"You can't always get what you want", The Rolling Stones

Avis sur Haute fidélité

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Nick Hornsby est un romancier anglais né en 1957, passionné de sport et de musique. Cette dernière est une composante essentielle de son deuxième roman, publié en 1995.

Rob Fleming a la trentaine maussade. Il est propriétaire d'un magasin de disques qui peine à exister et sa petite amie l'a quitté. Il n'a pas vraiment d'amis, à part peut-être ses employés avec qui il va boire des verres. Il est fan de musique, qu'il vend ou achète, qu'il va voir en concerts, qu'il commente ou qu'il organise en différentes listes. Indécis, peut-être un peu lâche, il va devoir comprendre qui il est vraiment, et pourquoi il a une fâcheuse tendance à bousiller ce qui l'entoure.

Haute-fidélité n'est pas seulement le récit d'un homme perdu, il est aussi une réflexion sur ce qu'est l'amour, pourquoi cela fonctionne, pourquoi cela ne fonctionne pas. Peut-être n'y a-t-il pas de réponses, et peut-être que c'est ce qui rend Rob si malheureux. Mais il devra trouver quelque chose s'en rapprochant pour mieux se sortir de la boue dans laquelle il s'est empêtré. Nick Hornby est d'une honnêteté très terre-à-terre, ce n'est pas un livre plein d'espoirs et de bons sentiments, il préfère nous interroger à travers les états d'âmes de Rob. Le personnage n'a rien de flamboyant, ses faiblesses et interrogations ne facilitent pas sa sympathie. Mais ce qu'il recherche ne peut que nous faire réfléchir.

Le contexte musical étant assez riche, il n'est pas inutile de faire des pauses pour écouter les musiques citées. Notons que la page Wikipedia française liste avec un soin qu'on croirait sorti du livre les références utilisées. Le fonds sonore du roman est très pop, avec des pointes plus désuètes mais toujours efficaces. Cet environnement musical et le fait de suivre un disquaire est assez peu commun et bienvenu.

L'écriture est à « l'anglaise », dans un style froid et clair. Assez dépouillé, sans effets de style, mais qui arrive pourtant assez bien à décrire la psychologie d'un homme qui s'est laissé aller, qui s'est perdu, et dont cette rupture lui fera, finalement, un bien fou. Malheureusement, quelques longueurs au milieu du roman nuisent au rythme de ce roman, qu'on aurait pu imaginer plus concis, plus pop.

En 2000 le film a été adapté par Stephen Frears (Les liaisons dangereuses de 1988, Héros malgré lui en 1992, The Queen en 2006, Tamara Drewe en 2010, etc.) avec John Cusack dans le rôle titre. C’est une très bonne adaptation, qui enlève les plages molles du roman.

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