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Avis sur Metro 2033 - Metro, tome 1

Avatar Guillaume Bachellerie
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Après avoir joué au jeu et remarqué dedans un tas de petit livre "metro 2033" je me suis rendus compte que le jeu (par ailleur plutot bon) etait tiré d'un livre.
Ayant été séduit par l'univer de Metro 2033 j'ai décider de poursuivre l'exploration de celui ci par la lecture du livre.
Et je n'ais pas été déçus !
Même si il reste assez dur à suivre (il faut se reporter souvent à la précieuse carte du métro moscovite fournie avec le livre) il 'en reste pas moin excellent sur certains points mais très mou dans certains passages.
On se plonge alors dans le métro moscovite de 2033, soit une quinzaine d'année après qu'une attaque nucléaire globale ait décimé la planette et rendus la surface inhabitable ... à l'homme.
Le héros est Artyom, un jeune homme d'une vingtaine d'années qui est née et a passé son enfance à la surface avant de se réfugier avec sa mère dans le métro moscovite le jour de l'attaque.
La vie d'Artyom est plus ou moin paisible, mais stable dans sa station : VDNKh, une station commerçante fermière où l'on produit du thé de champignon renommé dans tout le metro.
Mais une mystérieuse menace rend les soldats de garde complètement fou, de plus en plus de personnes deviennent paranoiaques, des gardent meurent de terreur. Cette menace humanoide se fait appeler "Les sombres" (Les noirs dans le livre, mais dans le jeu le traducteur à préferer les sombres, ce qui je pense est plus correct et représentatif pour ses créatures qui ressemblent plus à des ombres qu'à une personne de couleur ...).
Les humains ne sont en effet plus au sommet de la chaine alimentaire. D'autres créatures plus ou moins intelligentes sont nées des mutations due à la radioactivité et de la sélection naturelle en surface.
Un jour un célèbre ranger de Polis (capitale du metro) du nom de Hunter part enquetter sur cette menace, et donne l'ordre à Artyom de prévenir Polis si il ne revenait pas. Ce qui biensur arrivat.
Or il est devenus dur, très dur de voyager dans les couloirs sombres du metro moscovite. Entre les créatures de la surface, les fantômes, les Neo Nazis, les communistes et les sectes folles, Artyom va devoir se frayer un passage tant bien que mal jusqu'à Polis.

La traduction du livre est plutot réussie (bien que je préfère le terme Sombre à Noir). Les personnages sont réaliste et ... Humains !
Ils ont leur forces et leur faiblesses, personne dans ce livre ne peut être considéré comme un héros.
Là ou certains verraient un scénario classique d'anticipation - horreur, moi je vois une profonde réflexion sur la psychologie, la sociologie, la théologie et même l'âme humaine.
Le génie de D.Glukhovsky réside essentiellement en ce point.

La reflexion sur les actes, les conséquences, l'apport de points de vue différents sur une situation que nous apporte le livre. Ceux considéré comme de méchants criminel le sont il vraiment ?
On apprend qu'en réalité personne n'est "méchant" ou "gentil", c'est une questiond de culture, de point de vue. On choisis ses ennemis et ses amis, on ne l'est jamais par défaut.

Je considère ce livre comme une sorte de "Candide" du 21 eme siècle dans un monde post apo, car oui Artyom est un Candide, mais avec un sens de la survie et une kalash.
On voit aussi un mentor lui proposant réflexion et philosophie, un brave soldat explorateur, des gens bizarres, un lieu utopique et de braves personnes confronté à la dure situation de la survie.
Cependant la morale de la fin est complètement differente de Candide, je vous laissela découvrir et surtout, y méditer dessus.

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