Début poussif, suite qui assure

Avis sur Terminator - Les Chroniques de Sarah Connor

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Quitte à faire des rêves techno-geek déviants, je préfèrerais que ce soit avec Shirley Manson en T-1000 plutôt qu'avec des logiciels de prototypage industriel (true story).

Ce n'est toutefois pas ce qui m'a motivé à voir la série, pas plus que Summer Glau qui m'avait laissé de marbre dans Firefly mais trouve ici un rôle à sa juste mesure : Frigide et mono-expressive.
Lena Headey (The Broken) est relativement convaincante dans son rôle de mère poule froidement déterminée et Brian Austin Green (le copain insipide de Tori Spelling dans Beverly Hills) s'en sort étonnamment bien.

La série prend place après Terminator 2, à ce qu'il semble, et développe un gros pan d'intrigue originale, avec un agréable respect du matériau d'origine. Je craignais d'avoir affaire à des petites histoires indépendantes avec un détartrage de Terminator par épisode mais ça se passe finalement pas mal en campagne, avec un fil directeur qu'on ne perd pas trop de vue, une intrigue qui avance lentement mais sûrement et des personnages récurrents dont les destinées s'entrecroisent sans qu'on le voit vraiment venir.

En terme de réalisation, on est à des années lumières du talent de Cameron sur Judgment Day mais certaines scènes étonnent par leur élégance ou leur maitrise et j'ai plus d'une fois hoché la tête avec un petit "Ah ouais, quand même".

WARNING : Le début est pourri. Vraiment. J'ai abordé la série dans une période de creux, après avoir abusé des Oz, et j'avais besoin d'un truc abrutissant pour me laver la tête. C'était parfait ! Les deux premiers Terminator qu'on croise sont terriblement mal joués et en rajoutent des tonnes dans le genre "méchant ténébreux" avec des punchlines complètement hors-sujet.

Vers la moitié de la saison 1, ça s'arrange nettement avec un épisode "Flash-forward dans le futur" comme il y en aura quelques autres (très bien foutus, dans l'ensemble) et la série prend soudain plus d'ampleur, avec un visiteur du futur et un arc narratif plus stimulant.
Le début de la s2 met la barre assez haut avec une réjouissante scène d'ouverture sur un très beau morceau de Shirley Manson (la rouquine de Garbage et ses airs de maitresse SM), qui rejoint d'ailleurs la série le temps de cette seconde et dernière saison. Le reste de la s2 est d'un bon niveau, avec des petites baisses de rythme mais une intrigue bien ficelée et quelques épisodes marquants (un superbe épisode onirique qui m'a franchement bluffé, une scène de bricolage de T-800 d'un érotisme affolant) qui en font finalement une série assez recommandable.

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