Petite histoire du péplum

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66 films

par Gondebaud-e

Pour commencer, il convient de faire un petit rappel de ce qu'est un péplum, car ce n'est pas forcément clair pour tous. Prenons donc la définition de ce cher Wikipedia :

"Le péplum est, selon les points de vue, un genre bâtard ou total, un des premiers héritiers du théâtre classique et de l'opéra ou un sous-genre du cinéma, proche des influences populaires (music hall ou bande dessinée). Sa place dans l'histoire du cinéma (dès sa naissance) prouve son importance. À la fois noble (il traite de l'histoire, de la religion, utilise des auteurs tels que Homère ou Flaubert) et vulgaire (exploitant la violence et l'érotisme, voire le rire - à ses propres dépens - et l'invraisemblance), le genre antique est associé à l'épopée (pour les Américains, le péplum est une de ses catégories), à la comédie, au fantastique (fantômes, vampires, momies revenues à la vie...) et au merveilleux (dans son utilisation de la mythologie). Depuis le début des années 1950, grâce aux productions italiennes et américaines, ce mot désigne les films dont l'action se situe historiquement dans l'Antiquité et, en particulier, celle de la Rome antique, de la Grèce antique (et mythologique) et de l'Égypte antique. Il existe aussi des péplums bibliques basés sur l'Ancien ou le Nouveau Testament. Spectaculaire ou fauché, le péplum enfin constitue un bon repère pour jauger la qualité d'une production (budgets, imagination ou rigueur) suivant les lieux et les époques."

Ici, je cherche avant tout à produire une liste "classique" du péplum. En revanche, et cela pourra déplaire, mais je ne compte pas y inclure les horreurs actuelles, qui rentrent dans la définition, telles que Troie, Alexandre ou encore Gladiator. Je pense ainsi m'arrêter au Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli en 1977. Pour faire cela, je me suis servi du livre relativement complet "Péplum" de Laurent Aknin.

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    Neron essayant des poisons sur des esclaves (1897)

    1 min. Sortie : 1897. Péplum.

    Court-métrage de Georges Hatot

    Premier véritable "péplum", ce film de moins d'une minute est une des premières adaptations antiques de l'histoire du cinéma. Il fait partie d'une petite série de films historiques produits par la Société Lumière.
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    La Vie et la Passion de Jésus Christ (1903)

    50 min. Sortie : 1903. Historique.

    Film de Ferdinand Zecca et Lucien Nonguet

    Une des premières Passion du Christ, menant en scène un des personnages les lus récurrents du péplum : Jésus. Elle est donc à l'origine de la longue tradition des adaptations des évangiles qui va traverser toute l'histoire du péplum.
  • Cléopâtre (1910)

    19 min. Sortie : . Drame, historique et romance.

    Court-métrage de Henri Andreani et Ferdinand Zecca avec Madeleine Roch, Jeanne Berangere, Stacia Napierkowska

    Première mise en place du personnage de Cleopatre, visage mythique et de nombreuses fois utilisé dans des péplums. (Exactement, la première apparition date de 1899, dans un court-métrage de Méliès mais le premier qui exploite véritablement le personnage est celui-ci)
  • L'Orgie romaine (1911)

    9 min.

    Film de Louis Feuillade

    Premier d'une longue liste de films antiques de Louis Feuillade, désormais plus connu pour ses Vampires ou ses Fantomas. Son oeuvre antique s'étend de 1908 à 1913 et est composé d'environ une trentaine de films, dans tout les genres du péplum, dans une veine ambitieuse, voir même "auteuriste". (À noter également une "Nativité" en 1910 ou encore "Aux lions les chrétiens" et "Thaïs" en 1911)
  • Ben Hur (1907)

    15 min. Sortie : . Péplum.

