Journal 2018

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265 films

par Peaky

On m'a fait la blague. J'ai lâchement ri.

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    Your Name. (2016)

    Kimi no Na wa.

    1 h 46 min. Sortie : . Animation, drame, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Makoto Shinkai avec Mone Kamishiraishi, Ryûnosuke Kamiki, Masami Nagasawa

    1/1

    Frissonnant. J’ai pas de mots pour mieux le décrire, j’ai les poils qui s’hérissent à chaque visionnage. Un joyau de l’animation, ça fait écho à tellement de choses en moi. Voyez-le, juste voyez-le.
  • L'Homme invisible (1933)

    The Invisible Man

    1 h 11 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de James Whale avec Claude Rains, Gloria Stuart, William Harrigan

    2/1

    Un thriller des années 30 avec un concept assez génial. Un homme invisible fou terrorise une petite ville en commettant des meurtres. La première partie m’a fait beaucoup rire, la suite est plus convenue. Mais avec un tel concept, les situations restent uniques.

    Les effets spéciaux sont parfaits, on ferait pas beaucoup mieux aujourd’hui. Et deux-trois cascades très impressionnantes viennent couronner le tout.
  • Bande-annonce

    True Lies - Le Caméléon (1994)

    True Lies

    2 h 21 min. Sortie : . Action, thriller et comédie.

    Film de James Cameron avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis, Tom Arnold

    3/1

    Je l'ai revu hier à la tv belge avec mon père. Il cherchait tout le film le nom de Schwartzy, c'était marrant.

    C'est pas le meilleur Cameron mais ça reste un délire très appréciable, c'est un des rares réals qui est incapable de faire un mauvais film. J'avais oublié à quel point c'était un film qui traitait du mariage. L'humour et l'action, aussi sympa qu'ils soient, reste des prétextes.
  • Bande-annonce

    Le Salaire de la peur (1953)

    2 h 28 min. Sortie : . Aventure, drame et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Yves Montand, Charles Vanel, Folco Lulli

    4/1

    J’avais un peu peur de le lancer, parce que j’avais déjà vu la version de Friedkin. Version qui m’avait déjà vachement plue à l’époque, grâce notamment à son inoubliable scène du pont suspendu.

    Mais le film original est définitivement encore beaucoup plus grand. Pour ses personnages d’abord, tous personnifiés différemment. Nos sentiments pour eux évoluent au fur et à mesure qu’on apprend à les connaitre. Pour ses dialogues ensuite, bien plus présents que dans le remake. Ils sont comme toujours drôles, délicieux, forts et mémorables.

    Clouzot fait encore preuve d’une gestion parfaite de la tension, comme seul Hitchcock a su le faire avant lui. Il manie l’image à la perfection, comme lorsque qu’un souffle vient balayer la cigarette. On comprend tout de suite ce qu’il se passe.
  • Bande-annonce

    L’Étreinte du serpent (2015)

    El abrazo de la serpiente

    2 h 05 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Ciro Guerra avec Nilbio Torres, Jan Bijvoet, Antonio Bolivar

    5/1

    Ils ont une saveur particulière ces films qui explorent l’Amazonie le long d’un fleuve interminable. Je pense à The Lost City of Z, à Aguirre ou même Apocalypto.

    On aborde beaucoup moins la folie ici, c’est plus un hommage aux tribus dont les seuls témoignages proviennent de carnet de bord d’explorateurs.

    Une quête initiatique et spirituelle à travers leurs civilisations à jamais perdue, leur respect de la nature, leur conception du monde. Ca a l’air un peu pompeux et ennuyant, un peu malickien mais on n’est pas vraiment dans le contemplatif. Je pense notamment à toute cette séquence improbable avec un Jésus et ses disciples du KKK. Bref, le fleuve comporte assez de virages pour nous garder happer dans l’histoire.

    Le choix du noir et blanc se justifie dans cette exploration. Il n’altère pas l’esthétique de la jungle, il lui donne une autre dimension.
  • The Room (2003)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame.

    Film de Tommy Wiseau avec Tommy Wiseau, Juliette Danielle, Greg Sestero

    9/1

    Je n'avais jamais mis la note de 1 à un film. C'était presque prophétique que ça tombe sur lui. Mais il le demande le 1, il le cherche à chaque moment. Y a pas un acteur pour rattraper l'autre, c'est écrit avec les pieds et avec plein de phrases qui reviennent (But Johnny is my best friend) et ça en devient tordant.

    You're tearing me apart Lisa.
  • Bande-annonce

    Morse (2008)

    Låt den rätte komma in

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Tomas Alfredson avec Kåre Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar

    10/1

    Ok, c’est absolument fantastique.

    Moi aussi, je voulais pouvoir dire que l’original était meilleur que le remake américain. Et effectivement, je peux vous dire que l’original est meilleur que le remake américain.

    Pourtant, je l’avais déjà bien apprécié ce remake avec Chloe Moretz. Il était extrêmement fidèle d’ailleurs (et donc très paresseux, voire inutile), bien qu’il proposait une version un peu plus aseptisée et moins marquante. Et on ne peut même pas lui en vouloir, tellement la tâche était impossible.

    C’est si rare de voir des thématiques comme le harcèlement scolaire ou la marginalisation sociale si habilement traitées. Comment un film de vampire peut-il être aussi profond et ancré dans notre réalité ?

