Avis sur

De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang

Avatar Nariel-Limbaear
Critique publiée par le

Pour cette anthologie du bestiaire astique, les deux anthologistes ont réuni les textes selon les zones géographiques, et l’on voyage entre le Japon, les mers de Chine, la Corée, l’Inde, et même un bout de Russie.

Je garde bon souvenir de la plupart des nouvelles, et au pire, un souvenir diffus. Très rares sont les nouvelles dont je garde un souvenir de lecture pénible. Je vous propose donc un aperçu des nouvelles qui m’ont le plus marquée !

« Les mondes superposés » de Lilian Peschet : très bonne nouvelle transhumaniste, avec une enquête de roman noir, et une apparition du légendaire fort bien menée.
« Usotsuki » de Lilia Kessens offre un dialogue étrange entre une jeune touriste et une créature serpentiforme. Assez surréaliste, mais avec un quelque chose de très appréciable
« Ils seront du voyage » de Eva Simonin clôt le recueil, pour la bonne raison que c’est une nouvelle de l’ouverture, de la renaissance. Une très jolie fin, pour un très beau début, avec les thèmes de la colonisation, de l’âme de l’inanimé, des croyances que nous portons en nous, avec nous.
« Les treize orphelins » de Tesha Garisaki : mon petit pêché mignon, puisque j’avais lu la nouvelle avant sa publication. Des personnages très bien campés, un univers dépeint en quelques coups de pinceau, beaucoup de finesse dans cette nouvelle.
« Argent terni » de Mathieu Rivero : dans un Hong Kong en pleine mousson, occupé par les Triades, nous suivons la quête de vengeance d’une jeune femme, accompagnée par la force d’un étrange esprit. Si la trame est familière, le traitement à cheval entre science-fiction et fantastique relève la sauce !
« Le cygne et l’albatros » de Céline Etcheberry raconte la chute d’un aviateur dans les forêts de l'Inde, où il est recueilli par une jeune femme. Une nouvelle très tendre et méditative
« Bushunda » de Julien Chatillon-Fauchez fait partie de mes coups de cœur de l’anthologie. Pour avoir déjà lu Rémiges de Cendre, chez le même éditeur, j’attendais beaucoup de l’auteur, pour sa poésie, et je n’ai pas été déçue. Même si le dénouement est un peu léger, l’ascension vers le sommet et vers soi-même est magnifiquement retranscrite.
« Danser avec le diable » de Téo Silis : une nouvelle courte, assez obscure dans son symbolisme, mais qui dégage dans son style une certaine beauté
« Un parfum d’éternité » de Célia Flaux place une nouvelle nerveuse où s’affrontent des métamorphes, du loup-garou jusqu’au tigre sauvage, en passant par la belle et sulfureuse renarde…

En somme, une anthologie de bonne qualité, moins inégale que bien d’autres, cohérente, bien menée, avec de petits bijoux à l’intérieur. On y retrouve des genres et des styles incroyablement variés, que ce soit des contes fantastiques ou de la poésie science-fictionesque, pour porter une anthologie globalement optimiste et très positive. Je l’ai d’autant plus apprécié que j’ai lu les nouvelles une par une, et non pas d’un seul tenant. Bref, une petite pépite d’anthologie :)

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 84 fois
1 apprécie

Nariel-Limbaear a ajouté ce livre à 3 listes De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang

Autres actions de Nariel-Limbaear De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang