Les pérégrinations d'un jeune pas d'avoine sériephile

Avatar Edelwice Liste de

42 séries

par Edelwice

J'ai regardé beaucoup plus d'animes que de séries comme mon top 10 peut en témoigner. Et même quand le cinéma est devenu une passion pour moi, je ne me suis pas tout de suite intéressé aux séries. Je me rends compte maintenant que je suis passé à côté de beaucoup de choses, de belles choses même, et je vais progressivement rattraper mon retard sur le sujet et me faire plaisir en découvrant, je l'espère, un tas de très bonnes séries !

Liste triée par date de visionnage (du plus vieux au plus récent) et non par préférence.

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    Sense8 (2015)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Science-fiction et drame.

    Série de J. Michael Straczynski, Lilly Wachowski et Lana Wachowski avec Bae Doo-na, Brian J. Smith, Jamie Clayton

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    Dark (2017)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Science-fiction, policier et drame.

    Série de Baran bo Odar et Jantje Friese avec Oliver Masucci, Karoline Eichhorn, Jördis Triebel

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    Anne with an E (2017)

    45 min. Première diffusion : . 3 saisons. Drame.

    Série de Moira Walley-Beckett avec Amybeth McNulty, Geraldine James, R.H. Thomson

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    Westworld (2016)

    55 min. Première diffusion : . 3 saisons. Science-fiction, western et thriller.

    Série de Jonathan Nolan et Lisa Joy avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright

    Saison 1

    Magnifique. Westworld est une série tellement magnifique, à tout point de vue. Je n'ai peut-être pas été bouleversé émotionnellement parlant (il y a quand même des scènes très fortes, j'y reviendrai plus tard) mais cinématographiquement parlant, j'ai pris une claque monumentale. Il n'y a pas un seul faux pas : tout, absolument tout, est si brillamment écrit, mis en place et réalisé. On atteint là un niveau d'excellence qui m'a rarement été donné de voir, vraiment.

    Je prendrai le temps d'écrire quelque chose d'un peu plus développé lorsque j'aurai regardé la saison 2 mais je dois encore digérer la première. Westworld est typiquement ce que j'attends d'une série : une réalisation excellente conduite d'une main de maître, des qualités cinématographiques évidentes et un développement cohérent et passionnant de l'univers mis en place tout au long des épisodes. De ce point de vue là, Westworld fait clairement partie du meilleur de ce que j'ai eu l'occasion de voir. Si j'avais été davantage impliqué du côté des émotions, je serais monté à 9 voire à 10 sans souci.

    Un petit mot pour finir sur la BO qui est absolument remarquable : ça commence déjà par le magnifique générique que je n'ai pas passé une seule fois, puis par des morceaux d'ambiance, impressionnants, comme le thème de Sweetwater, et des morceaux puissants comme celui-ci (et quelle scène !) : https://youtu.be/_ed6BqiFxLE
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    Le Prince des Dragons (2018)

    The Dragon Prince

    30 min. Première diffusion : . 3 saisons. Aventure, animation et fantasy.

    Dessin animé de Justin Richmond et Aaron Ehasz avec Paula Burrows, Sasha Rojen et Jack De Sena

    Je note gentiment là, il y a des défauts dont on peut difficilement faire abstraction, mais j'aime tellement ce genre d'univers, ce genre d'histoire, que je finis par fermer les yeux à moitié dessus. La première saison était bien, pas sensationnelle, mais bien quand même. Maintenant, ce que j'espère surtout, c'est qu'elle va donner suite à plusieurs autres saisons et faire ainsi du Prince des Dragons une série fantastique épique et d'envergure dans le monde de l'animation, évidemment destinée aux plus jeunes en premier lieu. Il y a le potentiel et j'espère qu'il ne sera pas gâché car on peut vraiment avoir quelque chose de grand, de cool, dans le genre de Wakfu ou d'Avatar.

    Il faut s'habituer à l'animation en 3D qui lague un peu parfois (le coucher de soleil dans l'épisode 8 mon dieu, une catastrophe) mais je trouve l'ensemble plutôt joli personnellement. Le vrai problème, c'est évidemment l'écriture qui force le trait bien trop souvent à mon goût. On peut tout à fait cibler les enfants comme audience sans être inutilement enfantin Le doublage n'est pas très convaincant non plus, les voix manquent de naturel mais ça reste honnête quand même.
    Du reste, les personnages sont attachants et les épisodes s'engloutissent comme des petits pains. J'attends surtout la suite avant de me faire un avis définitif sur cette série qui a du potentiel, au risque de me répéter.
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    The End of the F***ing World (2017)

    25 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Charlie Covell avec Alex Lawther, Jessica Barden, Steve Oram

    Trop longtemps que j'avais envie de regarder cette série ça faisait, et c'était tellement bien que je l'ai dévorée en une petite journée.
    C'était trop bien même. Si bien joué, Jessica Barden et Alex Lawther sont de quasiment tous les plans et ils brillent en permanence, on s'attache inexorablement aux personnages qu'ils incarnent et c'est en grande partie grâce à eux. Deux adolescents un peu paumés en quête d'existence, tout simplement. Si bien filmé, la photographie est superbe, la lumière est si joliment captée et j'aime beaucoup les changements dans le format de l'image. Si bien écrit, les personnages comme les situations, tous irrésistiblement irrésistibles. C'est drôle, c'est décalé, c'est jouissif. Si bien accompagné par les chansons choisies avec attention et auxquelles la série doit clairement l'essentiel de son ambiance, de son atmosphère...