    La performance des deux jeunes acteurs est juste exceptionnelle. Ils sont tous les deux fascinants à leur façon. Il représente la pureté, la candeur. Son personnage fait face à une violence terrible, le film ne recule devant aucun effet.

    Et l’esthétique du film suit cette opposition. Fait de rouge et de blanc, c’est l’hiver immaculé qui saigne. La réalisation sobre et sans effets ajoutés est splendide. La preuve qu’il ne faut pas une tonne d’argent pour faire des plans splendides, juste des idées.

    Quand à l’actrice, elle captive par toute l’ambiguïté de son personnage. Constamment entre deux époques, entre l’inclusion et l’exclusion, entre deux états, entre fatalisme et espoir.

    Bref, ça m’a complètement bouleversé alors que je connaissais bien l’histoire. C’est un film qui va me marquer à jamais je pense, dans sa fascination pour l’horreur et la beauté.
  • Kramer contre Kramer (1979)

    Kramer vs. Kramer

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Benton avec Dustin Hoffman, Meryl Streep, Jane Alexander

    11/1


    C’est très Hollywoodien, donc très lisse, propre, prévisible et tout le contraire d’être révolutionnaire. Mais dans le genre film sur le divorce et relation père-fils, j’ai trouvé ça très réussi. Un père voit sa femme le quitter du jour au lendemain et le laisse seul avec leur fils. Il doit apprendre à conjuguer son job avec son gosse.

    Et la relation entre les deux est géniale, tout le film repose sur ça. Limite Meryl Streep sert pas à grand chose, c’est la relation entre Dustn Hoffman et le gamin qui est génialement retranscrite. Y avait quelque de vrai dans leur relation, de simple et de fort, t’avais vraiment envie d’y croire. J’ai toujours eu un petit problème avec Dustin Hoffman et sa façon de parler trop vite entre ses dents. Mais je le trouve énorme ici, c’est un de ses meilleurs rôles.

    La partie du procès est pour moi la plus faible, alors que généralement c’est ce qui sauve pas mal de films. On voit juste deux avocats s’acharner sur des détails qui sont pas du tout pertinents. Ca aurait pu être intéressant vu qu’il n’y a pas de méchants, on ne sait pas qui soutenir. Mais j’ai trouvé cette séquence vraiment ratée, notamment à cause de la qualité de prise de son.
  • Bande-annonce

    The Bad Batch (2017)

    1 h 58 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de Ana Lily Amirpour avec Suki Waterhouse, Jason Momoa, Keanu Reeves

    13/1

    Le pitch me faisait saliver comme jamais. Et c’est presque un exploit de faire un film aussi insignifiant et mauvais avec des thèmes aussi forts (une dystopie survivaliste avec des tribus cannibales).

    Les bases mêmes du cinéma sont oubliées. On nous donne aucune raison de s’en faire pour le personnage principal.
    L’univers n’essaie jamais d’être cohérent, c’est un amas foutraque d’idées qui aboutit sur une panade indigeste.

    La BO essaie des trucs, essaie d’installer une ambiance en étant très présente mais derrière c’est le vide. Mais si je devais dire un point positif, ce serait la BO éclectique.

    L’actrice principale Suki Waterhouse j’ai rien contre elle, mais à part sa beauté plastique, elle a pas grand chose pour elle. A côté, Cara Delevingne à l’air d’une prétendante aux oscars.

    Y a aucune montée en puissance, aucun aboutissement, aucune exploitation de l’univers. Bref, ça m’a bien énervé de perdre mon temps là-dessus.
  • Bande-annonce

    Reservation Road (2007)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Terry George avec Joaquin Phoenix, Elle Fanning, Jennifer Connelly

    14/1

    L’image de couverture Netflix montrait un Joaquin Phoenix en pleurs étreignant sa fille Elle Fanning. Il n’en fallait pas plus pour que je me lance. D’autant qu’on retrouve les valeurs Mark Ruffalo et Jennifer Connelly.

    Mais tu peux avoir les meilleurs acteurs du monde, t’auras jamais un bon film avec un scénario aussi convenu. Les ficelles sont tellement grosses, tu peux prévoir tout ce que va faire le film à des kilomètres. A chaque scène, tu te demandes comment c’est possible d’être aussi prévisible. Et donc c’est très fade, il ne propose absolument rien.

    Ca reste un film sur le deuil d’un côté et sur la culpabilisation de l’autres avec d’excellents acteurs. Et puis c’était très sympa de voir Joaquin partir totalement en vrille.
  • Bande-annonce

    La Grande Illusion (1937)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Jean Renoir avec Jean Gabin, Dita Parlo, Pierre Fresnay

    16/1

    Premier Jean Renoir et c’était très sympa, il mérite sa réputation de faire partie des classiques du cinéma français.

    Le film d’évasion est plus une excuse, il ne s’agit pas de créer de la tension comme dans « Le trou ». C’est plutôt un feel good, un peu comme The Great Escape.

    Ce qui est en jeu, c’est l’amitié franco-allemande. Renoir désamorce la haine pour remettre l’humain au centre. Des hommes qui ne veulent que soutenir leur pays, mais n’éprouve aucun ressentiment pour leurs voisins, que de la compassion.

    Le groupe de captifs, aux personnalités tellement diverses mais bien françaises, fonctionne parfaitement. C’est tellement jouissif de les voir chanter la marseillaise à tue tête lorsqu’ils apprennent un avancement de leurs troupes, même pour un belge. Pareil pour le concert de flutes.

