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Un mélomane supposé - 2OI8

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228 albums

par Niepce

j'update plus, grosse flemme

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    Sound of Silver (2007)

    Sortie : . Rock, disco, leftfield, rock alternatif et electronique. 12 morceaux.

    Album de LCD Soundsystem

    Pas fan du projet de base (la dance-punk dans les années 2000, mouais), je dois lui reconnaître ses qualités, surtout concernant l'aspect techno. Mais la pertinence ne fait pas la musique.
    Et se retrouver à aimer la moitié des morceaux quand ils font tous 8 minutes, bah ça fait des gros trous dans l'album. Et en plus, j'ai vraiment du mal avec la voix de James Murphy.

    Mais évidemment que All My Friends ou New York I Love You, c'est à la limite du 9.
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    American Dream (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de LCD Soundsystem

    12 minutes d'ending, faut pas abuser James.
    Aucun son mythique sans être scandaleux dans son ensemble, on s'arrête sur les longueurs.
    Emotional Haircut (agaçant quand on a la coiffure de James Murphy en tête en plus) et SURTOUT Tonite sont de bien mauvaises chansons.
    Agaçante aussi la voix de James, encore plus que sur Sound of Silver.
  • Memento Mori (2017)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Jun Konagaya

    Entre ambient, drone et même (gentil) noise, Jun Konagaya sert une narration profondément triste sous des atours repoussants, à l'image de cette pochette pleine de doigts et de poils.
    Préférant les parties comportant ce qu'on pourrait apparentés à des "voix", singulièrement texturées, aux parties plus ambiantes ou noise, je n'ai pas été emporté outre mesure par l'ensemble du truc.
    Pourtant, sur un morceau comme Gama, ces "voix" posent un superbe tableau, où l'on imagine de minuscules êtres tordues et vicieux s'affairer auprès d'une immense et somptueuse machine. Celle-ci commence à produire du son, de l'orgue, des cloches, puis du drone, pour un morceau des plus chargés en... en choses.
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    Strumming Music (1974)

    Sortie : 1974. Classique, avantgarde et minimale. 2 morceaux.

    Album de Charlemagne Palestine

    Charlemagne Palestine, le maximaliste, m'a complètement cloué à mon lit lors de ma première écoute de Strumming Music. Qu'entendais-je ? Un jeu de piano inhumain, aux innombrables couches se passant la main au fur et à mesure d'une impressionnante montée en puissance. Des textures divines, des flux et reflux et des (trémolos ou écarts ou impuretés ou) perturbations inhérentes à la vie, un son cristallin et pourtant assourdissant, scotchant.
    Passé l'ébahissement de la première écoute (en de trop parfaites conditions assurément), j'entends davantage le jeu virtuose de l'homme aux peluches (extravagance que l'on imagine à peine derrière la pureté, ou du moins l'épure, de son oeuvre - sans pour autant la taxer de minimaliste, attention surtout pas !) que les paysages qu'il dessine. Donc, "que" 8, par défaut, même si par instants, je suis à nouveau divinement choqué par cette non-mélodie impossible.
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    End Position (2016)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Street Sects

    Ce premier LP du chanteur Leo Ashline et du multi-instrumentiste Shaun Ringsmuth ne va pas égayer votre journée. Du hardcore baigné d'indus et autres joyeusetés samplées pour un cocktail à la ciguë très rigolo (c'est pas rigolo, c'était une blague). A la fois immédiat et lancinant.
    'fin voilà, j'y connais rien au hardcore mais c'est frénétique, c'est violent, c'est dépressif, c'est instable - des constructions très travaillées, complètement épileptiques - c'est ce dont j'avais besoin là.
  • Rat Jacket (EP) (2017)

    Sortie : . 4 morceaux.

    EP de Street Sects

    Un bien bel EP dans le même esprit nihiliste ("In Prison, At Least I Had You" si ça, ça vous fait pas déprimer comme titre, je sais pas ce qu'il vous faut) et toujours avec une illustration un peu comic sombre pas mal non plus.
    Si je mets un point de moins à cet EP, ce n'est pas parce que le format plus court ne se prête pas à la débauche d'énergie (auto)destructrice du duo, c'est bien que la débauche est moindre. Des percus moins frénétiques, des compos plus "posées", pour se concentrer davantage sur les textures. Des ajouts de sonorités indus, très métalliques, là où End Position préférait des sons de clochettes (?), au hasard, mais surtout se reposait moins dessus.
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    Kimono My House (1974)

    Sortie : mai 1974. Rock et pop rock. 10 morceaux.

    Album de Sparks

    Pas grand chose à dire sur ce classique, une jolie pop baroque, proto-glam rock marrant, surtout Falling In Love With Myself Again. J'y reviendrai pas beaucoup mais voilà, je rattrape mes lacunes.
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    Hippopotamus (2017)

    Sortie : . 15 morceaux.

    Album de Sparks

    Not even a little bit like fun

    Sparks en 2017, c'est un glam rock moins haut en couleur, moins fou que sur le classique Kimono My House, plus grandiloquent dans le mauvais sens du terme. L'humour, omniprésent chez Sparks, passe assez mal tant il est lourd (un hippopotame dans la piscine... lol, la pochette vaut même pas le coup) et le référencement est un peu forcé (Ikea sur Scandinavian Design je suppose), en plus de leur attrait pour la France carrément ringard (Edith Piaf et l'accordéon... double lol).
    Au final, dans le son, on est beaucoup trop entre le Rocky Horror Picture Show et Mozart l'Opéra Rock. Ah et Russell Mael est beaucoup trop masculin, enfin !
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    Songs for the Deaf (2002)

    Sortie : . Rock et stoner rock. 18 morceaux.

    Album de Queens of the Stone Age

    QOTSA, je vais pas pousser beaucoup plus loin.
    Et en même temps, j'ai peut-être pas complètement intégré le délire.
    Ce que je veux dire, c'est que dans l'appellation stoner rock, je m'attendais à attendre une ambiance, à la limite de l'envoûtant, une approche limite ambient/psyché si l'on va très (trop) loin dans la qualification fumeuse.

    Seulement chez QOTSA, je retrouve en fait bien trop un côté wannabe rock'n'roll assez agaçant à l'analyse et juste bridant à l'écoute.
    Bridant pcq en réalité, certaines compos sont marquantes à la première écoute, le concept album amène sa petite touche avec quelques interludes marrantes et globalement, dans le style violence catchy (même si dans le principe ça réduit la violence) c'est très fort.

    Le concept album en soi n'a pas grand chose à voir avec le titre de l'album. Il se retrouve dans cette ambiance décelable quand on occulte les côtés agaçants du projet, une ambiance un peu Nouveau Mexique, latin pop, limite une vibe Ricky Martin pas déplaisante sur un titre comme Another Love Song. Ambiance qui fait au final la singularité de ce classique.
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    Lullabies to Paralyze (2005)

    Sortie : . Rock et hard rock. 15 morceaux.

    Album de Queens of the Stone Age

    Si Songs for the Deaf était apparemment pour les sourds (échec total pour moi, même dans l'esprit), ne donnez surtout pas Lullabies to Paralyze à un aveugle. Sans même pouvoir voir cette pochette chaude et sombre à la fois, ils ressentiraient ce qui se joue de tors, et de retors, ici.
    Comme sa pochette, l'album a à la fois cette atmosphère dérangeante (l'atmosphère étant pour moi un aspect indispensable du stoner rock) et cette race stylisée du rock'n'roll pas pour les intellos lol ^^.
    A l'écoute répétée, on oublie le stoner rock dans tous les travers qu'il peut avoir pour le retrouver finalement meilleur au détour de ses comptines perverses.
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    Villains (2017)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Queens of the Stone Age

    Pas honteux comme come back.
    Ça sent pas spécialement le réchauffé, ils semblent juste à court d'ingrédients pour encore nous exciter vraiment. Un album middle-of-the-road à l'ambiance quelconque, sans être mauvais du côté pop rock.

    On sent que Josh Homme a été pas mal inspiré par Iggy après avoir bosser avec lui, je l'entends dans cette posture de voix très altière mais en même temps joueuse. C'est pas un mauvais point même si on sent beaucoup de Post Pop Depression dans Hideaway par exemple, et c'est pas vraiment la meilleure du projet avec son synthé tout pété.
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    Ball-Hog or Tugboat? (1995)

    Sortie : . Rock et rock alternatif. 17 morceaux.

    Album de Mike Watt

    Indéfinissable, générationnel, labyrinthique, intemporel, anecdotique, absurde...

    Je vais le réécouter, beaucoup, déjà que ça fait plus de 6 mois que je le digère, et peut-être écrire dessus mais je ne ferai sûrement jamais mieux que ça : http://www.xsilence.net/disque-3175.htm
  • Merzbouche (EP) (2015)

    Sortie : . 6 morceaux.

