Journal 2017

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376 films

par Peaky
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    Comancheria (2016)

    Hell or High Water

    1 h 42 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de David Mackenzie avec Jeff Bridges, Ben Foster, Chris Pine

    1/1 (Ordi)

    On commence la nouvelle année avec du bon. Même si les histoires de braquage de banques par des amateurs commencent à s'user, celle-ci arrive à se démarquer grâce à des oppositions multiples et efficaces. Des oppositions internes, entre policiers partenaires, entre frères, entre père et fils. Des oppositions à distance entre les deux duos. Des oppositions qui deviennent personnelles ensuite. Des oppositions plus globales enfin, entre les banques, entités sans visage, inhumaines, et le peuple.

    La réal est très sympa, sa courte durée joue en sa faveur, les moments de tension ne sont pas nombreux mais extrêmement bien gérés. Un visionnage très agréable, grâce notamment à un excellent Jeff Bridges, mais qui n'échappe tout de même pas à quelques incohérences, à la fois dans le chef de la police et des braqueurs.
  • Bande-annonce

    Les Misérables (2012)

    2 h 38 min. Sortie : . Drame, historique, comédie musicale, romance et guerre.

    Film de Tom Hooper avec Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway

    1/1 (Netflix)

    C'est épuisant, y a pas d'autres mots. A un moment, faut arrêter avec les chansons. C'est chouette d'avoir des autant de visages connus mais ce sont des acteurs, pas des chanteurs et ça devient vite inécoutable. Je pense pas que j'aurais tenu la séance entière si je l'avais vu au cinéma.
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    Hard Day (2014)

    Kkeutkkaji Ganda

    1 h 51 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Kim Sung-Hoon avec Lee Sun-Kyun, Cho Jin-Woong, Jeong Man-Sik

    2/1 (Plush)

    Thriller Noir + Humour Noir = ?

    Une combinaison inédite qui fonctionne et s'équilibre parfaitement. On a un personnage qui essaie de se sortir d'une situation compliquée par tous les moyens. Mais au-delà de ce schéma classique, un humour subtile vient se greffer habilement. Un humour qui n'en fait pas des tonnes mais qui au travers d'une situation cocasse, au détour d'une phrase détachée, est absolument hilarant et m'a conquis comme jamais dans un film coréen.

    Il y a aussi une analyse intéressante du bien et du mal avec des flics ripous et des flics encore plus ripous. D'héros à anti-héros, la ligne est fine et le film joue sur ça.

    Avec une réal toujours aussi propre, son rythme inarrêtable, son humour aussi noire que son action, Hard Day est un petit régal qui ne se refuse pas.
  • Bande-annonce

    Le 13e (2016)

    13th

    1 h 40 min. Sortie : . Policier.

    Documentaire de Ava DuVernay avec Melina Abdullah, Michelle Alexander, Cory Booker

    2/1 (Netflix)

    Je ne recommande pas souvent des docus, mais celui-ci en vaut vraiment la peine.

    Il analyse le phénomène d'incarcération de masse aux USA, avec des politiques ciblant les afro-américains, politiques appuyées voire totalement par des entreprises, des corporations avec un intérêt strictement financier.

    C'est très globalisant, en retraçant l'histoire américaine depuis le film "The Birth of a Nation" de 1915, à la base de la renaissance du KKK, jusqu'à Trump aujourd'hui. On passe en revue les systèmes d'oppression à la base d'injustices.

    Evidemment, on ne fait qu'effleurer certains sujets. Comme cette incroyable histoire où le FBI a méticuleusement assassiné un leader des Black Panthers, Fred Hampton. Elle avait un complice qui l'a drogué, elle avait des plans de l'appartement via un programme illégal de contre-espionnage. C'est une histoire complètement folle où le FBI fait taire l'opinion en pressant froidement la détente sur le crâne de Hampton, qui dormait à côté de sa femme de 8 mois enceinte. Rien que sur ça, on peut faire un show de 10 épisodes à la Making a Murderer, mais le docu ne s'arrête que 30 secondes dessus.

    C'est finement animé, le panel d'interview et les images d'archives sont toujours pertinents et c'est même entrecoupé de quelques vers hip-hop sur le sujet.

    Révoltant, écoeurant mais passionnant et d'utilité publique.
  • Bande-annonce

    Before Sunrise (1995)

    Before sunrise

    1 h 41 min. Sortie : . Romance.

    Film de Richard Linklater avec Ethan Hawke, Julie Delpy, Dominik Castell

    3/1 (Netflix)

    Linklater et son obsession du temps qui passe.

    Il touche à l'universel, à la simplicité avec tellement de justesse, qu'il est facile de s'identifier aux personnages et c'est là que le film marche. Ces longs plans sans coupures rajoutent à cette justesse et tout le mérite en revient à Julie Delpy et Ethan Hawke.

    D'autant plus qu'étant en partie viennois, j'ai visité cinq ou six fois cette magnifique ville. Linklater en dresse un portrait un peu fantaisiste mais justement romantique.

  • Bande-annonce

    Firequake (2014)

    1 h 30 min. Sortie : . Science-fiction et catastrophe.

    Téléfilm de Geoff Browne

    4/1 (Télé, France 4)

    Personnages antipathiques, effets spéciaux exécrables, scénario en carton qui dénonce la fracturation hydraulique, réalisation chaotique et amateure. Une honte aux films catastrophe qui n'avait vraiment pas besoin de ça.
  • Bande-annonce

    Kids Return (1996)

    Kizzu ritân

    1 h 47 min. Sortie : . Policier, drame et sport.

    Film de Takeshi Kitano avec Ken Kaneko (1), Masanobu Ando, Leo Morimoto

    4/1 (Ordi)

    C'est très bittersweet et ça laisse des marques sans qu'on sache vraiment pourquoi. C'est la simplicité même et pourtant c'est très étrange, indescriptible. Entre le rire et la tristesse, c'est une sorte de mélancolie joyeuse qui se propage.

    C'est l'histoire d'une amitié, de deux, de trois ou de mille trajectoires différentes. Et quelle que soit la voie qu'on choisit, il y aura toujours des embuches, des jaloux, des profiteurs qui essaieront de nous faire changer de chemin. C'est aussi l'échec du système scolaire à gérer ceux qui ne rentrent pas dans son moule. Pas mal d'ellipses temporelles mais ça n'enlève rien à la fluidité du film. Ca lui donne une intemporalité flotante agréable.

    Kids return, comme la plupart des Kitano, ça se vit, ça ne s'explique pas.
  • Charlot Boxeur (1915)

    The Champion

    31 min. Sortie : . Comédie et sport.

    Court-métrage de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Gilbert M. Anderson, Billy Armstrong

    4/1 (Youtube)

    Le premier gag avec le chien m'a fait rire pendant 15 minutes. Le reste est très classique pour Chaplin mais ça pose les bases de ses futurs longs métrages. Il profite d'un sujet sur la boxe pour distribuer des claques à chaque personnage qui passe. Court de plus de 30 minutes, sorti il y a plus de 100 ans, c'est un festin pour tout adepte du monsieur. La musique est tout particulièrement réussie.
  • Bande-annonce

    Reviens-moi (2008)

    Atonement

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Joe Wright avec Keira Knightley, James McAvoy, Saoirse Ronan

    5/1 (Ordi)

    Pas une semaine dans la nouvelle année et voilà déjà un prétendant pour le film que j'aurai préféré en 2017.

    J'ai un gros faible pour cette période et ce style : l'aristocratie anglaise des années 1930-40. Quand la réal et la musique suivent, que les moyens sont mis pour une splendide reconstitution (Downton Abbey, The Crown), ça fait toujours son petit effet. Keira Knightley est parfaite dans ce rôle, elle en a même fait son beurre au début de sa carrière (The Dutchess, Orgueil et préjugés, Pirate des Caraibes).

    Y a notamment un énorme plan séquence de 5 minutes avec plus de 1000 extras sur l'évacuation des anglais sur la plage de Dunkerque. A jalouser Lubezki. J'ai eu des frissons que je n'avais pas ressenti depuis Andrei Roublev de Tarkovski. J'en ai eu la larme à l'oeil tellement ce passage était beau et dramatique à la fois.

