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270 films

par カンガルー
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    The Thing (1982)

    1 h 44 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de John Carpenter avec Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley

    1er Janvier

    Premier film de l’année, troisième Carpenter, et il faut dire que le bonhomme a quand même un sacré sens de l’ambiance anxiogène. Big John développe une atmosphère schizophrénique à travers la présence d’un monstre protéiforme au design apocalyptique, et ça marche dès le début, l’ambiance se met directement en place, c’est réellement une réussite. Carpenter ne fait aucun cadeau à ses personnages, et c’est tant mieux.
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    Sang pour sang (1984)

    Blood Simple

    1 h 39 min. Sortie : . Film noir et policier.

    Film de Joel Coen avec John Getz, Frances McDormand, Dan Hedaya

    2 Janvier

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de film des frères Coen, et je n’étais pas réellement allé jeter un coup d’œil dans leurs premiers films. Bon, ici, on se retrouve avec des frères Coen qui se cherchent encore un peu, mais qui ont déjà leur esthétique bien définie : on retrouve ce petit côté film noir qu’on avait pu voir dans No Country for Old Men. En réalité, ce film pourrait presque être un travail préparatoire pour Fargo, notamment au niveau de la thématique de la violence et de la spirale dans laquelle les personnages se trouvent renfermés. Naturellement on en est pas encore au niveau, la faute à un rythme bâtard et à une exposition un poil trop longue, heureusement rattrapée par un climax passionnant et qui fait son effet.
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    Les Nerfs à vif (1991)

    Cape Fear

    2 h 08 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Nick Nolte, Jessica Lange

    9 Janvier

    Un Scorsese un peu oublié (en même temps vu la période à laquelle il est sorti, c'est dur de se démarquer de classiques comme Goodfellas ou Casino) plutôt bien ficelé. Je n'ai pas vu l'original, donc je ne peux pas témoigner de la conservation des enjeux de l'original, mais en tout cas la réalisation est plutôt sympathique, avec notamment des mouvements de caméra très brusques, qui deviennent un peu lassant par moments. La symbolique chrétienne est évidente, et permet une lecture "religieuse" du film, notamment à travers le personnage de De Niro, toujours aussi monstrueux d'ailleurs. C'est donc un film assez sympathique, mais qui ne se démarque pas de la filmo de Scorsese.
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    Les 8 Salopards (2015)

    The Hateful Eight

    2 h 47 min. Sortie : . Thriller et western.

    Film de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

    9 Janvier

    Tarantino n’a même plus besoin de promo : son nom lui-même lui assure la promotion de son fi, et encore une fois, la satisfaction est là. Si Tarantino était un enfant, il viendrait de passer à l’âge adulte : tout ce qui faisait le charme de son cinéma est toujours présent, mais n’avait jamais été aussi travaillé, et en particulier les dialogues. On pourra certes une reprocher une première demi-heure un peu longuette, mais le reste est un quasi sans-faute : les acteurs sont sans exception monstrueux (dédicace à Jennifer Jason Leigh, définitivement une très bonne actrice), la photographie est soignée ainsi que la mise en scène, la narration est maligne, et la tension omniprésente pendant trois heures, si ça ce n’est pas beau. Et Morricone était en forme pour sa composition.
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    Platoon (1986)

    2 h. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Oliver Stone avec Charlie Sheen, Tom Berenger, Willem Dafoe

    10 Janvier

    Des films sur la guerre du Vietnam, y’en a quelques-uns. Le problème, c’est que quand Kubrick et Coppola s’y attaquent, ils ne font pas semblant, et forcément le reste des films en souffrent. Ici dans le cas de Platoon, c’est son classicisme qui en est le principal responsable. Le film se résume à deux conceptions différentes de la guerre, c’est donc forcément très manichéen, comme s’il y avait une approche « humaniste » de faire la guéguerre. C’est prévisible de bout en bout, et y’a rien de spécial dans tout ça. Si on ajoute à ça une musique lourdingue et larmoyante, le film en pâtit comme pas possible, et on se retrouve face à une œuvre, certes de bonne facture, mais qui ne nous a rien appris de plus.
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    Aniki, mon frère (2000)

    Brother

    1 h 54 min. Sortie : . Gangster, drame et thriller.