    J’ai trouvé qu’il y avait un léger passage à vide quand ils arrivent dans le deuxième camp, le film prend un peu de temps à retrouver un second souffle. Mais rien de bien grave, le dernier acte reprend du rythme et renforce encore le message intemporel d’amour et d’amitié.
  • Bande-annonce

    Pentagon Papers (2017)

    The Post

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et thriller.

    Film de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

    25/1

    J’ai vachement aimé en fait. Je m’attendais à un autre Spielberg mineur mais au final, il est bien plus marquant que ses derniers films politiques. C’est un film hyper important sur la liberté de la presse et la place de la femme dans la société, surtout aujourd'hui. Quel hommage magnifique à la presse.

    Inutile de préciser que le sens du rythme et de la mise en scène est assez parfait. On ne s’ennuie jamais, Spielberg se montre plus efficace que récemment (le procès par exemple, un exemple de montage). L’utilisation de ses prises de vues est aussi très intelligente. Y a plein d’exemples qui montrent que Spielberg fait preuve d’un étalage d’idées (la caméra qui avance en première personne à toute allure pour appuyer le sentiment d’urgence, la contre-plongée progressive pour appuyer le sentiment de domination…).

    Et outre l’excellentissime Tom Hanks (faut-il le préciser), il y a une tonne de rôles secondaires surprises à la pelle. C'est comme si j'avais choisi le casting moi-même. Je vais pas spoiler pour vous laisser la surprise, mais on part sur des acteurs venant de : Breaking Bad, The Office US, Community, The Leftovers, Black Mirror. Rien que ça.

    J'avais un large sourire tout le film, et même une petite larme de fierté à la fin. Académique, peut-être conventionnel, mais important et très propre. Une grosse réussite.
  • La Charge héroïque (1949)

    She Wore a Yellow Ribbon

    1 h 43 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec John Wayne, Joanne Dru, John Agar

    26/1

    Pas le Ford le plus mémorable, si ce n’est pour la technicolor éclatante (couleurs saturées bonjour) et la moustache impeccable de John Wayne.

    On retrouve le thème classique de la confrontation avec les indiens (avec Little Big Horn en fond d’écran). On sait que John Ford n’a jamais été particulièrement tendres avec les indiens, ou avec les autres ethnies que la sienne. Mais il dépasse peut-être la limite ici. Les indiens sont décrits comme des sauvages, des sanguinaires avec qui on ne peut raisonner. Ils représentent littéralement le mal incarné ("ces diables").

    Pareil pour la place de la femme. Leurs caprices sont responsables de morts d’hommes, elles jouent sur plusieurs tableaux, fricottent avec différentes conquêtes.

    Ca reste sympa grâce à sa bonne humeur (la scène du bar) aux immenses plaines de la Monument Valley et au charisme de Wayne mais qui reste assez anecdotique vu le traitement plat de l’histoire.
  • Le Monde de Narnia : Le Prince Caspian (2008)

    The Chronicles of Narnia: Prince Caspian

    2 h 23 min. Sortie : . Action, aventure et fantasy.

    Film de Andrew Adamson avec Ben Barnes, Georgie Henley, Skandar Keynes

    28/1

    Il est repasser à la tv belge hier. L’occasion de dire (discrètement) que je reste un rare défenseur des films et de la franchise. C’est un beau film pour enfants avec des valeurs simples et importantes.
    C’est aussi une fable écologique immuable (ce qu’il dit sur les arbres par exemple).

    C’est le Ready Player One de la fantasy, un melting pot de toutes les créatures et des ficelles du genre. L’humour et la réal sont sympas, c’est Andrew Adamson à la baguette (Shrek) et ça se sent. Et puis y a Peter Dinklage, ça aussi c’est sympa.
  • Bande-annonce

    Thor : Ragnarok (2017)

    2 h 10 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantasy.

    Film de Taika Waititi avec Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett

    30/1

    Je dois dire, ça fonctionne assez bien en tant que comédie. Le gros tas de caillou m’a fait mourir de rire, les blagues s’enchainent à la seconde, sans vraiment qu’il y ait un trop plein. Et même si y en a qu’une sur deux qui fonctionnent, c’est louable.

    Y a toujours un gros casting, je n’étais pas au courant des apparitions d’autres héros Marvel, et leur entrée est très réussie. Sinon Cate Blantchett est une Maléfique (la méchante dans La belle au bois dormant) SM. Elle essaie tout ce qu’elle peut ma Cate, mais son personnage n’a rien, aucune motivation, aucun projet (que faisons-nous ce soir Cortex ?), il est tellement vain.

    Ils prennent certains paris osés, comme la déconstruction du héros avec le marteau cassé, ou l’absence presque totale de scènes sur la terre. Mais du coup, c’est 95% de fonds verts. Ils sont pas horribles, ça ne pique pas les yeux, évite les noeuds. On a au moins une certaine lisibilité dans les scènes d’actions. Mais ça ne me procure rien, esthétiquement c’est le vide. Même niveau costumes et maquillages, c’est un concours pour savoir qui sera le plus ridicule. C’est pour ça que je préfère quand même Wonder Woman par exemple, qui était au moins intéressant visuellement sur ses deux premiers tiers.

