SON OF A BITCHHH

Avis sur Devious Maids

Avatar Camilla Savilerow
Critique publiée par le (modifiée le )

Cette série est ce que les américains appellent un vrai "guilty pleasure".

Oui c'est caricatural à souhait comme une pub de Fajitas, hystérique, les romances flirtent parfois avec le style "Amour gloire et beauté", le casting réunit un quota de mannequins latinos, le clivage Fortunés/Misérables propulsé à Berverly Hills est cliché, oui la musique est digne d'un épisode de Un dos Tres, oui l'intrigue est cousue de fil blanc et du niveau d'un telenovela du lundi après-midi.

Mais ce parti pris est totalement assumé et ce genre de divertissement est parfait quand on ne cherche pas à regarder une énième série torturée hyper complexe indé méta validée par les Inrocks.

Les riches sont soit infects, narcissiques, sadiques, matérialistes, cruels ( excepté Geneviève, splendide personnage aux allures de barbie défraîchie), des gros pervers ( wouh même le papa de Sept à la Maison est un véritable serial fucker quel choc). Les "pauvres" ( entendez les domestiques) arborent un visage plus humain. Oui Mark Cherry a utilisé ( un peu paresseusement ?) les mêmes ingrédients pour sa sauce mexicaine mais je lui attribuerai la moyenne car ces 40 minutes suffisent à redonner la pêche par leur dinguerie et leur second degré comique. J'ai un peu de mal à comprendre les critiques lapidaires postées sur la toile qui jugent cette série poussive et les actrices mauvaises, en la notant comme un soap intellectuel.

La bande des Maids est pourtant attachante ( notamment Carmen- déjà vue dans Without a Trace) et Zoila ( Scrubs) mais aussi certains personnages secondaires comme la domestique russe Odessa. Non l'objectif n'était pas de faire un documentaire sur la condition des femmes de ménage, il n'y a aucune recherche de réalisme, la série se moque d'elle même en permanence et manie une certaine ironie cinglante tout au long des épisodes: on est dans la même satire grinçante que Desperate Housewives avec sa galerie de personnages aux sourires carnassiers et aux coups bas malicieux. La saison une se déguste d'une traite et comporte suffisament de rebondissements pour nous tenir éveillé. Une petite pause bienvenue après un visionnage intensif d'Homeland...

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