Ma vision de "La Horde du Contrevent"

Avis sur La Horde du contrevent

Avatar Willy Kim
Critique publiée par le

Tout d'abord je tiens à préciser que c'est ma première critique/résumé d'un livre et je vais essayer de décrire mon ressentis et ce que je pense du livre en toute honnêteté.

Ce qui m'a donné envie de lire cet oeuvre était d'abord sa description, l'auteur écrit le livre pour décrire l'aventure et la poésie du parcours, jusqu'à la fin c'est réussi. L'auteur réussi à décrire le vent, un parcours, une quête avec des mots quoi ont une finesse qui frôle du génie. J'étais plongé dans cette Univers fantastique dès les premières pages avec la 34e Horde du 9eme Golgoth qui fait fasse à son premier furvent et j'étais nourris par le mystère de leur quête qui est de trouvé l'Extrême Amont. J'ai décidé d'énoncer les points positifs et les points négatifs que je trouve au bouquin.

Les points positifs:

Beaucoup de passages du livre m'ont énormément plus: le contre du premier furvent avait de la gueule et je n'avais qu'une envie c'était d'en apprendre un peu plus sur cette univers et ce qu'il allait advenir de la Horde. Le combat d'Erg contre Silène peut-être un peu long mais on prend plaisir à s'immerger au milieu du combat et voir notre protecteur avoir du mal contre un seul ennemi (il faut se l'avouer Erg était décrit comme invincible). Mon moment favoris se passe à Alticio c'est le duel de notre arlequin, troubadour favoris, qui est nul autre Caracole. Les jeux de mots, la poésie, tout était bien ficelé et écrit. Caracole trouvait enfin un adversaire à la hauteur de ses contes, récits et improvisations. J'y croyais qu'il allait gagner le duel, on voulait qu'il donne le coup de grâce à son adversaire, et bon sang ! Qu'est-ce qu'on on était dégouté de savoir qu'il avait perdu ! La colère de Golgoth à ce moment on l'a ressentait, on bouillait avec lui. J'en oublie d'autres mais il y a aussi les fêtes des Fréôles qui nous font rêver on a envie d'y être, Noushka nous donne bien envie, les contes de Caracole et ses prises de paroles poétiques nous transportent, et Golgoth qu'est ce qu'on l'aime ce bon gros bourrin qui s'avère avoir une histoire plutôt sombre. Erg est bien badass à sa présentation au public fréole. On apprécie l'intellegence d'Orochi qui remonte un peu les femmes sur le podium, parce qu'il faut l'avouer dans le livre elles sont très volages... (elles tournent entre les membres de la Horde entre autres..., elles ont des taches futiles comme faire la cuisine, faire le feu, cueillir des plantes). J'ai découvert ce qu'était un autour et un oiselier. L'aménagement et les reflexions qu'impose l'auteur aux lecteurs lorsqu'il évoque de manière poétique et philosophique la création de son Univers par le "vent", ainsi que les chronos et ses différentes variantes on presqu'envie d'y croire. Le fait que les pages du bouquin se lisent à l'envers je ne l'ai compris qu'à la fin du livre et on apprécie quand même de comprendre.

Les points négatifs:

Pour commencer on s'aperçoit très vite que sur les 23 hordeux, l'histoire va se concentrer autour du Scribe Sov et de quelques personnages piliers comme Golgoth, Oroshi, Caracole et Pietro. Cela à beaucoup jouer parce qu'au final je ne me suis attaché à aucun personnage. Arval l'éclaireur n'a que très peu de prise de parole limite on oublie qu'il est la, d'ou sa fonction je n'en saisi pas totalement l'utilité, il part en éclaireur tout seul, cela veut dire il contre tout seul le vent à l'avant? On aurait plutôt tendance à dire que Golgoth est l'éclaireur et le traceur vu qu'au final tout le monde le suit... On continue avec les personnages, tout les hordeux avec une capacité utilitaire sauf l'autoursier (donc fleuron, cueilleuse, sourcier, chasseurs, feuleuse, artisan du bois etc...) apparaissent comme des sous-rôles qui n'ont pas énormément d'impact dans l'histoire ou bien ne sont pas du tout mis en avant et c'est bien dommage dans un univers fantastique. On en vient à la soigneuse de l'équipe Alme qui en fait est vraiment obsolète, ses compétences de soins se résume à pouvoir faire des bandages et des massages; tout le monde peut le faire et pour preuve à sa mort la Horde se débrouille toujours très bien. Maintenant parlons si je puis-je dire du personnage principal Sov, sa fonction de scribe au début du livre est assez mise en avant avec l'écriture des vents, quand il apprend son art à Coriolis. Mais en tant que lecteur je vous l'avoue que je n'ai eu le courage de traduire aucunes des phrases du vent que l'auteur à écrite dans le livre c'est bien trop embêtant... Du coup son role de scribe perd beaucoup d'intérêt et je pense que comme pour la plupart d'entre nous nous n'avons pas fait cet effort. En soit le livre est assez difficile de prise de main, avoir le marque page à porter de main pour savoir qui prends la parole au début est assez pénible et pour un novice comme moi j'ai trouvé le livre difficile à lire par moments.
Ensuite le développement de l'histoire jusqu'à la tour d'Aer j'ai toujours accroché sans vraiment m'ennuyer, mais à partir de Norska qu'est ce que c'était lourd et maladroit. Il n'y a plus vraiment d'action à part le Krafla, les personnages meurs un à un sans nous donner vraiment d'émotions car on sait qu'ils vont mourir et on ne peut pas vraiment s'y attacher, il yen a trop et des backgrounds pas assez approfondies, les relations entre les personnages se résume à des amourettes et puis c'est presque tout. On est pas surpris qu'ils meurent, parce que depuis la Véramorphe Caracole avait déjà vu l'avenir, on s'attend à un retournement de situation mais non rien. Mais aussi après 30 ans de contre ensemble Orochi qui semble tout savoir et Caracole n'a jamais décidé de partager son savoir avec aucun autre hordeux mise a part à la fin à Sov avec un discours long et barbant sur le vif et qui d'ailleurs ne lui a pas servi à grand chose. L'auteur n'a aussi rien exploiter en ce qui concerne les glyphes, je m'attendais à ce que Sov puisse enfin en crée ou à les maîtriser pour ramener la Horde à la vie mais que nenni. Au final tout se blabla pour rien, une horde sacrifiée pour découvrir que leur monde est rond. On apprend vite qu'il y a 9 formes du vent et l'intrigue tourne aussi autour du fait qu'il faut découvrir les 3 dernières, la huitième et la neuvième reste au final très philosophique soit pour au final suivre la parabole Nietzschéenne du chameau, du lion et de l'enfant (la neuvième forme tue le chameau, blesse à mort le lion et seul l'enfant peut y survivre). La septième quand à elle est ce que l'on attend de l'une des dernières forme du vent. La partie du Corroyeur n'était pas trop mauvaise mais je croyais qu'au début le Corroyeur était un humain, soit, on apprend aussi par la suite que le maitre d'Erg peut utiliser un grand pouvoir du vif, en compressant le vent et tout un mécanisme assez complexe, on s'attend à ce qu'il l'enseigne à Erg ou qu'un autre membre de la horde peut-être Sov puisse développer une tel compétence mais encore une fois c'est la dernière fois qu'on verra l'utilisation d'une tel compétence. Dommage encore une fois. Un point que j'avais beaucoup aimé était le fait qu'il y avait une "contre-horde" la Poursuite mais au final qui n'a pas été exploité et après le combat de Silène on était supposé à croire que le Corroyeur en était le membre le plus dangereux mais il s'avère que non et pour le coup on entend plus parler de la poursuite et hop. L'Hordre est l'institut qui forme les hordes pour découvrir ce qu'il y en Extrême Amont, hors les hordeux les suspectent de compléter contre leurs réussites, cela à ouvert une petite intrigue qui n'a jamais été développer ou que très peu à Alticio. Le bébé est en soit une sorte de protection pour Sov quand il descend "la falaise", il ne parle, il ne fait que suivre son père. Le parachute végétal qui pop de nul part, la fin était prévisible mais vraiment bâclé je suppose... On aurait presque dit parfois que l'auteur improvise tout en une seule traite son oeuvre.

En conclusion, il y a beaucoup de choses que j'ai aimé mais aussi qui m'ont déplu de l'oeuvre de Damasio. D'un point de vue global transmettre la poésie de l'aventure et du parcours et de la quête est très réussi, il n'y a rien à redire philosophiquement c'est très bien écrit et beau. Mais la lourdeur de certains passage freine et nuise à la lecture de celui-ci. Au final il reste beaucoup de questions et même si on sait beaucoup de choses sur le vent, chrones etc... cela ne sert à rien au déroulement de l'histoire, cela n'a aucun impact. Surtout les dernières pages je lisais carrément entre les lignes pour pouvoir finir, car cela partait trop en cacahuètes. Je n'ai pas aimé la fin, tout ce qu'on se dit c'est: "Tout ça pour ça." Trop réaliste pour un roman fantastique pour le coup mais peut-être que c'était le but. Au final cela reste un bon livre que je conseille de lire, qui a beaucoup de potentiel mais pas assez développer, peut-être l'ambition de l'auteur était trop grande, mais pour ma part heureusement qu'il y a eu le personnage de Caracole qui fait de l'ombre aux quelques défauts du livre qui nuisent dans son appréciation.

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