    The End of the F***ing World me fait un peu penser à La Ballade Sauvage de Malick, en plus moderne, plus pop. Les deux oeuvres ont produit un effet assez similaire chez moi en tout cas.

    Je pense que la série aurait dû s'arrêter là, la fin étant parfaite à mes yeux, mais je suis quand même curieux de savoir ce que la deuxième saison nous réserve.

    "Do you want to speak to a woman ?"
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    Hilda (2018)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Jeunesse, animation et action.

    Dessin animé de Luke Pearson

    Hilda est une petite pépite. Cette série est ce qui se fait de mieux dans l'animation pour enfants : elle n'est jamais infantilisante (c'est à ça qu'on reconnaît les bonnes séries, elles ne prennent pas les enfants pour des cons incapables d'aller au-delà de ce qu'on leur met devant les yeux) et elle fait appel certes aux bons sentiments mais surtout à ce qu'il y a de plus précieux, l'imagination ! Hilda est un voyage dans l'imagination débordante de son auteur Luke Pearson, à l'origine de la BD, qui a su développer un univers très attachant peuplé de créatures magiques étonnantes et au bon fond la plupart du temps. Et l'humour n'est jamais grossier, c'est suffisamment rare pour le souligner.

    Visuellement, la série est une vraie merveille. Elle a une identité visuelle bien marquée, faite de couleurs savamment choisies pour créer l'ambiance adéquate (je suis d'ailleurs assez fan des bandes de couleur différente, le rendu est superbe), de formes géométriques, de traits simplifiés mais toujours très propres...

    La série se démarque également par son contenu de qualité et ses messages positifs, sans jamais être moralisateur ni dans le jugement. Chaque épisode est l'occasion pour Hilda et ses amis de vivre une aventure incroyable. Certains sont évidemment plus intéressants que d'autres même si je les ai tous appréciés. Mes préférences vont aux deux premiers (mes préférés), à celui des souris des marais, celui de la tempête et celui de la cabane dans la forêt. J'aurais préféré qu'Hilda reste plus longtemps dans la nature mais c'est un parti pris de l'auteur qui la fait déménager rapidement à la ville pour qu'elle se lie avec d'autres personnes que sa mère, je comprends tout à fait.

    L'univers et les personnages sont très attachants, la relation entre Hilda et sa mère est réaliste et touchante, les deux se soutenant mutuellement. J'aime beaucoup Alfur et le bonhomme de bois. Il y a juste Frida dont le développement à un moment de l'histoire ne m'a pas tellement plu, je suis persuadé que l'auteur aurait pu trouver quelque chose de mieux pour traiter des périls de l'amitié. Sinon, le doublage est vraiment excellent, il n'y a pas un seul faux pas (on est donc loin d'un Prince des Dragons pour prendre un exemple récent).
    J'aurais tellement aimé découvrir cette série quand j'étais petit... <3
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    Maniac (2018)

    40 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, mini-série, comédie et drame.

    Série de Patrick Somerville et Cary Joji Fukunaga avec Jonah Hill, Emma Stone, Justin Theroux

    Je suis un peu frustré car Maniac est une très bonne série, excellente même par moments, mais je pense qu'elle aurait pu aller encore plus loin, bien plus, autant dans son propos pourtant déjà bien développé que dans son délire et dans son jeu avec la réalité. Comme si la série avait une bride qui l'empêchait de dévoiler tout son potentiel, car il y a clairement un potentiel de fou qui a certes été bien exploité mais pas suffisamment à mes yeux, mais ce n'est peut-être qu'une impression...

    Le premier épisode n'était pas très engageant cela dit, je l'ai trouvé assez confus car je ne comprenais pas très bien les rapports entre Owen et son entourage. Mais on va dire que c'est ma faute car j'ai trouvé la suite passionnante, à tel point que j'ai enchaîné les épisodes. Il reste évidemment une part de mystère inhérente à l'histoire, on ne comprend pas tout (l'explication du mécanisme d'action des trois pilules est par exemple expédiée alors qu'il est au centre du scénario) mais ce n'est pas très important car on est plus là pour ressentir et éprouver que pour comprendre. Et ça tombe bien car Maniac parle d'un certain nombre de sujets parfois compliqués avec beaucoup de retenue et de justesse. Je retiens surtout le deuil, la solitude, le lien (la connexion) à l'autre et la normalité mais il y en a plein d'autres. Curieusement, le moment qui m'a le plus touché dans la série est peut-être cette scène où Gerti verse une larme lorsqu'on la laisse seule la nuit. Le caractère inattendu de la scène la rend d'autant plus bouleversante même si le terme est sûrement exagéré.

    Autrement, Maniac vaut aussi pour sa superbe atmosphère rétro-futuriste et l'écriture de ses personnages. Le labo est très réussi visuellement, je suis assez fan du style. Si j'ai beaucoup aimé Azumi, ce sont évidemment Owen et Annie (Jonah Hill et Emma Stone sont vraiment excellents) qui sont mis en valeur. On s'attache profondément aux personnages et à leur relation, forte et unique. Et c'est pour ça que la fin est aussi belle.
    La série est superbement réalisée, elle est touchante, elle est drôle (il y a un côté décalé qui fait mouche, sur moi en tout cas, le comportement d'Azumi lors de la seule scène où elle est à l'extérieure du labo est hilarant), elle est intelligente et originale. Bref, que demande le peuple ? Peut-être un peu plus de folie, je ne sais pas...
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    Life, l'aventure de la vie (2009)

    Life

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Documentaire.

    Série de Mike Gunton et Martha Holmes avec Féodor Atkine, Doug Anderson, Heather Rose

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    The Little Drummer Girl (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, mini-série, policier et drame.