    Ca résume bien le film en fait. La réal est magnifique, l'histoire ne s'essouffle jamais et surprend à plusieurs détours, c'est très intelligent dans sa façon de présenter les choses en jouant sur les fausses impressions. C'est aussi les débuts pétillants de Saoirse Ronan à 12 ans à peine, c'est Juno Temple, Cumberbatch et James McAvoy. Ce sont les jalousies, les amours interdits, les dégâts de la guerre, les destins qui changent du jour au lendemain.

    La reconstitution est splendide (décors, costumes et même ambulances de guerre d'époque), le script tiré d'un livre magnifique, les prestations à la hauteur.

    Fun Fact : Dans le dernier épisode de Shelorck, Cumberbatch reprend la confusion entre Ammo (ammunition) et Amo (j'aime en latin).

    Atonement, c'est aussi pas moins de 7 nominations aux Oscars. Et à titre de comparaison : 7,8/10 sur IMDB, 83% sur RT et 85% sur Metascore. Alors pour cette moyenne SC, vous allez me faire le plaisir de rajoutez ce film à vos envies.
  • Bande-annonce

    Quelques minutes après minuit (2017)

    A Monster Calls

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de J.A. Bayona avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

    5/1 (Cinéma)

    Il ne m'a jamais totalement convaincu mais nul doute qu'il marchera bien et émouvra pas mal de monde.

    Trop didactique, il annonce directement la couleur et ne surprendra jamais. Je n'ai jamais vraiment compris où il voulait en venir non plus.

    Le gosse ne joue pas mal mais ça m'a un peu fait pensé à Princess Bride, il interrompt de manière impromptue le narrateur.
    Enfin, la comparaison avec un Géant de Fer ou un Del Toro à laquelle je m'attendais, lui fait défaut. On notera évidemment de magnifiques animations à l'aquarelle.
  • Bande-annonce

    Passengers (2016)

    1 h 56 min. Sortie : . Aventure, drame, romance et science-fiction.

    Film de Morten Tyldum avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen

    5/1 (Cinéma)

    C'est pas un étron mais ça se vautre lamentablement dans le script. Tu attends tout le film que quelque chose vienne te surprendre et au final ça ne va jamais plus loin que le trailer. La plupart des histoires du "dernier homme en vie" (The Last Man on Earth, I'm A legend...) suivent exactement les mêmes étapes et ça enlève tout suspens.

    Les visuels ne sont pas mauvais, j'ai beaucoup aimé Michael Sheen (Masters of Sex) en robot et quelques brefs effets sont intéressants (la piscine, la sortie dans l'espace). C'est bourré d'incohérences scientifiques ou scénaristiques, ce sera certainement assez vite oublié mais ça se laisse regarder.

    Tu sais que t'as un problème quand ta campagne promo fait trois fois plus parler que ton film.
  • Bande-annonce

    Rendez-vous (1940)

    The Shop Around the Corner

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Ernst Lubitsch avec Margaret Sullavan, James Stewart, Frank Morgan

    6/1 (Ordi)

    Quand on parle de "Lubitsch Touch", ce n'est vraiment pas du vent. C'est une élégance atmosphérique, un charme fou, une approche de la comédie unique à partir d'une vue perspicace de la société.

    Sa grande force, c'est d'apporter une légèreté, une joie de vivre communicative avec en fond d'écran des thèmes très sombres. A première vue, les Lubitsch paraissent simples mais en y regardant de plus près, ils sont très sophistiqués. Par la satire ou le quiproquo, il se joue des grands maux de la dépression en proposant en premier plan un feel good movie.

    Un film encore sublimé par des seconds rôles inoubliables, des dialogues incisifs et intelligents et une fluidité rythmique ininterrompue.
  • Bande-annonce

    Orgueil et Préjugés (2005)

    Pride and Prejudice

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Joe Wright avec Keira Knightley, Matthew Macfadyen, Rosamund Pike

    8/1 (Netflix)

    Atonement faisait l'éloge de l'amour désintéressé, dépassant les frontières de classe et d'argent. Dans Orgueil et Préjugés, cet amour désintéressé doit jouer des coudes entre la vénalité des femmes et les pulsions sexuelles des hommes. Viennent encore les unions par sacrifice, les mariages arrangés, la peur de devenir vieille fille et le poids social de la famille et des coutumes.