    Somme toute, j’ai passé un moment très correct, il m’a beaucoup fait penser dans les thématiques et sa construction au deuxième volume des Gardiens de la Galaxie. Plus j’y pense, plus ce sont deux films qui sont extrêmement proches (voire beaucoup trop). Pas sûr que j'en retienne grand chose cela dit.
  • Bande-annonce

    Battle of the Sexes (2017)

    2 h 01 min. Sortie : . Biopic, comédie, drame et sport.

    Film de Jonathan Dayton et Valerie Faris avec Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough

    31/1

    Pétri de bonnes intentions mais assez maladroit. En fait, le film profite des sujets actuels au coeur du féminisme (l’égalité de salaire, le choix du partenaire, le machisme usuel). C’est intéressant parce qu’on voit que ce sont des problèmes déjà bien ancrés à l’époque. Et que même si des progrès ont été faits, ces progrès sont beaucoup trop lents à se mettre en place.

    Mais ils appuient tellement fort là-dessus, que ça finit par sentir un peu trop l’opportunisme à plein nez, en oubliant d’en faire quelque qui marque vraiment les esprits. C’est tellement dégoulinant de machisme, que ça en devient répugnant, que ça sonne juste faux.

    Sinon, Emma Stones et Steve Carell ont peut-être trois minutes de screen time ensemble. Pour deux têtes d’affiche, ça fait peu. Et c'est là-dessus que je suis vraiment déçu, parce que y avait vraiment quelque chose à faire dans l'opposition de deux sportifs, style Rush. Et au final, les deux personnages se battent pas l'un contre l'autre, mais seulement contre eux-mêmes.

    J’ai quand même trouvé la fin réussie et inspirante, et puis le film est agrémenté d’images bluffantes.
  • L'Homme que j'ai tué (1932)

    Broken Lullaby

    1 h 16 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ernst Lubitsch avec Lionel Barrymore, Nancy Carroll, Phillips Holmes

    1/2

    That’s how you do it, ladies and gentlemen.

    Pas ton Lubitsch habituel, ça c’est sûr. Même si on retrouve son style dans la finesse des dialogues, ce n’est pour une fois pas une comédie, pas une satire sociale.
    C’est plutôt un drame, voire un film politique dans son message, un film d’après guerre qui, comme La Grande Illusion 5 ans plus tard, vise à réhabiliter les relations franco-allemandes après la WW1.

    Et comme la Grande Illusion, c’est en remettant l’humain au centre qu’il y parvient. Après avoir tué un allemand sur le champ de bataille, un français s’en va visiter sa famille en Allemagne pour se faire pardonner, mais sans parvenir à avouer cela une fois sur place.

    Ca donne lieu à une scène mythique, style Chaplin dans Le dictateur, où le père allemand va défendre le jeune français face aux habitants du village dans un monologue magique. Cet acteur est juste exceptionnel, ça vaut le coup de voir le film juste pour lui.

    J’avoue avoir été un peu décontenancé par le style plus sérieux de Lubitsch ici et un peu déçu au début par le manque de rires. Mais l’objectif est tout autre, ce qui le transforme en film majeur dans la filmographie du réal allemand. C’est peut-être son film le plus important au niveau message, celui à l’humanisme le plus profond.

    L’occasion de remercier l’ami @Westiix qui a pris son temps pour mettre ce petit bijou à ma disposition.
  • Bande-annonce

    Sailor & Lula (1990)

    Wild at Heart

    2 h 05 min. Sortie : . Road movie, romance et film noir.

    Film de David Lynch avec Nicolas Cage, Laura Dern, Willem Dafoe

    2/2

    Je vais pas tourner autour du pot, je n’ai pas du tout aimé. C’est une surabondance totale de kitsch, faut avoir les épaules larges pour le supporter. Rien que dans le générique d’entrée, on atteint des sommets inégalés.
    Tout est dans l’excès, l’exagération (les filtres couleurs, les personnages, les effets, les flashbacks illisibles la musique). A tel point que Nicolas Cage, qui se prend pour Elvis Presley, passe pour quelqu’un de normal ici.
    Y a toute une galerie de personnages déjantés qui sont à peine introduits, qui n’aident en rien le récit (contrairement à Twin Peaks par exemple). L’histoire, simple au départ, s’égare vite, ne se résumant qu’à une succession de non-événements. Impossible de savoir où Lynch va, les arcs ne sont jamais aboutis, rien n’est résolu.
    Des quelques souvenirs que j’en ai, ça m’a rappelé Showgirls, sauf que le film de Verhoeven est un vrai régal dans ses excès. Lynch choisit ici de faire dans le repoussant et j’ai vraiment du mal avec ça, y a des images difficiles à supporter. Le personnage de la mère est totalement insupportable, Laura Dern me casse les oreilles, les autres sont totalement insignifiants. Y a que Willem Dafoe en Bobby Peru qui est délicieusement déjanté.
    Et pourtant y en a des moments plus « classiques » et je les trouve exceptionnels, où Lynch étale toute sa classe. En quelques secondes, il sait prouver que, si c’était son objectif, il en ferait à la pelle des films à oscars (quoi que celui-ci a remporté la Palme d’or). Mais David ne serait pas Lynch sans ses expérimentations, ses explorations de l’âme humaine, ses délires qui l’ont amené au sommet. Sauf que ses délires, ils ne sont pas fascinants ici, ils sont au mieux oubliables, au pire repoussants.
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    Mise à mort du cerf sacré (2017)

    The Killing of a Sacred Deer

    2 h 01 min. Sortie : . Drame, thriller et fantastique.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan

    3/2

    Mon dieu ce que ce film ne sert à rien.
    J’ai adoré l’ambiance au début, complètement intrigante. Les personnages parlent comme des robots, sans émotions, de façon brutalement honnête. En plus l’esthétique est hyper soignée, je pensais qu’on se dirigeait vers un « A cure for life », que j’avais adoré pour sa bizarrerie jusqu’au-boutiste. Y avait ce sentiment de l’absurde intelligent, une touche de The Lobster, ce sentiment de malsain, de glauque. J’étais clairement dans mon élément.