    Série de Park Chan-wook avec Florence Pugh, Alexander Skarsgård, Michael Shannon

    The Little Drummer Girl aura été la série que j'aurai pris le plus de plaisir à suivre chaque semaine, un épisode à la fois. On projette forcément un certain nombre de choses pour le dénouement de l'intrigue, surtout quand elle est aussi passionnante, on entretient l'espoir d'une résolution différente, qui serait plus de l'ordre de la fiction (du moins encore plus), alors que celle proposée est finalement parfaitement cohérente et d'une logique implacable. C'est sa force, indéniablement, mais peut-être une part de sa faiblesse également. Au final, les personnages comme le spectateur sont confrontés à cette question, celle posée par Khalil : est-ce que ça en valait en la peine ? Il faut vivre avec, avec ce poids, cette part de culpabilité aussi justifiée soit-elle, pour ceux qui ne sont pas morts.

    Du reste, inutile de prêcher dans le désert. La réalisation de Park Chan-wook est évidemment magistrale. Au service d'une intrigue aussi riche, complexe, originale, palpitante, pleine de tension et d'émotions, elle - la mise en scène - ne pouvait que faire des merveilles et rend très certainement justice à l'oeuvre de John Le Carré que je n'ai pas lue. Je pourrais d'ailleurs dire la même chose de la bande originale qui retranscrit si bien l'atmosphère des scènes qu'elle accompagne (la détresse de Khalil à la fin du dernier épisode par exemple). Les acteurs sont tous épatants. Si c'est Michael Shannon qui m'avait d'abord impressionné, Florence Pugh a ensuite su démontrer toute l'étendue de son talent et a composé une partition tout en justesse et sensibilité pour son personnage.
    Chapeau, vraiment. Je suis à ça du 9.

    Et à la fin ne subsistent que les parcelles d'un amour mis à rude épreuve dans une tentative peut-être vaine mais pleine d'espoir de panser les maux du coeur et de l'esprit dans un jardin secret...
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    Pose (2018)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Steven Canals, Brad Falchuk et Ryan Murphy avec Billy Porter, Dominique Jackson, Angelica Ross

    Je n'ai pas les mots. Ce ne sont pourtant pas les choses à dire sur Pose qui manquent, mais je serais bien incapable de lui rendre justice. Mes mots ne sauraient témoigner de sa grandeur, de son omnipotence même, et de l'amour que je lui porte, à la série et à ses personnages si humains qui vivent leur vie de toute leur force même si cette pétasse (la vie donc, et pour reprendre leur langage particulièrement fleuri) n'est pas toujours tendre avec eux. Mon amour pour ce qu'elle est, ce qu'elle incarne, pour sa nécessité d'exister même si la série sera principalement vue par un public de niche. Qu'importe.

    C'est bien simple, Pose est la plus belle déclaration d'amour à la communauté queer et à la scène underground qui soit. Plus particulièrement aux personnes trans qui n'ont jamais été autant et aussi bien (ça, ce n'est pas vraiment à moi d'en juger cela dit) représentées. Cette série est un sublime portrait de ces personnes, de leur combat permanent contre une société qui ne les accepte pas, ou seulement en tant que fantasmes, que même les gays méprisent, mais il est ici surtout question de leurs rêves, de leurs aspirations, de leurs réussites, de leurs joies, de leur bonheur... Pose ne détourne pas les yeux du négatif, au contraire, ni de la méchanceté ni du malheur, mais elle préfère in fine le positif, la gentillesse et l'entraide. Et ça fait beaucoup de bien de voir ça.

    Je suis amoureux de cette série, de ses personnages, de ses ambiances nocturne et festive, de sa bande-originale éclectique, de son enthousiasme contagieux... On rit, on pleure. C'est beau, c'est fort, c'est puissant. Que dire de plus ? Que Blanca m'a infiniment touché, qu'Angel mérite tout le bonheur du monde, que Pray m'a beaucoup trop fait rire (le guêpier au restaurant avant le dépistage, ses punchlines endiablées comme "Bien, mes pétasses en nage, il est temps de passer à la catégorie suivante" dans le dernier épisode par exemple), que Damon m'a plu pour sa sincérité et que c'était bon de le voir réussir et heureux, que j'ai fini par me prendre d'attachement pour Elektra alors que ce n'était pourtant pas gagné... Bref, comme je le disais : trop de choses à dire et je ne les dis pas assez bien, donc fin.

    Les premières minutes du premier épisode : https://youtu.be/u3KxWVX5cr8
    Première scène (ou presque) et j'étais déjà conquis, ça veut tout dire.

    The category is : realness !
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    Les Engagés (2017)

    10 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Websérie de Sullivan Le Postec avec Mehdi Meskar, Eric Pucheu, Jean-Christophe Bouvet

    Pour une websérie, je trouve Les Engagés très bon dans ce qu'il propose. Les épisodes de 10 minutes chacun environ se regardent comme des petits pains (cette expression ne veut rien dire), c'est intéressant et - attention hérésie - meilleur que 120 battements par minute pour moi même si les deux n'ont pas du tout la même envergure ni les mêmes prétentions d'ailleurs...
    Non, plus sérieusement. Les Engagés est comme une fenêtre sur les mondes associatif et lgbt (les deux n'allant pas forcément ensemble) que je connais assez mal et qui sont développés intelligemment et de fort belle façon ici. Les personnages sont attachants (Hicham, Nadjet, Murielle, Claude, Elijah) et il y a même quelques beaux moments d'émotions.
  • Sex Education (2019)

    50 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Laurie Nunn avec Asa Butterfield, Gillian Anderson, Emma Mackey

    L'archétype du plaisir coupable. On sait que c'est mauvais, parfois même carrément nul, on hausse les sourcils en permanence devant la stupidité des personnages et des situations dans lesquelles ils se retrouvent quand on ne détourne pas les yeux de la niaiserie d'une gênance infâme des dialogues. On a honte pour les personnages qui s'humilient en public à longueur de temps (Otis et Eric étant les champions en titre dans ce domaine). L'artificialité du scénario n'aide certainement pas la médecine à couler, une pléthore de clichés et des quiproquos à tire-larigot servant d'assise à un récit dénué de toute originalité (j'ai prédit l'intégralité du développement narratif d'Adam dès le premier épisode). Le pur produit Netflix pour ados en somme.