    Film de Takeshi Kitano avec Takeshi Kitano, Omar Epps, Claude Maki

    15 Janvier

    Kitano est un des réalisateurs que j’estime le plus, tout simplement parce que le type est un grand réalisateur contemporain, et qu’il fait tous ses films à fond. Aniki n’échappe pas à la règle, loin de là : le principal intérêt du film réside dans la transposition du film de yakuza aux USA, pour bien montrer le décalage entre les deux différentes cultures du gangster. Le résultat est un film de gangsters viscéral, dont la symbolique familiale de construction/déconstruction fonctionne à merveille, et donne lieu à des personnages extrêmement touchants quand le sacrifice ou le don de soi est convoqué. Un de mes Kitano préférés, à n’en pas douter.
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    Rocky (1976)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de John G. Avildsen avec Sylvester Stallone, Carl Weathers, Talia Shire

    15 Janvier

    Là, il va peut-être falloir que j’explique ma note, parce qu’elle est un peu partagée. D’un côté, le film est quand doté de gros défauts, notamment au niveau du scénario : la love story est risible, la manière dont Rocky est choisi est totalement aléatoire (Apollo Creed est d’ailleurs ridicule), et le film passe sous silence une grosse partie de l’entraînement, qui me paraissait pourtant le plus intéressant. Néanmoins, quel message, et quelle leçon de vie ! Ce parcours totalement atypique d’un mec qui n’a rien pour lui, cette ascension sociale au travers de la boxe est passionnante, loin des success story bidon de bourgeois. Donc c’est un résultat en demi-teinte, mais j’ai une dose de sympathie pour le film, tout simplement parce qu’il ne prend pas son spectateur pour un con. Et pour ce genre de films, c’est déjà super cool.
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    JFK (1991)

    3 h 09 min. Sortie : . Drame, historique et thriller.

    Film de Oliver Stone avec Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Gary Oldman

    16 Janvier

    Il y a beaucoup de choses à dire pour le coup. Si Oliver Stone tient bien son ambition de faire tenir ses 3 heures de film sans le moindre ennui, avec un casting tout simplement monstrueux, Kevin Costner en premier, j’ai beaucoup de mal avec la démarche, et n’ait aucune idée où Stone veut en venir tellement son film est hybride : dénonciation des pouvoirs publics américains, ou tentative de réponse au mystère JFK ? C’est évident, Stone est un complotiste, et insuffle un réel doute en nous. Mais quand je vois le résultat dans sa globalité, j’y vois uniquement une espèce d’objet de dénonciation le cul entre deux chaises. Mais il ne faut pas oublier la photographie, absolument géniale au niveau des contrastes, notamment avec le blanc.
  • Bande-annonce

    Les Quatre Cents Coups (1959)

    1 h 39 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy

    17 Janvier

    Un sacré bijou de mise en scène quand même, c'est probablement la meilleure manière d'aborder la nouvelle vague, puisque le film en reprend les codes (côté semi-documentaire, codes classiques brisés) mais reste facile à digérer. Le gamin est super touchant, et puis ce magnifique final, un véritable ode à la liberté.
  • Bande-annonce

    Rosetta (1999)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne avec Émilie Dequenne, Fabrizio Rongione, Anne Yernaux

    18 Janvier

    Alors là… Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi exaspéré par un film. Le cinéma dit « social », je l’adore quand il est bien traité, le meilleur exemple étant pour moi « Un prophète » d’Audiard. Mais là, qu’est ce que l’expérience a été énervante. Comme pour « La Loi du Marché » je trouve l’usage du style semi-documentaire totalement risible, ne servant que de cache-misère pour l’absence d’idées de mise en scène du film. Tout tombe dans les écueils du mélodrame français classique, avec la mère alcoolique, la loi du marché qui nous force à faire des choses horribles, bref, beaucoup de constats apportés sans aucune nuance. C’est dommage, on n’arrive pas à faire des films sur des sujets importants sans tomber dans du mélo larmoyant.
  • Bande-annonce