    Pendant la première moitié t’es donc intrigué. Puis on te balance le concept en 15 secondes. Et non seulement ça dévoile en un coup le plan de tout le film, mais en plus le concept est complètement pété, façon The book of henry. Et en 15 secondes, j’ai perdu tout intérêt pour le film.

    C’est bien joué de tous les côtés (Colin Farrell, Nicole Kidman, la géniale Raffey Cassidy qui a bien grandi en deux ans depuis Tomorrowland, même le gosse est exceptionnel).

    Mais le projet est tellement vain, dans le sens où il n’est ni vraiment divertissant, ni intelligent (aucune morale, aucun message). Et ce n’est pas en faisant des parallèles mythologico-religieux (évidents) ou avec la situation de lia Grèce (moins évidents mais pourquoi pas), que vous justifierez ces deux heures.
  • Bande-annonce

    Instalife (2017)

    Ingrid Goes West

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Matt Spicer avec Aubrey Plaza, Elizabeth Olsen, O'Shea Jackson Jr.

    4/2

    Vous ne l’avez pas vu passer celle-là en 2017.

    Et pourtant petite pépite. Ne vous fiez pas à la note globale ou surtout à l’horrible bande-annonce,

    C’est une satire jouissive sur les « instagrameuses ». Et pour côtoyer quelques amis qui sont à fond dedans, le film moque subtilement leurs comportements, en tapant dans le mille.

    C’est très feel good, sans chercher le rire, le film te donne la banane du début à la fin, sans temps mort. C’est grandement dû à Aubrey Plaza, digne d’une performance oscarisable, Cette gonzesse est géniale dans tout ce qu’elle fait depuis Parks & Rec. Elizabeth Olsen surprend encore après Wind River, elle a le profil parfait pour le rôle.

    Il paie pas de mine comme ça, mais il est tellement délicieux (je penche plutôt à mettre 8), il réussit tout ce qu’il entreprend, et c’est peut-être le meilleur film indé de 2017.

    Une comédie satirique sauvagement drôle et intelligente avec une réflexion judicieuse autour d’Instagram et qui se finit sur un style Black Mirror. Pas mal non ? En plus y a un fan absolu de Batman et c’est sponsorisé par Corona. Que du bon goût.

    Sur un ton léger qui donne la banane, ça parle de notre rapport à l’image, à la célébrité, aux nouvelles technologies. Et rien que pour la performance d’Aubrey Plaza, ça
  • Bande-annonce

    The Cloverfield Paradox (2018)

    1 h 42 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Julius Onah avec Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl

    6/2

    Bon. Et bien voilà, j’ai aimé.
    C’est super sympa de sortir un film sans aucune promotion, Netflix change vraiment le game (ils avaient déjà lancé le concept de sortir tous les épisodes d’une série en un coup avec House of Cards). Mais quitte à pousser le truc jusqu’au bout, c’est dommage que le synopsis révèle déjà la première grosse révélation du film.

    Le projet me hypait énormément, après la réussite, chacun dans leur style, des deux premiers. Et je dois dire que j’ai passé un chouette moment, vraiment.

    Un film survivaliste dans l’espace, ça me botte complètement. Tout le monde va directement faire les parallèles avec les ténors du genre, dès qu’un film se passe dans l’espace, vous êtes obligés de comparer. Et évidemment que c’est un sous-Alien, un sous-Sunshine, un sous-Gravity, un sous-Solaris… Vous nous aviez déjà fait le coup avec « Life » , qui m’avait bien plu aussi l’année passée.

    Et on est un peu dans le même délire, ça révolutionne rien mais c’est divertissant grâce à une histoire qui réussit à intriguer sur la durée. Chaque nouvel événement nous pose question, nous donne à réfléchir.

    Je regrette qu’il n’y ait aucun background scientifique (et même aucun respect des bases de la science), faut fermer les choses sur pas mal de choses qui ne sont pas expliquées. Je regrette que les personnages soient aussi mauvais.

    Mais au niveau de son incorporation dans l’univers c’est top. Graphiquement (le style de l’intérieur du vaisseau par exemple) et techniquement (les prises de vues) c’est correct aussi. J’ai passé un bon moment, c’est le haut du panier niveau film Netflix (qui n’est décidément pas très haut, on est d’accord), et je n’hésiterai pas à le recommander.
  • Bande-annonce

    Jupiter : Le Destin de l'univers (2015)

    Jupiter Ascending

    2 h 07 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Lilly Wachowski et Lana Wachowski avec Mila Kunis, Channing Tatum, Sean Bean

    6/2

    C’est juste terriblement mauvais.

    Y a des visuels 100% numériques réussis qui rendent l’univers diversifié et parfois agréable à l’oeil. Même si l’abus de fonds verts est dangereux pour la santé. Et même si le character design des monstres est hyper paresseux pour une production de cette ampleur (les lézards), voire totalement ridicule (il y a un put** de mini-éléphant en guise de capitaine du vaisseau).

