Lectures 2018

Avatar schiz0idandr0id Liste de

51 livres

par schiz0idandr0id
Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Date de sortie
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note de l'auteur de la liste
  • Derniers ajouts
  • 1
  • 2
  • Les Disparus (2007)

    The Lost

    Sortie : 2007. Roman.

    Livre de Daniel Mendelsohn

    Une (en)quête absolument bouleversante, intimiste, nécessaire. Les témoignages de ces rescapés juifs au crépuscule de leur vie sont tous empreints d'une fragilité et d'une dignité remarquables. Le meilleur livre que j'ai pu lire autour de la Shoah, précisément parce qu'il s'attache à reconstituer la vie et la mémoire des victimes, pour mieux les arracher au néant auquel elles étaient irrémédiablement promises. Particulièrement émouvant.
  • Bergson : La création de soi par soi (2013)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Karl Sarafidis

    Sans doute pas la meilleure porte d'entrée dans la philosophie de Bergson... A vouloir brasser les principaux thèmes de son œuvre dans un format très ramassé, l'ouvrage ressemble à un extrait mal fagoté du reader's digest, dont on ne retient au final qu'un sentiment de confusion désolante. Dommage...
  • Tous les hommes du roi (1946)

    All the King's Men

    Sortie : 1946. Roman.

    Livre de Robert Penn Warren

    C'est tout en subtilité que Penn Warren tisse une trame aux innombrables facettes, qui se répondent chacune et s'entremêlent, pour former non pas un patchwork criard et bigarré, mais bien une délicate broderie, dont le motif d’ensemble n'apparait que graduellement, alors que le narrateur, pauvre hère embarqué malgré lui dans de grandes manœuvres politiques aux répercussions inattendues, prend peu à peu conscience des forces aveugles et ambigües qui gouvernent les destinées humaines. Un grand roman américain, qui est autant la peinture morale d'une époque décadente qu'une quête existentielle et métaphysique.
  • Manifeste contre le travail (2004)

    Sortie : mars 2004. Essai.

    Livre de Krisis, Robert Kurz et Ernst Lohoff

    Première approche du courant dit de la "critique de la valeur". La forme "manifeste" incite parfois à l'incantation, notamment dans les toutes dernières pages, qui tentent un peu maladroitement d'ouvrir des perspectives d'action, mais sans réelle portée concrète. Reste que sur le fond de l'analyse, la remise en cause du fétiche marchandise et des rapports sociaux façonnés par la création aveugle et illimitée de valeur touche juste. La radicalité du propos, s'attachant à cerner les racines ontologiques du malaise social constitutif de tout système capitaliste, bien qu’éminemment stimulante, conduit finalement à porter un regard mi-désabusé mi-condescendant sur l'indigence des pseudo-débâts ânonnés à longueur d'années sur la scène politico-médiatique. La remise en cause de la "société du travail" m'évoque évidemment les travaux d'André Gorz, et des rapprochements féconds me paraissent envisageables avec Castoriadis, dans la mesure où la rupture avec l'ordre du monde capitaliste supposerait une nouvelle "institution imaginaire de la société" sur des bases conceptuelles émancipées de la raison marchande.
  • Les Aventures de la marchandise (2003)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Anselm Jappe

    Bon, là pour le coup c'est une petite déception. Ce qui était excusable dans le "Manifeste contre le travail" en raison de sa forme courte devient ici un peu rédhibitoire. La démonstration de Jappe ne manque certes pas d'intérêt, et je reste convaincu de la fécondité de ses analyses sur les catégories essentielles du capital et les raisons de sa toxicité auto-destructrice. Pourtant je trouve l'ensemble parfois confus, inutilement abscons et encore une fois incantatoire. Les affirmations et/ou conclusions non argumentées ou non référencées sont légion. On peine par exemple à comprendre pourquoi certains aspects de la pensée marxienne sont purement et simplement évacués (ce qui relèverait d'un "Marx exotérique"), sans autre forme de procès, alors que d'autres (le "Marx ésotérique") sont repris quasiment sans recul (l'affirmation que seul le travail humain serait créateur de valeur est répétée ad nauseam dans l'ouvrage, mais jamais me semble-t-il Jappe ne prend la peine d'expliciter cette thèse, pourtant centrale). Et c'est bien là que le bât blesse, car les conclusions auxquelles parvient Jappe en fin d'ouvrage (l'avènement de la crise terminale du capitalisme, dont les contradictions internes seraient déjà en germe dans ses catégories constitutives) s'appuient sur ces prémisses tenues pour acquises par l'auteur, qu'il n'a pas jugé bon de développer pour asseoir les fondements théoriques de son argumentation.
    Pour un bouquin qui se veut la présentation d'un courant critique dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est mal connu en France, on peut réellement déplorer le manque de clarté et de rigueur du propos, qui m'a pour le coup vraiment laissé sur ma faim, et qui plombe un peu ce qu'il est censé servir...
  • Traité des passions de l'âme