    Mais ! Mais, on se surprend à enchaîner les épisodes et à ne pas détester autant qu'on le voudrait face à des défauts aussi évidents qu'irritants par leur omniprésence. Très honnêtement, je comprends tout à fait toutes ces personnes qui adorent ce genre de conneries. Je comprends ce qui peut leur plaire dans ce genre de programmes pour l'avoir ressenti, bien qu'a minima. C'est niais, bébête et plein de bons sentiments, mais ça se laisse regarder en fait. L'émotion est parfois présente (l'épisode 3) et il y a quelques moments drôles qu'on apprécie vraiment (Aimee qui découvre le plaisir de la masturbation).

    Le gros problème cependant, c'est le mensonge sur lequel repose la série et toute sa publicité. Love Education aurait été un titre nettement plus approprié et moins putassier. L'idée d'une thérapie sexuelle dispensée par un ado vierge de 16 ans est un faux concept que la série abandonne très vite au profit des relations, surtout amoureuses, entre les différents personnages. C'est l'exemple type de la série qui veut faire le buzz en parlant de sexe et en en montrant un peu plus que la normale (on voit des seins, il y a un plan sur un pénis dans le premier épisode et une photo de vagin). L'"éducation sexuelle" n'est qu'une vaine excuse utilisée pour essayer de rendre cette comédie dramatique adolescente plus originale qu'elle ne l'est. Mais ça ne marche pas. Je pense sinon que la série sera davantage appréciée par les personnes de l'âge des personnages, en gros par les lycéens. Je dois être trop vieux pour ces conneries...
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    Kingdom (2019)

    Kingdeom

    50 min. Première diffusion : . 2 saisons. Épouvante-horreur et historique.

    Drama de Kim Sung-Hoon avec Ju Ji-hoon, Ryoo Seung-ryong, Bae Doo-na

    Alors déjà, l'exécution est remarquable. La série est inattaquable d'un point de vue purement visuel, on en prend plein les yeux. Merci la photographie et les moyens gargantuesques mis en jeu. En effet, la série ne lésine pas en matière de reconstitution (décors, costumes, armes, etc.) et d'action (le nombre de figurants est impressionnant). Une grande opulence pour un résultat largement convaincant, on reconnaît le réalisateur du film Tunnel qui s'était alors déjà donné les moyens de ses ambitions.

    En revanche, le traitement s'avère plus décevant. Les trois premiers épisodes font office d'introduction parfois confuse qui s'étire également un peu trop en longueur. Même si c'est une bonne chose que la série prenne son temps pour montrer le développement initial de la maladie (j'aime le fait qu'elle provienne du roi, ça sert habilement le propos sur la corruption de la royauté qui met littéralement le pays à feu et à sang), elle n'arrive pas toujours à trouver le juste équilibre. On n'échappe pas non plus à quelques clichés, ou poncifs tout au moins. Mais les personnages sont plus intelligents que dans le film ou la série de zombies lambda, même si certains restent évidemment très cons (les nobles après l'attaque de la ville, c'est à se taper la tête contre un mur). Heureusement, les trois derniers épisodes ravivent largement l'intérêt et laissent présager de très bonnes choses pour la suite. J'attends beaucoup du personnage de la reine par exemple.

    De nombreuses questions restent néanmoins sans réponse, c'est d'ailleurs criminel de nous laisser sur cette fin ! C'est digne de La Désolation de Smaug. Par contre, il faudra que quelqu'un m'explique le "twist" final, car j'ai beau y réfléchir mais il apporte plus d'incohérences que de réponses (à condition que Seo-bi dise vrai, évidemment).
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    La Colline aux Lapins (2018)

    Watership Down

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Action, aventure, animation, drame et mini-série.

    Dessin animé de Noam Murro avec James McAvoy, Nicholas Hoult, John Boyega

    "I fear nothing."
    https://youtu.be/4aS8AlOcxFM
    Le dernier épisode distille un sens de l'épique assez incroyable tout de même.

    Je n'avais jamais entendu parler de Watership Down auparavant, je n'ai donc pas lu le livre de Richard Adams même si j'ai très envie de le découvrir pour faire une comparaison avec la série, car l'histoire m'a beaucoup plu. C'est sombre et mature, désillusionné et plein d'espoir à la fois. De nombreux sujets sont abordés, avec pondération et beaucoup de justesse, de l'humanité/animalité aux régimes privant le peuple de sa liberté pour assurer soit disant sa sécurité, en passant par le religieux. C'est thématiquement passionnant et l'aventure de ces lapins est tout autant intéressante à suivre.