    Œdipe roi (1967)

    Edipo re

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Silvana Mangano, Franco Citti, Alida Valli

    20 Janvier

    J’en ressors plutôt froid, malgré une démarche d’adaptation excellente : finir et commencer dans l’Italie des années 20 pendant que le cœur du film est situé (on dirait en tout cas) en Grèce antique. Cela montre bien que le mythe d’Œdipe a traversé les époques, et qu’il est universel. La mise en scène est nerveuse, notamment avec une utilisation fréquente de courtes focales pour les gros plans, qui donne un résultat déstabilisant, quasiment surréaliste. Après c’est très clairement une sorte de délire qui est difficilement appropriable, une sorte de bloc dont la digestion s’avère compliquée. Pasolini veut montrer sa vision d’Œdipe, mais laisse tellement peu d’indications que le spectateur en devient perdu. La note sera probablement amenée à varier, puisque je l’étudie dans le cadre du lycée, en littérature.
  • Bande-annonce

    Mission : Impossible 2 (2000)

    Mission: Impossible II

    2 h 03 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de John Woo avec Tom Cruise, Dougray Scott, Thandie Newton

    22 Janvier

    Bon on me l’a vendu comme un gros nanar, et même si y’a deux trois moments priceless, c’est juste un vieux navet de merde. C’est dommage, parce qu’on sent que John Woo a voulu apporter sa patte à la saga, puisqu’il y a un gunfight plutôt correct au demeurant, mais tout est noyé par un didactisme dégueulasse qui enlève toute once d’originalité au film. C’est laid, vide de sens, l’idée des masques est totalement foireuse puisqu’on t’explique jamais comment ça marche, c’est bourré de faux raccords, et les scènes d’action défient les lois du montage, je n’ai jamais vu ça. Heureusement que de temps à autres ça se prend tellement au sérieux qu’on explose de rire. Fritz, t'es un de mes éclaireurs les plus estimés, mais là t'as fait une faute professionnelle.
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    Ma nuit chez Maud (1969)

    1 h 50 min. Sortie : . Romance.

    Film de Eric Rohmer avec Jean-Louis Trintignant, Françoise Fabian, Marie-Christine Barrault

    22 Janvier

    En voilà une excellente surprise. Rohmer, j’en avais surtout entendu parler comme un prétentieux verbeux qui balance des dialogues aléatoires pour donner une illusion d’intelligence. Je trouve ça totalement faux, et plutôt malhonnête si on considère les intentions de Rohmer : il souhaite tout simplement faire le portrait de la lutte sociétale post Mai 68 à travers trois conceptions de la vie : la conception religieuse, à laquelle se mêle la science, la conception marxiste, et la conception « bourgeoise ». Ainsi, on a certes un film très verbeux, mais qui illustre à merveille les enjeux de l’époque et du rapport à l’amour. Ajoutez à cela une mise en scène super intéressante, notamment avec les différentes sources de lumière, et on obtient un magnifique film.
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    Incassable (2000)

    Unbreakable

    1 h 46 min. Sortie : . Fantastique et thriller.

    Film de M. Night Shyamalan avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright

    23 Janvier

    Dans le genre « putain je t’attendais pas toi », celui-là est bien classé. Une chouette quête initiatique qui questionne bien ce qu’est un héros, et fait tout en douceur ce que les idiots de chez Marvel auraient réglé à grands coups d’explosions. On est dans une approche très « intimiste » de la chose, comme « Signes » pouvait l’être par rapport à une invasion extraterrestre. En fait, Shyamalan reprend les genres phares d’Hollywood et les réalise à sa sauce, et c’est vraiment bien. Et puis il sait filmer le bougre, j’ai rarement ressenti une atmosphère aussi léthargique (dans la première partie).
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    Mad Max : Fury Road (2015)

    2 h. Sortie : . Action, aventure, science-fiction et road movie.

