Wazoo débarque en techno

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21 albums

par T. Wazoo

Too old for this shit ~

Il serait temps que je me fasse une culture techno, genre que j'ai toujours soigneusement évité alors que ça a tout pour me plaire a priori. C'est pas sérieux. Alors tant qu'à faire autant tenir un journal de mes écoutes. Rekt ou pas rekt ?

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    Pop (2000)

    Sortie : . Musique classique contemporaine, techno, ambient et electronique. 7 morceaux.

    Album de Gas

    Il faut bien commencer quelque part. Quand j'ai demandé conseils à mes gars sûrs (AmPsycho, Lucid, Woozz, Girouette, vous mêmes vous savez) on m'a pointé dans la direction de Gas. Apparemment la porte d'entrée idéale pour un fdp comme moi qui aime l'ambient et le field-recording. Pop entamé, aussitôt adoré. La richesse hypnotique des samples, c'est de la folie. Bon c'est pas encore très techno, mais putain "Pop 4" et "Pop 7" je m'en remets pas.

    Pop 4 : https://www.youtube.com/watch?v=jYjwFNUoD-Y
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    Zauberberg (1998)

    Sortie : . Electronique, ambient, techno et musique classique contemporaine. 7 morceaux.

    Album de Gas

    Toute la disco à s'enfiler maintenant. Bien plus techno que Pop, après la première longue piste ambient ça balance du beat très lourd, de plus en plus lourd d'ailleurs à mesure que l'album progresse, pour t'enfoncer la forêt glacée dans le crâne. Pas forcément mon préféré de Gas mais peut-être le plus "solide" de tous. Aucun temps mort, un putain de panzer.

    Zauberberg 6 : https://www.youtube.com/watch?v=KF5SPU8YI68
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    Königsforst (1998)

    Sortie : décembre 1998. Electronique, ambient, techno et musique classique contemporaine. 7 morceaux.

    Album de Gas

    Plus aérien que Zauberberg, mais en même temps toujours très militaire. Les environnements ambient respirent beaucoup plus. Königsforst 5 c'est peut-être le meilleur truc jamais composé chez Gas, je veux vivre dans ce morceau.

    Königsforst 5 : https://www.youtube.com/watch?v=QSmBHnIydMA
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    Gas (1996)

    Sortie : . Electronique, ambient, techno et musique abstraite. 6 morceaux.

    Album de Gas

    Le premier, le fondateur (quoique l'album Gas de Wolfgang Voigt est peut-être plus fondateur à sa manière, mais c'est sorti plus tard comme une compile d'archives donc ça a pas eu d'impact historique). Tout est déjà là, en sans doute moins subtil mais pas moins fascinant. Deux gros morceaux d'ambient (dont Gas 3, quelle merveille) qui entourent des parts bien fat de techno sourde.

    Gas 2 : https://www.youtube.com/watch?v=NwJ27UuOqIA&list=PLSgjdNGTGacn1M8p8NQ3cK1KNMxl6Xajt
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    Narkopop (2017)

    Sortie : . 21 morceaux.

    Album de Gas

    Et le p'tit nouveau qui n'a pas à rougir de ses ancêtres. C'est p'têt mon préféré, à voir si Pop s'impose pas plus dans la longueur. Mais voilà, sans doute le moins frontalement techno de tous, les beats sont vraiment très lointains, avec un bpm plus bas que d'habitude, avec une concentration plutôt sur les variations des couches sonores et les paysages à la Blade Runner. Sauf sur Narkopop 10, où la techno reprend sa juste place, 17 minutes de pure transe beatesque.

    (pas de lien, sortie trop récente)
  • Innovator: Soundtrack for the Tenth Planet (1991)

    Sortie : 1991. Techno, electronique et house. 12 morceaux.

    Compilation de Rhythim Is Rhythim

    Quoi de plus naturel que de commencer par le commencement ? Juan Atkins est en chemin, mais en attendant go for Detroit avec la compile de Derrick May. Première chose à dire : Strings of Life évidemment, énorme. Gros classique à la réputation méritée, le piano boucle bien comme il faut, et entre les beats se secouent les maracas... Gros plaisir de découverte, techno old school, datable mais pas forcément datée (ça dépend des moments, y a du bien kitsch tout de même, parfois c'est jouissif comme sur la fin de Salsa Life, parfois c'est un peu relou comme sur Sinister). On parcourt beaucoup de chemin du début à la fin de la compile, c'est beaucoup à s'avaler d'un coup et je dois encore bien digérer mais c'est vraiment bien fun.
  • Huone (EP) (1999)

    Sortie : juin 1999. Electronique, minimale et dub techno. 3 morceaux.