    EP de Cuicuitte

    Le concept de reprise de Merzbow avec la bouche est complètement absurde, c'est rigolo et c'est le bon format pour que ça le reste : 7.
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    Philosophy of the World (1969)

    Sortie : 1969. 12 morceaux.

    Album de The Shaggs

    Une des œuvres les plus brutes et touchantes que j'aie pu écouter.
    Ces trois pauvres sœurs étaient dépassées par leurs instruments à l'époque, aujourd'hui leur oeuvre les dépasse d'une toute autre manière.
    Comme des esclaves trouvant leur échappatoire dans leur instrument de torture.
    Je sais pas si je dois encore argumenter mais c'est d'une force émotionnelle profonde. Et juste mélancolique en fait, car après tout, ce n'est que de la musique.
    Et puis ça a déjà été dit mais entendre "Parents are the ones who are always there", ça fait quelque chose.
  • Leonard: The Book of Angels Volume 30 (2017)

    Sortie : janvier 2017. 9 morceaux.

    Album de Garth Knox et The Saltarello Trio

    Mon premier Book of Angels, mon premier John Zorn, j'y connais rien en jazz ni en musique classique, contemporaine ou pas, j'ai pioché ça dans le top 2017 de xeres (qui est un monstre de SC), bref cette annotation ne sera pas pertinente.
    Une composition contemporaine jazzy comme venu tout droit des Balkans. Vous voyez, ça sonne déjà très versatile. Eh bien sa versatilité ne tient pas qu'à ça. Des accoups timides, maladroits et flagrants (évidemment en réalité méticuleusement agencés) ; des cordes extrêmement expressives, cinématographiques, entre burlesque et tragique ; des compositions épurées en mouvement constant qui semble illustrer quelque chose d'autre, hors de ce monde.
    Et maintenant on va sérieusement se mettre au jazz, hein mon bon ?
  • Agent blå (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Agent blå

    Du rock indé à la sauce nordique, ça donne quoi ? Eh bah c'est pas mal. Mais c'est pas ouf.
    Une belle énergie, des lines très efficaces ("Fell in love with sentences" <333), un côté aérien et plein avec des ajouts de voix ou de violon pour donner une autre dimension à leur rock.
    Mais plus l'album avance, plus on se rend compte de son côté légèrement quelconque, les nappes de guitares sont un peu trop haut perchées et ça sonne vachement cliché et "pompeux", Frustrerad est très mal écrite, bref je retourne à Guided by Voices, biz.
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    Air Mès et Hermax (2017)

    Sortie : . 17 morceaux.

    Album de Butter Bullets

    Un des trucs les plus dégueulasses que j'aie écoutés.
    Et je mettrai pas de points en plus pcq les instrus sont travaillées, ça fait parti du tout qui fait qu'ils sont insupportables.
  • Relaxation

    36 morceaux.

    Compilation de Various Artists

    ROBERT POLLARD - RELAXATION OF THE ASSHOLE : <3
    https://en.wikipedia.org/wiki/Relaxation_of_the_Asshole

    La note simultanée de Pitchfork de 0 et 10 m'avait intrigué, surtout concernant le chanteur du groupe que je préfère en ce moment, Guided by Voices. Eh bien sachez qu'elle est complètement débile.
    Relaxation of the Asshole est une compilation d'interventions de Robert Pollard durant ses concerts, distribuant des bières au public, emmerdant les Stones, l'école, Joan Jett et le travail. Il y a même quelques chansons rigolotes improvisées, bref, un indispensable pour comprendre ce prophète du lo-fi bourré, de la dernière évolution du rock'n'roll et de sa mort.
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    POST- (2018)

    Sortie : . Punk. 10 morceaux.

    Album de Jeff Rosenstock

    Ecouter POST- m'a reconduit vers l'autre opus de Jeff Rosenstock que j'avais écouté. Dans cette petite bombe de WORRY, chaque piste avait une puissance de frappe condensée impressionnante, des mélodies et paroles immédiatement ancrées dans nos têtes, bref cette fameuse et superbe "énergie inutile", comme dirait l'autre. La citation est tirée de POST- mais s'y applique malheureusement beaucoup moins. L'intro et l'outro font respectivement 8 et 11 minutes, rien que ça mon gros. C'est pas une mauvaise chose mais c'est vraisemblablement pas ce qu'il fait de mieux, sans être de mauvaises chansons. D'ailleurs, tout de suite sorti de USA, j'ai pas grand souvenir de ce que j'ai écouté, à part quelques balbutiements off-beat dans un plat pop-punk déjà servi, en plus puissant en plus, par le Jeff avec deux F. Jusqu'aux 3 dernières pistes. D'abord, la ramonesque Beating My Head Against A Wall, meilleure chose qui soit dans l'album, à la simplicité enfantine salvatrice. Puis 9/10, une ballade punk au-dessus de la mêlée. Et enfin la très longue Let Them Win, qui finit l'album en mode ambient (?), ça criera peut-être chez les fans du monsieur, moi je dis juste que, sans être mauvais, c'est dispensable ou du moins injustifié. Pour ces 3 dernières, l'album mériterait peut-être un petit point en plus mais il tient pas du tout la comparaison avec son prédécesseur, surtout au niveau mélodique.
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    4eva Is a Mighty Long Time (2017)

    Sortie : . 22 morceaux.

    Album de Big K.R.I.T.

    En plein dans la vague de fraîcheur sur le hip-hop Flower Boy/Brockhampton, avec sa touche southern, Big K.R.I.T. remplit le contrat. De la basse rooonde, du jazz et de la soul sans tomber dans le repos total sur le sample à la Anderson Paak. (Malibu m'avait pas mal ennuyé alors que je l'avais écouté juste au bon moment, en plein été en bronzant), du banger pas méchant (c'est pas le point fort de l'album). En élaguant quelques fillers ça aurait été encore mieux.
    Ah et y'a deux trois sons à mettre au lit, ça c'est un bon point. Layup, c'est à toi que je pense, petit coquin.
  • INUTILE DE FUIR (2017)

    Sortie : . 51 morceaux.

    Album de Casual Gabberz

    Une compilation assez variée de techno hardcore/gabber, cette culture venue des Pays-Bas. Je suis pas trop friant de rave à base de drogues à outrance, alors écouter comme ça à tête reposée, ça a encore moins d'intérêt. Toutes les compos inédites de ces artistes que le collectif Casual Gabberz a contactés, toutes ces compos, aussi variées soient-elles, n'ont qu'un but : amener au sempiternel drop et à ce beat saturé on ne peut plus abrutissant traditionnel du gabber. Le seul intérêt des 50 titres de ce truc c'est de servir toujours ce même point sans réel intérêt musical, si ce n'est la droOoOoOoOogue.
    Et quand y'a des paroles (en français), c'est pas plus malin donc bon.
    Et non, je l'ai pas écoutée en entier, ntm.
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    MASSEDUCTION (2017)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Saint Vincent

    Quel ennui... La production est quelconque, juste des beats étouffés un peu eighties qui justement avorterait la moindre tentative de nous prendre à la gorge. Heureusement, dans cette soupe commerciale, l'effort mélodique est quasi nul. Seule la comptine désabusée Pills offre un peu de fraîcheur, sans casser trois pattes à un canard. Il y a bien aussi Happy Birthday, Johnny qui tranche par son épure salvatrice dans une telle bouillie sans saveur.
    Et c'est tout.
  • Bluesky (2017)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Boostee

    Bigflo et Oli, 21 pilots, Danakil ou même Nekfeu, les influences se bousculent sur ce disque du prometteur Boostee.
    "Le matériel nous dégoute quand on vit les choses humainement"
    Dois-je en rajouter ?
  • Le Crime paie (EP) (1997)

    Sortie : 1997. 8 morceaux.

    EP de Lunatic

    Pour ce premier EP, Lunatic se cherche, c'est certain. Surtout Booba, on a même parfois du mal à reconnaître (même si on l'aime pour son flow caméléon), tantôt je le confonds avec Oxmo sur le titre éponyme par exemple, tantôt je le reconnais juste pas derrière un flow "juvénile" comme sur La Meuf.
    Mais c'est pas ce qui importe. Chacun des morceaux a une grande âme. L'intro pose la base d'un projet singulier, gangsta et léger. Entre dans la danse et Le Crime Paie débarquent et rasent tout, flow et paroles hypnotiques. Les Vrais Savent pose les bases de thématiques majeures chez Lunatic et Booba jusqu'à aujourd'hui. Pucc Fiction, c'est évidemment la grande classe. Civilisé est le morceau que j'apprécie sûrement le moins ici, et bizarrement on le retrouvera sur Mauvais Œil (je pense que c'est lié à sa thématique plus proche d'Ali, plus rap conscient sur fond de morale spirituelle/religieuse, dont je suis moins friand). La Meuf est superbement légère et imparfaite. Nique la Hala et son lourd refrain, ainsi que l'outro, achèvent de la plus belle des manières, chacun avec une instru colorée.