    Roman.

    Livre de António Lobo Antunes

    A peine moins convaincu qu’à l’accoutumée... La faute sans doute au peu de temps dont je dispose, qui m'oblige à une lecture fragmentaire, décousue, alors que la prose de Lobo Antunes exige une immersion totale, une plongée apnéique en eaux profondes, sans quoi chaque reprise demande un nouvel effort, harassant, pour raccrocher avec peine les wagons narratifs. L’enchevêtrement des voix, des obsessions et des époques est toujours d’une virtuosité époustouflante.
  • L'Éthique (1677)

    Ethica Ordine Geometrico Demonstrata

    Sortie : 1677. Essai et philosophie.

    Livre de Baruch Spinoza

    Ce bon vieux Baruch me faisait de l’œil depuis un moment. Il était grand temps que je me lance... L’Ethique est de ces œuvres dont on saisit intuitivement qu'elles sont d'une richesse inépuisable. Mais cette réputation intimidante jusqu’ici me décourageait. Je lui tournais autour depuis un bail, retardant sans cesse le moment de lui donner sa chance, et pourtant... quelle jubilation à la lecture de cette austère cathédrale, aride, mais d'une rigueur exemplaire ! Fouler ce chemin escarpé n'est certes pas chose aisée, mais l'effort consenti se voit finalement récompensé au centuple par le sentiment d'accéder à une démonstration lucide et sans faille de notre humaine condition, mais surtout de notre possible libération.
    Il faudra y revenir. Souvent. L'Ethique est un formidable catalyseur de joie, dont je ressors ébloui, fourbu autant qu'euphorisé.
  • Apprendre à philosopher avec Spinoza (2012)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Adelino Braz

    Encore un ouvrage dont on ne sait pas trop où le ranger... Si on considère la collection dans laquelle il est publié, on peut raisonnablement s'attendre à une introduction en bonne et due forme à la doctrine spinoziste, rendue accessible au néophyte. Pour le coup c'est raté, car il faut déjà posséder un solide vernis de connaissances pour rentrer dans ces courts chapitres, qui, à vouloir se concentrer sur l'essentiel, en oublient les règles élémentaires de toute vulgarisation digne de ce nom, à savoir expliciter en termes simples les concepts complexes dont on veut rendre compte.

    Si en revanche on cherche un commentaire et une analyse de l'oeuvre, qui compléteraient utilement la lecture de l'Ethique en éclairant certaines difficultés du texte original (ce qui est mon cas), c'est encore loupé, car enfin l'auteur se contente pour l'essentiel de paraphraser ou de résumer l'oeuvre...

    Bref, ce bouquin a le cul entre deux chaises, et je vois mal quel lecteur pourra y trouver son compte.
  • Oreiller d'herbe ou Le voyage poétique (1906)

    Sortie : 1906. Roman.

    Livre de Natsume Sōseki

    Pas vraiment ce à quoi je m'attendais... Ce court roman est d'une grâce et d'une légèreté certaines. Il m'évoque, je ne saurais dire pourquoi, L'homme sans postérité de Stifter. Peut-être en raison de l'apparente simplicité qu'ils ont en commun et de cette candeur partagée devant la nature.
    Sōseki appelait ce texte son roman-haïku, sans doute en raison de sa forme brève, mais peut-être plus encore par la volonté de capter l'évanescence des choses et de la retranscrire sans affect. A tel point que l'ensemble m'est apparu un peu désincarné. Les méditations sur la posture poétique de l'artiste, toujours à la fois dans et à côté du monde lui donnent néanmoins une belle tenue.
  • La société des affects (2013)

    Sortie : 2013. Essai et culture & société.

