Un passage, un frisson

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6 livres

par Valentin_Abel

Liste non exhaustive de passages de romans qui frôlent la perfection (no spoil)

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  • Madame Bovary (1857)

    Sortie : 1857. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    "Parce que des lèvres libertines ou vénales lui avaient murmuré des phrases pareilles, il ne croyait que faiblement à la candeur de celles-là ; on en devait rabattre, pensait-il, les discours exagérés cachant les affections médiocres ; comme si la plénitude de l’âme ne débordait pas quelquefois par les métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner l’exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles."
  • Anna Karénine (1877)

    Анна Каренина

    Sortie : 1877. Roman.

    Livre de Léon Tolstoï

    "Et la lumière, qui pour l’infortunée avait éclairé le livre de la vie, avec ses tourments, ses trahisons et ses douleurs, déchirant les ténèbres, brilla d’un éclat plus vif, vacilla et s’éteignit pour toujours."
  • Nord (1960)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Louis-Ferdinand Céline

    "Oh ! que vous incarnez la France, monsieur le Maréchal ! » le coup d’ « incarner » est magique !... on peut dire qu’aucun homme résiste !... on me dirait « Céline ! bon dieu de bon Dieu ! ce que vous incarnez bien le Passage ! le Passage c’est vous ! tout vous ! » je perdrais la tête ! prenez n’importe quel bigorneau, dites-lui dans les yeux qu’il incarne !... vous le voyez fol !... vous l’avez à l’âme ! il se sent plus !... Pétain qu’il incarnait la France il a godé à plus savoir si c’était du lard ou du cochon, gibet, Paraids ou Haute Cour Douaumont, l’Enfer ou Thorez… il incarnait !... le seul vrai bonheur de bonheur l’incarnement !... vous pouviez lui couper la tête : il incarnait !... la tête serait partie toute seule, bien contente, aux anges !... Charlot fusillant Brasillach aux anges aussi ! il incarnait ! aux anges tous les deux !... ils incarnaient tous les deux !..."
  • Rigodon (1969)

    Sortie : 1969. Roman et récit.

    Livre de Louis-Ferdinand Céline

    "Qu'est-ce qu'on envoie comme panache ! je vous disais fumée, mais aussi les escarbilles ! de quoi faire brûler toutes les meules ... et que c'est plein d'R.A.F en l'air, s'ils nous bombent pas c'est qu'ils nous méprisent"
  • Du côté de chez Swann (1913)

    Sortie : 1913. Roman.

    Livre de Marcel Proust

    "Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir"
  • La Prisonnière (1923)

    Sortie : 1923. Roman.

    Livre de Marcel Proust

    "Car si nous allions dans Mars et dans Vénus en gardant les mêmes sens ils revêtiraient du même aspect que les choses de la Terre tout ce que nous pourrions voir. Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d'eux voit, que chacun d'eux est; et cela nous le pouvons avec un Elstir, avec un Vinteuil, avec leurs pareils, nous volons vraiment d'étoiles en étoiles."