    Film de George Miller avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult

    23 Janvier

    Revu, toujours le même plaisir continu de deux heures. Quelques détails ça et là que je n'avais pas vu au premier visionnage, c'est vraiment génial, une pépite dont on se souviendra pendant longtemps.
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    Conversation secrète (1974)

    The Conversation

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Francis Ford Coppola avec Gene Hackman, John Cazale, Allen Garfield

    24 Janvier

    Le film patine un peu dans son propos dans la première heure, on ne sait pas trop où Coppola veut en venir. Puis la fin nous fait comprendre qu’il s’agit d’une plongée dans la tête d’un homme rongé par un dilemme moral. Et je trouve qu’il y a un côté très « Lumetien » avec ça, ça me fait beaucoup penser à Serpico. La mise en scène déboite, avec son influence film noir, mais le film est un peu foutraque au début, donc forcément ça laisse dubitatif, mais la fin est d’une grosse puissance. A revoir dans quelques années, avec moins d’a priori.
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    Blow-Up (1966)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Vanessa Redgrave, Sarah Miles, David Hemmings

    29 Janvier

    Aïe pour le coup. Je n’ai rien contre les films sensoriels, mais là, ce fut un moment d’exaspération plutôt significatif. Si la mise en scène est clairement en avance sur son temps, avec des plans avec des fulgurances certaines (ce travelling avec les différents filtres, mon dieu c’était génial), le film est desservi par une espèce d’errance faussement intelligente, avec son lot de personnages antipathiques et énervants. Si le film permet une certaine réflexion sur l’image et sa place dans notre société, je suis clairement resté en dehors de tout ça. Je vois les intentions, louables, mais cette errance mérite certainement un second visionnage dans quelques années, avec plus de maturité (ah et l’OST de Herbie Hancock est géniale).
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    Chungking Express (1994)

    Chongqing Senlin

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Wong Kar-wai avec Takeshi Kaneshiro, Brigitte Lin Ching-hsia, Tony Leung Chiu-wai

    30 Janvier

    La première partie m’a scotché tellement c’était fort, beau, une espèce de mélancolie sensorielle, quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. Ces 50 premières minutes méritent d’être montrées à tout cinéphile en quête de « différence ». Et malheureusement, la deuxième partie ne fait pas le job, et fait pâle figure par rapport à la première histoire, tout redevient… banal. Mais dans sa globalité, c’est quand même une œuvre forte, et une sacrée claque esthétique (ce qui rend la première partie magnifique parce que tout se passe de nuit ou à l’intérieur, et que WKW est un génie des scènes nocturnes, alors que la deuxième comporte des scènes de jour, qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe).
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    Assurance sur la mort (1944)

    Double Indemnity

    1 h 47 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Billy Wilder avec Fred MacMurray, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson

    30 Janvier

    Billy Wilder a un certain talent pour capturer des histoires d’amour qui tourne mal, avec au centre une femme qui n’a plus toute sa santé mentale. On peut donc dresser des parallèles avec « Boulevard du Crépuscule », notamment avec la voix-off et cette lente descente aux enfers. Des idées de montage brillantes, une actrice principale envoûtante et une narration qui n’était pas banale à l’époque, « Assurance sur la mort » est l’exemple type du film noir réussi. Dommage qu’il ait par moments peiné à me convaincre.
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    Fenêtre sur cour (1954)

    Rear Window

    1 h 52 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter

    31 Janvier

    Formellement parlant c’est génial, Hitchcock a des idées de mise en scène assez géniales, il est clairement en avance sur son temps, il arrive à transformer une cour en un espace fermé, ça d’accord, tout le monde le sait, mais c’est pas ça qui m’a marqué. C’est surtout le double discours par rapport au cinéma que j’ai trouvé passionnant : James Stewart n’est rien d’autre qu’un spectateur sur son fauteuil, qui est passif devant ce qu’il se produit, et qui croît à tout ce qu’il voit sans se questionner sur une possible erreur de sa part. C’est pas ce qu’on fait devant un film, être spectateur passif d’une série d’images ? Et ça remet plein de choses en question : ce qu’il faut filmer ou non, ce que l’on peut dire ou ne pas dire… Si je pourrais reprocher une seule chose à Hitchcock, c’est sa direction d’acteurs, qui laisse parfois à désirer.
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    Trainspotting (1996)

