusts : http://youtu.be/BeyuaYjqkkU
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    Knees and Bones (EP) (1985)

    Sortie : février 1985. Electronique, industrielle, expérimental et noise. 2 morceaux.

    EP de Controlled Bleeding

  • Conveyer-Belt (1985)

    Sortie : 1985. 13 morceaux.

    Album de Doxa Sinistra

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    Nada! (1985)

    Sortie : 1985. Electronique, néofolk, rock et new wave. 10 morceaux.

    Album de Death in June

    A l'instar de Current 93, Death In June a commencé dans le courant industriel, avec des productions tout de même moins tortueuses que celles de son comparse. Ce disque est un peu à la croisée des chemins, avec des morceaux comme "She said destroy" qui sont aujourd'hui allègrement repris à la sauce folk.

    The Calling : http://youtu.be/VSiPHXNyRaw
  • Écouter

    Nail (1985)

    Sortie : 1985. Electronique, rock, industrielle et new wave. 10 morceaux.

    Album de Foetus

    Foetus et ses alter egos sont l'oeuvre du prolifique J. G. Thirlwell. Des compositions déjantées et pleines d'énergie, marques de fabrique d'un bougre débordant d'inventivité.

    Throne of Agony : http://youtu.be/P3PEnbHgt0E
  • Spiral Insana (1986)

    Sortie : 1986. Industrielle, expérimental et electronique. 18 morceaux.

    Album de Nurse With Wound

  • Attentie (EP) (1986)

    Sortie : 1986. Industrielle, expérimental et electronique. 5 morceaux.

    EP de Klinik et De Fabriek

    La Belgique n'est pas en retard, et ce LP en regroupe 2 excellents groupes, moins EBM que leurs compatriotes de Front 242, plus abrasifs aussi. Klinik fait songer à Throbbing Gristle, pour la voix notamment, mais trouve un son propre et moins synthétique. De Fabriek est plus ambiant et expérimental, complétant la face A en s’immisçant là où elle n'était pas allée.

    Never Get Out : https://youtu.be/95kGgJS4-6k
  • Nitchevo ! (1986)

    Sortie : 1986. Industrielle, electronique et electro. 7 morceaux.

    Album de Prima Linea

    Quand on parle de "Rennes ville rock" et de ses années 80, on pense à Daho, Marquis de Sade ou aux Nus, mais personnellement je n'ai jamais entendu personne citer Prima Linea. En écoutant "Nitchevo !", on se demande bien comment une telle chose est possible. 2 entités, l'une musicale, l'autre visuelle, se partageaient la tâche, avec un résultat n'ayant pas grand chose à envier à de nombreux célèbres acteurs du secteur. Ils sont apparus depuis dans le documentaire "Industrial soundtrack for the urban decay", mais je ne sais rien de plus sur leur activité actuelle.
  • Écouter

    Come Visit the Big Bigot (1986)

    Sortie : 1986. Industrielle, expérimental et electronique. 12 morceaux.

    Album de Severed Heads

    Les australiens ne manquent pas d'une énergie fort communicative à la Foetus, en un peu moins explosifs mais tout aussi jouissifs, touche à tout synthétique et allant plus loin dans l'expérimental, notamment sur la version étendue de cet album (avec l'EP "Dead Eyes Opened").

    Adolf a Carrot : https://youtu.be/r3JZAcEQTsY
    (provient d'un autre album mais particulièrement entraînant)
  • Halber Mensch (1985)

    Sortie : 1985. Noise, industrielle, expérimental, electronique et avantgarde. 8 morceaux.

    Album de Einstürzende Neubauten

    Un peu les premières superstars du genre, menées par Blixa Bargeld. Les berlinois utilisaient de nombreux instruments créés de leurs mains, notamment des outils de construction, pour appuyer les percussions et donner un côté obsédant aux structures de leurs morceaux.

    Une bien jolie vidéo : http://youtu.be/zUHCl4TUdTA
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    The Unacceptable Face of Freedom (1986)

    Sortie : 1986. Industrielle, noise, electronique et tribale. 8 morceaux.

    Album de Test Dept.

  • Écouter

    Blood & Flame (1987)

    Sortie : 1987. 19 morceaux.

    Album de NON

  • Ugly As Power (EP) (1987)

    Sortie : 1987. 6 morceaux.

    EP de Cyclic Amp