    Watership Down, c'est une histoire qui parle de l'Homme par l'intermédiaire des lapins, qui eux se vantent de leur "animalité" en opposition à l'"humanité" qu'ils voient comme une catastrophe. Tout est dit dans cette citation tirée du livre et reprise dans la série :
    "Animals don't behave like men,' he said. 'If they have to fight, they fight; and if they have to kill they kill. But they don't sit down and set their wits to work to devise ways of spoiling other creatures' lives and hurting them. They have dignity and animality."

    Au final, comme nous le montre l'introduction sous forme de souvenir du dernier épisode, tout est une question de peur. La peur qu'on parvient à dépasser ou non, pour les bonnes ou les mauvaises raisons, dans de justes ou d'injustes conditions. La peur divise autant qu'elle rassemble.
    Une très bonne série, elle fait 4 épisodes de 50 minutes chacun alors n'hésitez pas et regardez la !
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    Love, Death & Robots (2019)

    Love Death + Robots

    15 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, fantastique, Épouvante-horreur, animation et anthologique.

    Dessin animé de Tim Miller

    A l’issue du visionnage de la série, riche de bonnes voire même très bonnes surprises, c’est assez compliqué de s’avancer sur ce qu’on va en garder dans plusieurs mois, déjà dans plusieurs jours et semaines pour commencer. On n’en sait rien en fait, peut-être que j’aurai oublié la majorité des épisodes, même ceux que j’ai beaucoup aimés. C’est un peu la limite d’une telle anthologie (comme ça l’était déjà pour Genius Party, en quelque sorte son pendant japonais), ses constituants forment certes un tout pertinent et qui a du sens mais ils sont surtout très inégaux entre eux. La durée des épisodes, si elle n’est pas forcément un critère discriminant, j’en veux pour preuve que Histoires alternatives est un de mes préférés, ne permet pas tout à fait les mêmes choses et ne donne pas les mêmes chances.

    Après, ce que je retiendrai surtout de Love, Death & Robots à titre personnel, c’est l’opportunité que ses créateurs/producteurs ont donnée à tous les artistes qui ont travaillé dessus et qui ont pu laisser libre cours à leur créativité sans être, je présume, bridés d’aucune façon. D’où une violence accrue, au point même de sembler parfois gratuite, qui trouve pourtant dans cette liberté artistique toute sa justification. On aime ou on n’aime pas, évidemment, mais les artistes se sont lâchés à tous les niveaux et ça fait vraiment du bien de voir ça. Tous les épisodes ne versent pas dans la violence ou le gore, et heureusement, mais ils sont une part non négligeable de cette anthologie.

    A part les trois derniers (de mon classement) que je n’ai pas aimés, j’ai apprécié tous les épisodes pour ce qu’ils avaient à proposer. J’aurai en tout cas passé un super moment devant cette série, tantôt jouissive et exaltante, tantôt drôle et inventive.

    Un classement des épisodes pour finir car on adore ça (ou pas) :

    Des fermiers équipés (8)
    Bonne chasse (8) : le titre de la série prend tout son sens avec cet épisode
    Histoires alternatives (8)
    Les trois robots (8)
    L’avantage de Sonni (8)
    L’œuvre de Zima (7)
    L’âge de glace (7)
    Derrière la faille (7)
    Les esprits de la nuit (7)
    Le coup de main (7)
    Un vieux démon (6)
    Une guerre secrète (6)
    Angle mort (6)
    La revanche du yaourt (6)
    Lucky 13 (5)
    Le témoin (5)
    Métamorphoses (5)
    La décharge (5)
  • Miguel (2018)

    40 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Tom Salama et Daphna Levin avec Ran Danker, Raúl Méndez, Aviv Carmi

    Miguel est une courte série (6 épisodes d'une trentaine de minutes) sur l'adoption passée au crible et vue sous ses pires aspects, les moins engageants et les moins avouables. Ce qui en fait une série qui, de la mise en scène avec ses cadres oppressants à la musique stridente, a clairement pour objectif de ne pas mettre le téléspectateur à l'aise. La dynamique dramatique avec ces allers-retours entre passé (les démarches de l'adoption de Miguel au Guatemala) et présent (la quête des origines de Miguel et de sa mère biologique) est bien menée même si la série a parfois un peu trop tendance à tomber la tête la première dans la dramatisation de mauvais goût. Certes, les choses ne se passent pas comme prévues pour Tom (le jeune homosexuel qui adopte) mais le scénario insiste beaucoup trop sur les déconvenues et rend ainsi les personnages, surtout Tom en réalité, plus détestables qu'ils ne l'étaient déjà. Car leurs défauts sont exacerbés. Mais les non-dits et les secrets créent un climat d'attente et une forme de mystère appréciables, le spectateur se demandant autant que Miguel ce que ses proches lui cachent. La réponse, prévisible à mesure qu'on approche de la fin, est satisfaisante même si la non-fin, elle, l'est déjà moins...
  • Bande-annonce

    Years and Years (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Emma Thompson, Lydia West, Russell Tovey

  • Bande-annonce

    A Very English Scandal (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, policier et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Hugh Grant, Ben Whishaw, David Bamber

    SmileShaw en avait fait l'éloge il y a quelques mois ( https://www.senscritique.com/activity/198389/32121118) et après avoir vu l'excellente série Years and Years, j'étais très curieux de voir d'autres oeuvres de son créateur Russell T. Davies. Mais quelle déception...