    EP de Vladislav Delay

    Je connaissais Anima de Vladislav Delay, album assez fou qui parait narrer en direct la naissance du glitch et son évolution vers des terrains de plus en plus sophistiqués. Je me dirige maintenant vers la dub/ambient techno de Huone vu qu'on m'en a dit des jolies choses.

    Et en effet la face A est un putain de mastodonte, une énorme machine froide qui fait s'entrechoquer des blocs de banquise. Le son est sale, sec, rugueux, les rythmes se démultiplient avec une efficacité mathématique, inarrêtable. La composition se décuple en des mouvements parfois tranquilles, mais ce n'est que pour mieux repartir dans des contractions étouffantes. La puissance.

    Les deux autres tracks sont plus ambient, et moins remarquables. Elles auraient pu faire office de redescente idéale mais c'est sans compter que dans ses 22 minutes la face A a sa propre redescente. Un EP bien fat.
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    Cory Arcane (2015)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Kangding Ray

    À réécouter, très bon souvenir de mon écoute de l'époque.
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    Hyper Opal Mantis (2017)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Kangding Ray

    Kangding Ray débarque à l'orée 2017 avec un album passé complètement en mode techno. Et si ça s'annonce bien dès le départ - les sonorités désolées plantent solidement l'ambiance - malheureusement le mec ne met pas suffisamment de matière sur la table pour nous tenir occupés pendant une heure. Le début est plaisant, mais je finis par perdre le fil... pas assez de variation ni de diversité pour créer un paysage à explorer, et pas suffisamment de frappe pour m'embarquer dans une répétition hypnotique salutaire.

    Je vais plutôt aller me réécouter Cory Arcane.
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    Kelly Lee Owens (2017)

    Sortie : . 16 morceaux.

    Album de Kelly Lee Owens

    Kelly Lee Owens a une belle ambition : fusionner la pop et la techno/house (je mets les deux termes parce que je suis une bille en la matière, barrez la mention inutile). Et pose ce faisant plein de questions, la première étant : comment peut-on faire pour ne pas se retrouver avec une pop trop répétitive qui ne brille plus, ou une techno trop changeante qui perd son pouvoir hypnotique. Kelly se pose sans doute encore la question, mais ses propositions sont alléchantes pour ce premier album finalement très pro. Moi qui suis plus fan de pop que de techno à l'heure où j'écris ces lignes, je me retrouve convaincu plus par les tracks explicitement techno que sur celles plus pop. Typiquement "S.O." ne me fait pas grand chose avec ses vocalises éthérées qui me glissent dessus, tandis que "Arthur" qui surgit derrière m'embarque bien. "Lucid", "Bird"... tout ça c'est du très bon, le feat de Jenny Hval sur "Anxi", très Blood-bitchien, est savoureux... Je ne suis pas convaincu par tout (première piste sans grand intérêt, dernière piste trop longuette), mais c'est un sacré mélange, une sacrée personnalité artistique, et plein de moments de bravoure parcourent le disque. Vivement la suite, les étapes suivantes s'annoncent belles si elle sait dans quelle direction poursuivre.
  • 20 Years Metroplex (1985-2005) (2005)

    Sortie : . Techno, electronique et electro. 23 morceaux.

    Compilation de Juan Atkins

    Revenons aux origines... et putain quel old-school jouissif ! Méga compile des travaux les plus emblématiques de Juan Atkins alias Cybotron, alias Model 500, alias Infiniti, alias Visions... Quel plaisir de voir à quel point tout cela a dérivé des percées de Kraftwerk en la matière (c'est certes surtout évident sur des pistes comme Alleys of the Mind ou Clear, mais ça imprègne toutes les pistes en filigrane, je compte les samples), forcément ça me parle. Bien sûr ça vieillit de façon inégale, y a aussi bien des pistes merveilleusement datées comme "Ocean to Ocean" que d'autres qui font cringer ("Technicolor" putain haha), mais dans l'ensemble c'est surtout du bonheur en boîte (de la techno en boite, HUMOUR)

    Le mieux dans l'histoire c'est que plus la compile progresse, plus j'aime ce que j'entends. Du coup les 22 morceaux passent très facilement malgré 2h10 au compteur.

    Clear : https://www.youtube.com/watch?v=fGqiBFqWCTU
    (we are the robooots)
  • Voices From the Lake (2012)

    Sortie : février 2012. Techno, ambient et electronique. 11 morceaux.

