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Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban par Skyler-m

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Récemment je me suis mise à la relecture d'Harry Potter, en commençant par le prisonnier d'Azkaban. J'ai fait ce choix parce que j'estimais que le tome 3 était un moment charnière de la saga Harry Potter, le point de départ d'une ère plus sombre. Après ça n'était qu'une impression. Je n'avais jamais relu Harry Potter, tout simplement parce que je me lasse très vite lorsque je relis une oeuvre et j'abandonne en cours de route. Ici, le prisonnier d'Azkaban est un livre idéal pour la relecture, tant le fait de l'avoir lu une première fois et d'avoir lu les livres suivant, apporte un plus indéniable au livre.

D'abord, le prisonnier d'Azkaban est très agréable à lire tant Harry apparaît comme un vrai héros de livre, dont on aime à suivre ses aventures, mais surtout ses tergiversations. Parce qu'il faut dire ce qui est, par la suite, c'est un personnage assez irritant. Ici, il subit les répliques de la tante Marge sur ses parents, il ne peut aller à Pré-au-lard alors que tous les troisième année y vont. Ces deux éléments, qui le font agir bêtement et sous le coup de l'émotion, parce qu'il ne veut pas qu'on insulte la mémoire de ses parents, parce qu'il a envie de s'amuser avec ses amis et être comme tout le monde, font de lui un adolescent tout ce qu'il y a de plus crédible. Il agit sans réfléchir aux conséquences.

D'ailleurs plus tard dans le livre, cet Harry Potter qui défie les limites, qui veut s'amuser avec Ron et Hermione, vivre son adolescence à fond, est mise en perspective par l'amitié entre Lupin, James, Sirius et Peter. Leur histoire est celle d'une belle et solide amitié, remplie de souvenir mémorable, ou la fougue de la jeunesse les fait aller à l'aventure sans se soucier des dangers encouru. Lupin est celui qui apporte un regard remplie de sagesse sur cette amitié mais aussi de regret et de nostalgie. Il y a quelque chose de fort dans le passage ou il raconte cette période là de sa vie, ou transparaît toute la force de ses moments, et qui aujourd'hui sont brisés à jamais.

Harry est aussi intéressant dans ce livre parce qu'il apparaît comme fragile. Il est obligé de rester à Poudlard car Sirius Black veut sa mort, mais surtout il est le plus faible de tous face aux détraqueurs. La crainte et la faiblesse de Harry face aux détraqueurs apparaît pendant tout le livre et amorce des réactions chez Harry qui sont très intéressante. D'abord il se soucie du regard des autres, ce qui est normal à son âge, puis il est déchiré par les voix qu'il entend au contact des détraqueurs, tantôt le mal que ça lui fait et l'envie de ne plus les entendre, tantôt le besoin de réentendre la voix de ses parents qu'il n'avait jamais entendu auparavant. Ensuite Harry prend la décision de vaincre ses démons, en voulant apprendre à les repousser. Harry Potter ressort grandi.

Peut-être que jamais Harry n'aurait eu le courage d'affronter ses faiblesses s'il n'y avait pas eu la coupe de Quidditch. Celle-ci apparaît centrale dans le livre parce qu'elle permet de mettre en place bon nombre de chose. D'abord, pour l'anecdote, c'est l'occasion d'introduire Cedric Diggory et Cho Chang, mais cela permet de rendre la relation Malfoy/Potter de plus en plus tendu. Cette coupe exacerbe les tentions, les émotions et elle rythme la vie scolaire des élèves de Poudlard, mais surtout de Harry Potter.

Pour finir, ce qui m'est apparut comme le plus fascinant dans ce livre ce sont les mystères qui jalonnent l'oeuvre de J.K Rowling. A la relecture du livre, bon nombre de passages apparaissent comme des pépites. D'abord la surcharge de travail d'Hermione, il y a aussi les apparitions sans cesse du Sinistrose, Croutard qui dépérit puis disparaît. L'éclair de feu est aussi intéressant, parce qu'on le voit au début du livre, puis est offert à Harry anonymement et ce n'est qu'à la fin qu'on connait l'expéditeur. Il y a aussi Lupin, la carte du maraudeur, la haine de Rogue... Même le premier cours que donne Hagrid est un vrai régal, tant il nous rappel la fin du livre.

Dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, tout s’emboîte avec génie, la magie opère plus que jamais et la noirceur du livre, apporté par Sirius Black et les détraqueurs, permet à J.K Rowling de signer l'un de ses tomes les plus passionnant et maîtrisé.

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