Journal de lectures 2015

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75 livres

par Tryste Oil Hugo

Tout il est dit dans le titre.
Les livres en anglais seront tous lus en Vo, sauf mention contraire.

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  • Le Coupeur de roseaux (1932)

    Ashikari

    Sortie : 1932. Roman.

    Livre de Junichirō Tanizaki

    Petit conte tout néo-classique, pour ce que je sais de la littérature japonaise. Charmant, dépaysant, montre encore l'importance du paysage et du temps dans la littérature japonaise, un sens du détail (ce qui me plaît particulièrement chez elle). Mais sans grande importance je trouve. Du moins ça a coulé sur moi sans me marquer particulièrement.
  • Le Cahier bleu et le Cahier brun

    Sortie : mars 1965. Essai et philosophie.

    Livre de Ludwig Wittgenstein

    Lu uniquement le Cahier Bleu :
    Premier abord de la pensée de Wittgenstein, c'est intéressant, j'en comprend l'importance et le poids, très post-moderne assurément. Les remarques sont assez souvent pertinentes, mais finalement cela tourne pas mal en rond, n'est pas toujours très clair, ce qui est un comble pour quelqu'un qui prétend déblayer le langage, le rendre plus clair, utilisable ; il y a un aspect gourou possédant la vérité dernière qui me gêne, et me fait comprendre certaines remarques de Deleuze à son propos. Et enfin un vrai côté tisane dans cette pensée, refuser de prendre partie, de s'engager dans une pensée, une lecture du monde, réfuter même sa possibilité, qui me rend in fine assez distant.
  • Les Trois Mousquetaires (1844)

    Sortie : 1844. Roman.

    Livre de Alexandre Dumas

    A lire avant 25 ans, vraiment. Là j'en vois trop les trucs, les astuces pour tirer en longueur, en rajouter, créer du suspens, la grossièreté des ficelles. L'histoire ne me passionnent pas, et l'idéologie qui en ressort assez affligeante. Au final c'est l'histoire de quatre gosses qui ont pourtant bien plus de 20 ans, désoeuvrés et possédant tous les droits puisqu'aristocrates, et qui se permettent tout et surtout n'importe quoi (mais heureusement au final la narration légitime (presque) toujours leurs inconduites parce qu'en fait c'était di michants ceux qu'ils ont volés/roustés/tués sans raison), en plus d'être stupidement obéissant à leur roi et supérieur.
    Mais on rigole parfois bien, c'est bien mené, pas trop mal écrit. Lire ça gosse ou jeune doit être un vrai plaisir.
  • Thésée et l'imaginaire athénien (1996)

    Sortie : 1996. Essai.

    Livre de Claude Calame

    Très intéressant, on apprend beaucoup sur le mythe de Thésée, sa place essentielle, la façon dont les grecs lisaient et pensaient leurs cultures et leurs mythes, comment notre pensée des mythes et des rites viennent d'eux, la manière dont Athènes s'est servie de ce mythe pour construire son aura culturelle, etc etc
    Après la forme est lourde, c'est universitaire dans ce que ça a de ridicule, ça demande bien des efforts, ça trouve le moyen de se répéter, et bien sûr en bon ethnologue il est obligé de faire référence à des peuples de l'océan pacifique à raison et souvent à tord.
    Mais si vous êtes intéressé par Thésée/Athènes/la Grèce antique/la mythologie ça vaut la lecture.
  • Ce monde est mon partage et celui du démon

    Sortie : avril 2008. Poésie.

    Livre de Dylan Thomas

    Critique à venir pour les deux recueils que contient ce volume.
  • Vineland (1990)

    Sortie : 1990. Roman.

    Livre de Thomas Pynchon

    Fou, explosif, brillant, et très actuel encore, toujours. Pynchon se pencher sur la reagan era, là où notre époque actuelle commence, ce ne peut être que grandiose et presque vital. Nourrissant, flamboyant, le livre déploie une richesse et un imaginaire qui manque si souvent à la littérature. Et quelle langue.
  • La 628-E8

    Sortie : novembre 1907. Récit.

    Livre de Octave Mirbeau

    Petit 7. Texte avec des moments très forts (le passage au début sur les bouleversements de la conscience que produit la voiture) et d'autres très faibles (cette moquerie sans fin de la Belgique, facile et bancale). Dans l'ensemble instructif, il permet de replonger une époque pivot du XXeme siècle, et de découvrir bien des détails socio-politique aujourd'hui oublié. En plus parfois de beaux paysages, de belles anecdotes. Après l'écriture manque parfois d'imagination, le conventionnel style fin XIXeme, début XXeme.
  • Dans la chaleur vacante

    Sortie : octobre 1991. Poésie.

