Tous les stéréotypes de fantasy et hollywoodiens dont vous n'avez jamais rêvé

Avis sur La Première Leçon du sorcier - L'Épée de vérité,...

Avatar Jeolen
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Un héros qui s'ignore, bien costaud comme il faut, avec toutes les qualités du monde, dit "l'élu", désigné par son sage et vieux mentor décomplexé qui, lui aussi, possède toutes les qualités, et aidé dans sa quête par un objet magique surpuissant et par quelqu'un pour le guider (possédant elle aussi bon nombre de qualités, alliées à une esthétique parfaite).
Face à ce "pauvre" héros et ses saints acolytes, un grand méchant. Très grand méchant, d'ailleurs. Qui, lui, possède tous les défauts du monde. Ah... non, c'est vrai : il est pas con, et semble même assez malin ; c'est bien là sa seule qualité. Ce grand méchant, donc, souhaite dominer le monde (tiens, comme c'est original), quitte à supprimer une bonne partie de son peuple (ah, non, finalement il est peut-être pas si malin...). Pour cela, il compte se faire aider par une magie surpuissante, mythique, mais bien entendu difficile à obtenir (ben oui sinon c'est pas marrant, le monde il crève tout de suite, hé !). Allez, tous avec moi : ouuuuh, le vilain !

Vous m'excuserez si j'y trouve comme un air de déjà-vu. Oh, très vague, bien sûr.

On connaît donc l'histoire après le premier chapitre, on a cerné les personnages, et on s'ennuie. Parce que rien n'arrive pendant des plombes, et quand ça arrive, on l'a prévu depuis 150 pages au moins.

De plus, le style de l'auteur laisse de marbre. Il n'a pas de maîtrise de sa plume. Je n'ai pas, en 200 pages (oui, après je me suis arrêté, y a un moment faut limiter les frais), eu le moindre frisson. Les lignes ne m'ont pas emporté un seul instant. Je suis resté, à mon grand dam, bien trop ancré dans le monde réel. La faute à une écriture platissime, tout autant bourrée de stéréotypes que l'histoire qu'elle dessert (c'est dire !).
Même les paroles de Zedd (le mentor) ne sont pas acérées, alors que plane au-dessus d'elles une ombre qui semble dire "regardez comme il parle bien, coupant le souffle à ses interlocuteurs (sauf Richard parce qu'il a l'habitude)".

La citation du quatrième de couverture prétendant que "Terry Goodkind est le nouveau Tolkien, ses romans vont tout balayer sur leur passage" est particulièrement risible et, pour tout dire, assez méprisable.

Fly, you fools!

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