    Livre de Frédéric Lordon

    Ce recueil présente les fondements théoriques du programme de recherche mêlant spinozisme et sciences sociales, initié par Frédéric Lordon sous l'intitulé générique de "structuralisme des passions". S'il n'évite pas quelques redondances propres à ce type d'ouvrages, il a cependant pour vertu de brosser un riche panorama de ce champ d'investigation, d'une grande fécondité.
    Pour avoir déjà lu et apprécié certains de ses travaux, respectivement consacrés au salariat et aux corps politiques, je n'avais pourtant pas une idée très claire de la cohérence du projet scientifique de Lordon, qui n'ambitionne rien moins que de revitaliser le champ des sciences sociales, en y introduisant les concepts fondamentaux de l'ontologie et de l'anthropologie spinoziste comme principes explicatifs des comportements humains, toujours et nécessairement déterminés, toujours socialement situés, là où celles-ci s'appuient généralement sur des présupposés anthropologiques non pensés ou tout du moins non questionnés. En bref, réintroduire du concept (ce que produit en masse la philosophie) dans l'analyse empirique de la réalité sociale (l'objet et la méthode même de la plupart des sciences sociales).
    Cette "Société des affects" a le mérite de clarifier et de justifier la pertinence de ce rapprochement, et constitue en cela un véritable plaidoyer en faveur de l'interdisciplinarité.
  • Traité de l'amendement de l'intellect (1661)

    Sortie : 1661. Philosophie.

    Livre de Baruch Spinoza

    Plus connue sous le titre de Traité de la réforme de l'entendement, cette méthode pour bien conduire sa raison est souvent présentée comme une introduction à l'Ethique. J'y vois plutôt une tentative - inachevée - de poser un fondement rationnel et une justification affective (en introduction) aux travaux ultérieurs de Spinoza, dont ce traité ne fait qu'ébaucher certains développements. Une brique essentielle de l'édifice spinoziste, en raison de son caractère originel, qui demande cependant à être complétée par la lecture des œuvres majeures (Ethique, TTP, TP) pour trouver sa pleine pertinence, car on peine à voir ici ce qui permettrait le passage de la connaissance vague et mutilée à la connaissance adéquate, et donc par quel amendement de l'intellect on pourrait s'engager sur la voie de la béatitude suprême si l'on n'y a pas été préalablement déterminé...
  • Correspondance (2010)

    Sortie : . Correspondance.

    Livre de Baruch Spinoza

  • Manifeste du parti communiste (1848)

    Manifest der Kommunistischen Partei

    Sortie : . Essai.

    Livre de Karl Marx et Friedrich Engels

    Le Marx tardif du Capital, analyste critique de l'économie politique, est d'une pertinence, d'une lucidité et d'une utilité aujourd'hui encore indiscutables.
    Le Marx militant de ce manifeste a pour lui le bel enthousiasme révolté de la jeunesse. Dommage que l'histoire se soit emparé de celui-ci, porteur en germe de toutes les dérives que l'on sait (cf. la dictature du prolétariat, qui ne fût pas sa plus riche idée), plutôt que du premier, qu'il faudrait massivement relire à nouveaux frais, en l'expurgeant des préjugés ravageurs dont 80 ans de "communisme réel" l'ont irrémédiablement recouvert.
  • À la lumière de ce que nous savons (2014)

    In the Light of What We Know

    Sortie : avril 2014. Roman.

    Livre de Zia Haider Rahman

    Formidable roman-monde, qui tente d'embrasser ce qui fonde la condition de l'homme en ce début de millénaire tourmenté, tout en questionnant le sens et la portée de nos actions, aux niveaux les plus intimes de l'amitié et de l'amour, aussi bien qu'aux plans géopolitique, économique, scientifique ou littéraire.

    Marqué par le motif récurrent de l'exil, cet édifice hétéroclite, quand il ne s'égare pas dans des exposés un brin trop didactiques, tient par la grâce du désir d'enracinement qui consume Zafar, son personnage principal, et porte le récit de bout en bout, en maintenant une tension inquiète, toujours empreinte de beauté, de violence et nourrie de méditations sur notre rapport mutilé au réel.