    A Very English Scandal, bien que porté par la remarquable prestation de Hugh Grant aka le roi des mimiques et par celles de Ben Whishaw et d'Alex Jennings (Bessel), moins impressionnantes bien sûr mais guère moins éloquentes, ne fonctionne pas parce que la série s'attarde curieusement sur ce qui a le moins d'importance, au risque d'ennuyer, de lasser et au point même de n'être finalement que peu divertissante. Trop rarement en tout cas, l'"humour anglais" infuse certes la série de la BBC mais il manque quand même cruellement de cynisme, un comble ! Les registres comique et satirique auraient pu - et auraient dû à mon avis - être poussés encore plus loin, beaucoup plus loin. Mais surtout, il y a ce choix de traiter l'histoire d'amour, car c'en est une mais on ne la verra malheureusement jamais comme telle, entre Jeremy Thorpe et Norman Scott en une quinzaine de minutes, et sous la forme d'un malheureux flashback, qui est tout bonnement incompréhensible puisque que toute la série, sa dramaturgie, reposent pourtant dessus.

    Le troisième et dernier épisode est légèrement meilleur que les précédents, notamment par la tension et l'émotion - trop faible - qu'amène le procès (la confrontation par le regard entre Jeremy et Norman au tribunal aurait dû être un sommet d'émotion, je n'en ai ressenti qu'un soupçon), mais A Very English Scandal est une série que j'ai plus subie que vécue malgré son histoire fort intéressante au demeurant (je ne connais pas grand-chose au NHS mais je trouve ça quand même incroyable que Norman n'ait pas pu obtenir une nouvelle carte d'assurance nationale autrement !).
  • Bande-annonce

    Chernobyl (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Craig Mazin avec Jared Harris, Stellan Skarsgård, Jessie Buckley

    Si l'engouement autour de la mini-série HBO est amplement justifié par le fait qu'elle traite de questionnements tout à fait actuels et qui sont une source d'inquiétude voire d'anxiété grandissante (les risques du nucléaire et les catastrophes qu'on lui associe, le coût des mensonges, les responsabilités de l'Etat, etc.), Chernobyl, assurément une grande réussite, n'est pourtant pas sans défaut.
    En effet, il y a des choses qui m'ont énervé au cours du visionnage. Parce que la série triche, inutilement d'ailleurs, pour verser dans un sensationnalisme artificiel et d'autant plus malvenu qu'il n'y avait pas besoin vu le sujet d'artifices pour créer le malaise. Typiquement, c'est la fin de l'épisode 2 et le début du 3 avec les trois plongeurs et leurs lampes qui s'éteignent puis en fait non, juste pour terminer l'épisode sur un événement marquant à même d'exacerber l'angoisse du moment. Il y a également le mélange des langues avec les acteurs d'un côté pour l'anglais et les allocutions radio, les consignes d'évacuation des populations et tous les signes (écrits) de l'autre côté pour le russe (aucun n'étant évidemment traduit, ce qui a le don de m'agacer). Je n'ai rien à redire sur le fait que la série soit en anglais : c'est un choix parfaitement compréhensible, peut-être dommageable pour l'immersion (pas pour moi en tout cas), mais dans ce cas autant rester cohérent jusqu'au bout...

    Autrement, force est de reconnaître que Chernobyl est une très bonne série qui ne peut que laisser admiratif devant le travail, absolument remarquable, de reconstitution effectué. L'émotion est présente en filigrane, ainsi que la peur (représentée par le péril radioactif qui est invisible) et un fort sentiment d'injustice animé par l'impuissance inévitablement ressentie face à tant de bêtise humaine. Une piqûre de rappel bien nécessaire en ces temps sombres et incertains.

    Mais en vrai, même si la responsabilité est largement partagée (le régime communiste de l'époque en prend pour son grade, à juste titre), Diatlov était quand même un sacré connard prétentieux et orgueilleux. La chose est pourtant bien connue, ce sont souvent les salauds qui s'en tirent le mieux.
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    Euphoria (2019)

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Sam Levinson avec Zendaya, Hunter Schafer, Jacob Elordi

    L'adolescence vue et passée au crible par HBO et aidé des talents d'écriture, globalement excellente et solide malgré certaines ficelles évitables et une légère tendance à la surenchère (notamment dans le développement narratif de Nate crève en enfer Jacobs), de Sam Levinson qui signe avec Euphoria une série évoluant et se réinventant presque à chaque épisode. L'ironie du titre ne révèle que mieux ce combat perdu d'avance d'une adolescence désenchantée en quête d'euphorie dans un monde privé de repères sains et dans lequel le bonheur, en plus d'avoir un prix douloureusement amer, ne dure jamais bien longtemps. Euphoria est le portrait pluriel d'une adolescence qui cherche simplement à exister, à s'épanouir dans un environnement dont la nocivité l'empêche de fleurir comme elle devrait. A défaut, elle brille intensément mais brièvement, comme une luciole avant de mourir. Caractérisée par sa narration éclatée qui permet à chacun des personnages d'être mis en lumière, par ailleurs différemment, en dépassant et en détruisant même parfois les clichés initiaux et archétypaux, et surtout par sa sublime mise en scène (les mouvements de caméra, virevoltant d'un personnage à un autre et d'une intrigue à l'autre, d'une fluidité remarquable, la photographie et sa sublime gestion de la lumière, etc.) dont les points culminants sont l'épisode 4 dans lequel toutes les sous-intrigues se croisent en un lieu (la fête foraine) et le dernier dans une moindre mesure, Euphoria use brillamment de toutes les ressources formelles à sa disposition (très belle utilisation du split screen dans l'épisode 3 avec une séquence miroir entre Jules et Nate) pour aborder une multitude de sujets parmi la féminité et la masculinité dans tous leurs aspects, beaux comme toxiques, la dépression et l'amour (entre autres, la liste est loin d'être exhaustive) avec une justesse rarement vue dans une série "teen". A voir absolument.
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    Dark Crystal : Le Temps de la résistance (2019)

    The Dark Crystal : Age of Resistance

    50 min. Première diffusion : . Fantasy.