    C’est horriblement écrit.
    Et c’est le plus décevant. Il n’y a aucune cohésion, on nous balance des noms sans qu’on comprenne quelque chose. C’est comme si il fallait avoir lu des centaines de trucs au préalable pour comprendre l’univers.

    L’histoire se résume à Tatum qui sauve la vie de Mila Kunis. J’ai arrêté de compter à 8, mais ça va plus loin. Tout comme le nombre de minutes où elle tombe indéfiniment dans le vide. Dieu sait que j’aime Cloud Atlas, mais là c’est tellement décevant pour une histoire écrite pas les Wachowski. Il n’y a rien qui te donne envie de t’attacher aux personnages.

    Les dialogues sont tout aussi ratés. A tel point qu’ils font rire quand ils ne devraient pas. J’en ai relevé quelques uns qui sont affligeants, des dialogues que Twilight n’aura jamais sortir (J’ai plus en commun avec un chien qu’avec un humain / J’aime les chiens).

    C’est horriblement joué.
    Je ne sais pas comment personne n’a osé dire à Redmayne qu’il était absolument ridicule. Quoi qu’il était en train de faire, c’est juste pas possible, c’est embarrassant pour lui et pour le spectateur. Et c’est généralement pas sur Mila Kunis ou Channing Tatum qu’il faut compter pour relever le niveau.


    Si je devais faire une comparaison, je dirais qu’il a les défaut de Valérian (une histoire éparpillée, un casting raté) en pire, et les qualités de Valérian (l’univers visuel) en moins bien.
  • Bande-annonce

    Jerry Maguire (1996)

    2 h 19 min. Sortie : . Comédie dramatique, romance et sport.

    Film de Cameron Crowe avec Tom Cruise, Cuba Gooding Jr., Renée Zellweger

    7/2

    On me l’avait vendu comme étant une des meilleures comédies romantiques aux côtés de When Harry Met Sally et de 500 jours ensemble. Et force est de constater que c’est bien le cas.

    Tom Cruise et Renée Zellweger en sont à un point parfait dans leur carrière pour faire ce film. Tom sort de plusieurs succès, dont Mission Impossible la même année. Il démontre qu’il sait sortir un personnage au grand coeur, attachant. C’est juste une de ses meilleures performances avec Magnolia.

    Quant à Zellweger, dans un de ses premiers métrages, elle sort une performance tellement pure qu’on est obligé d’y croire. Ça semble subjectif, mais elle est vraiment craquante ici, avant d’entamer les Bridget Jones. L’alchimie entre les deux acteurs produit des étincelles comme jamais, y a quelque de vrai qui sort, ça en devient très sensuel.

    Le schéma narratif est certes très classique, toutes les romcoms fonctionnent un peu pareil. Mais Jerry Maguire sort du lot car il réussit tout ce qu’il entreprend. Il n’y a aucun accroc, tu te laisses emporter dans un coup de vent. Et ça fout une de ses pêche incroyable, ça te donne la banane comme jamais. Avec une petite dose de sensibilité très efficace sur la fin, qui t’oblige à verser une petite larme, puis de laisser les crédits de fin défilé pour rester dans le moment.

    Je dirais que le film réussit moins les quelques rares moments dramatiques (indispensables à toute romance), qui sont caractérisés par le fait que les personnages portent des lunettes de soleil. Et du coup, on est déconnecté de leur histoire, comme si un mur s’installait.

    Le film parfait pour anticiper MI4 avec un grand Tom Cruise, et pour chopper un sourire pour un bon bout de temps. Antofisherb l’a dit avant moi, ce film se doit absolument d’être culte, tous les éléments sont là.
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    Wonder (2017)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Stephen Chbosky avec Owen Wilson, Jacob Tremblay, Julia Roberts

    9/2

    Un excellent film de Noël, avec plein de bons sentiments, sans tomber dans le tire-larme. Le genre de films où t’as exactement ce que tu penses avoir en lisant le pitch, en voyant l’affiche ou même le casting. Un gosse avec une difformité faciale vit son première d’école. Il y a d’abord les moqueries, les petits tyrans, les pleurs mais aussi les amis et la famille qui vous font tenir bon. Et au final, tout se finit dans le meilleur des mondes.

    Si Wonder pêche donc à surprendre où que se soit, il n’en est pas moins réussi. Toutes les scènes sonnent justes, c’est même une petite leçon de vie. Y a des répliques géniales, des petits moments perdus qui te réchauffent le coeur pour la décennie à venir.

    Sa plus grande réussite pour moi, c’est de ne pas faire du personnage central le centre de l’univers. L’histoire est découpée en plusieurs chapitres, donnant la parole à plusieurs enfants. Ce n’est pas seulement l’histoire d’Auggie, mais aussi celle de sa soeur Via, de son ami Jack Will (le meilleur acteur de la bande) ou même de l’amie de sa soeur, Miranda. Cela offre une fresque assez complète permettant de comprendre et d’avoir de l’empathie pour tous les personnages. J’ai absolument adoré ça. Je trouve juste dommage que la brute principale (Julian) n’ait pas vraiment eu droit à ce traitement de faveur.

    Julia Roberts et Owen Wilson, en parents dévoués et affectueux font exactement ce qu’on attend d’eux. J’étais tellement content de voir Mandy Patinkin (Homeland) en directeur d’école. Les enfants sont tous bons même s’ils jouent et parlent un peu trop comme des adultes (ça sent les écoles d’acteur à pleine nez, mais ça reste un détail).