    1 h 34 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Danny Boyle avec Ewan McGregor, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller

    5 Février

    Cf ma critique.
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    21 Grammes (2003)

    21 Grams

    2 h 04 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Alejandro González Inárritu avec Sean Penn, Benicio Del Toro, Naomi Watts

    6 Février

    Alors là… Meh. J’entretiens une vraie admiration pour les cinéastes qui ont le courage de faire des films choraux, parce que ça nécessite un certain talent et une maîtrise de la narration hors du commun. Inarittu a tellement d’ambition qu’il fait un film choral, mais en diluant la narration, non-linéaire donc. Je n’ai jamais vu rien de tel, c’est extrêmement ambitieux, et c’est à la fois une réussite, et un échec. Une réussite parce que le résultat final est ultra cohérent et plutôt émouvant. Mais je suis resté quasi tout le temps en dehors du film, puisqu’il est difficile de se laisser porter par une œuvre aussi froide. Et la performance de Sean Penn n’aide pas, puisqu’il est vraiment en dessous de tout le casting (par contre Benicio del Toro est fantastique).
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    Entre le ciel et l'enfer (1963)

    Tengoku to jigoku

    2 h 23 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Kyôko Kagawa

    6 février

    Les mots ne suffisent pas pour décrire le meilleur polar de tous les temps. Regardez-le, et admirez.
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    Steve Jobs (2015)

    2 h 02 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Danny Boyle avec Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen

    7 Février

    Je suis extrêmement partagé. D’une part, je suis agréablement surpris qu’un biopic puisse encore proposer autre chose qu’un académisme déprimant (n’est-ce pas Imitation Game ?) : la mise en scène est inspirée et évolue en fonction des trois chapitres, la structure intéressante, puisqu’elle permet de dire plus de choses sur Steve Jobs en trois évènements qu’un pavé de 800 pages. Les dialogues d’Aaron Sorkin sont réussis, ça fuse de partout, et ça fuse intelligemment. Mais quelle fin atroce qui vient gâcher tout ce qui avait été construit auparavant dans une avalanche de bons sentiments risibles. L’autre principal problème vient du fait que ces trois chapitres deviennent extrêmement prévisibles, puisque Boyle ne fait preuve d’aucune audace sur ce plan-là. Mais je salue réellement la tentative et le projet, qui mérite qu’on s’y attarde.
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    De battre mon cœur s'est arrêté (2005)

    1 h 47 min. Sortie : . Action, policier, drame, romance et thriller.

    Film de Jacques Audiard avec Romain Duris, Niels Arestrup, Jonathan Zaccaï

    9 Février

    Revu, note inchangée : 7. Jacques Audiard a tout de même un certain talent pour capter le destin de gens ordinaires, et d’en faire une belle fresque (Un Prophète en est d’ailleurs la consécration). Sinon, mon ressenti n’a pas énormément évolué depuis mon premier visionnage : j’aime beaucoup la mise en scène d’Audiard, avec un certain panache et une radicalité évidente, les seuls moments de pause qu’il s’autorise étant les scènes au piano, d’ailleurs magnifiques. Les inserts sur les mains, la manière dont Audiard positionne son personnage dans le monde, ce sont de réels points positifs. Reste quelques scènes risibles, notamment où il essaye de faire rire son spectateur, ou de rendre Romain Duris menaçant.
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    Batman : Le Défi (1992)

    Batman Returns

    2 h 06 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de Tim Burton avec Michael Keaton, Michelle Pfeiffer, Danny DeVito

