Il y a des amis que l'on ne choisit pas.

Avis sur Llamas with Hats

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Llamas with Hats - signée par Jason Steele, déjà à l'oeuvre sur Charlie the Unicorn - débute comme une grosse blague potache, Carl et Paul, deux lamas vêtus de couvre-chefs, l'un sociopathe, l'autre naïf. Toujours glauque, l'humour débile qui y règne sauve la série de sa dégueulasserie, au final. Ces massacres de plus en plus imposants n'ont rien de justifiés, c'est certain, mais la punition divine heureusement n'est jamais lointaine, qui apprend à Carl au détriment de sa propre volonté ce dont doit déborder la vie.

C'est ce en quoi la série se veut forte, par l'affection qui en ressort, ce sentiment fabuleux d'amitié qu'éprouve Carl à l'égard de Paul. Carl a ses pulsions dévastatrices, il n'y peut rien, mais elles témoignent d'une profonde générosité bien que macabre, n'hésitant pas à sacrifier des milliers de personnes. Mais Paul, voix de la raison, n'est pas sensible à cette bienfaisance qui lui est apportée, quel ingrat me direz-vous! Mais sans cela, nous n'aurions pu avoir cette fin fabuleuse s'avérant cette fois auto-dévastatrice pour Carl, qui n'est rien sans Paul, les remords le rongeant, l'amitié sera animée par la folie qui l'a pourtant toujours dirigée, mais la raison chère à Paul triomphera et l'amitié restera heureusement intacte.

Dans son intégralité, cela ne dure que 18 minutes, donc, je vous en prie de regarder ce petit chef-d'œuvre de connerie.

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