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The Beatles

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12 albums

par franckd

Les douze albums studio britanniques des Fab Four, par ordre chronologique.

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    Please Please Me (1963)

    . Rock, rock 'n' roll et beat. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    En mars 1963, quand sort leur premier album, les Beatles sont loin d'être des inconnus. Groupe de rock'n roll comme l'Angleterre en vit tant éclore, écumant les clubs de Liverpool et de Hambourg depuis 1958, ils sont découverts par Brian Epstein, qui eût la bonne idée de troquer les cuirs et les bananes contre des complets-vestons et une coupe mobtop, et donner aux Beatles une image de gentils garçons. Leur potentiel est décelé par George Martin et un premier single, Love me Do, sort en octobre 1962, après le remplacement de Pete Best par Ringo Starr. Please Please Me est donc attendu, et est enregistré en une journée, dans des conditions quasiment live sur un magnétophone à deux pistes (musique à gauche, voix à droite). Les huits titres originaux et six reprises sont représentatifs de ce que jouaient les Beatles à leurs débuts, marqué par l'influence des Everly Brothers, de Buddy Holly... Les textes sont très simples et centrés sur des histoires d'amour adolescentes : "inutiles, ils n'avaient aucune profondeur, aucune importance" (John Lennon). Pourtant, les Beatles inventent l'idée du groupe de rock autonome, écrivant, composant et jouant lui-même ses propres compositions, à l'encontre des traditions en vigueur dans l'industrie musicale à cette époque. Et si de nos jours les chansons nous paraissent naïves et légères, leurs mélodies imparables et la richesse des harmonies vocales préfigurent déjà de l'oeuvre à venir.
    Ma note : J'ai du mal avec les premiers titres des Beatles, beaucoup trop gentillets pour moi. Mais le talent est là, déjà, et Lennon et McCartney arrivent à faire, de petites chansons pop légères, quelque chose d'excitant. 7/10.
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    With The Beatles (1963)

    . Rock, rock 'n' roll et pop rock. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    Quatre mois seulement après Please Please Me, alors que la Beatlemania prend une dimension mondiale, le deuxième album des Beatles est enregistré en sept jours étalés sur trois mois, entre les concerts incessants. Lennon et McCartney apprennent à écrire dans l'urgence, dans les chambres d'hôtel, dans les bus au cours de leurs tournées... Les huit chansons originales et six reprises de l'album témoignent d'une influence marquée par le rythm & blues, les productions Motown, mais aussi par Roy Orbison, et contient la toute première composition de George Harrison, Don't Bother Me. Le magnétophone à deux pistes est remplacé par un quatre pistes, que les Beatles utiliseront jusque 1968. De nouveaux instruments sont introduits, comme les bongos, ainsi que de nouvelles techniques de studio (doublage de la voix). Bien qu'il ne contienne pas de chanson majeure, ce deuxième album est souvent considéré comme plus abouti que Please Please Me.
    Ma note : N'étant pas très porté vers le rythm'n blues, j'apprécie moins ce deuxième album. 6/10.
  • A Hard Day’s Night (OST) (1964)

    Version britannique classique

    . Beat et pop rock. 13 morceaux.

    Bande-originale de The Beatles

    Pour cette bande originale du premier film des Beatles, John Lennon et Paul McCartney doivent pour la première fois "composer sur commande". Les deux auteurs écrivent donc dès qu'ils le peuvent et partout où ils peuvent, au milieu de leurs tournées. Alors en plein euphorie créatrice, ils écrivent finalement plus de chansons que nécessaire, et la face B du disque contiendra aussi d'autres titres, non inclus dans le film. A Hard Day's Night est donc le premier album des Beatles à ne comporter aucune reprise, mais uniquement des compositions originales, et le seul intégralement signé Lennon/McCartney. Il marque aussi l'apogée de la domination de John Lennon au sein du tandem, ce dernier étant l'auteur de dix des treize chansons de l'album. Cet album montre un intérêt croissant pour le folk, et le son marqué par la Rickenbacker à douze cordes qu'y utilise George Harrison influencera l'explosion folk rock de 1965.
    Ma note : Les Beatles en pleine période créative, premier album entier de compositions originales, le son de la douze cordes... 7/10.
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    Beatles for Sale (1964)

    . Beat, rock, rock 'n' roll et pop rock. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    Les Beatles devant à cette époque, selon les souhaits de leur manager, respecter un rythme de deux albums par an, un nouvel album est enregistré dans la foulée de A Hard Day's Night. Pressés par le temps, épuisés par les tournées internationales et par l'hystérie de la Beatlemania, le groupe est littéralement poussé vers les studios. Ils y enregistrent huit chansons originales et six reprises. Quelque peu "bâclé", donc, et de qualité sans doute inférieure aux autres productions du groupe (le titre même est cynique et désabusé), l'album innove cependant sur plusieurs plans, les chansons de John Lennon se faisant plus personnelles, l'intérêt croissant pour le folk et l'influence de Dylan, le recours plus fréquent à des techniques de studio pour travailler les enregistrements, amorcent l'évolution artistique des compositions du tandem.
    Ma note : Malgré sa plus faible réputation critique j'ai un petit faible pour cet album et certains de ses petits bijoux folk. 7/10.
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    Help! (OST) (1965)

    . Rock, bande originale, cinéma & théâtre, beat et pop rock. 14 morceaux.

    Bande-originale de The Beatles

    Bande originale du second long-métrage du groupe, Help! est l'apogée de leur première période pop classique. Les Beatles en ont raz-le-bol de la beatlemania, leur programme de tournées s'allège d'ailleurs beaucoup et ils donnent en décembre 1965 les derniers concerts de leur carrière au Royaume-Uni. Help! est enregistré au cours de plusieurs sessions réparties entre les concerts et les tournages. Déjà l'on entrevoit l'évolution future du groupe : les Beatles se tournent de plus en plus vers le travail en studio, multipliant les overdubs, consomment beaucoup d'herbe et sont de plus en plus portés sur l'expérimentation, Paul McCartney introduit pour la première fois des instruments classiques dans un titre des Beatles (un quatuor à cordes, dans Yesterday), enfin, c'est lors du tournage du film que George Harrison découvre la musique indienne, dont les sonorités seront promises à un bel avenir dans la musique des Fab Four.
    Ma note : On est toujours dans la pop guillerette, mais on sent que les choses changent et commencent vraiment à devenir excitantes. 7,5/10.
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    Rubber Soul (1965)

    . Pop, rock et pop rock. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    Rubber Soul ouvre une nouvelle ère, celles des années studio et de l'expérimentation. Les Beatles délaissent en effet de plus en plus la scène pour se consacrer au travail de production, une liberté de plus en plus grande au sein des studios leur donnant davantage de contrôle sur leur art. Les Fab Four sortent de leur période "bons garçons souriants et gais", ils écrivent des textes plus mûrs, sortant de la thématique sentimentale et leurs compositions font place à des structures plus élaborées, Norwegian Wood voit la première utilisation d'un sitar, dont George Harrison vient de faire l'acquisition, dans la musique rock. Album-charnière marquant pour John Lennon la fin de leur période "infantile", Rubber Soul annonce la période psychédélique et les années d'innovations à venir.
    Ma note : On y est, la période la plus exaltante des Fab Four commence. 8/10.
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    Revolver (1966)

    . Pop rock et pop psychédélique. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    Avec cette oeuvre majeure dans la discographie des Beatles, le groupe entre de plain pied dans le psychédélisme et l'expérimentation : les anglais s'écartent de plus en plus de la scène, pratiquent les trips au LSD, et recherchent dans leurs compositions les effets hypnotiques et l'émancipation des règles. DansTomorrow Never Knows, par exemple, joué sur un seul accord, sont intégrées des boucles sonores préparées par McCartney, des bandes mises à l'envers, accélérées, mixées en direct avec plusieurs magnétophones en série. Sur I'm Only Sleeping, l'on peut entendre le premier solo de guitare inversé (et sur Rain, single enregistré quelques jours plus tôt ne figurant pas sur l'album, les premières bandes inversées de l'histoire du rock). Sorte de "renvoi d'ascenseur" au Pet Sound des Beach Boys, lui-même réponse à Rubber Soul, l'album exploite au maximum les technologie de l'époque. Fruit d'une liberté créatrice nouvelle que rend possible l'évolution des techniques de studio, Revolver aura une influence majeure dans l'histoire du rock.
    Ma note : Objectivement, on franchit un cap, même si j'ai du mal à trancher entre cet album et son prédécesseur. Mais ne serait-ce que pour Eleanor Rigby, il mérite bien 1/2 point de plus. 8,5/10.
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    Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

    . Pop psychédélique et pop rock. 14 morceaux.

    Album de The Beatles

    L'album de l'accomplissement, le chef-d'oeuvre. En 1966, les Beatles prennent leurs distances d'avec la Beatlemania : l'écart ne cessant de se creuser entre leurs compositions de plus en plus sophistiquées et les conditions dans lesquelles ils donnent leurs concerts, les hurlements rendant leur musique inaudible et la technologie de sonorisation étant encore peu développée. Le groupe décide d'arrêter de se produire en public et donne son dernier concert au Candelstick Park de San Francisco le 29 août 1966. Ils se concentreront donc entièrement au travail de studio. Libérés de la nécessité de pouvoir interpréter leurs créations, les Beatles en gagnent une liberté qui n'a de limite que la technologie des studios. John Lennon : "Si nous ne tournons plus, nous pouvons enregistrer de la musique que nous n'aurons pas à interpréter live, et cela veut dire que nous pouvons créer quelque chose qui n'a jamais encore été entendu, un nouveau genre de disque avec de nouveaux genres de sons". En plus de cette nouvelle liberté et d'un accès presque illimité à la technologie des studios Abbey Road, les Beatles disposent, pour la première fois, de tout le temps qu'ils souhaitent pour préparer un album. Ouverts à de nouvelles influences (musique indienne, classique et baroque...), familiarisés avec un grand nombre d'instruments (orgue Hammond, piano électrique, instruments à cordes, à cuivres, à vent, à percussion et divers instruments indiens comme le sitar, ou la tampura), ouverts à des formes d'écriture de plus en plus affranchies des règles, les Beatles réussissent avec Sgt. Pepper une synthèse de tous ces styles et sonorités pour former une oeuvre hors-norme et révolutionnaire, l'un des albums des plus novateurs et nfluents de l'histoire du rock, rien moins qu' "un moment décisif dans l'histoire de la civilisation occidentale" selon le critique du Times Kenneth Tynan.
    Ma note : Non seulement l'un de mes albums préférés tous genres confondus, mais sans doute l'un des plus grands jamais réalisés. Cette oeuvre est incroyable... 10/10.
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    The Beatles (1968)

    . Pop rock et rock. 30 morceaux.

    Album de The Beatles

    Après les années psychédéliques, les Beatles opèrent avec l'"album blanc" un retour au rock et aux arrangements plus classiques. Si l'écriture de la plupart des titres s'effectue pendant une période créative lors du séjour du groupe en Inde à l'ashram de Maharishi Mahesh Yogi (qui verra les Beatles progressivement désenchanter à mesure que se révèle la fumisterie du gourou, d'où l'abandon des sonorités indiennes et du psychédélisme ?), l'enregistrement s'effectue dans une atmosphère pesante, les dissensions se faisant de plus en plus marquées et la présence de Yoko Ono dans les studios étant source de discorde. L'album qui en résulte, double et laissant part aux individualités, est plus un assemblage éclectique de productions individuelles de Lennon, McCartney et Harrison, qu'œuvre commune des Beatles.
    Ma note : Non pas un grand album, mais plutôt un assemblage de grandes oeuvres. Le style est moins fou, mais les individualités expriment leur génie et Helter Skelter invente le heavy metal. 9/10.
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    Yellow Submarine (OST) (1969)

    . Rock, bande originale, rock psychédélique, cinéma & théâtre et pop rock. 13 morceaux.

    Bande-originale de The Beatles

    Le groupe lui-même n'étant déjà pas à la base vraiment convaincus par ce projet de film, sa bande-originale, comprenant seulement 6 titres des Beatles (la face B étant composée d'instrumentaux symphoniques composés par George Martin) est sans doute leur plus faible album. L'enregistrement étalé dans le temps, entre mai 1966 pour Yellow Submarine, destiné à l'album Revolver, et février 1968 pour Hey Bulldog, juste avant le départ du groupe pour l'Inde), il en résulte un assemblage de titres aux styles divers, et de qualité souvent assez moyenne. Yellow Submarine est souvent considéré comme le moins bon du groupe, les Beatles eux-mêmes lui prêtant peu d'intérêt.
    Ma note : C'est quoi cette blague ? 6/10.
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    Abbey Road (1969)

    . Pop rock. 17 morceaux.

    Album de The Beatles

    En juillet 1969 lorsqu'ils entrent en studio pour l'enregistrement d'Abbey Road, les Beatles savent (ou pressentent) que celui-ci sera leur dernier album. Les tensions sont vives au sein du groupe, mais l'idée est d'essayer de mettre quelque peu leurs divergences de côté et de "finir en beauté". Les quatre membres s'évitent cependant au maximum, multipliant les overdubs et ne se retrouvant tous les quatre ensemble dans le même studio que lorsque cela est nécessaire. L'album, à la production léchée sur laquelle est utilisé cette fois un magnéto 8 pistes, ce qui est un luxe à cette époque (le son est très moderne, l'on est entré dans les 70's !) sera néanmoins considéré comme l'un de leurs meilleurs, George Martin allant jusqu'à évoquer un "Sgt. Pepper vol 2". George Harrison y utilise un tout nouvel instrument, le synthétiseur Moog, dont il vient de faire l'acquisition. C'est l'une des premières fois que cet instrument est entendu sur un disque de rock. Le 20 août 1969, les Beatles se réunissent pour la dernière fois tous les quatre en studio, pour le titre I Want You (She's So Heavy). En septembre, au moment de la sortie de l'album, John Lennon annonce son départ pour se consacrer avec Yoko Ono à leur nouveau projet, le Plastic Ono Band. La séparation du groupe est officialisée en avril 1970.
    Ma note : Un album excellent, peut-être meilleur que l'album blanc. She's so Heavy, climax hallucinant concluant majestueusement l'oeuvre des Beatles. 9/10.
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    Let It Be (1970)

    . Rock et pop rock. 12 morceaux.

    Album de The Beatles

    Bien que sorti après Abbey Road, Let it Be est produit d'après des enregistrements antérieurs. En effet, après l'album blanc, McCartney souhaitait enregistrer un album retour aux sources : enregistrer un album en live, pas d'overdubs, peu de retouches en studio, laissant les imperfections... Des sessions d'enregistrement ont lieu, mais le projet tombe finalement à l'eau. Après Abbey Road, Allen Klein, le nouveau manager du groupe, décide (sans consulter McCartney) de confier les bandes à Phil Spector. Let it Be sera donc le seul album des Beatles non produit par George Martin. En mars 1970, Spector post-produit toutes les chansons à sa manière, y appliquant son "mur du son" : ajout massif d'écho partout, orchestration symphonique (ainsi pour The Long and Winding Road, I Me Mine et Across the Universe, un orchestre de dix-huit violons, quatre altos, quatre violoncelles, trois trompettes, trois trombones, deux guitares et un chœur féminin de quatorze chanteuses !). La production de Spector est controversée, appréciée par Lennon, Harrison et Starr, mais décriée par McCartney et Martin, qui y voient une altération totale du concept de départ. McCartney publiera d'ailleurs 33 ans plus tard une version "déspectorisée", renommée Let It Be... Naked.
    Ma note : Des compositions ennuyeuses, une production dégoulinante d'échos. Un gâchis. 4/10.