    Livre de André Du Bouchet

    C'est très beau, entre impressionisme et abstraction, ça me touche et me parle, tout d'air, de vent, d'herbe, de pierre. Mais ça tourne malheureusement en rond au beau d'un certain nombre de poèmes, et c'est d'autant plus regrettable que c'est pas long comme recueil. Peu importe, ça valait la lecture, et ça accompagnera mes pensées.
  • Fairy Queen (2002)

    Sortie : 2002. Poésie.

    Livre de Olivier Cadiot

    On sait et sent les influences (Mallarmé, G. Stein, les dadaïstes, les surréalistes etc), ça part dans tous les sens tout en réussissant quand même à développer une histoire, des personnages, une situation. On joue entre récit historique (autour de G. Stein, sa femme etc), et pure fantaisie. Parfois le langage tourne à vide, les images tombent, assez souvent tout de même ça fonctionne, ça prend, du moment qu'on ne cherche pas trop à savoir où l'on est. Agréable vraiment.
  • Histoire de l'art (1950)

    Sortie : 1950. Peinture & sculpture, essai et culture & société.

    Livre de Ernst Hans Gombrich

    Charmant, mais trop commun dans son approche, parfois énoncé comme vérité ce qui n'est que des hypothèses, et un peu trop discussion autour d'une table pour moi. Sans oublié certaines de ses préférences (la peinture italienne c'est bien mais ça va bien), de ses dédains (parle autrement du dadaïsme et de Duchamp), et qu'appeler ça "histoire de l'art" alors qu'il ne s'agit que de l'histoire de l'art de l'Europe de l'ouest surtout et avant-tout à quelque chose qui me gène. Sur ce dernier point je regrette aussi son peu d'audace pour donner des pistes méconnus de l'art - y compris ouest-européen.
  • Poèmes

    Poèùes — Edition bilingue

    Sortie : mai 2001. Poésie.

    Livre de William Wordsworth

    Vaut pour le premier volume de "Collected poems" (1805). Assez déçu, passez quelques poèmes qui sont justement connu, touchant, beau, limpide, vivant, où Wordsworth montre la beauté d'un monde et la richesse de la poésie avec peu de chose, bref qui mérite d'être lu, c'est conventionnel quand pas tout à fait ridicule.
  • Le vrai est au coffre

    Sortie : . Roman.

    Livre de Denis Lachaud

    Si la dernière partie me semble perdue, le reste est un roman étonnant efficace et touchant, qui navigue entre rêve et réalité, souvenir et reconstruction. A la narration étonnante, où le "je" se déplace sans en avoir l'air, ça évoque assez justement une certaine banlieue, l'enfance, la naissance au monde adulte, et une certaine forme de féerie. Sans être extraordinaire, c'est un bon roman qui mérite d'être lu.
  • Le maître de chasse

    Sortie : .

    Livre de Mohammed Dib

    J'en sors déçu. Jamais encore lu de M.Dib, le projet de base me plait, parler de l'époque post-indépendance de l'Algérie en s'intéressant au désert, avec une atmosphère entre Beckett et Blanchot. Bref tout pour me plaire, mais ça ne prend pas, marche pas, on s'ennuie, on se traîne. Le désert est plutôt que vide et terrible, morne. Dommage.
  • Vice caché (2009)

    Inherent Vice

    Sortie : 2009. Roman.

    Livre de Thomas Pynchon

    Un Pynchon de plage, dans tous les sens du terme. Cela reste un Pynchon, mais si affaibli. Je peux pas lui mettre moins de 6 quand même, surtout qu'il y a quand même quelques passages balaises (Las Vegas), et j'ai plutôt rigolé.
  • La ronde et autres faits divers

    Sortie : . Roman.

    Livre de J.M.G Le Clézio

    Les idées narratives sont souvent bonnes, j'aime cette atmosphère chaude, dense, pleine de ciel bleu et de soleil. Mais le langage trop limité, la redondance des atmosphères (d'autant plus gênante que les nouvelles se basent en grande partie sur l'atmosphère), la volonté de faire simple aboutit à une étroitesse, un simplisme qui me gène et me lasse.
  • La Marge

    Sortie : 1967. Roman.

