Top Films 2010

Avatar barth0lemew Liste de

3 films

par barth0lemew

En construction...

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • 1
    Bande-annonce

    Somewhere (2010)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sofia Coppola avec Stephen Dorff, Elle Fanning, Michelle Monaghan

    L'histoire est simple : un artiste célèbre trompe l'ennui avec de jeunes femmes et de l'alcool. Les visites de sa fille l'empêchent temporairement de dériver. S'occuper d'elle retarde sa prochaine traversée du désert...
    Voici le résumé de la série « Californication » diffusé par Showtime en 2007.
    Trois ans plus tard, Sofia Coppola filme ce point de départ à la manière de « Lost In Translation ».

    L'introduction donne le ton : plan fixe sur un circuit de course qui dure... A une époque où tout doit aller vite, où les réalisateurs en vogue viennent du clip, Sofia Coppola prend le temps.
    Stephen Dorff, assis dans un canapé face à une table basse, fume une cigarette. Deux bouffées de nicotine, une gorgée de bière en bouteille avant de fixer le vide. Un ange passe. Deux nouvelles taffs, une nouvelle gorgée, une nouvelle attente... Gardant un rythme lent de bout en bout, elle multiplie les plans statiques. Montrer la solitude sans ennuyer.

    Ce quadra déphasé ressuscite à chaque entrée en scène de sa fille de 11 ans. Elle lui parle patinage, « Twilight » et jeux vidéo. Malheureusement, cela se limite à une ou deux scènes, une ou deux répliques. Malgré un problème de profondeur, la complicité des personnages principaux reste attachante. On peut regretter l'absence d'originalité.
  • 2
    Bande-annonce

    L'Immortel (2010)

    1 h 55 min. Sortie : . Policier.

    Film de Richard Berry avec Jean Reno, Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin

    Charly Matteï, ancien parrain de la mafia Marseillaise, tombe dans une embuscade dans un parking souterrain. Les malfrats lui tirent vingt-deux balles dans le corps et abattent le chien resté à l'arrière de la voiture.
    Mais voilà, le vieil homme de la pègre ne meurt pas. En apprenant le nom du commanditaire, il est prêt à passer l'éponge. Mais, un nouvel affront le fait changer d'avis.

    L'histoire a de quoi donner un polar efficace. Mais, le traitement est laborieux, stéréotypé, lourd. Comme cette scène du parloir. De court plan sur les yeux, les mains, la bouche d'un Joey Starr caricatural qui parle de pistachier face à une Marina Foïs qui débite des vannes aléatoires.
    Ou l'anniversaire de Christian Mazzuchini qui, avec Pascal Vasetto en ersatz de Joe Pesci, désire créer un malaise à la manière des Affranchis, sans en avoir la subtilité, ni même la qualité.
    Au mieux tout paraît faux, au pire nous sommes dans la parodie involontaire.

    Côté casting, nous avons Jean Reno jouant du Jean Reno. Un des caïds est interprété par Kad Merad parce que c'était une époque où il était partout. Il y a aussi Jean-Pierre Darroussin et Marina Foïs, qui font ce qu'ils peuvent. Et même Richard Berry y va de son petit rôle, en nous offrant au passage une des plus mauvaises scènes, avec sur-jeu et ralenti risible, pour une ambiance de film de gangsters en carton-pâte.
  • 3
    Bande-annonce

    The Dinner (2010)

    Dinner for Schmucks

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jay Roach avec Steve Carell, Paul Rudd, Zach Galifianakis

    Remake du film "Le Dîner de cons" de Francis Veber, l’histoire raconte le repas mais, également les 24h qui précèdent.

    Tim Conrad est proche d’une meilleure perspective professionnelle. Pour acter cette évolution de carrière, son patron l’invite à une soirée où chacun se doit de ramener un "con". A savoir quelqu’un qui possède un hobby que l’on peut définir d’excentrique, de bizarre, de désuet.
    Tim Conrad, qui a des doutes d’un point de vue éthique durant environ cinq minutes, se lance dans ce jeu de dupe avec Barry Speck, empailleur de rongeurs pour maquetter des scènes de vie.

    Premier problème, la grande différence entre François Pignon et Barry Speck.
    La femme de Tim Conrad/Pierre Brochant a quitté l’appartement, fâchée avec son compagnon. Ce dernier pense que sa femme se trouve chez Kieran Vollard/Juste Leblanc. Barry Speck/François Pignon propose d’appeler l’éventuel amant afin de s’en assurer.
    Lors de l’appel téléphonique, François Pignon le fait parce que Pierre Brochant finit par accepter son plan. Persuadé qu’il faut camoufler au maximum son identité, il s’invente un personnage et prend un accent belge. Il est con mais, bienveillant.
    Barry Speck passe l’appel malgré les protestations énergiques de son hôte et fait un accent juste pour se faire rire lui-même. C’est un connard sociopathe.
    Cela peut paraître anodin mais, une question se pose. Comment s’attacher à une personne qui est capable d’en humilier une autre pour une évolution de carrière? Et comment s’attacher à un connard sociopathe?

    L’idée de suivre deux personnages antipathiques durant les 1h20 restantes devient rapidement rebutante.
    Et les personnages secondaires ne valent pas mieux. Que ce soit la platitude de Julie, la compagne de Tim Conrad ou la vulgarité crasse de Darla, une harceleuse nymphomane.
    Le moins insupportable de tous est Jemaine Clement qui a le rôle de Kieran Vollard/Juste Leblanc.

    Second problème, l’humour. Il se veut régressif, il est stupide.
    J’imagine le réalisateur dire « Alors maintenant, Steve et Zach vont courir autour de table et faire semblant de se tirer dessus en faisant pfiou pfiou avec les doigts! ».
    Le plus terrible, c’est d’imaginer les acteurs répondre « Oui ».

    Nous pourrions dire que c’est un remake raté de plus, mais non. Le matériel d’origine est un film drôle, subtil et impeccablement interprété. Le voir dépecé par des producteurs sans scrupules et rapiécé par des scénaristes incompétents m’agace fortement et m’attriste profondément.