Mélodie de Debussy sur un poème de Baudelaire extrait des "Fleurs du mal".
Beau poème (énigmatique ...) qui évoque l'évolution des parfums (des fleurs) et les sons (d'un violon) du soir jusqu'à la nuit où tout se fige.
D'un point de vue technique, le poème se caractérise par une alternance de seulement deux rimes masculine en "oir" et féminine en "ige". Un spécialiste pourrait dire s'il ne s'agit que de prouesse ou s'il y a une signification particulière ? Mais ce qui me semble plus important (et plus beau), qu'on retrouve bien sûr dans la transcription en mélodie par Debussy, c'est la répétition très ordonnée de deux vers de la première strophe dans la deuxième. Puis de deux autres vers de la deuxième strophe vers la strophe suivante, ainsi de suite jusqu'à la fin du poème. Cela donne une sensation de tourner en rond (valse évoquée dans un des vers répétés ?) ou peut-être au contraire de stabilité. Peut-être aussi d'harmonie d'une strophe à l'autre.
En fait, dans la mélodie, Véronique Dietschy chante globalement les vers répétés de la même façon à quelques détails près comme l'envol lyrique à la fin des vers répétés.
Impression de sérénité, d'équilibre dans la mélodie.
Splendide…