    10 Février

    Les décors et la lumière claquent, je crois que c’est la vision de Gotham que j’ai le plus apprécié jusqu’ici. Le Pingouin est un méchant qui claque, avec sa corpulence qui fait penser au monstre des films expressionnistes allemands, un expressionnisme qui est très cher à Burton. Le problème, c’est que tout le reste du film est quand même insipide, entre Catwoman et ses interventions philosophiques dignes de BHL, Michael Keaton qui galère comme pas possible, les scènes d’action ultra molles. C’est dommage, y’a beaucoup de potentiel, mais tout a l’air de tomber à l’eau au fur et à mesure.
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    Les Vitelloni (1953)

    I Vitelloni

    1 h 49 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Franco Interlenghi, Alberto Sordi, Franco Fabrizi

    11 Février

    Rien de honteux, loin de là, mais rien de transcendant non plus, excepté la scène du carnaval, lors de laquelle j’ai pris un pied absolument dantesque tant le futur génie de Fellini est présent. Mais en dehors de cette séquence-là, j’ai trouvé assez plat et souvent un peu larmoyant avec Sandra qui pleure avec des gros violons en fond, c’est pas le fond musical le subtil qui soit. J’en attendais beaucoup, je me suis ennuyé.
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    Une balle dans la tête (1990)

    Dip huet gai tau

    2 h 16 min. Sortie : . Action, policier, drame, thriller et guerre.

    Film de John Woo avec Tony Leung Chiu-wai, Jacky Cheung, Waise Lee

    11 Février

    On distingue trois parties dans ce qui est considéré comme le point d’orgue de la carrière Hong-Kongaise de John Woo. Une mise en place totalement irréelle avec une intro semblable à un vieux porno des années 70, une deuxième partie au Vietnam qui devient assez vite redondante avec un rythme bien trop rapide. Reste une troisième partie excellente qui rend vraiment compte de l’horreur de la guerre. Sinon je préfère quand Woo filme des fusillades plus « intimistes », là ça pète de partout, je trouve ça mieux quand il est plus nerveux dans des petits espaces. C’est inégal, mais c’est kiffant, et puis Woo en fait des tonnes, mais ça marche.
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    French Connection (1971)

    The French Connection

    1 h 44 min. Sortie : . Policier.

    Film de William Friedkin avec Gene Hackman, Fernando Rey, Roy Scheider

    12 Février

    Un seul mot me vient à la tête : maîtrise. Friedkin n’a pas une réalisation particulière, mais il ne fait pas les choses à moitié. Tout est parfaitement calibré, l’exemple le plus flagrant étant l’écriture : ce rythme millimétré, laissant la mise en place d’une ambiance crasseuse laisse finalement peu de place aux coups de feu, mais n’est-ce pas mieux comme ça ? Les courses-poursuites sont captivantes, rendent parfaitement bien grâce à cette réalisation dynamique et ce découpage super efficace (Friedkin arrive quand même à faire une course-poursuite sur une plateforme de métro et à la rendre passionnante…). Chaque coup de feu est vraiment dramatique, et confère au film une aura réaliste qui nous éloigne bien de l’idéal Hollywoodien (flinguer une mère de famille, c’est hardcore quand même).
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    Kids (1995)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame.

    Film de Larry Clark avec Leo Fitzpatrick, Justin Pierce, Chloë Sevigny

    12 Février

    Le manque de structure du film (à l’image des adolescents, m’enfin) rend le film assez particulier. Le temps est dilaté et ça donne lieu à une sorte d’errance sans fin. Mais ça ne fait pas le film, et là où je ne comprends pas, c’est la construction des personnages. Sérieusement, ils sont censés être perdus ? Mettre une voix-off qui explicite cela ne fait pas tout le film, et je trouve que Clark passe totalement à côté de son propos, en montrant des connards, certes, mais qui ne se questionnent pas une seule seconde sur la valeur éthique et morale de leurs actes qui composent leur maigre existence. De très bonnes idées de montage et une BO qui claque, ceci dit.