Re : Anime d'héroic fantsy

Avis sur Re:Zero

Avatar Vlagerio
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Re: Zero, adaptation de la série de Light-novel éponyme, raconte l’histoire Subaru Natsuki, un jeune japonais qui se retrouve soudainement transporté dans un monde d’héroic-fantasy, où il va se faire de nombreux amis et vivre de nombreuses aventures. Il découvrira de plus que lorsqu’il meur,t il est renvoyé de force dans un moment crucial du passé. Rapidement, Subaru va s’attacher à ce monde.
Comme on peut le constater dès ce mince synopsis, le gros point faible du scénario est son classicisme. On peut clairement deviner qu’après le monde héroic-fantasy, viendra rapidement la gentille princesse, le petit démon-mascotte rigolo, ect, ect. Lors des premiers épisodes, le héros, no-life, fait souvent référence au genre par des phrases comme « Pas terrible, cette histoire d’invocation » (Subaru étant « invoqué » dans ce monde). Seulement, l’anime ne se démarque pas assez pour se permettre de faire ce genre de remarque ; en effet, il ne suffit pas de dire « Oh la la, qu’est-ce qu’on est classique » pour être moins classique. De plus, la très grande majorité des personnages sont assez mals écrits car sous-développés. Le héros souffre lui aussi de quelques problèmes d’écriture, qui sont pour lui de vrais problèmes et non pas seulement un manque de profondeur. En effet, le personnage est présenté tout d’abord comme un no-life, un reclus passant son temps à jouer aux jeux vidéo, à regarder des animes et à lire des mangas. Seulement, lorsque le scénario le nécessite, on découvre qu’en plus de ces activités, il poussait de la fonte tous les jours et sait un peu se battre, puis, encore mieux, qu’il est incroyablement talentueux et expérimenté en couture. Un background assez incohérent qui nuit de plus au but de ce type d’histoire, celui-ci étant de pousser le public-cible des animes à s’identifier au personnage principal (toujours un lycéen « comme les autres »), et donc à apprécier l’anime, et, si l’on pense de façon purement mercantile, à acheter les produits dérivés, ect… En tout cas, c’est ce que l’on peut penser jusqu’à, environ, le dixième épisode. En effet, à partir de ce stade, l’anime, jusqu’à là assez divertissant mais bourré de défauts, devient assez bon. En effet, lors de cette seconde partie, quelques personnages (quelques cependant), sont plutôt bien développés et surtout nuancés. Cela tient notamment à une très bonne utilisation de la structure de l’anime. En effet, Subaru meurt régulièrement, et doit alors recommencer une période donnée de temps, en l’abordant cependant différemment afin d’éviter un funeste destin à lui-même mais aussi et surtout à ses proches (qui ne sont au courant de rien). Ainsi, Subaru, à chaque nouvel essai, découvre un aspect différent de la période donnée et donc des personnages la vivant. Si cette astuce est déjà présente lors de la première partie, elle est cependant couplée avec un développement de personnages plus classique dans la seconde. De plus, le héros lui-même est vraiment nuancé (malgré un background toujours aussi inexistant).
En plus, à partir de là, le scénario prend une direction assez inattendue (enfin, inattendue par rapport à la première partie, mais où il subsiste plusieurs clichés et même quelques incohérences), plus sombre, changement de ton soudain propre à provoquer un certain choc chez le spectateur.
Le méchant, quant à lui, n’est pas particulièrement original mais il est suffisamment bien géré et mis en scène pour déclencher une angoisse certaine et diverses autres émotions chez le spectateur. Le twist le concernant est d’ailleurs assez bien amené et inattendu.

Côté graphique, le jeu de couleur utilisé n’a rien d’original, de même que tout le character-design, que l’on a déjà vu mille fois. L’anime est donc remarquable pour la banalité ou plutôt la non existence de sa direction artistique (à part pour un des ennemis, et encore).

Il est maintenant temps de passer en revue le côté musical. On passera très rapidement sur les endings, totalement oubliables, moins rapidement sur les différentes musiques d’ambiances (OST), souvent assez discrètes mais cependant parfois remarquables et de qualité.
Les openings, par contre, sont extrêmement intéressants, très bien réalisés graphiquement et musicalement afin de rendre compte fidèlement de l’ambiance de l’anime. Tout d’abord, le premier alterne des notes aériennes et des tonalités plutôt joyeuses sur des images plutôt optimistes ou romantiques, assez claires, avec des phases beaucoup plus rock et dynamiques, presque désespérées, accompagnées par une présentation des personnages en transparence sur les brumes noires de la mort, cette alternance évoquant parfaitement les nombreuses « boucles temporelles » opérées par Subaru, moments de grâce tragiquement interrompus par la mort. Le second opening, lui aussi très bon, commence par un chant plutôt tragique, lancinant et chanté d’une voix modifiée, avant de passer à une octave au-dessus et à un rythme beaucoup plus rapide, changement transcrivant parfaitement la partie correspondant à cet opening, commençant avec le désespoir pur puis se terminant sur quelques épisodes appartenant plus au registre épique. De manière plus globale, les deux opening sonnent très bien et sont très agréables à regarder.

Au final, un anime de bonne facture, souffrant cependant de plusieurs défauts dont le plus important est son classicisme.

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