    Livre de André Pieyre de Mandiargues

    D'un classicisme dans le surréalisme qui finit par lasser et gâcher, auquel s'ajoute un certain Freudisme assez banal, facile, attendu. Ironiquement et paradoxalement il n'y a pas tellement de moment furieux ou merveilleux. Son style maniéré m'a plu, un temps, mais ces manières sont toujours les mêmes, ergo ses volutes redondent. Cependant le livre gagne par une certaine ambiance et narration beat-generation, malgré l'auteur même, et à quelques moments magiques le surréalisme rencontre la beat-generation, l'écriture se dépouille, se concentre, l'atmosphère se fait plus précise, sec, vive ; ces quelques moments suffiraient à justifier la lecture de ce roman, peut-être.
  • La Couronne et la Lyre

    Sortie : 1979. Poésie et vie pratique.

    Livre de Marguerite Yourcenar

    Je ferai une critique, nécessairement. Une découverte flamboyante de la poésie grecque antique. Un voyage poignant et beau, entre anthologie, essai historique et roman, sans aucun doute l'un des chefs-d'oeuvre de Yourcenar. Il fallait bien elle, son savoir et son esprit baroque pour faire d'une anthologie une oeuvre en soi. Historiquement pas toujours scrupuleux, des traductions parfois assez libres, et tant mieux, c'est par ces libertés qu'elle a su produire une oeuvre aussi atypique, aussi unique, aussi riche. Et c'est une superbe découverte d'une poésie antique. Son seul défaut est de nous mettre le blues : tout ce qui fut perdu à jamais de merveilles.
  • Vendredi ou les limbes du Pacifique (1967)

    Sortie : 1967. Roman.

    Livre de Michel Tournier

    Je ne m'attendais pas à être convaincu, et pourtant. Le livre se lit bien, est intelligent, pertinent, arrive à allier fiction et philosophie avec justesse (et ce n'est pas un moindre mérite), avec un usage pertinent des possibilités du roman pour démultiplier la profondeur et le sens de remarques philosophiques qui laissées seules dans un essai auraient paru bien plus pauvres. Son seul gros défaut reste une écriture qui fait trop pseudo-flaubertienne, manquant de particularité, d'un goût propre et d'époque. A beaucoup d'égard le livre aurait pu être écrit en 1870.
  • Onitsha

    Sortie : mars 1991. Roman.

    Livre de J.M.G Le Clézio

    C'est beau, envoutant, touchant. Un roman d'aventure, un roman d'ailleurs, un roman qui émeut. L'atmosphère chaude, vibrante, sonore, odorante me parle, dans sa sensualité et sa langueur. Seulement comme pour le recueil de nouvelles "La ronde et autres faits divers" Le Clézio à force de vouloir être consensuel et universel finit par y perdre, l'écriture se simplifie amaigrissant la narration, ses sens, et même les personnages. Ainsi de la critique de la colonisation : juste, mais limité à cause de cette écriture même. Dommage.
  • Fraudeur

    Sortie : .

    Livre de Eugène Savitzkaya

    Surréaliste, nouveau roman, renaissance. Entre récit poétique, roman expérimental et mélange. Comment voulez-vous que je ne craque pas? Et en plus, dans chacun des styles qu'il mélange, Savitzkaya est talentueux autant que dans l'art de mélanger.
  • Terminus radieux

    Sortie : . Roman.

    Livre de Antoine Volodine

    Etonnant, baroque, bordélique, surréaliste, raté et particulièrement réussi. On en finira pas d'accumuler sur ce livre les qualificatifs, et certains seront contradictoires. La raison en est simple : Volodine a voulu assumer une production dans sa totalité, ne pas séparer, retrancher, ou du moins donner le sentiment qu'il ne l'a pas fait. D'où des retours, des longueurs, des scories, des chutes. Tout y est. Le roman qui en naît est passionnant autant que lassant, grandiose autant que ridicule. Une audace, un tour de force, un voyage, une expérience.
  • La Maladie de la mort (1982)

    Sortie : 1982. Récit.

    Livre de Marguerite Duras

    Court, épuré, minimal et dense. Une situation simple, un espace-temps bref et dépouillé. Le livre manque finalement d'une certaine direction précise. Il n'en demeure pas moins un parcours dans un univers sombre où la sensualité n'a pas de place, ni le sexe, rien qu'un désir d'avoir d'une manière ou l'autre du désir, désespérément. Une image tremblante.
  • L'homme qui marchait dans la couleur

    Sortie : janvier 2001. Biographie.

