Société, tu m'as eu

Avis sur Making a Murderer

Avatar Alexis Ernst
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Le pitch est assez simple au départ et il peut se résumer par: Steven Avery est en marge de la société avec sa famille (un peu white trash) et ils font un peu tache dans leur bled. Steven a le malheur d'être un peu ""expérimental"" dans sa jeunesse (il fout le feu à un chat par exemple) et c'est ainsi que la police du coin l'accuse d'une agression sexuelle qu'il n'a pas commise et qu'il est jeté en taule pendant 18 ans avant que des preuves ADN l'innocentent. Après sa libération, Steven commet l'irréparable et demande qu'on lui donne un peu d'argent pour les 20 ans qu'il a passé à l'ombre. (Ce fou)
C'est à ce moment là (à peu près) où la magie opère et où Steven est accusé de meurtre et de viol.

Ce qui compte évidemment d'un point de vue humain, c'est le résultat. S'en sortira-t-il ou pas? Mais ce que ce documentaire, bien qu'orienté, met en exergue ce sont les failles, les manipulations, les abus, les mensonges du système judiciaire américain.
Une fois que ce système a été démontré comme étant carrément merdique et qu'il est attaqué jusque dans ses retranchements, la seule alternative qui s'offre à lui c'est évidemment c'est de coller une nouvelle accusation à celui qui se plaint seulement d'avoir été injustement jugé.

Au final, ce documentaire montre certaines failles assez ciblées comme l'importance des médias et les failles judiciaires (et la malhonnêteté de ce système) mais aussi des choses assez basiques: dans le monde d'aujourd'hui le plus faible se fait bouffer par les puissants s'ils décident d'en faire autant, s'ils n'ont pas envie de voir un paria dans leurs rues ils l'écartent sans problème et ils vont même jusqu'à réfuter l'irréfutable sans sourciller.
En résumé, un très bon documentaire si vous voulez vous énerver après la vie, ses injustices et la bêtise humaine.

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