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Avis sur Perdido Street Station

Avatar Nanash
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Parce que le personnage principal de China Miéville c'est vraiment la ville plus que les gens. Tous les chapitres commencent par une description ultra détaillée de la communauté, du quartier, des religions, des origines ethniques des populations qui vont interagir dans la suite. C'est dense, très dense, trop dense ? des fois j'aurai du prendre des notes ...

L'intrigue, parait simple, une créature mi-homme mi-rapace, a été jugé par son peuple et il n'a plus le droit de voler, il vient donc voir un savant, oui mais faire voler un corps c'est pas si facile. Le savant va partir dans tous les sens et libérer une force monstrueuse que des personnages vont devoir endiguer.

Les monstres c'est l'autre spécialité de l'auteur (qui a une formation d'anthropologue), il y en a des sales bêtes qui se promènent en ville et dans le ciel. Dans le désordre on croise, une araignée géante poète/philosophe qui se promène entre les différents plans de l'univers, un monstre de métal sorte d'intelligence artificielle suprême, des syndicalistes batraciens qui protestent en coupant le fleuve, des mains parasites qui s'accrochent à leur hôtes ... tout ça et bien plus rentre dans un bouquin de 900 pages, mais il faut s'accrocher pour ingurgiter cette multitude d'informations et de thèmes (drogues, pègre, pouvoir, sectes ...).

L'aventure vaut la peine d'être vécue, c'est rythmé, riche et donne envie de repartir dans le Bas-Lag en compagnie de l'auteur. 9/10 parce que des fois, c'est un poil confus.

PS: Merci le cafard cosmique.

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