    Ambitieux, magistral et passionnant.
  • Spinoza (1927)

    Sortie : 1927. Philosophie et essai.

    Livre de Giuseppe Rensi

    Une présentation remarquable de la doctrine spinoziste, que Rensi ne se contente pas de résumer de manière mollement académique. Il en fournit au contraire une interprétation toute personnelle, solaire et poétique, où il s'attache au mouvement de la pensée plutôt qu'à sa lettre. C'est ce qui rend l'ouvrage si vivant et rythmé, sans toutefois autoriser une trahison manifeste du texte. Rensi est un talentueux passeur, qui fait de ce tout petit livre un incontournable de la bibliographie spinoziste.
  • Au cœur des ténèbres (1899)

    Heart of Darkness

    Sortie : 1899. Nouvelle.

    Livre de Joseph Conrad

    Ce "Cœur des ténèbres" vaut d'abord pour l'ambiance poisseuse, malsaine et inquiétante qui en constitue la trame principale. J'aurais aimé que la figure mystérieuse de Kurz, censée être le point d'orgue de l'expédition, soit un peu plus étoffée. Je reste un peu frustré par la brièveté de la dernière partie. Remarquable donc, mais un peu court...
  • Pastorale américaine (1997)

    American Pastoral

    Sortie : 1997. Roman.

    Livre de Philip Roth

    Avers et revers du rêve américain. Première incursion dans l'oeuvre de Philip Roth, dont je ne ressors qu'à moitié convaincu. L'ouvrage possède l'ampleur attendue d'un grand roman américain, mêlant habilement destins individuels et situation historique, au travers d'un "rise and fall" de facture finalement assez classique : l'idée selon laquelle se cacherait, sous le vernis apparent de la civilisation, une violence latente menaçant à tout instant de ruiner l'ordre social, n'a de fait rien de particulièrement novateur. Reste une lecture plaisante à défaut d'être inoubliable.
  • L'Homme sans qualités, tome 1 (1930)

    Der Mann ohne Eigenschaften

    Sortie : 1930. Roman.

    Livre de Robert Musil

    C'est beau, c'est grand, c'est impressionnant, c'est un opéra wagnérien. Mais pourquoi diable est-ce à ce point désincarné...? Je m'accroche tant bien que mal à cette impeccable austérité, mais n'en suis pas en retour payé du plaisir de lecture que j'escomptais... A reprendre un peu plus tard, peut-être...
  • Ce que parler veut dire (1982)

    Sortie : 1982. Essai.

    Livre de Pierre Bourdieu

    Bourdieu pointe ici la nécessaire prise en compte des conditions sociales de production et de réception de tout discours, sans lesquelles la dimension performative du langage, postulée par la linguistique structurale, resterait sans impact. Si la maîtrise de la langue légitime est une condition nécessaire de la production d'effets dans le monde social, celle-ci reste à elle seule insuffisante pour expliquer lesdits effets d'autorité que seul un pouvoir symbolique socialement sanctifié est en mesure d'imposer. Mais parallèlement, c'est bien l'usage adéquat de cette langue légitime (celle des dominants) qui renforce l'autorité de celui qui, précisément, est habilité à en faire usage.

    La dernière partie de l'ouvrage, qui se veut plus démonstrative, n'a pas la force théorique des deux premières et laisse un arrière-goût d'inachevé.
  • La grande beune (1996)

    Sortie : janvier 1996. Roman.

    Livre de Pierre Michon

    C'est un peu court jeune homme... Une petite broderie fine, à la langue ciselée, mais qui s'achève avant d'avoir réellement débuté. Je suis définitivement plus friand des longs formats, et ce très mince roman (cette nouvelle ?) n'aura en rien contribué à modérer mon tropisme.
  • Livre de chroniques (2015)

    Sortie : .

    Livre de António Lobo Antunes

    La patte de Lobo Antunes condensée dans de très courtes vignettes douces-amères, qui révèlent le talent poétique instantané du grand romancier portugais. Bonheur.
  • Si je t'oublie Jérusalem (1939)

    If I Forget Thee, Jerusalem

    Sortie : 1939. Roman.