    Livre de Georges Didi-Huberman

    Une réflexion intéressante sur James Turrell, ce qu'est un lieu, ce qu'est la lumière. Didi-Huberman a les torts de la French Theory, il s'égare, fait du style, prend des obscurités pour des splendeurs. Mais à petites doses, comme les grands de la French Theory. Au bout du compte le vrai tord de ce livre ne se situe pas là, simplement que ces articles disparates rassemblés ne sont pas tous du même niveau, et que parfois ils se répètent sans que cette répétition génère quoique ce soit.
    Peu importe. Les interrogations sur la lumière et le lieu me resteront, à la fois des évidences et des fulgurances qui bouleversent.
  • La vie immobile (1987)

    Sortie : 1987. Roman.

    Livre de Natsuki Ikezawa

    Deux courts récits comme savent si bien les faire les japonais. Vraiment maîtres dans la brièveté, l'éclat délicat et incandescent. Les deux textes regroupés n'ont pas grand'chose à voir, et c'est tant mieux : deux perspectives différentes, deux histoires atypiques. L'écriture simple se montre efficace, et les propos développés, les images qui se donnent saisissent, touchent justes. Pas transcendant, mais ça vaut la lecture. Je chercherai d'autres textes de cet auteur.
  • Vies imaginaires (1896)

    Sortie : juin 1896. Conte et recueil de nouvelles.

    Livre de Marcel Schwob

    Intriguant, atypique, intéressant, varié. Un exemple de créativité. Je regrette seulement que le mode de composition étonnant (entre imagination, réécriture, compilation, voire encyclopédisme) ne se fasse pas plus sentir dans les textes eux-mêmes. Mais un must-read de la littérature française, c'est sûr.
  • Ce qu'aimer veut dire

    Sortie : .

    Livre de Mathieu Lindon

    Je croyais découvrir le monde littéraire des années 70, approcher la figure titanesque de Foucault et autres maîtres de l'époques, et qui sait être étonné. Non. Du tout. Le style de Lindon est ici particulièrement pauvres, c'est écrit comme si un adolescent l'avait fait, et pas Rimbaud croyez-moi. Les réflexions sont du même niveau. La construction du récit est correct, mais ça ne sauve rien. Surtout qu'au final ce récit : les amours homosexuel d'un fils à papa dans les milieux littéraires des années 70. Inutile. Et que c'est pu avoir un prix : ça en dit long sur la corruption de ces institutions du bon goût.
  • Dire non

    Sortie : . Essai.

    Livre de Edwy Plenel

    Plenel dresse un bon bilan des échecs de la présidence de Hollande jusqu'à son moment d'écriture (2014), et un panorama efficace de l'urgence et de la gravité de la situation : l'absence d'issue, d'espoir, de possibilité dans la France, actuellement. Mais les 50 dernières pages ne sont pas vraiment utile, tournant à une anthologie de citations, et aucune perspective n'est donnée hormis l'oeuvre d'Edouard Glissant (ce en quoi je suis d'accord avec lui), mais dont ils ne donnent que de bien pauvres paraphrases et quelques extraits.
  • Une histoire du monde en dix chapitres et demi

    Sortie : . Roman.

    Livre de Julian Barnes

    En premier : le titre est trompeur, ce livre est un recueil de nouvelle, dont le point commun est une référence plus ou moins appuyer au mythe du déluge et de l'arche de Noë. Après voir en cela une histoire du monde, bien, mais à ce titre tout récit pourrait l'être (et pourquoi pas, ça pourrait être une optique de recherche intéressante).
    Le livre en lui-même est bon : bien écrit, avec même des moments flamboyants, et d'autres un peu honteux, intelligent, avec des histoires intéressantes, et parfois même de l'audace. Et en plus c'est drôle. Mais Barnes ne cherche pas à aller très loin, à faire une oeuvre monstre, cela reste du divertissement, de grande qualité certes, mais du divertissement. Dommage. Après c'est une bonne lecture.
  • Une histoire de la Révolution française

    Sortie : . Essai.

    Livre de Eric Hazan

    Lecture de textes de Pierre Olivier curée de Mauchamp, révolutionnaire pré-socialiste.
  • Narcissisme de vie, narcissisme de mort

    Sortie : octobre 2007. Essai.

    Livre de André Green

    Ouais vraiment la psychanalyse... j'ai du mal à y voir autre chose que banalités, évidences, galimatias, blablatages symbolico-bancals, réflexions fumeuses, et trop ponctuelles fulgurances. Sans moi.