    Série de Jeffrey Addiss et Will Matthews avec Taron Egerton, Anya Taylor-Joy, Nathalie Emmanuel

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    Don't Ever Wipe Tears Without Gloves (2012)

    Torka aldrig tårar utan handskar

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série avec Adam Lundgren, Adam Pålsson et Simon J. Berger

    Snö (ou Don't Ever Wipe Tears Without Gloves, titre que je n'ai d'ailleurs compris qu'après avoir fini la série alors qu'il est pourtant expliqué dans une des toutes premières scènes) est une oeuvre évidemment dramatique qui ne repose pas sur sa mise en scène, sans relief voire carrément datée dans certains de ses effets (utilisation abusive des flashbacks et hasardeuse quant au flou et au ralenti ; les images se superposent parfois sans que ça ne fasse vraiment sens) même s'il y a quelques bonnes idées de montage (par exemple lorsque des scènes du passé et du présent se répondent l'une l'autre), mais presque exclusivement sur son histoire traversée par une puissante émotion à fleur de peau, certes "facile" mais jamais forcée pour autant. Alors oui, la série m'a fortement ému au point d'avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises, mais en tant qu'oeuvre, son potentiel est tout de suite plus diminué et ses limites n'en deviennent que plus apparentes encore.

    Aujourd'hui, pour les personnes comme moi qui n'ont pas connu les ravages du sida, on peut avoir tendance à oublier à quel point cette maladie a été terrible et a tant fait souffrir, à la considérer comme une maladie comme les autres (ce qui n'est pas tout à fait vrai, déjà parce que c'est une maladie encore mal considérée par la société mais aussi parce qu'elle fait l'objet de mésinformation) et ainsi oublier le contexte complexe dans lequel elle s'inscrit. Finalement, l'histoire racontée par Snö est celle de tous ces hommes homosexuels, plus ou moins jeunes, qui ont été décimés par le sida dans l'indifférence (ou la haine) générale. La fin comme l'évolution des différentes relations, notamment celle entre Benjamin et Rasmus, ne surprennent jamais mais touchent bel et bien. A être trop universelle, leur histoire en devient néanmoins presque impersonnelle, la faute à un développement quelque peu éclipsé (au vue de la durée de la série) qui réduit malheureusement sa portée émotionnelle.

    Si vous préférez voir un film sur ce sujet et dans le même genre, vous pouvez voir The Normal Heart de Ryan Murphy (et la série Pose bien que dans une moindre mesure) et 120 battements par minute même si on commence à s'en éloigner un peu. Mais mon préféré est Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré que je trouve beaucoup moins impersonnel, justement.
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    Rilakkuma et Kaoru (2019)

    Rilakkuma and Kaoru

    15 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation.

    Série de Naoko Ogigami avec Lana Condor, Veronica Taylor, Abby Trott

    Mignon à souhait (l'animation en stop motion y contribue largement) et mélancolique. Ça parle de solitude, celle qui est mal vécue et qu'on cherche à combler (par un chat ou des ours en peluche vivants en l'occurrence), mais aussi de rencontre et de séparation (le petit garçon), des rêves qu'on a tendance à oublier une fois adulte (l'épisode sur les ovni). J'ai mis beaucoup de temps à finir la série parce que je me suis vite lassé passé les premiers épisodes (les deux premiers faisant selon moi partie des meilleurs), mais le dernier se termine sur une jolie note douce-amère à l'image de la série dans son ensemble.
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    Notre planète (2019)

    Our Planet

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Documentaire et mini-série.

    Série de David Attenborough avec David Attenborough, Jacques Frantz, Salma Hayek

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    This Is Us (2016)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Dan Fogelman avec Milo Ventimiglia, Mandy Moore, Sterling K. Brown

    J'ai enfin terminé la première saison de This Is Us. Le début et à la fin (en particulier avec William) m'ont enthousiasmé mais j'ai malheureusement commencé à me lasser vers le milieu et j'ai mis beaucoup de temps à la finir. C'est pourtant une série qui manie les clichés avec finesse et qui réussit presque toujours par je ne sais quel miracle à émouvoir. Alors oui, les discours remplis de bons sentiments sont clairement trop écrits pour être vraiment naturels et spontanés, mais la qualité de leur écriture fait justement qu'ils nous touchent malgré tout. On passe ainsi du rire aux larmes, et souvent dans le même épisode. Le pilote en est d'ailleurs le parfait exemple. On est complice, on vibre avec les personnages (mes préférés sont Kate, Beth, Jack et Rebecca). Je pense qu'on peut d'ailleurs tous reconnaître un petit peu de notre famille dans celle des Pearson. Et je me souviendrai encore longtemps de l'épisode de Noël, un vrai crève-coeur accompagné par la douce voix de Sufjan Stevens : https://youtu.be/zwKXvXyospU
    Je regarderai les prochaines saisons (la 4 est d'ailleurs en cours) mais je préfère attendre un peu pour ne pas me lasser une nouvelle fois.
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    Primal (2019)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Action, aventure et animation.