    Livre de William Faulkner

    Le style est à mille lieux du flux de conscience flamboyant dégueulé par Faulkner dans Le bruit et la fureur, et pourtant d'une rare puissance émotionnelle. La dérive infinie du forçat sur son canot, perdu au milieu du Mississippi en crue, ainsi que la fuite vers l’abîme des amants Wilbourne et Rittenmeyer, ont l'ampleur majestueuse des grandes tragédies antiques. Roman d'une maîtrise remarquable.
  • Le regard de la source (2003)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Mathieu Riboulet

    Je dis un peu plus haut (à propos de Michon) mon désamour pour les formes courtes. Et pourtant ici la magie a opéré à plein, dès les toutes premières pages. L'écriture sublime, déliée, magnifiquement tenue et urgente de Mathieu Riboulet m'a emporté sans préavis dans ces réminiscences fantasmatiques, convoquant brillamment les morts et les amants, les corps et les mystères brumeux de la création littéraire. Une pépite aussi intense qu'inattendue.
  • Carnet de notes (1980-1990) (2006)

    Sortie : . Récit.

    Livre de Pierre Bergounioux

    Ce que Bergounioux nous offre dans ses carnets, c’est la texture intime de la vie, sans effets de manche, sans trompette ni tambour, tissée de la nudité crue des jours communs, s’enchaînant, imperturbables, inaltérables, implacables. On est tout à son aise, clandestin dans ce temps cristallisé, capturé, embaumé, que l’on savoure du dehors, au point de n’en vouloir plus sortir, de s’y perdre infiniment, de s’y diluer à tout jamais. Intense sentiment de dévoilement. Effet de réel éblouissant. Matière existentielle inouïe.
  • Campo Santo (2003)

    Sortie : 2003. Roman.

    Livre de W.G. Sebald

    Les quatre petites textes majestueux qui ouvrent ce volume nous font regretter l'abandon par Sebald de son projet d'ouvrage sur la Corse. Ces quelques pages recèlent déjà la beauté singulière de sa prose, errante, érudite, fantomatique. On rêverait de poser les yeux sur l'oeuvre finalement achevée, ici simplement esquissée.
    Les courts essais qui les prolongent, d'intérêt inégal, exposent de manière chronologique la facette critique de l'écrivain, presque académique à ses débuts, mais dérivant par bonheur vers cette forme hybride qu'il a peu à peu élaborée, jusqu'au brouillage définitif des lignes de démarcation entre genres littéraires, qui deviendra in fine sa marque de fabrique. L'intérêt de l'ouvrage est donc essentiellement archéologique, en ce qu'il nous donne à voir les soubassements et les lignes de tension nourrissant avec régularité les grandes œuvres en prose d'un auteur bien trop tôt disparu.
  • Entre les deux il n'y a rien (2015)

    Sortie : . Récit.

    Livre de Mathieu Riboulet

    Il y a dans ce très beau récit quelque chose de l'ordre du mantra, du leitmotiv, de l'obsession, pour conjurer la nostalgie et les regrets d'un temps fondateur. Ce temps qui fut l'occasion d'un double éveil, politique et sexuel, paradoxal en ce qu'il fut ourlé de frustration pour l'un et de vibrante intensité pour l'autre.
    C'est cette tension, condensée dans l'espace resserré de quelques trop courtes années, que Mathieu Riboulet sublime d'une plume mélancolique et intransigeante, marquant autant le désabusement consécutif à l'occasion manquée que l'apaisement de n'être pas totalement passé à côté d'un moment décisif.
  • L'Iguane (1988)

    L'Iguana

    Sortie : . Roman.

    Livre de Anna Maria Ortese

    Étrange petit roman en forme de conte symboliste, proche d'un réalisme magique, au travers duquel je suis passé bien malgré moi sans y trouver d'accroche. Le dessein de l'auteur m'a en partie échappé, faute peut-être d'une clé de lecture qui l'aurait éclairé et que je n'ai pas su saisir. Un peu anecdotique donc...
  • Les Clochards Célestes (1958)

    The Dharma Bums

    Sortie : 1958. Roman.

    Livre de Jack Kerouac

  • Carnet de notes (1991-2000) (2007)

    Sortie : . Journal & carnet.

    Livre de Pierre Bergounioux

  • Introduction à la pensée de Marx (2018)

    Sortie : . Essai.

    Livre

  • 1
  • 2