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Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes -... par Gwen21

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La version numérique que j'ai lue se termine par cette mention : "Ouvrage réalisé par l’atelier graphique Acte Sud." Et bien, la première chose que je vais faire, avant même de livrer mon ressenti sur le roman, c'est de m'abstenir de féliciter l'atelier graphique Acte Sud pour la médiocrité de son travail. Je lis numérique depuis trois ans - à peu près à part égale avec le papier - et je n'ai JAMAIS croisé autant de coquilles dans un roman, qui plus est un best-seller. J'ai vraiment honte pour l'éditeur. Pour ne rien arranger, la traduction de Lena Grumbach et de Marc de Gouvenain (et oui, ils étaient deux dans la fine équipe) est vraiment inégale, avec des tournures lourdes très éloignées de l'idée que je me fais de la langue française. Un seul exemple et je passerai à autre chose : "Elle était amoureuse pour la première fois de ses vingt-cinq ans."

Passons à l'essentiel à présent, parlons du roman. Pour une intrigue que je connaissais déjà pour avoir vu les deux adaptations ciné, j'ai bien accroché, à ma propre surprise. Si le style n'est pas immortel, le rythme est vraiment bon et le dosage action/cogitation bien pesé.

Il est toujours risqué de trop développer un avis sur un polar, de peur d'en dire trop mais avec un best-seller de l'acabit de "Millénium", je pense que je peux m'avancer à révéler au moins le nom des protagonistes. Je suis tombée sous le charme de Mikael Blomkvist et encore plus sous celui, pourtant bien caché, de Lisbeth Salander. Le duo journaliste et femme écorchés fonctionne très bien et on s'attache rapidement à lui. Bien que ce premier tome soit indéniablement un page-turner réussi, je n'ai pas non plus perdu le sommeil pour autant, peut-être le fait de connaître le dénouement à l'avance ?

Mon seul reproche est l'imbrication de l'enquête sur la disparition mystérieuse de la jeune Harriet dans la quête revancharde de Blomkvist contre le financier Wennerström qui a résonné à mes oreilles davantage comme un besoin de réhabilitation personnelle que d'un souci de justice collective. Et le fait que Blomkvist accepte de faire l'autruche quant aux horreurs découvertes lors de son enquête dans le Norrland me l'a subitement rendu bien moins sympathique. Un sentiment amplifié par mon aversion prononcée pour tout ce qui touche au monde la finance et à son jargon dont je ne comprends pas le premier mot. Tout ça pour dire que Stieg Larsson m'a un peu perdue pendant les cent dernières pages sans que cela freine pour autant mon envie de lire le tome suivant.

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