    Le casting est prestigieux avec à sa tête le duo de choc Keira Knightley - Rosamund Pike, et des têtes connues avec Donald Sutherland, Jena Malone, Talulah Riley et des acteurs d'Homeland et de Downton Abbey.

    C'est très léger dans le sens que c'est assez creux et que ça n'atteint jamais une quelconque tension dramatique. Il offre néanmoins une vue complète et intéressante sur le mariage pendant la période victorienne, tout en servant de répétition générale à Joe Wright avant son excellent Atonement.
  • Bande-annonce

    Les Chaussons rouges (1948)

    The Red Shoes

    2 h 13 min. Sortie : . Drame, musique et romance.

    Film de Michael Powell et Emeric Pressburger avec Anton Walbrook, Marius Goring, Moira Shearer

    9/1 (Ordi)

    Indéniablement un film qui a marqué l'histoire du cinéma. Mais il a beau étalé des prouesses techniques avec sa technicolor pimpante, quand on parle de ballet tout le film sans beaucoup plus de profondeur, on me perd vite.

    Le synopsis est d'ailleurs très menteur, on est plus dans la simple jalousie que dans la mise an abîme. On m'avais vendu un Black Swan, mais c'est beaucoup plus soft. Tout est excessivement dramatique, souvent surjoué et la fin est absurde. Des qualités aussi grandes que ses défauts.
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    My Sassy Girl (2001)

    Yeopgijeogin geunyeo

    2 h 03 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Kwak Jae-young avec Cha Tae-Hyun, Gianna Jun, Kim In-Mun

    10/1

    Je pensais en avoir fini. Je pensais avoir vu tous les coréens qui rentraient dans la catégorie "exceptionnel".

    Et je le redis, "traumatisant" est l'adjectif qui définit le mieux ce cinéma. Et pas besoin de thriller gore ou même de drame aux relents nauséabond, une comédie romantique fait l'affaire.

    My Sassy Girl est même cruel dans le genre, jouant sur les émotions à merveille. Le début nous prend par la main, nous mène à la rencontre de deux individus un peu loufoques, que tout oppose. Les scènes s'enchainent, hilarantes et pleine de charme. Je ne connaissais pas cette actrice mais elle dégage un truc fou.

    Et une fois que tu t'es bien attaché aux personnages, le film opère plusieurs galipettes qui m'ont retourné comme pas deux. Sadique je vous dis.

    Il y a bien quelques effets douteux qui ont tendance à le décrédibiliser mais c'est tellement facile de passer outre que ça reste un chef d'oeuvre du genre.

    Et pour ceux qui ont vus le film, il y a une théorie mindblowing sur la fin, la grenouille et les voyages dans le temps, confirmée plus tard par le réalisateur.
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    Frost / Nixon, l'heure de vérité (2008)

    Frost/Nixon

    2 h 02 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Ron Howard avec Frank Langella, Michael Sheen, Sam Rockwell

    10/1 (Netflix)

    La confrontation entre deux hommes, c'est une des spécialités de Ron Howard. Pas étonnant de le retrouver ici donc, dans une combat opposant Nixon, président déchu après le Watergate et Frost, journaliste de divertissement qui a tout misé dans cette interview.

    La réussite du film passe évidemment par les excellentes prestations de Langella et de Michael Sheen. Je trouve d'ailleurs que Sheen (Passengers, Masters of Sex) ne reçoit pas assez de crédit pour ce qu'il fait, c'est vraiment un chic type.

    Très peu d'images d'archives sont utilisées et je pense qu'un documentaire aurait peut-être mieux marché qu'un long métrage. L'envers du décor n'est pas assez révélateur et on aurait pu aller plus loin dans l'analyse.
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    Minuit à Paris (2011)

    Midnight in Paris

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie, fantastique et romance.

    Film de Woody Allen avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Kurt Fuller

    12/1 (Ordi)

    Une belle carte postale de Paris, Allen s'est spécialisé en magnifiant les villes qu'il filmait. C'est un peu comme Before Sunrise, c'est totalement idyllique, très fantaisiste et c'est totalement assumé.

