Très bonne S1, excellente S3

Avis sur Chicago PD

Avatar Romain Bouvet
Critique publiée par le

Des séries policières il y en a à la pelle, et de qualités bien différentes. L’important, pour les nouvelles venues, étant donc de se démarquer, de proposer quelque chose de nouveau, ou du moins d’imposer un casting béton.
Chicago Police Department dépeint, comme son nom l’indique, le quotidien du poste de police du district 21 de Chicago. Et cela des simples officiers en uniforme qui patrouille aux membres de la sulfureuse unité des renseignements travaillant sur des affaires majeures et délicates. Bien souvent, les répercussions de ces enquêtes et le stress que cela enclenche ressort sur leur vie de famille.
Ce commissariat est un véritable microcosme où une multitude de personnalités interagissent ensembles. A la tête de l’unité des renseignements, on trouve Hank Voight (Jason Beghe) pas le plus apprécié de tous, sorti fraichement de prison afin de travailler avec la police des police qui trouve adéquat de mettre un énorme pourri en place pour faire tomber les autres autour de lui. Il est entouré d’Erin (Sophia Bush) ancienne droguée que Voight considère comme sa fille, d’Antonio (Jon Seda) flic intègre avec de fortes convictions, Halstead (Jesse Lee Soffer) jeune rebelle qui harcèle un pédophile, Ruzek (Patrick John Flueger) le petit nouveau et Alvin (Elias Koteas) le meilleur ami de Voight qui excelle dans les missions d’immersion.
Si les enquêtes sont bien présentes et intéressantes, c’est vraiment les interactions des personnages et leur vie qui prennent le dessus. On flirte toujours avec l’irrégularité, et Voight franchi la ligne jaune bien souvent un peu comme un Vic McKay dans Shield. Et ses collègues ne sont pas toujours d’accord avec lui, même s’il est toujours motivé par la justice et jamais pour un profit personnel.
D’autres personnages peuplent ce commissariat, les aspirants Burgess (Marina Squerciati) et Atwater (LaRoyce Hawkins) ou encore l’excellente et méchante Trudy Platt (Amy Morton) qui règne d’une main de fer sur tous ses officiers.
Bref, une première saison intéressante et bien foutue pour cette nouvelle série que l’on peut suivre avec Chicago Fire. La série tient par d’excellents personnages avec leurs mauvais côtés et leur passé encombrant, servis par un très bon casting.

SAISON 3

Il y a des séries comme ça, qu’on attend saison après saison, même si elles n’ont rien d’extraordinaire, même si ce ne sont pas de monstrueuses machines de guerre comme Game of Thrones ou The Walking Dead. Des fois, simplement de bonnes intrigues, d’excellents personnages, suffisent ! Bon, ce qui est dommage c’est l’horaire de diffusion proposée de TF1, hallucinant à l’heure qu’ils passent cela. Et dire qu’ils ont encore repoussé l’heure de diffusion en milieu de saison, les fans de la série étant bien moins considérés par TF1 que ceux de Grey’s Anatomy.
Notons, d’entrée que la série est propice aux crossovers, puisqu’elle rejoint une nouvelle fois New York Unité Spéciale, avec le retour du monstre ayant tué Nadia dans la saison précédente. Mais aussi avec Chicago Med, d’ailleurs les policiers seront surtout de passage au Chicago Med. Enfin l’un des derniers épisodes sert de poisson pilote pour Chicago Justice, la quatrième série de la licence, se concentrant, comme vous vous en doutez sur les affaires passant au tribunal. Série prometteuse au demeurant, avec un casting tout autant alléchant.
Mais revenons à nos moutons. Cette nouvelle saison de Chicago Police Department est encore plus mordante que la précédente. Si Voight (Jason Beghe) reste dans les clous, tous en conservant ses coups de sangs et ses petits dérapages, il est plus proche de flic charismatique que du ripou. Une poigne de fer, une force qui impose le respect, une certaine puissance mais une envie de protéger les siens sans limite. Les intrigues sont haletantes, prenantes, parfois très (trop) dures. Je retiendrais celle du bébé abandonné dans un sac, le jeune de couleur abattu par Burgess (Marina Squerciati), l’assassin de Nadia ou encore la guerre des gangs. Mais il y en a beaucoup d’autres.
Au cours de ces épisodes, la synergie des personnages est toujours plus prenante, toujours plus réussi. D’ailleurs, je trouve que cette saison s’intéresse, approfondi beaucoup plus les personnages. Et en premier lieu Voight, où l’on apprend beaucoup de chose sur son passé, notamment vis-à-vis de sa femme, ou de la jumelle de son fils. Des choses qui prennent à la gorge, de douloureux, ce qui rend le personnage encore plus fort, plus puissant, plus profond. Lindsay (Sophia Bush) semble enfin s’autoriser au bonheur, Ruzek (Patrick Flueger) voit son futur bonheur avoir du plomb dans l’aile, Atwater (LaRoyce Hawkins) veut surfer sur la vague « couleur », Olinsker (Elias Koteas) se découvre une fille surprise et même l’excellente Trudy Platt (Amy Norton) y va de son petit mariage et éclabousse toujours la série de son génie savoureux !
Bref, cette troisième saison de Chicago Police Department est peut-être, sans doute, la meilleure à ce jour. Toujours des intrigues coups de poing, des personnages toujours plus passionnants, encore davantage mis en avant et travaillés. Toujours le même, grand, plaisir à suivre cette série, à m’intéresser aux personnages, à vivre ces enquêtes. J’attends, peut-être, maintenant, pour que la série se bonifie encore davantage, une nouvelle saison avec un fil rouge, un vilain récurrent.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 1064 fois
3 apprécient

Autres actions de Romain Bouvet Chicago PD