Une dystopie, vraiment ?

Avis sur The Book of Ivy

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J’ai été un peu déçue par le manque de détails sur l’explication de la guerre nucléaire – cinquante ans plus tôt – qui a décimé la population mondiale, laissant une dizaine de milliers de survivants sur Terre. Pourquoi ? Comment ? Les seules informations, nous les avons sur la 4e de couverture. Et après, plus rien. Dommage.

A contrario, la société présente est très bien décrite. Le monde est détruit et il tente de se reconstruire en instaurant des règles qu’il vaut mieux respecter. Son principe de base ? Le mariage forcé. Il parait que ça permet de maintenir la paix. A croire que nous n’apprendrons jamais de nos erreurs. Quel beau retour en arrière, puisqu’une fois la bague aux doigts, l’homme va travailler et la femme se retrouve à la maison pour enfanter. Welcome back boniche !

Malgré ce petit vide, The Book of Ivy va vous captiver sans difficulté. Ivy va-t-elle réussir à tuer Bishop ? A travers cette question, Amy Engel, nous entraîne dans un Roméo et Juliette à la sauce post-apo. Deux familles ennemies, les Latimer et les Westfall, s’affrontent aveuglement depuis des années, chacun pensant pouvoir mieux faire que l’autre. A ce conflit politique va venir se greffer une histoire d’amour naissante, avec nos deux jeunes mariés. Personne n’en sortira indemne.
Mais ne vous attendez pas à une belle romance. Dans The Book of Ivy, nous sommes bien plus dans un thriller psychologique. Car la grande force du livre, ce sont ses personnages et leurs évolutions.

Bishop, Bishop, Bishop… Huummmm… Ce petit Bishop ne serait-il pas trop parfait pour être réel ? Il combine étrangement toutes les qualités du meilleur mari du monde… Si de nombreuse lectrices sont déjà tombées amoureuse de lui, moi je trouve ça louche quand même. A suivre, mais je suis prête à parier qu’il nous cache quelque chose.

Face à lui (ou à ses côtés, je ne sais pas bien comment les définir) Ivy est un personnage que j’adore. Déjà car c’est une héroïne forte et qu’elle se bat et refuse la condition de la femme faible. Elle veut choisir pour elle et offrir aux autres cette même possibilité. Mais surtout, car son évolution est extrêmement intéressante et bien trouvée. Une fois libérée des chaînes de sa famille, Ivy va pouvoir ouvrir les yeux et vivre sa quête initiatique. Sa vie peut commencer et elle compte bien la vivre libre (« Let it go, let it gooooo »). Du coup, le récit raconté du point de vue d’Ivy est saisissant et plein d’émotions.

Les éditions Lumen nous offre encore de très lourd. The Book of Ivy se lit très rapidement et facilement. Ok, l’originalité n’est pas flagrante, tous les codes de la dystopie sont repris, mais ça fonctionne grâce à une certaine originalité de traitement.
Ha oui, je préfère vous prévenir dès maintenant, il va falloir vous armez de patience. Le tome 2 ne sortira de l’autre côté de l’atlantique qu’en novembre 2015. Un second épisode qui s’annonce plein de tension et d’action… mais pas tout de suite !

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