    Court-métrage de Sidney Olcott, Harry T. Morey et Frank Oates Rose avec William S. Hart et Herman Rottger

    Première adaptation du roman de Lew Wallace mais également premier pas des américains sur le domaine du péplum, alors surtout dominé par les européens. Il est tombé dans l'oubli, à cause d'un manque évident de moyens. (C'est également le cas de l'échec du "Cléopâtre" de Charles L. Gaskill en 1912, avec ses séquences de batailles navales d'un grand comique)
  • Les derniers jours de Pompéi (1908)

    15 min. Péplum.

    Court-métrage de Luigi Maggi et Arturo Ambrosio avec Ernesto Vaser, Mirra Principi, Umberto Mozzato

    Étape importante dans l'histoire du péplum, "Les derniers jours de Pompéi" présente la première adaptation du roman de Bulwer-Lytton (1834), du début du genre "colossal", de la révélation du premier grand metteur en scène du genre : Luigi Maggi mais également du début de l'ère des "Divas". (Ici, Lydia de Roberti) (Dans la même veine, le "Néron" du même réalisateur en 1909, un "Jules César" de Giovanni Pastrone ou encore "La chute de Troie" de 1910-1911, plus long que tout les autres et énorme succès)
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    Quo Vadis ? (1912)

    1 h 24 min. Sortie : 1912. Péplum.

    Film de Enrico Guazzoni

    Là encore, première adaptation d'une oeuvre qui sera reprise plusieurs fois par la suite, le roman d'Henryk Sienkiewick, "Quo Vadis". C'est alors le premier point culminant du cinéma épique et colossal à l'italienne. (Voir également "Marc Antoine et Cléopâtre", du même Guazzoni, en 1913)
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    Cabiria (1914)

    2 h 28 min. Sortie : . Muet, péplum et aventure.

    Film de Giovanni Pastrone avec Bartolomeo Pagano, Italia Almirante Manzini, Carolina Catena

    Œuvre phare, film de tout les superlatifs, Cabiria multiplie l'exceptionnel. D'une durée incroyable pour l'époque et le genre (Plus de 3h - 3360 mètres de bobines, contre seulement 336 pour "Les derniers jours de Pompéi" de 1908 !), avec des décors gigantesques (le temple de Moloch), des batailles spectaculaires et des effets spéciaux impressionnants. De plus, le film multiplie les innovations et pose ainsi les bases du péplum en termes de réalisation : première utilisation du "travelling", qui libère la caméra et donne profondeur et relief au décor et à l'environnement dramatique. De plus, on se retrouve devant une interprétation de premier ordre. (Italia Almirante Manzini, Bartolomeo Pagano) Il est donc vu comme un événement mondial et consacre à la fois le genre antique, le format long et les superproductions.
  • Judith de Béthulie (1914)

    1 h 01 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de David Wark Griffith avec Blanche Sweet, Henry B. Walthall, Mae Marsh

    Eclipsé par le succès de "Naissance d'une nation", Judith de Béthulie passa inaperçue alors que c'est un excellent péplum américain de cette période.
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    Intolérance (1916)

    Intolerance

    3 h 17 min. Sortie : . Drame, historique, péplum et muet.

    Film de David Wark Griffith avec Lillian Gish, Spottiswoode Aitken, Mary Alden

    En réponse à l'idéologie problématique de son "Naissance d'une Nation", Griffith décide de tourner une gigantesque fresque pacifique et un appel à la paix pour s'opposer à l'entrée en guerre des USA. Alternant quatre périodes (drame moderne, vie du Christ, massacre de la Saint-Barthelemy et un épisode babylonien, clou du film), "Intolérance" met en place une reconstitution de grande ampleur (Jusqu'à 4.000 figurants pour le passage à Babylone) et ses audaces narratives en font un nouveau "sommet" dans l'art de la superproduction. De plus, c'est le premier péplum dans lequel il est possible d'y voir les préoccupations d'un pays et la période à laquelle il a été réalisé.
  • Christus (1916)

    1 h 22 min. Drame.

    Film de Giulio Antamoro avec Leda Gys, Amleto Novelli, Alberto Pasquali

    Une des plus somptueuses "Vies du Christ" jamais tournées, par l'une des plus grandes compagnies de l'époque, la Cines. De plus, les extérieurs sont tournés en Egypte, ce qui surpasse les décors en toile peinte des fils précédents.
  • La Reine des Césars (1917)

    Cleopatra

    Sortie : 1917. Péplum, drame et historique.

    Film de J. Gordon Edwards avec Theda Bara, Fritz Leiber, Thurston Hall

    La mode est alors aux "vamps", dont Theda Bara, la plus célèbre d'entre elles, instaure le mythe hollywoodien de la "femme fatale". (Il n'empêche que son succès sera bref : elle deviendra vite, elle et ses films, démodée, tout en sombrant dans l'oubli...)

    De plus, c'est encore une autre utilisation de la célèbre reine égyptienne, une des "figures" du péplum, toutes époques confondues.
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    La Femme du pharaon (1922)

    Das Weib des Pharao

    1 h 40 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Ernst Lubitsch avec Emil Jannings, Paul Biensfeldt, Friedrich Kühne

    Après le succès des péplums américains, les allemands, alléchés par la conquête de marché de la superproduction antique, se lancent dans la course. Le film obtiendra un grand succès, parvenant à tenir la dragée haute aux américains et aux italiens, tenants du genre. (Malgré ce succès, la copie n'a pas traversé les âges, elle reste à ce jour incomplète.)
  • Le Sixième Commandement (1922)

    Sodom und Gomorrha

    2 h 35 min. Sortie : . Historique.

    Film de Michael Curtiz avec Erika Wagner, Michael Varkonyi, Lucy Doraine

    L'autrichien Mihaly Kertész tourne également un péplum, sous la pression des studios. Celui-ci, tout comme le "Samson et Dalida" d'Alexandre Korda, sera fortement influencé par "Intolérance", au point de copier sa particularité narrative. Le succès sera tel qu'il a permis à Kertész d'entrer à Hollywood sous le nom auquel on le connait maintenant : Michael Curtiz...
  • Messaline (1923)

    Mesalina

    1 h 10 min. Aventure.

    Film de Enrico Guazzoni avec Gino Talamo, Lucia Zanussi, Gianna Terribili Gonzales

    Signe avant-coureur du déclin du cinéma italien, ce film sera un échec, malgré la présence d'une des dernières "divas" : Rina de Liguoro. À ce moment, et après le retrait de la course de l'Allemagne et de l'Autriche, restent en course les USA et l'Italie pour le combat des parts de marchés. De plus, c'est la fin du muet qui arrive et donc d'une époque.
  • Bande-annonce

    Les Dix Commandements (1923)

    The Ten Commandments

    2 h 16 min. Sortie : . Muet, drame, historique et péplum.

    Film de Cecil B. DeMille avec Julia Faye, Terrence Moore, James Neill

    Fresque biblique impressionnante, qui reprend, une fois encore, les canons de Griffith, avec un prologue d'une heure (!) et un final contemporain, DeMille met les bouchées doubles pour servir ce péplum impressionnant. (Pourtant, c'est surtout son remake par le même DeMille en 1955 qui fera date)
  • Quo Vadis (1924)

    1 h 30 min. Péplum.

    Film de Georg Jacoby et Gabriele d'Annunzio avec Emil Jannings, Lilian Hall-Davis, Elena Sangro

    Échec inattendu par les producteurs, malgré la reprise du livre et la présence du grand acteur Emil Jannings, ce film marquera le déclin des superproductions à l'antique du temps du muet.
  • Ben-Hur (1925)

    Ben-Hur: A Tale of the Christ

    2 h 23 min. Sortie : . Péplum et muet.

