Un dyptique inclassable

Avis sur Perdido Street Station

Avatar M_le_maudit
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Étonnant et dérangeant, mais brillant.

On pense pendant la majeure partie du roman lire un livre de SF au fond steampunk prononcé, mais l'usage de la magie semble aussi y être de vigueur.

Comme je n'ai pas trouvé trace sur sens critique du tome 2 de Perdido street station, je groupe ici mes deux critiques, et tant pis pour la longueur !

L'action se situe dans une ville tentaculaire, New Crobuzon, sorte de cité état humaine comportant une forte minorité de Xénians (comprendre des races non-humaines).

La ville est tout sauf accueillante. Rues sales, vermine, miasmes et j'en passe toutes les descriptions (superbes) de la cité concourent à en faire une cité glauque, littéralement poisseuse qui se vautre dans la fange, le crime et la corruption.

Au milieu de cette riante contrée, le récit s'attarde principalement sur deux amants : un scientifique freelance humain et une artiste Khépri (une race d'humanoïde dont le corps est humain, mais dont la tête est un scarabée).

L'un comme l'autre vont se retrouver confrontés à un défi qui scientifique (refaire voler un homme-oiseau privé de ses ailes), qui artistique (représenter l'hybride ultime), qui semblent petit à petit se rejoindre dans leurs implications.

Ce premier tome se finit donc sur un cliffhanger, comme il se doit, laissant la cité en proie à une menace diffuse, et nos deux héros complètement déboussolés. Reste à voir comment tout cela va évoluer.

Tome 2 :

Un deuxième tome qui confirme tout le bien que je pensais du premier.

L'action est plus soutenue que dans le volume précédent, la faute à un découpage en deux romans là où en v.o. il ne devait y en avoir qu'un, je pense.

Les descriptions de la ville sont toujours aussi prenantes et écœurantes, New Crobuzon semblant être l'incarnation de la ville sale, gluante et puante.

le récit se focalise sur les actions d'un seul des deux protagonistes principaux du premier tome, le scientifique humain, l'artiste insectoïde étant laissée sur la touche pendant la majeure partie du roman.

Confronté à une menace qui pèse sur l'ensemble de la ville, celui-ci va devoir composer avec les diverses forces en présence en ville, la plupart d'entre elles lui étant hostiles.

Roman désespéré, ce second opus plonge plus encore (si c'était possible) dans la noirceur, et on ressort de cette lecture un brin secoué, mais comblé.

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