    Ca tire un peu en longueur sur la fin (l’histoire du chien et de la pièce de théâtre, c’était peut-être en trop) mais le visionnage est plus qu’agréable.
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    Le Labyrinthe : Le Remède mortel (2018)

    The Maze Runner: The Death Cure

    2 h 22 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Wes Ball avec Dylan O'Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario

    10/2

    Labyrinthe : Le remède mortel est un…. bon film. Ca parait presque fou de le dire. Le premier était un chouette plaisir coupable, le deuxième tombait bien bas, on pouvait donc redouter cette fin de trilogie.

    Le début annonce la couleur, avec un hommage hyper poussé à Mad Max. Quitte à copier/coller son plan d’ouverture pour bien appuyer la référence, on retrouve les décors désertiques, les véhicules lancés à toute vitesse, un assaut donné sur un convoi pour une mission de sauvetage.

    J’aurais même été disposé à mettre plus si les scènes d’action n’étaient pas toutes les mêmes. C’est à chaque fois pareil, sérieusement y a bien 15 situations où ils sont dans une situation inextricable (souvent avec des fusils pointés sur eux) et où ils arrivent à fuir grâce à une aide extérieure de dernier moment. La première et dernière scène d’action sont littéralement les mêmes (des enfants dans un wagon au début, dans un bus à la fin, sont extirpés par les airs). Du coup, y a aucun rebondissement, tout est tellement prévisible à des kilomètres. Même le titre est un spoiler en soi. Ca gâche pas grand chose mais c’est une balle dans le pied.

    Mais ce qui est réussit, c’est que même sans rebondissement, on ne s’ennuie pas malgré les 142 minutes. Il n’y a quasi aucun temps mort, c’est bourré d’action tout le temps. Ca pourrait être trop, mais les scènes d’action sont honnêtement très réussies, avec une certaine violence qui n'est pas pour déplaire.

    Et puis ce casting est toujours aussi fort, avec notamment trois acteurs de Game of Throne (Little Finger, Missandei et Jojen, qui décidmment est un excellent acteur, allez le voir dans Godless). Tu rajoutes l’éternelle Kaya Scodelario (Effy de Skins, le crash absolu) ou Giancarlo Esposito (Gus de Breaking Bad), et t’as vraiment du lourd de tous les côtés.

    Au final, ça fait plaisir de voir que toutes les personnes impliquées se sont donnés à fond pour terminer plus que correctement, une trilogie au finale assez correcte. En tout cas, il n'y a pas de honte à dépenser son argent pour aller le voir en salle, le divertissement est de qualité. Et nombreuses sont les trilogies ado qui n'ont pas eu cette chance.
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    Only Lovers Left Alive (2013)

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jim Jarmusch avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska

    Je n’accroche toujours pas à Jarmusch, me tapez pas. Et pourtant, côté forme, je l’ai adoré celui-là. D’ailleurs la première demi-heure est parfaite. C’est le maître des compositions de plans hyper, c’est hyper fourni. Les tons sombres utilisés, les détails dans les décors, comment chaque chose est à sa place, toute la mise en scène… tout ces éléments donnent une ambiance unique au film.

    Le duo d’acteur est génial aussi, ils ont le physique parfait pour le rôle, sûr que j’aurais choisi ces deux là pour jouer des vampires aussi. Et puis John Hurt, comme d’habitude au top, c’est toujours un pincement au coeur.

    C’est donc côté histoire que je ne trouve pas mon compte. Des vampires punk rock en pleine crise existentielle, ça a l’air sympa, mais sur deux heures, ça n’explore pas grand chose. Les personnages stagnent, n’évoluent que très peu. Ils s’apitoient plus sur leur sort dans un huis clos pas très excitant.

    J’ai aussi eu du mal avec l’érudition proclamée des personnages. A la limite je préfère l’approche de Woody Allen, qui avec son Midnight in Paris, rend un vrai hommage aux artistes illustres rencontrés. Ici, Jarmush désapproprie l’auteur de son oeuvre (Hamlet, Schubert…) pour l’attribuer à ses personnages. C’est peut-être un détail, mais sur le coup ça m’a un peu dérangé. Ca en devient légèrement pompeux même quand ils se mettent à tout citer du latin, vivent dans le passé et étalent leurs connaissances.

    Un film beau dans sa plastique sombre et son ambiance dépressive tout en étant apaisante mais dont l’absence d’intrigue m’empêche de m’y intéresser outre mesure. Sinon, le titre est magnifique.
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    Les Heures sombres (2017)

    Darkest Hour

    2 h 05 min. Sortie : . Guerre, drame et biopic.

    Film de Joe Wright avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas

    14/2

    J’ai adoré la réalisation de Joe Wright que j’apprécie fortement. Il est passé maître dans la reconstitution de films d’époque. C’est classique, mais comme The Post de Spielberg, ça ne l’empêche pas d’avoir une mise en scène hyper dynamique, bourrée d’idées, en constant mouvement. Spielberg et Wright, c’est vraiment deux exemples de maitrise parfaite de mise en scène. On peut prendre scène par scène et analyser chaque idée, c’est bluffant (Quelques unes qui m’ont marquées : l’apparition de Churchill, éclairé à la lumière brève d’une allumette, la porte qui se referme sur Churchill après le conseil de guerre, montrant un sentiment de prise au piège, la caméra qui passe de personnages en personnages dans les plans séquences).