    Dessin animé de Genndy Tartakovsky avec Aaron LaPlante

    Primal repose sur une imagerie forte et un sens aigu de la mise en scène et du sound design (le silence angoissant avant l'attaque dans l'épisode 4). Il arrive que la série de Genndy Tartakovsky ne fasse pas montre d'une cohérence visuelle totale (des blessures, du sang, un bout de viande qui disparaissent le plan d'après), mais c'est parce qu'elle cherche davantage l'émotion que la perfection. En effet, le spectateur ne peut pas rester indifférent face à un spectacle aussi sanglant. Il y a une forme de catharsis dans ce déferlement de violence. La vision du réalisateur est jusqu'au-boutiste, crue mais aussi poétique, à sa façon. Les moments de calme sont si rares qu'ils se démarquent forcément. La beauté de la nature est le théâtre d'affrontements brutaux, bestiaux. Avec le dernier épisode, Primal dresse un constat terrible sur la violence qui se ritualise et qui n'est plus employée à seule fin de survie. C'est l'épisode le plus violent mais aussi le plus pessimiste car il parle en fait de l'homme et de ses pulsions sanguinaires. La fin de la série est peut-être un peu trop abrupte mais il y aura apparemment d'autres épisodes, c'est une très bonne nouvelle !
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    L'Effondrement (2019)

    20 min. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Guillaume Desjardins, Jérémy Bernard et Bastien Ughetto avec Bellamine Abdelmalek, Roxane Bret, Philippe Rebbot

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    Au service de la France (2015)

    25 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Jean-François Halin, Claire LeMaréchal et Jean-André Yerles avec Hugo Becker, Karim Barras, Bruno Paviot

    Si l'ombre d'OSS 117 peut se faire sentir dans les premiers épisodes, Au service de la France s'en détache rapidement et se démarque par son humour pince-sans-rire assez irrésistible. La série tourne la France post-Vichy et ses services secrets en dérision, elle montre une France aussi imbue d'elle-même qu'incompétente. Un peu à l'image des trois agents Calot, Jacquard et Moulinier qui se croient tout-puissants et indispensables au service alors qu'ils sont souvent dépassés par les événements imprévus qui surviennent au cours des missions, qu'ils réussissent d'ailleurs presque toujours grâce à un heureux concours de circonstances. Mais la série ne serait pas aussi bonne et cocasse sans le jeu merveilleux de drôlerie des acteurs, et sans oublier bien sûr la grande finesse d'écriture des dialogues qui donnent parfois lieu à de francs moments de rigolade. Les interprètes de Moïse, de Calot et du Colonel sont particulièrement excellents, notamment ce dernier qui m'a beaucoup fait rire (sa façon de dire "Messieurs !" pour s'adresser au service qui est pourtant constitué d'hommes et de femmes, son interrogatoire passé au détecteur de mensonges ou encore son livre sur le Général de Gaulle qui cache en réalité un tout autre ouvrage... Peut-être la meilleure scène de la saison, c'est en tout cas la plus drôle pour moi). J'espère que la saison 2 sera aussi bonne voire même meilleure !

    ***

    Une saison 2 dans la même veine que la première et même encore meilleure. Elle est plus drôle (l'épisode 2 est absolument hilarant), elle n'oublie pas de donner autant d'importance aux différents agents et à leurs zones respectives (toute la partie en Algérie avec le colonel - mon personnage préféré - est ainsi excellente) malgré la présence d'un fil conducteur et d'enjeux dramatiques plus prégnants, et les épisodes sont un peu plus longs (31 minutes au lieu de 24) donc c'est plus de plaisir. Comme dirait l'inénarrable Calot : "CQFD"

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    En bref : https://www.senscritique.com/activity/773291/17547563
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    Carnival Row (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, thriller et policier.

    Série de René Echevarria et Travis Beacham avec Orlando Bloom, Cara Delevingne, David Gyasi

    La première saison de Carnival Row est une excellente entrée en matière, prenant le temps nécessaire pour présenter son univers et dérouler les nombreuses richesses qu'il recèle. Je parle d'entrée en matière parce que la fin du dernier épisode, et d'autres éléments introduits tout au long de la saison comme la montée d'un mouvement de Pucks à tendance sataniste, appellent une suite et il n'y a plus qu'à espérer que le succès soit au rendez-vous car on a là un univers de grande envergure et au potentiel évident qui ne demande qu'à être affiné (notamment l'aspect géopolitique) ; mais cette saison pourrait presque se suffire à elle-même. En effet, elle s'articule autour d'une enquête policière qui a un début et une fin, une vraie résolution. Si ce sont les personnages auxquels on s'attache rapidement et facilement qui donnent vie à cette enquête, liée à leur passé, c'est la sublime direction artistique qui rend l'univers de la série aussi vivant. On imagine qu'ils ont dépensé sans compter tant on croit à cet univers steampunk composé d'humains et de créatures fantastiques (fées, faunes) et où la magie existe, pour le meilleur comme pour le pire. Ça fourmille de détails, d'éléments de décor en arrière-plan qui rendent l'univers encore plus tangible.
    Et autour de cette enquête gravitent des histoires d'amour qui bravent l'interdit, qu'elles concernent les protagonistes ou des personnages ne faisant qu'une brève apparition dans la série. Je ne vais pas préciser la nature de ces différentes relations pour ne pas spoiler, mais il y a un passage en particulier que j'ai trouvé absolument magnifique : la découverte d'une lampe électrique (un prototype, l'éclairage se faisant aux lampes à gaz) suivie d'une scène de sexe durant laquelle on voit les deux personnages faire l'amour à travers l'ampoule de la lampe électrique. Ce plan déborde d'un espoir magnifique, comme s'il nous disait que l'amour, quelle qu'en soit la forme, ne sera plus un problème dans un futur plus ou moins proche. La réalisation est très soignée et d'excellente facture, mais ce moment est pour moi le plus bel exemple de mise en scène de la série.
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