BDSM

Avis sur Made in Abyss

Avatar Lactose
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Sacrée descente aux enfer qu'est Made in Abyss, je pourrai m'arrêter ici mais il y a quand même plus à dire sur le sujet donc on va faire un petit effort, sans spoilé parce que c'est pas super sympa.

Pour faire simple, on suit l'histoire de Riko, une fillette qui part explorer l'Abyss, un immense cratère divisé en plusieurs niveaux, tous abritant une faune et une flore bien distincte, et régit par ses propres lois physiques, pour retrouvé sa mère, une légendaire exploratrice se trouvant au dernier niveau de l'Abyss, elle est accompagné de Reg, un androïde amnésique cherchant des réponses sur son existence.

Comme on le dit un peu partout, il ne faut pas se fier aux apparences, car sous ses air d'aventure myazakiesque et son character design mignon tout plein, on a affaire ici à une plongé en apnée à travers les strates les plus pétées de la folie humaine et de la cruelle beautée de la nature. C'est éprouvant et sublime à la fois de voir tous les tourments que sont près subir nos personnages principaux, ils n'ont de pire souffrances qu'un vide existentielle qui les rongent et qui vont les poussés vers ce voyage dont ils ont totalement conscience que la seule issue est une mort atroce.

Triste fatalité renforcé par l'Abyss elle même, le moteur de toute l'histoire et surement l'élément le plus réussi, parce que même si au fond c'est un concept assez terrifiant, la série fait un boulot remarquable à nous donner envie d'en savoir plus, d'explorer et de découvrir avec les personnages toutes les ficelles qui façonnent l'Abyss, tous les petits détails qui rendent ce monde "parallèle" si vivant, si intriguant, si effrayant.

Autre chose faisant partie intégrante du monde de Made in Abyss et surement une des raisons de son succès, LA SOUFFRANCE. Si vous ne faites pas vraiment attention à ce qu'on vous dit et montre, vous risquez de prendre une douche sacrément froide dans les épisodes plus avancés de la série. Le monde est cruel, la nature est ce qu'elle est et ne vous épargnera pas de sa dure réalité même si vous êtes un enfant mignon tout plein avec les meilleures intentions du monde. Dès le premier épisode on est directement confronté à un orphelinat, qui envoie ses enfants exploré un endroit qui peut les tués à tout moment, dans un but seulement pécuniaire, en leur faisant croire qu'explorer l'Abyss c'est une chance plus qu'autre chose et qui utilise la torture et l'humiliation pour faire respecté sa loi. Si déjà l'idée même de voir des enfants exploités comme ça vous débecte, accrochez-vous pour la suite parce que comme le dirait un grand poète français, "ce soir ça va être Bagdad dans tes fesses".

La violence de Made in Abyss est viscéral, brutal et sans compromis, tout est montré, tout à l'air douloureux et horrible, sur ce point là, on se rapproche plus d'un Berserk ou d'un Akira que d'un film de Miyazaki. Si vous avez l'estomac sensible et avez beaucoup d'empathie pour les personnages, passé votre chemin vous avez plein d'autre série à regardé j'en suis sur. On peut aussi noté que même si les personnages sont jeunes l'auteur ne se gênes absolument pour les sexualisés et les faire agir comme des adultes plutôt que comme des enfants. On peut défendre le point de vue en disant que l'univers présentés ici n'est pas le même que le nôtre et que les personnages agissent comme ça au faite de leur éducations assez extrêmes donc bon, sa passe, c'est pas trop grave.

On reste ici néanmoins face à une oeuvre malheureusement plombé par un rythme un peu saccadé dans les épisodes du milieux de la série, et par une suite qui va surement mettre un certain temps avant d'être adapté parce que on reste un peu sur notre faim, j'aurais bien aimé avoir 26 épisodes au lieu de 13 mais bon l'industrie est ce qu'elle est, on va faire avec.

C'est éprouvant, dur et sans concession, on est la devant l'écran, regardé des gamins souffrir sur le plan physique et émotionnelle, et on en redemande. Il faut croire qu'on aime ça, on est peut-être tous un peu amateur de cuir, baillons, fouets et d'insulte au plus profond de nous. Après tout on est l'époque de la démocratisation de l'inceste et du sadomasochisme, faut vivre avec son époque on dit, triste vie.

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