    Album de Voices From the Lake, Donato Dozzy et Neel

    C'est marrant parce que cet ambient techno a TOUT, vraiment tout pour me plaire - répétition + field recordings de nature - mais il ne me plait pas forcément autant qu'il le devrait. Alors j'ai beaucoup apprécié mes écoutes, je bois du petit lait en me prélassant dans les plages de sons naturelles, le tout est très cohérent et l'on passe l'album comme une seule et même piste, mais je ne trouve pas le mélange assez poussé. J'ai l'impression qu'on a collé l'un avec l'autre comme ça, et qu'on s'est contenté d'une fort jolie production. Je sais bien que c'est de l'ambient techno, mais même au sein de ce style je n'ai pas l'impression qu'il se passe grand chose, ça ne fait jamais rien d'autre que chatouiller gentiment les bonnes glandes de mon cerveau et relaxer. Trop pépère, il y avait moyen de rendre bien plus vertigineux l'appel de la forêt.

    Pop de Gas c'est autre chose quand même ;)

    Full album : https://www.youtube.com/watch?v=gZLYl-1q6Q4
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    Luxury Problems (2012)

    Sortie : . Techno, ambient, musique abstraite, expérimental et electronique. 8 morceaux.

    Album de Andy Stott

    *En cours*

    La lourdeur.
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    Hongkong (1997)

    Sortie : 1997. Electronique, ambient, minimale et dub techno. 7 morceaux.

    Album de Monolake

  • N00W (2014)

    Sortie : . Techno et electronique. 2 morceaux.

    Album de RSS BOYS

    Pfou... RSS B0YS ils déconnent pas quand ils s'y mettent. Deux faces de 30mn chacune d'une techno qui fait pas dentelle comme dirait l'autre. Façon rouleau compresseur. Mais l'air de rien, une techno qui cherche beaucoup et qui dispose d'une palette fort variée ; alors y a de l'indus qui poutre forcément, mais beaucoup d'ambiances différentes, plus ou moins légères, parfois aériennes (y a même des piafs qui chantent parfois! un piège à Wazoo), pour contrebalancer la lourdeur improbable des beats.

    Un disque excellent qui aurait cependant gagné à compacter plus sa formule... le groupe s'autorise une heure entière pour nous faire passer par tous les paysages souhaités, mais le résultat c'est que ça finit par se ressentir sur la longueur, et malgré une face B encore plus démentielle que la première on en vient à regretter une formule si linéaire, à juste passer d'un son à l'autre à intervalles régulières. Il manque une étape supplémentaire de synthèse pour accoucher d'un disque vraiment indispensable.
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    The Follower (2016)

    Sortie : . 6 morceaux.

    Album de The Field

    J'avais oublié d'ajouter le dernier The Field, donc v'là mon annotation d'alors :

    "Suis-je enfin prêt à apprécier la techno ? Je n'en sais encore rien, mais c'est ce que me souffle le dernier The Field. Il m'aura bien fallu 5 écoutes mais voici la note, qui est passée de 6 à 8 en assez peu de temps. Les beats d'Axel Willner s'occupent de nous engourdir tandis que se révèle petit à petit la richesse du background, lui aussi répétitif, mais qui brille à chaque petite variation.

    J'ai bien le sentiment de dire des banalités applicables à tous les bons disques de techno, raison pour laquelle je vais fermer ma gueule et partir faire ma culture. Je me contenterai juste de souligner les meilleures pistes du disque à mes yeux : The Follower, l'hénaurme Monte Verità, et Reflecting Light, l'adorable conclusion qui ressemble si fort au Kraftwerk d'Autobahn que ça ne peut pas être une coïncidence."

    J'ai baissé à 7 depuis mais jtm qd mm bb. Bientôt From Here Wo Go Sublime, ça me semble quand même mieux d'aller voir par là pour me faire une meilleure idée du style pour lequel il est connu.
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    We Stay Together (2011)

    Sortie : . Techno, expérimental, dark ambient, electronique et house. 6 morceaux.

    Album de Andy Stott

    Mon premier Stott *la honte bouuuh*

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    Ou quand "frapper comme un sourd" se met à prendre un sens nouveau dans mes fantasmes : We Stay Together me donne l'impression d'entendre et ressentir un sourd en train de se faire tabasser. Les coups comme des pulsations sourdes (pardon mais bon), et emporté par cette pulsation - qui s'inscrit profondément dans la chair et parait faire partie de soi au moment où on la reçoit - on ressent par à-coups le son de nos entrailles secouées de part et d'autre du corps.