    Y a aussi un vrai sentiment d’urgence. Comme dans Dunkirk, on sent que chaque seconde est primordiale. Mais Darkest Hour a un peu de mal à tenir la durée. Il a une volonté d’éviter toute démonstration et se repose entièrement sur la prestation d’Oldman. Du coup, j’ai ressenti un coup de mou sur la dernière partie. Par contre, la scène du métro est absolument géniale. Ca aurait presque pu se finir là-dessus.


    Un des points les plus intéressants à analyser, c’est évidemment l’interprétation de Churchill par Gary Oldman. Sa performance est au centre du tout, c’est le film en lui-même. Et je dois dire qu’au début, je l’ai trouvé sénile, maladroit, un peu papi gâteux. Ca ne correspondait pas à l’image que je me faisais de Churchill, monstre absolu de la politique. D’ailleurs, à titre de comparaison, le Churchill de John Lithgow dans l’excellente série The Crown, est très différente de celle de Gary Oldman. Après, j’ai trouvé que plus ça avançait, plus Oldman prenait confiance et imposait son style. Et puis, c’est toujours un plaisir de retrouver Lily James, qui fait définitivement ses preuves dans le milieu, après son rôle dans Downton Abbey et Baby Driver.


    « stop interrupting me, while i’m interrupting you »
    «  Vous ne pouvez pas raisonnez avec un tigre, quand vous avez votre tête dans sa gueule ».
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    Rebecca (1940)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, romance et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, George Sanders

    16/2

    Je parlais de la mise en scène de Spielberg et Joe Wright en de début d’année. Mais alors Hitchcock, c’est une école à lui tout seul, une institution.

    Ce qui est très fort dans ce film, c’est la personnification d’un fantôme, de Rebecca, déjà décédée quand le film commence. Et pourtant, sa présence pèse de tout son poids, partout, tout le temps. C’est le personnage principal, alors qu’elle n’existe plus.

    Et c’est ce qui m’a le plus intéressé, parce que le reste de l’histoire, ça ne m’a pas trop inspiré. J’ai aimé le début et le dernier tiers, qui prend une tournure film noir très sympathique. En enchaînant les rebondissements, Hitchcock revient à quelque chose de plus classique chez lui et ça marche.

    C’est entre les deux que ça pêche. Il n’y a pas d’intrigue développée en milieu de film et c’est peut-être la première fois qu’un Hitchcock me confronte à l’ennui. Et puis la fille passe les 3/4 du film à pleurer à cause d’enfantillages (son mari part travailler la journée, la maitre de chambre lui fait une mauvaise blague…). Rien à voir avec tout le talent de Joan Fontaine qui joue la fragilité à l’extrême, comme ça lui est demandé. Mais justement, son personnage est trop fragile, elle craint tout le monde, n’ose jamais rien. Ça aurait été sympa de la voir prendre le pouvoir, ou au moins prendre confiance à un moment, pour montrer une évolution.

    Sinon George Sanders (le cousin) bouffe tout l’écran à nouveau. Et c’est marrant, parce que ce film m’a un peu fait pensé à l’Aventure de Mme Muir, dans lequel il jouait déjà. Cette même belle maison vide, cette même présence (visible ou invisible) qui hante un lieu.

    Excepté sa maestria technique étalée de toute son ampleur, difficile de retrouver ici ce qu’on aime chez Hitchcock, (pas de suspens, aucun humour, la romance ne fonctionne pas, les personnages sont froids) mais on l’apprécie pour différentes raisons. C’est un film d’ambiance, une ambiance glaciale et obsédante, où le doute s’empare de tous les personnages.
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    November Criminals (2017)

    1 h 23 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Sacha Gervasi avec Chloë Grace Moretz, Ansel Elgort, Catherine Keener

    17/2

    Ansel Elgort + Chloe Moretz.

    Dès fois, je me demande pourquoi un film a été fait. C’est quoi le message, c’est quoi la démarche artistique ? Genre, t’es réalisateur, pourquoi tu choisis de faire ce film ?

    C’est embarrassant tellement c’est mal écrit. Déjà, Ansel est décrit comme le reclus avec qui personne ne veut être ami. Tu vas sérieusement me faire croire que Baby Driver n’a aucun ami à l’école. Perte de crédibilité après deux minutes. Après on te présente Chloe Moretz, la fille populaire, qui va demander à Ansel de la déflorer, pour se débarrasser de sa virginité avant le lycée. Bonjour la gêne. S’en suit ladite sexe de scène. Rebonjour la gêne.

    Un de leur pote se fait assassiner et Ansel va essayer de résoudre le meurtre de son ami. L’histoire fait passer la police pour des abrutis complets, parce que ça leur donner un point de départ. Ce n’était pas un spoiler, et pourtant la moitié du film est passée.

    Y a des passages en found foutage à chaque fois qu’on est dans la voiture. On découvre que l’assassin était blanc, donc ce n’était forcément pas l’oeuvre d’un gang comme la police le dit. La mère de Chloe ne veut pas qu’elle sorte avec Ansel parce qu’il est pauvre. Il n’y a pas de résolution, pas de rebondissement, pas de conclusion, pas d’action, pas d’humour, pas de romance. Il n’y a rien. Il n’y a absolument rien dans ce film.

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    Phantom Thread (2017)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville