Oeuvres cinématographiques vues ou revues en 2015

Avatar Lt Schaffer Liste de

448 films

par Lt Schaffer

Films vus ou revus en 2015, tous supports.

A lire aussi sur le blog, c'est plus sympa : http://carnetsdulieutenant.blogspot.fr/

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    Exodus - Gods and Kings (2014)

    2 h 30 min. Sortie : . Drame, historique et péplum.

    Film de Ridley Scott avec Christian Bale, Joel Edgerton, John Turturro

    Trois visionnages.

    Cf critique.
  • Bande-annonce

    Cold in July (2014)

    1 h 49 min. Sortie : . Policier et thriller.

    Film de Jim Mickle avec Michael C. Hall, Wyatt Russell, Vinessa Shaw

    Ce Cold in July m'a quelque part fait penser à une sorte de commentaire du formidable A History of Violence, avec cette histoire de contagion de la violence suite à un incident en Amérique profonde. Le problème étant ici que tout est simple, primaire et terre-à-terre. Bien que l'ensemble soit honnêtement réalisé, sans trop de prises de risque, on peut se demander où cherche à en venir Jim Mickle alors que l'ennui bat son plein dans cette chimère qui ne fait que commenter une thématique déjà bien mieux explorée ailleurs... L'ambiance des années 80 paraît un peu superficielle, reste un casting sympathique, malgré le jeu trop appuyé de Sam Shepard. Sitôt vu, sitôt oublié.
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    L'Enfer des armes (1980)

    Dai yat lui ying aau him

    1 h 35 min. Sortie : . Drame, gangster et policier.

    Film de Tsui Hark avec Lo Lieh, Lin Chen-chi, Albert Au

    Version director's cut.

    Bien que je sois plutôt amateur du cinéma de Tsui Hark (du moins, ce que j'en connais), j'ai vécu avec L'Enfer des Armes ma première déception massive. Difficile d'imputer à l'auteur les problèmes de production qu'a eu le film, qui ont conduit plus tard à la création de cette director's cut du pauvre, toutefois il m'est déjà compliqué de passer outre la forme du film. On reconnaîtra sans mal la patte du réalisateur hong-kongais dans certains effets bien sentis, mais l'ensemble est cinématographiquement très pauvre voire souvent ridicule. C'est d'autant plus dommage, la propagation sociétale de la violence est passionnante. Mais l'écriture elle-même ne s'accorde pas de crédit, entre personnages fades, dialogues grotesques et péripéties confuses. Tous les concepts apparaissent comme bancals, jusqu'à même l'utilisation d'Oxygen IV de Jean-Michel Jarre pour une scène de tension... Très peu pour moi.
  • Bande-annonce

    Ludwig - Le Crépuscule des dieux (1972)

    Ludwig

    3 h 55 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Luchino Visconti avec Helmut Berger, Trevor Howard, Silvana Mangano

    L'histoire d'amour entre Luchino Visconti et moi n'est semblerait-il pas prête de s'arrêter. Claque après claque, Ludwig - Le Crépuscule des Dieux (quel beau titre français !) ne déroge pas à la règle et s'inscrit comme un chef-d'oeuvre définitif du réalisateur italien. Fresque passionnante et achevée, mais totalement fantasmée sur la Bavière de Ludwig, le film de Visconti dissèque la psychologie du célèbre roi. Le personnage est passionnant, perdu entre ses rêves de grandeur surannée et sa profonde et misérable décadence. Helmut Berger, impressionnant, transcende le personnage, aux côtés d'un casting de luxe et du sourire toujours aussi perçant de Romy Schneider. Le dispositif de narration est brillant et complète l'élaboration d'un immense biopic, où le génie de Visconti trouve son écho dans les somptueux châteaux qu'il filme. Grandiose, grandiose, grandiose.
  • Bande-annonce

    Kingsman - Services secrets (2014)

    Kingsman: The Secret Service

    2 h 09 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Matthew Vaughn avec Taron Egerton, Colin Firth, Samuel L. Jackson

  • La Bataille de Chine (1944)

    The Battle of China

    1 h 05 min. Sortie : 1944. Historique et guerre.

    Documentaire de Frank Capra et Anatole Litvak

    La bataille de Chine (Frank Capra et Anatole Litvak) est un film résolument passionnant dans sa description d'une partie de la Seconde guerre mondiale trop peu étudiée. L'invasion de l'empire du milieu par celui du Soleil levant est riche en évènements incroyables, et notamment le théâtre du plus grand exode humain de tous les temps. Le film revient sur la stratégie de défense chinoise, et sur comment, évidemment, leur unité, bien que fébrile, et leur nombre, leur a donné raison. Dommage, cependant, qu'on en fasse des caisses sur les (très) gentils Chinois éternellement agressés par les (très) méchants Japonais, dans un métrage déjà un peu trop long.
  • Capitaine sans peur (1951)

    Captain Horatio Hornblower

    1 h 57 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Raoul Walsh avec Gregory Peck, Virginia Mayo, Robert Beatty

    Un bon petit standard du film de cape et d'épée que nous signe-là Raoul Walsh. Capitaine sans peur aligne (avec maîtrise, toutefois) les grands poncifs du genre. Le contexte du Premier Empire est plutôt plaisant et apporte une légère nuance dans la mesure où la plupart des films du genre se passent un ou deux siècles auparavant. Ici, quelque part, on préfigure Master & Commander. On en retient évidemment des scènes d'action toujours très impressionnantes ainsi que de superbes combats maritimes qui compensent un scénario qui se perd un peu dans le dernier tiers.
  • Bande-annonce

    L'Histoire sans fin (1984)

    Die unendliche Geschichte

    1 h 34 min. Sortie : . Aventure, drame, fantasy et jeunesse.

    Film de Wolfgang Petersen avec Barret Oliver, Noah Hathaway, Tami Stronach

    Revisionnage.

    J'ai une affection toute particulière pour le revival du genre de l'heroic fantasy au début des années 80, et bien entendu L'Histoire sans fin l'illustre très bien. Conte magique succédant à Das Boot dans la carrière de Wolfgang Petersen, le film aborde tendrement et intelligemment la thématique de l'imaginaire, par ailleurs constamment servi par un génial travail dans la direction artistique. Petersen en profite au passage pour peindre de remarquables tableaux dans ses plans, soulignés par la photographie de Jost Vacano, dont les mérites ne sont plus à vanter. Récit classique mais beau et sacrément efficace, L'Histoire sans fin finit (ah ben oui, quand même !) en beauté sur la musique de Klaus Doldinger et Giorgio Moroder... Que demander de plus ? Une belle redécouverte.
  • Bande-annonce

    L'Affaire SK1 (2015)

    2 h. Sortie : . Policier.

    Film de Frédéric Tellier avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet

    Dans le paysage pas si jouasse du polar français, on ne compte plus les téléfilms sans ambition qui sortent mensuellement, à la chaîne. Encore il y peu, le monumentalement mauvais Colt 45 faisait figure d'exemple. Fort heureusement, il s'avère que L'Affaire SK1, bien que globalement convenu et imparfait, fasse quelque mouche. Prisonnier, comme à l'accoutumée, d'une histoire vrai, le film porté par l'efficace duo Personnaz / Gourmet ne s'en sort pas trop mal dans la description des évènements, notamment grâce à une ambiance taciturne franchement pas mal retranscrite.On regrettera quelques tics habituels du genre, la constante et insupportable caméra épaule "pour faire vrai", ou encore une narration un peu lourdingue. Bien honnête tout de même, ce qui change de la moyenne.
  • Bande-annonce

    Automata (2014)

    Autómata

    1 h 49 min. Sortie : . Science-fiction et thriller.

    Film de Gabe Ibáñez avec Antonio Banderas, Birgitte Hjort Sørensen, Melanie Griffith

    Une co-production de science-fiction espagnole, voila qui a de quoi intriguer. Autómata part avec tous les atouts possibles en main et un énorme capital sympathie, mais n'offre tout au mieux qu'un correct film du genre qui ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes sur une thématique dûment éculée. L'intelligence artificielle robotique, le cinéma s'y penche depuis un bout de temps et aucun moment le réalisateur Gabe Ibáñez ne cherche à proposer du neuf, se limitant encore au concept des hommes qui découvrent qu'une machine peut penser. Rébarbatif, surtout à l'heure où Blade Runner est sorti depuis bientôt trente-cinq ans et A.I. depuis près de quinze. Pourtant il y a quelques idées qui marquent le coup, notamment dans l'univers plutôt soigné de l'exposition ou encore le décor désertique plus tardif. D'autant plus que le film est réalisé avec une certaine adresse, c'est ainsi d'autant plus dommage qu'il se bride lui-même au niveau du fond. Pas désagréable pour autant, mais on est obligé d'en attendre un peu mieux.
  • Bande-annonce

    Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende du sanctuaire (2014)

    Seinto Seiya Rejendo Obu Sankuchuari

    1 h 33 min. Sortie : . Animation et aventure.

    Long-métrage d'animation de Keiichi Satô avec Kaito Ishikawa, Kenji Akabane, Kenshō Ono

    Difficile d'espérer quoique ce soit venant de l'équipe de production qui a développé le film Albator, navet intergalactique qui a dû chagriner plus d'un admirateur du pirate spatial. Les Chevaliers du Zodiaque - La Légende du Sanctuaire réussit néanmoins l'exploit de faire pire, puisqu'ici on ne jouit même plus des éventuelles images sympathiques que peut offrir l'espace, ou ne serait-ce même d'un scénario, aussi mauvais soit-il. Il n'y a plus rien, juste une succession de combats inintéressants répétitifs, qui donnent l'impression de jouer à un mauvais jeu-vidéo. Le manque d'ambition est alarmant, quand on est pas carrément plongé dans un mauvais goût redoutable (le passage "comédie musicale" est consternant). Allez, hop, poubelle, rien à voir, circulez.
  • Bande-annonce

    Running Man (1987)

    The Running Man

    1 h 41 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Yaphet Kotto

    Pourtant adapté depuis Stephen King, Running Man évoque surtout un curieux remake du Prix du Danger d'Yves Boisset. Actionner coloré avec Schwarzenegger dans toute sa gloire, le film a beau être con comme la Lune, il n'en reste pas moins plaisant à suivre, entre sa direction artistique improbable et ses punch-lines percutantes de bêtise. Et dans la mesure où c'est systématique du début à la fin du film, on a presque pas le temps de s'ennuyer, en profitant pleinement du capital sympathie offert. En somme, un sympathique et vrai bon mauvais film, comme on en fait plus.
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    Pioneer (2015)

    Pionér

    1 h 51 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Erik Skjoldbjærg avec Wes Bentley, Stephen Lang, Aksel Hennie

  • Bande-annonce

    À l'Ouest, rien de nouveau (1930)

    All Quiet on the Western Front

    2 h 16 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Lewis Milestone avec Louis Wolheim, Lew Ayres, John Wray

    Revisionnage.

    Depuis longtemps, A l'Ouest rien de nouveau fait partie de mon panthéon du cinéma de guerre, au même titre que le livre de Remarque l'est dans la littérature. A chaque redécouverte, il est bluffant de constater la modernité totale du film. A peine le parlant existe-il déjà que le traitement sonore du conflit est incroyable et procure au film une ambiance globale sans doute unique en son genre, pour l'époque et encore aujourd'hui. Le réalisme global, notamment dans les dialogues, appuie l'avant-gardisme complet du chef-d'oeuvre de Milestone, dont l'uppercut final fonctionne à chaque fois.
  • Bande-annonce

    Je dois tuer (1954)

    Suddenly

    1 h 15 min. Sortie : . Film noir, drame, thriller et policier.

    Film de Lewis Allen avec Nancy Gates, Paul Frees, Willis Bouchey

    Toute petite série B, Je dois tuer (dommage de ne pas avoir conservé le titre original, Suddenly) est un honnête divertissement du genre, bien qu'il ne paye pas de mine. Comme le genre le veut, on ne peut pas faire plus simple, si ce n'est même simpliste, en ce qui concerne l'intrigue, et pourtant c'est quelque part la garantie d'une certaine efficacité. Enjeux clairs, pas de perte rythmique, tout doit aller droit au but. Devant la caméra, Sinatra fait le boulot, éventuellement éclipsé par Sterling Hayden, et le tout offre au film le nécessaire pour être suivi avec sympathie. Rien de bien spécial à y relever, mais l'idéal pour un petit après-midi pluvieux.
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    Le Lion et le Vent (1975)

    The Wind and the Lion

    1 h 59 min. Sortie : . Aventure.

    Film de John Milius avec Sean Connery, Candice Bergen, Brian Keith

    Décidément, il y a plein de petites trouvailles à découvrir dans la carrière de réalisateur de John Milius, pourtant habituellement plus apprécié pour son travail de scénariste. Le Lion et le Vent s'inscrit presque comme une relecture modernisée de Lawrence d'Arabie, sans doute moins épique, se concentrant davantage sur le pan politique illustré. C'est là où la touche Milius est fascinante, entre son portrait au vitriol de Teddy Roosevelt et plus généralement le regard sans concessions qu'il porte sur l’interventionnisme américain. D'autant plus que le réalisateur de Conan le Barbare a tout de même une certaine maestria dans la mise en scène, épaulé par Jerry Goldsmith. On en oublierait presque le look hors-sujet de Sean Connery qui, aussi charismatique soit-il, ressemble plus à un rajah d'Inde qu'autre chose.
  • Bande-annonce

    Listen Up Philip (2014)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alex Ross Perry avec Jason Schwartzman, Elisabeth Moss, Krysten Ritter

  • Bande-annonce

    Superman et les Nains de l'enfer (1951)

    Superman and the Mole-Men

    58 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de Lee Sholem avec Walter Reed, J. Farrell MacDonald, Stanley Andrews

    Superman et les nains de l'Enfer... Tout est dans le titre. Bien avant que Richard Donner ne se colle à l'adaptation blockbuster de l'homme de fer, George Reeves, héros de la série, pouvait également se savourer sur grand écran. Malheureusement, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une série B fauchée et sans trop d'intérêt. Plutôt feignante par ailleurs, dans la mesure où on ne voit jamais Superman voler, le film préférant montrer des gens l'observant. Panne d'ambition générale jusqu'à même le concept, où naïvement je pensais que l'on allait découvrir un autre univers. En réalité il s'agit juste de la fuite vers la surface de quelques nains mal costumés. Dommage que, à part quelques passages, ce ne soit même pas drôle, en plus qu'il faille attendre une éternité avant de voir Superman apparaître à l'écran.
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    Un long dimanche de fiançailles (2004)

    2 h 13 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, Gaspard Ulliel, Dominique Pinon

    Revisionnage.

    Remarquable en tout point, Un Long dimanche de fiançailles s'inscrit sans problème aux côtés des autres chefs-d’œuvre de Jean-Pierre Jeunet. Production impressionnante au casting incroyable, gérée de part en part par une main virtuose, immense savant de l'image et du récit, l'adaptation du (très bon) livre de Sébastien Japrisot marque toujours autant par son caractère unique. Malgré l'ambiance surréaliste parfois si chère à l'ami Jeunet, son film transpire quelque part l'authenticité tant l'atmosphère joue sur le sensitif. Et puis, pour couronner le tout, la poésie musicale d'Angelo Badalamenti s'appose avec délicatesse sur les image. Fabuleux.
  • La Bataille de Russie (1943)

    The Battle of Russia

    1 h 23 min. Sortie : . Historique et guerre.

    Documentaire de Frank Capra et Anatole Litvak

    La bataille de Russie (Frank Capra et Anatole Litvak) est avant tout coquasse pour une raison : voire un film officiel du gouvernement américain encenser le mode de vie soviétique, alors vraisemblablement comparable au bon-vivre qui règne en Amérique ! Et évidemment, cette vision du communisme (ici idéalisée façon village des Schtroumpfs) se voit être agressée par les vils voisins fascisto-nazis. Ce haut-lieu de la Seconde guerre mondiale, riche en batailles importantes (dont le siège de Saint-Pétersbourg/Leningrad, et évidemment Stalingrad) voit surtout l'Allemagne s'y casser les dents dans les affrontement les plus meurtriers qui soient. Les images des affrontement urbains et ruraux au sein de l'Union Soviétiques sont une fois de plus incroyables.
  • Les Etats-Unis entrent en guerre (1945)

    War Comes to America

    1 h 10 min. Sortie : . Historique et guerre.

    Documentaire de Frank Capra et Anatole Litvak

    Les Etats-Unis entrent en guerre (Frank Capra et Anatole Litvak) met évidemment les choses au clair avec l'entrée tardive des américains dans le conflit. Leur armée, alors en simili-léthargie (quelques centaines de blindés obsolètes; pour l'exemple), se réveille, les usines tournent à plein régime en prévision des affrontements à venir. A part quelques chiffres intéressants sur ladite armée et sur la sensibilisation du public américain, le documentaire offre moins de matière inédite ou exceptionnelle. C'est le dernier de la série Why we fight.
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    Le Dragon du lac de feu (1981)

    Dragonslayer

    1 h 48 min. Sortie : . Aventure et fantasy.

    Film de Matthew Robbins avec Peter MacNicol, Caitlin Clarke, Ralph Richardson

    Co-production Paramount-Disney m'ayant toujours été inconnue, Le Dragon du lac de feu ne semble ni plus ni moins qu'une source d'inspiration majeure pour Peter Jackson et notamment Le Hobbit : La Désolation de Smaug. Film fantastique enchanteresque des années 80, tourné avec une maîtrise visuelle certaine, on se prend dans cette aventure simple mais bougrement efficace qui rappelle le bon temps des films de Ray Harryhausen, rappelé par l'épique musique d'Alex North. D'autant plus que le fameux dragon, évidemment point central du film, est remarquablement bien réussi, et l'affrontement final est littéralement dantesque. Impérativement à découvrir pour les amateurs d'heroic fantasy.
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    Johnny Mnemonic (1995)

    1 h 38 min. Sortie : . Action et science-fiction.

    Film de Robert Longo avec Keanu Reeves, Dina Meyer, Ice‐T

    Dire que Johnny Mnemonic est sorti seulement cinq ans avant Matrix... On pourrait presque croire que vingt ans séparent les films tellement la vision du net selon le premier est abracadabrantesque. Rien que le carton d'introduction "Internet - 2021" pose les bases de cet improbable univers. Finalement, difficile d'en rajouter davantage tant le reste est limité, la direction artistique étant soit laide soit inexistante, le scénario n'ayant aucune logique et surtout, tant Keanu Reeves est en complète roue libre. C'est éventuellement plaisant à suivre tellement le ridicule prend parfois le pas, et puis pour la beauté d'un casting aussi unique : Keanu Reeves, Dolph Lundgren, Takeshi Kitano et Ice-T, rien que ça. Oui monsieur.
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    Dragons (2010)

    How to Train Your Dragon

    1 h 38 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie, fantasy et jeunesse.

    Long-métrage d'animation de Chris Sanders et Dean Deblois avec Jay Baruchel, America Ferrera, Gerard Butler

    Ayant vu (et adoré) le second volet avant de commencer avec le premier, il me tardait donc de découvrir Dragons. Pas déçu du voyage, évidemment, bien que je pense préférer tout de même la suite. On retrouve ici un récit remarquablement bien écrit, à l'intelligence qui a pourtant longtemps fait défaut aux productions Dreamworks, ainsi que les autres éléments qui font le secret de la réussite : la réalisation incroyable, la photographie supervisée par Roger Deakins ou encore la musique de John Powell. Bien que le rythme soit moins effréné que dans la suite (les passages "obligés" de la rencontre entre les deux héros jouent évidemment), à aucun moment il n'est possible de s'ennuyer dans ce beau film d'animation.
  • Trois enterrements (2005)

    The Three Burials of Melquiades Estrada

    2 h 01 min. Sortie : . Aventure, policier, drame et western.

    Film de Tommy Lee Jones avec Tommy Lee Jones, Barry Pepper, January Jones

    Revisionnage.

    Après le somptueux The Homesman, il était temps de se replonger dans le grand chef-d'oeuvre de Tommy Lee Jones. Néo-western dont la noirceur rappelle Seuls sont les indomptés, Trois Enterrements est une épopée spirituelle à la simplicité confondante, et pourtant transcendée par l'intégrité, l'authenticité et le génie de son auteur. Renversant la prévisibilité du récit grâce à un montage déstabilisant mais excellent, Tommy Lee Jones signe une pièce maîtresse du cinéma américain moderne, confiant également à Barry Pepper le rôle de sa vie. Malheureux, par ailleurs, que ce génial acteur demeure toujours autant sous-exploité.
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    2001 : L'Odyssée de l'espace (1968)

    2001: A Space Odyssey

    2 h 40 min. Sortie : . Aventure et science-fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester

    Revisionnage.

    Voir 2001, L'odyssée de l'espace en salle, et puis mourir... On aura sans doute déjà tout dit et redit sur le film de Kubrick et pourtant chaque revisionnage apporte son lot de nouvelles sensations, inscrivant une fois de plus le film dans le groupe des œuvres intemporelles. L'expérience cinématographique est absolue, totale, pure. Les séquences, tantôt fascinantes, tantôt traumatisantes, résonnent toujours longtemps encore après chaque visionnage. Que dire d'autre, tant 2001 est une aventure intime ? Le pouvoir de l'image et du son selon Kubrick sera de toute façon plus éloquent. C'est quand même autre chose qu'Interstellar. Et bim ! Revisionnage du sympathique 2010 : L'année du premier contact prévu également, d'ailleurs.
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    La Légende de Beowulf (2007)

    Beowulf

    1 h 53 min. Sortie : . Aventure, animation et fantasy.

    Long-métrage d'animation de Robert Zemeckis avec Ray Winstone, Angelina Jolie, Anthony Hopkins

    Revisionnage.

    Il était sans doute impossible de pouvoir apprécier pleinement La Légende de Beowulf en 2007, lors de sa sortie. Fidèle à ses motivations d’expérimentateur, Robert Zemeckis livrait un film quelque part nouveau et dont la forme l’a catalogué trop rapidement au rang de simple vitrine technologique. Bien plus que cela, c’est une œuvre remarquable sur l’univers Viking et la tradition des contes oraux, thème central autour duquel le récit et son ton jouent. Rarement le choix de cette technique si particulière n’aura été autant justifié, conférant au film une atmosphère unique et fantasmée, comme une simple histoire déformée et mythique que l’on se transmet d’une génération à l’autre. C’est aussi l’occasion pour Zemeckis de passer la vitesse supérieure en termes de mise en scène, profitant de sa technologie dans chaque plan pour créer également peut-être le meilleur film en 3D jamais « tourné », au son de la musique puissante et épique d’un Silvestri déchaîné. Un chef-d’œuvre.
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    Le Cygne noir (1942)

    The Black Swan

    1 h 27 min. Sortie : . Action, drame et aventure.

    Film de Henry King avec Tyrone Power, Maureen O'Hara, Laird Cregar

    Coupons court : je pense qu’avec Le Cygne Noir j’ai vu l’une des plus belles esthétiques permises par le technicolor trichrome. Dès le début on est pris d’assaut par ces maquettes de galions incroyables (parmi les plus détaillées du genre), ces décors riches et foisonnants, éclairés par une lumière paradisiaque qui vient également sublimer le charisme décontracté de Tyrone Power. Le scénario n’est que prétexte à une débauche d’aventures, mais qu’importe, le spectacle est là, cohérent et remarquable, d’autant plus ponctué par la plastique agréable de Maureen O’Hara et le viril Anthony Quinn que l’on aime retrouver régulièrement en second rôle dans le genre. Sûrement pas aussi sombre que les autres films de Henry King, mais tout aussi réussi.
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    Birdman (2014)

    Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance)

    1 h 59 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Alejandro González Iñárritu avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton

    Aussi déconcertant que formidable, Birdman impose rapidement la virtuosité totale de son auteur. De l'art du pamphlet à la fois rentre-dedans et subtil, Inárritu s'en amuse comme jamais, reprenant presque le flambeau du dernier film de David Cronenberg, Maps to the Stars. Introspection juste et brillamment écrite dans une société du spectacle en roue libre, il va sans dire que Birdman offre sans aucun doute à Michael Keaton le rôle parfait, celui qui s'alimente de la réalité pour enrichir considérablement le personnage et le replacer dans notre monde. Il en va de soit pour le reste du casting, dirigé avec audace et précision, pour un résultat délicieux, drôle et consternant à la fois.
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    Au bord du monde (2013)

    1 h 38 min. Sortie : 2013.

    Documentaire de Claus Drexel

    Pour aller droit au but, j'ai trouvé qu'Au Bord du monde souffrait d'un caractère putassier global extrêmement pénible. Vision simpliste et trop partielle du monde des sans-abris, le film de Claus Drexel ne va jamais au fond des choses, se résumant trop souvent à être une succession d'interviews dont la profondeur ne dépasse pas forcément celle d'un reportage télévisuel. On pourra toujours trouver des images fantastiques d'un Paris nocturne (le film est formellement impeccable, rien à redire dessus) ou des intervenants parfois passionnants, mais reste qu'il y avait sûrement bien mieux à faire avec, des questions plus osées ou graves à poser, et un regard moins facile et opportuniste à poser sur eux... Le paroxysme infernal est atteint lors du final, sur la musique Nessum Dorna, qui enfonce le clou au sein d'un film qui manquait déjà cruellement de subtilité...