    Film de Fred Niblo avec Ramon Novarro, Francis X. Bushman Jr., May McAvoy

    Malgré une course chars impressionnante filmée à l'aide de 42 caméras (!) et un succès commercial dans le monde entier, le film ne parvient qu'à être un gouffre financier, ne rentrant dans ses frais qu'au bout de plusieurs années...
  • Le roi des rois (1927)

    The King of Kings

    2 h 30 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Cecil B. DeMille avec Dorothy Cumming, James Neill, Joseph Striker

    Dernière superproduction muette, c'est une superproduction à la fois sentencieuse et spectaculaire de Cecil B. DeMille. (Un excellent remake aura d'ailleurs lieu en 1961, par Nicholas Ray)

    Après l'échec cuisant des "Derniers jours de Pompéi" en 1926 en Italie et de "Ben-Hur" aux USA, c'est la fin du péplum pour quelques années... Ainsi, à la fin des années 20, le péplum semble passé de mode.
  • Le Signe de la croix (1932)

    The Sign of the Cross

    2 h 05 min. Sortie : . Péplum, drame et historique.

    Film de Cecil B. DeMille avec Fredric March, Elissa Landi, Claudette Colbert

    Un des premiers péplums parlants. DeMille parvient aisément à passer du muet au parlant, contrairement à "L'arche de Noé" (1929) de Curtiz, qui sera une espèce d'hybride entre muet et parlant, puisque anéanti par l'arrivée subite du parlant.
    Malgré un budget limité, DeMille parvient à mettre en place une œuvre remplies de scènes orgiaques, de supplices, de tortures et de sexualité débridée, le tout porté par l'excellent couple d'acteurs Charles Laughton - Claudette Colbert. Malgré le succès de ce film, le genre n'est pas remis au goût du jour.
  • Cléopâtre (1934)

    Cleopatra

    1 h 40 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Cecil B. DeMille avec Claudette Colbert, Warren William, Henry Wilcoxon

    Encore une fois, on ressort du placard la magistrale Cléopâtre avec la même Claudette Colbert du "Signe de la Croix", qui doit se contenter d'un budget encore plus limité, ce qui explique le côté kitsch de la confrontation Cléopâtre / Marc-Antoine sur la galère de cette dernière.
  • Les derniers jours de Pompéi (1935)

    The Last days of Pompei

    1 h 36 min. Sortie : . Aventure, drame et péplum.

    Film de Ernest B. Schoedsack avec Preston Foster, Alan Hale, Sr., Basil Rathbone

    Ce film, avec le "Golgotha" de Julien Duvivier, a la particularité d'être un film isolé, lorsque les péplums étaient totalement absents de l'écran.
    Cet étrange film, qui dédaigne totalement le roman qui lui donne son titre, parvient à être réussi malgré un scénario assez fantaisiste, au vu de l'histoire de base.
  • Bande-annonce

    Golgotha (1935)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Julien Duvivier avec Lucas Gridoux, Harry Baur, Juliette Verneuil

    Autre élément isolé des années 30, production invraisemblable de France, pays dans lequel les péplums sont alors quasiment absents. À noter la présence de Jean Gabin dans le rôle de Ponce Pilate. Le film aura alors une longue carrière dans les circuits catholiques dans les années 30 et 40.
  • Scipion l'Africain (1937)

    Scipione l'africano

    1 h 57 min. Sortie : . Péplum et aventure.

    Film de Carmine Gallone avec Annibale Ninchi, Camillo Pilotto, Fosco Giachetti

    Contrairement à ce que l'on pourrait croire, péplum et fascisme ne vont guère ensemble. C'est pourquoi la production de ce film par le régime mussolinien peux surprendre. Pourtant, c'est d'une grande logique : il était alors question de mettre en avant un parallèle entre l'invasion italienne de l'Éthiopie et le combat entre Rome et Carthage.
    Un réalisateur talentueux fut engagé : Carmine Gallone, un budget considérable fut alloué mais, malgré des scènes spectaculaires et parfaitement réalisées, le film fut un échec. La faute en étant donnée au ridicule message de propagande et au scénario déséquilibré entre scènes épiques et scènes ridicules. L'immense campagne de promotion qui fut mise en place n'y fit rien, le résultat commercial fut médiocre.