    En fait, je pense que c'est ma fascination pour les objets boiteux, courts, dont le génial est presque accidentel, c'est cette fascination qui m'est propre qui parle ici. A écouter en marchant dans la rue.
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    Panthéon (2004)

    Sortie : 2004. Hip hop. 13 morceaux.

    Album de Booba

    Alors là je ne comprends pas. Il y a plus d'un point de différence chez mes éclaireurs entre Panthéon et Ouest Side, j'ai toujours entendu bien plus de bien concernant le second, j'en arrivais jusqu'à penser que Panthéon était arrivé après, dans l'ombre de Ouest Side, dans ce que certains pourrait qualifié de "trou artistique" ou un truc du genre concernant le Duc (ce n'est pas mon cas, en tout cas pour 0.9).
    En vérité, Panthéon est assurément resté dans l'ombre de Temps Mort (et je peux le comprendre tant le premier LP de B2O était une leçon sur tous les plans). Il apparaît comme une transition lyricale comme instrumentale. Entre le "rap old school/conscient" et un egotrip aux samples plus "pop/commerciaux". Les guillemets de rigueur attention. Et pourtant, cette transition, c'est du miel à mes oreilles.
    Niveau lyrics c'est toujours la maestria totale, punchlines les unes après les autres, quelle que soit la thématique, même si y'a moins le côté all over the place de Temps Mort. Et niveau instru, sa mère, c'est de la bonne. Y'a limite un côté expé alors qu'en fait c'est juste que chaque instru est un monde, fourmillant de détails et de paysages inexplorés. Avec ce côté clinquant tinté d'une certaine "noirceur", comme le jaune de la pochette.
    Bref, un de ses meilleurs.
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    Ouest Side (2006)

    Sortie : 2006. Hip hop. 16 morceaux.

    Album de Booba

    Evidemment un album important du Duc, mais c'est pas celui dont je vais le plus me nourrir. Sans être middle of the road, Ouest Side n'arrive pas à décupler la puissance de ses samples moins "classiques" comme Panthéon le faisait. Bien sûr y'a du classique à la pelle, Le Duc de Boulogne et sa manière de te dire d'aller niquer ta mère, quand même quoi. Mais y'a aussi des structures qui font pas partie des plus inspirées de B2O, je pense à Couleur Ébène là. Mais un album important oui, pour l'egotrip, le virage plus "commercial". Et tout ça n'a rien de négatif et est tout à fait logique de la part du Duc.
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    0.9 (2008)

    Sortie : . Hip hop. 15 morceaux.

    Album de Booba

    Le disque le plus fun du Duc.
    L'autotune, pour une première utilisation en France, est ma foi très bien utilisé et avec parcimonie (pourtant remember "depuis 0.9 ils critiquaient mais ont tous saigné l'autotune"). Et puis y'a seulement 2 ou 3 sons qui n'ont pas ce supplément d'âme, sinon tout est unique. Les 3 feats US ont chacun une vibe intéressante et utilisée comme il faut. Pourvu Qu'elles M'aiment est jouissive de désinvolture, Illégal est un des meilleurs refrains de Booba, triste sans le montrer, et l'instru de Salade Tomates Oignons est juste sublime.
    Bref, rien à signaler, RAS.
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    Lunatic (2010)

    Sortie : . Hip hop. 18 morceaux.

    Album de Booba

    très bon
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    Futur (2012)

    Sortie : . Thug rap et hip hop. 17 morceaux.

    Album de Booba

    Booba passe définitivement outre le rap : la trap, l'egotrip, les punchlines faciles et débiles (ne le sont pas), tout cela forment un Kopp qui n'a jamais été aussi puissant. Détaché, drôle et un homme sensible qui se cache bien car il n'a plus rien à attendre de la vie (2Pac - J'aurai le sourire quand la Faucheuse me tendra la main).
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    D.U.C. (2015)

    Sortie : . 20 morceaux.

    Album de Booba

    un de ces meilleurs, vous n'avez donc rien compris