    C'est assez superficiel et ça va un peu nulle part comme tous les Allen depuis Match Point. La partie réelle est très lourde avec ses personnages excessivement énervants et fins comme du papier. Le procédé fantastique fonctionne bien moins efficace que La rose pourpre du Caire mais ça mène à une partie rêvée qui a su me séduire. C'est le genre de film qui donne inexplicablement le sourire aux lèvres.

    Ce qu'il y a de sympa aussi avec les films de Woody, c'est que le casting est tellement surchargé et hétéroclite, qu'on tombe toujours sur une tonne de bonnes et moins bonnes surprises au détour de chaque ruelle.

    Le message est simple mais clair. J'ai aimé le fait qu'à chaque époque, il y ait toujours des nostalgiques, que peu importe l'époque où nous vivons, il y aura toujours des partisans du "c'était mieux avant". Au final, le golden age ce sera toujours le présent.

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    Apocalypto (2006)

    2 h 18 min. Sortie : . Drame, action et aventure.

    Film de Mel Gibson avec Jonathan Brewer, Morris Birdyellowhead, Carlos Emilio Baez

    13/1 (Ordi)

    Les images sont violentes, crues, parfois choquantes. L'intensité est absolument démente, on n'a pas droit à une seule seconde de répit.

    J'ai vu pas mal de références à Spartacus, à Mad Max et Braveheart avec des thèmes chers à ce cher Mel, le sang et la religion aveugle (Kukulkan comme nom divin, c'est limite quand même).

    Le pari était risqué de tout faire en langue maya et de prendre des acteurs inconnus, voire totalement inexpérimentés, mais ça donne une certaine authenticité et c'est totalement louable.

    C'est vraiment puissant, l'expérience est assez unique et faut avoir le coeur bien accroché. Mais ça témoigne déjà des qualités de Mel Gibson pour la réalisation.
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    Conversation secrète (1974)

    The Conversation

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Francis Ford Coppola avec Gene Hackman, John Cazale, Allen Garfield

    14/1 (Ordi)

    Coincé entre les deux premiers Parrain, Coppola a donc fait ça. Film plus intimiste aux multiples lectures, la montée en puissance de la paranoia est impressionnante. Coppola étale tout son génie de mise en scène et c'est au spectateur de faire attention au moindre détail.

    Peut-être le plus grand rôle de Gene Hackman, qui incarne un spécialiste de la filature. Mais c'est un peu le cordonnier mal chaussé, il se fait berné par absolument tout le monde (son concurrent, sa concubine, son agence...). Et ça rend le film assez triste et perturbant, avec ce final dévastateur.
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    The Killer (1989)

    Dip huet seung hung

    1 h 51 min. Sortie : . Action, policier, drame et thriller.

    Film de John Woo avec Chow Yun-Fat, Danny Lee, Sally Yeh

    16/1 (Ordi)

    J'avais peut-être été un peu dur sur Hard Boiled du coup, je dois retourner ma veste sur John Woo tellement il assure ici.

    Comme la plupart des films hong-kongais, l'ambiance est terriblement importante, mélancolique tout misant tout sur les rapports humains simples et puissants. On retrouve évidemment les gunfights exceptionnels et exagérés de Woo, lisibles et jouissifs. Mais encore une fois, c'est l'humanité d'un tueur à la bonté contagieuse et l'ambiance du film qui m'ont intéressé, au-delà de la coolitude et du rythme.
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    The Box (2009)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame, fantastique, science-fiction et thriller.

    Film de Richard Kelly avec Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella

    17/1 (Netflix)

    C'est un peu le même problème que The Game de Fincher. On fait pas un film sur la base d'une seule idée, d'un dilemme de départ intéressant mais qu'on exploite jusqu'à l'épuisement sans plan concret. Si la boucle est bien bouclée dans le final, le résultat de ce processus agit comme l'arbre qui cache la forêt. C'est de l'inutile complexité, de la pseudo intelligence et juste une vaste fumisterie.

    Donnie Darko, cette merveille, fonctionnait parce que c'était une expérience fantasmagorique et sensorielle comme on en vit qu'une fois, qui nous emmenait avec elle et à laquelle on arrivait à se rapprocher. The Box n'y parvient jamais, on n'y croit pas un seul instant et sa vision de l'homme exécrable laisse un arrière-goût désagréable.
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    The Walk - Rêver plus haut (2015)

    The Walk

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Zemeckis avec Joseph Gordon-Levitt, Ben Kingsley, Charlotte Le Bon

    18/1 (Ordi)

    On connaissait les francophones qui exagéraient leur accent quand ils parlent anglais pour se donner un style. JGL va encore plus loin dans le délire en passant pour un français qui essaie de parler anglais.