    Tout ce qui constitue la nappe de "fond" est violemment aspirée par chaque beat, comme si le tempo ainsi souligné pliait l'espace-temps et confortait Einstein dans ses théories. Mais attention, les assaillants sont des esthètes, respectant une partition impeccable, et à ce titre une piste comme "Bad Wires" c'est d'une précision et d'une force rythmique à couper le souffle, chaque frappe est empreinte d'un groove proprement démoniaque...
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    BCD (1995)

    Sortie : . Electro/techno. 11 morceaux.

    Compilation de Basic Channel

    Bien moins immédiat et évident que le deuxième volume, c'est foutrement plus subtil, ça va demander une investigation bien plus en profondeur.

    ___________


    Deux mois après et je suis toujours dépassé par la subtilité low-key de cette compile, vraiment pas évidente à appréhender, je préfère la noter maintenant après trois écoutes et me dire que je repasserai plus tard. J'aime beaucoup hein, mais comparé à l'éclat évident de la deuxième compile ça m'étonne de ne pas plus m'enjailler que ça. Rekt ?
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    BCD-2 (2008)

    Sortie : mai 2008. Acid, techno, electronique, minimale et dub techno. 6 morceaux.

    Compilation de Basic Channel

    La bonne branlée cette compile. Rien à voir avec sa grande soeur, ici dès "Enforcement" t'es sur une autre planète, dans un spectre sonore rétréci et aplati à l'extrême, coincé au milieu de timbres alien qui retournent le cerveau. Les beats n'ont plus qu'à faire sortir la bouillie de neurones par mes oreilles. Globalement toute la première moitié est démentielle. "Phylyps Track" est plus forte encore, avec son jeu de décalage entre le tempo inaltérable des beats en fusion et la rythmique déstructurée des nuages de graviers synthétiques qui provoque un état quasi-hypnotique (et des courbatures à la nuque), quant à "Inversion", tout est parfaitement en place, en lieu et place de l'hypnose des deux précédents on a tout simplement 17 minutes de perfection répétitive minimale assourdissante.

    C'est juste ballo que la deuxième moitié assure moins le show. L'EP Octagon/Octaedre est fort cool, mais présente une évolution plus mesurée et structurée qui retire un peu à la jouissance pure des précédents (Octaedre partait sur des décalage à la "Phylyps Trak" mais pas assumé aussi puissamment), quant à "Phylyps track II/II" l'orientation dub me plait moins.

    Une tuerie tout de même, même si je vais plutôt aller me charger les EP qui contiennent mes pistes favorites de la compile pour aller m'abreuver à la source.
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    Quadrant Dub (1994)

    Sortie : avril 1994. Electronique, deep house et dub techno. 2 morceaux.

    Album de Basic Channel

    Et puis il y a ce moment où enfin ça vient. Où les astres sont alignés ou je sais pas. J'ai écouté Quadrant Dub y a plus d'un an, pour voir. Si j'avais dû en rendre compte à l'époque ç'aurait été un 6 respectueux ou un 5 honnête. "C'est un peu toujours pareil quand même" gnagnagna ta gueule.

    Même après être bien rentré dans le lard de BCD-2 (l'inverse plutôt), je sentais que je ratais encore une partie de ce qui rendait Quadrant Dub si spécial. Et là au moment où j'écris ces lignes c'est enfin venu. Dans la pénombre du pré-crépuscule, avec la fenêtre ouverte sur un ciel gris-noir (tmtc Lille), un air un peu lourd mais pas trop, les lumières intérieures éteintes à l'exception de l'écran du PC qui luit faiblement, réglé à l'éclairage minimum, là enfin mon corps se met à l'heure. Synchronisation en cours... terminée, pensez à éjecter avant de retirer, je suis pas prêt à partir, j'aimerais relancer. Les vaguelettes synthétiques ont failli me noyer, mais j'ai appris à respirer sous l'eau, les beats y sont étouffés mais quand les kicks jaillissent l'oxygène afflue et le cerveau est irrigué. QD1, entre les pulsations tu peux deviner la pluie tomber à torrent au loin, je m'en fous je suis sous mon préau ça m'atteint pas. QD2, j'ai vu le soleil tripper, il m'a appris des moves jsuis bien là.

    Un 10 ça se savoure, laissez moi accoucher svp
  • Hipnotik Tradisi (2016)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Black Merlin

    Techno/dub/ambient avec des field recordings indonésiens. Qualité variable selon les pistes, album globalement trop long, mais purée quand ça fonctionne le voyage est énorme. Il suffit juste à l'Allemand de Black Merlin de trouve le juste équilibre pour que ses beats soulignent les atmosphères oniriques du gamelan ou des tranches de vie sonores indonésiennes. Recommandé très fort pour les voyageurs.