    C'en est alors fini du péplum, malgré "La couronne de fer" d'Alessandro Blasetti en 1940, curieux objet cinématographique. Il faudra attendre les années 50 pour voir le genre du péplum revenir en force.
  • César et Cléopâtre (1945)

    Caesar and Cleopatra

    2 h 18 min. Sortie : . Drame, historique et péplum.

    Film de Gabriel Pascal avec Claude Rains, Vivien Leigh, Stewart Granger

    Ruineux et désastreux, symptomatique du peu de considération pour le péplum dans l'immédiat après-guerre.
  • Les derniers jours de Pompeï (1950)

    1 h 50 min. Drame et historique.

    Film de Marcel L'Herbier et Paolo Moffa avec Micheline Presle, Georges Marchal, Marcel Herrand

    Ce film prouve bien la difficulté de la renaissance du genre après la guerre. Car, si c'est l'adaptation la plus fidèle au livre, c'est également la plus ennuyeuse et cela se ressent dans le jeu des acteurs, pas vraiment à l'aise.
  • Bande-annonce

    Samson et Dalila (1949)

    Samson and Delilah

    2 h 11 min. Sortie : . Péplum et historique.

    Film de Cecil B. DeMille avec Hedy Lamarr, Victor Mature, George Sanders

    Premier péplum de DeMille en couleur, "Samson et Dalida" est un franc succès commercial permettant au genre du péplum de refleurir. Les thèmes de prédilections de ce genre ressortent alors : la femme fatale, l'homme réduit au rang d'esclave avant de retrouver force et virilité, ainsi que les discours habituels sur la dictature et la liberté. De plus, à travers l'exhibition de la forte musculature de Victor Mature, on peux y voir un précurseur des péplums bodybuldés, dont le premier sera "Les travaux d'Hercule", avec le bodybuilder de profession Steves Reeves en 1958.
  • Messaline (1951)

    Messalina

    1 h 35 min. Drame.

    Film de Carmine Gallone avec Memo Benassi, Jean Tissier, Maria Felix

    C'est alors le grand retour des personnages féminins dans le péplum italien, avec ce film mais également avec le "Fabiola" de Alessandro Blasseti. Messaline est ici interpreté par Maria Félix. Même s'ils sont voulus car étant des films de prestige, ils se contentent finalement de retourner aux recettes classiques du film antique à l'italienne.
  • Quo Vadis (1951)

    2 h 51 min. Sortie : . Drame, historique et péplum.

    Film de Mervyn LeRoy avec Robert Taylor, Deborah Kerr, Leo Genn

    Après une production houleuse (Au départ, John Huston devait le réaliser, avec Elizabeth Taylor et Grégory Peck), Quo Vadis voit finalement le jour sous la direction de Mervyn LeRoy, avec Robert Taylor et Deborah Kerr.

    Première grande superproduction antique américaine de l'après-guerre, avec de gigantesques décors et des milliers de figurants. De plus, le film marque par la reconstitution, voulue la plus fidèle possible, de l'incendie de Rome et de la persécution des chrétiens. On peux également noter l'époustouflante prestation de Peter Ustinov, qui ressort en partie à cause du jeux des deux acteurs principaux, plus en retrait.

    En réponse au "Samson et Dalida" de DeMille et ce film-ci, alors produits respectivement par Paramount et MGM, la Fox décide de produire un péplum également : "David et Bethsabée" d'Henry King, qui sera bien plus sobre.
  • Bande-annonce

    Jules César (1953)

    Julius Caesar

    2 h. Sortie : . Drame, historique et péplum.

    Film de Joseph L. Mankiewicz avec Marlon Brando, James Mason, John Gielgud

    1953 est l'année charnière puisqu'elle vera se mettre en place une réforme de l'économie des studios hollywoodiens. Ce "Jules César" est alors à la limite du genre, très atypique et réalisé par le génial Mankiewicz, avec la volonté de respecter à la lettre le texte shakespearien d'origine.