    Et ça ne marche pas du tout. Déjà dans The Red Shoes, l'alternance inutile de deux langues et les faux accents, c'est quelque chose que j'ai du mal à supporter. D'autant que, pour plaire à son audience américaine, on trouve ici des excuses totalement bidons pour que des francophones parlent anglais entre eux.

    La mise en place est longue, la narration très lourde mais une fois la scène tant attendue arrivée, l'immersion est réussie. On sentirait presque le vent nous caresser le visage, l'espace de quelques minutes le sol se dérobe sous nos pieds et nul doute qu'en 3D, l'effet devait être encore plus renversant.

    Un Zemeckis mineur donc, pas inintéressant et toujours très propre mais qui souffre de choix qui alourdissent le récit.
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    La Porte du paradis (1980)

    Heaven's Gate

    3 h 36 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de Michael Cimino avec Kris Kristofferson, Christopher Walken, John Hurt

    19/1 (Ordi)

    Après le succès de The Deer Hunter, Michael Cimino a eu les yeux plus gros que le ventre.

    D'un côté, ça donne des plans d'extérieur aux décors magnifiques, des scènes réunissant des centaines de figurants qui m'ont rappelé Le Parrain. En dehors du superbe prologue, ça tourne malheureusement trop souvent à la cacophonie (et la photographie brumeuse et poussiéreuse n'aide pas) mais elles restent néanmoins impressionnantes et habilement orchestrées.

    Inutile de dire que c'est trop long. Trop de scènes n'apportent strictement rien au récit, trop de dialogues sont lugubres. Cimino, obsédé par la minutie des détails, a tourné 220 heures de pellicule, avec un premier cut à 5h30. La suite de l'histoire n'est qu'une succession de cut réduits qui mènent à des incohérences scénaristiques importantes.

    Le sujet était une mine d'or pourtant. Un scénario dont la violence et la nudité sont permises par le Nouvel Hollywood. C'est intéressant parce qu'aussi détestable que soit l'histoire, on peut faire une tonne de liens avec la crise migratoire. Comme quoi, l'histoire est un cycle qui se répète (N'est-ce pas Isabelle Huppert).

    C'est un film contradictoire, aux multiples qualité et défauts, très difficile à noter entre ses nominations aux Razzie Awards et aux Oscars, entre ses moyennes très différentes selon les sites, entre son bide désastreux à sa sortie qui mena à la fin du Nouvel Hollywood et son statut de culte par de nombreux cinéphiles aujourd'hui.

    Certains films aux tournages catastrophiques accouchent de chef d'oeuvre (d'Apocalypse Now à The Revenant), mais le résultat se reflète ici directement à l'écran Cimino n'arrive jamais à reproduire la maitrise et la puissance atteinte dans The Deer Hunter.

    Un projet ultra ambitieux, décadent et à la minutie folle donc, mais finalement anarchique et chaotique, à l'image de ses conditions de tournage.

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    La Rivière rouge (1948)

    Red River

    2 h 13 min. Sortie : . Action, aventure, romance et western.

    Film de Howard Hawks avec John Wayne, Montgomery Clift, Joanne Dru

    20/1 (Ordi)


    On n'est pas habitué à voir John Wayne en anti-héros borné et tyrannique. Il vole des terres et du bétail à droite et à gauche, tue impunément et sans raison, est aussi ambitieux qu'orgueilleux. Mais comme le dira John Ford après avoir vu La Rivière Rouge, "This son of a bitch can act !". Parce que Wayne, dans toute la complexité de son personnage, parvient à rester diablement attachant.

    Je ne suis pas particulièrement fan d'Howard Hawks (le sixième que je vois), même Rio Bravo m'avait un peu déçu, mais force est de constater que le bougre sait y faire en westerns. Cette "traversée du désert" à travers les paysages américains est magnifique, la marche des milliers de bovins est majestueuse. Mais ce voyage prophétique dans ces vastes contrées n'est qu'un prétexte pour étaler une histoire humaine puissante, complexe et juste.
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    Buffet froid (1979)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Bernard Blier, Jean Carmet

    Séances de cinéma (1 salle)
    21/1 (Ordi)

    Un des meilleurs films français sans aucun doute. C'est tellement noir, fluide, sarcastique et peu conventionnel. Les situations sont absurdes mais se rejoignent bien entre elles et ne sont pas dénuées d'esprit.

    "On est tous en visite. On débarque, on fait un peu de tourisme et puis on repart".
  • Bande-annonce

    Warrior (2011)

    2 h 20 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Gavin O'Connor avec Joel Edgerton, Tom Hardy, Nick Nolte

    21/1 (Netflix)

    Le problème avec les films de tournoi de sport de combat, c'est qu'ils deviennent directement prévisibles et assez cliché. On a toujours le favori pas très fair-play et le challenger que personne n'attend.

    Il y a bien cette compétition fraternelle. Il y a bien aussi ce père en quête de rédemption impossible. Et si les scènes émotives sont réussies bien que légèrement larmoyantes, elles reposent presque entièrement sur l'énorme charisme de Tom Hardy.

    On passe pour moi trop de temps dans des combats filmés convulsivement et pas assez sur le drame familial, complexe mais trop peu exploité.
  • Bande-annonce

    Le Parrain (1972)

    The Godfather

    2 h 55 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan

    22/1 (TV - Arte)
  • Bande-annonce

    Walk the Line (2005)

    2 h 16 min. Sortie : . Drame, romance et biopic.

    Film de James Mangold avec Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Ginnifer Goodwin

    23/1 (Ordi)

    Il ne reçoit pas l'amour qu'il mérite, c'est juste un des meilleurs biopic. Il est très sélectif d'ailleurs, ne s'étale que sur quelques années tout en faisant fi de pas mal de personnes/événements. Et c'est pas plus mal, comme l'a fait The Theory of Everyhting, ça permet de se concentrer sur la genèse de sa relation avec June Carter.

    Le film donne la pêche façon Sing Street, la soundtrack est évidemment énorme mais c'est surtout Joaquin Phoenix qui donne du cachet au film.

    Ce type ajoute de la profondeur dans chacun de ses rôles. Il a quelque chose de tragique dans le regard qui lui permet de donner une force immense à chacun des ses personnages. De façon surprenante, je n'ai jamais autant aimé Reese Witherspoon, méconnaissable, un peu trop penchée sur l'accent cow-girl texan, mais craquante et convaincante.

    Walk the line décrit parfaitement un homme rongé par l'addiction et la mort d'un frère, un artiste complet, éperdument amoureux d'une femme et de la musique auxquelles il consacrera toute sa vie.
  • Bande-annonce

    Elle l'adore (2014)

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jeanne Herry avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Pascal Demolon

    23/1 (TV - RTBF)
  • Bande-annonce

    3 h 10 pour Yuma (2007)

    3:10 to Yuma

    2 h 02 min. Sortie : . Action, policier, drame et western.

    Film de James Mangold avec Russell Crowe, Christian Bale, Logan Lerman

    24/1 (Netflix)

    Quand on veut défendre un film un peu impopulaire, en général les critiques commencent toujours par dire à quel point les acteurs sont excellents.

    On est d'accord, avec Russel Crowe et Christian Bale, on a du lourd. Et c'est même Ben Foster, qu'on a retrouvé récemment dans Comancheria, qui m'a le plus impressionné. Ca n'empêche que je ne vois pas trop l'intérêt de reprendre un western éculé aujourd'hui sans vraie direction artistique.

    Dans la première partie, je dirais qu'il y a un problème avec le personnage de Russel Crowe. Il est tellement radical qu'on n'a aucune sympathie pour lui (ce qu'essaie de faire tout le film), et qu'on a juste envie qu'il meurt au plus vite. D'autant que l'incapacité de ses "gardiens" de le contenir est frustrante.

    La dernière partie relève par contre clairement le niveau, alors que la relation entre les deux hommes prend une tournure complexe et très intéressante.

    Un bon divertissement donc, parfois frustrant, certainement oubliable mais toujours intense.