Moonlight Kingdom en plus Trash

Avis sur The End of the F***ing World

Avatar Engy Near
Critique publiée par le

J'ai dévoré cette série comme une sauvage affamée. Car il y a un charme proprement singulier, sur une idée plutôt commune mais magnifiée et une sincérité touchante dans l'horreur qu'elle représente. Le tout parfaitement mordant avec un humour noir exquis.

On entre donc dans la tête de James, un adolescent discret mais dont les apparences cachent un réalité un désir de tuer maladif qu'il interprète comme de la psychopathie. Alyssa sa partenaire dans le crime est une énervée de première ne respectant rien ni personne et qui amènera James et même elle-même dans une fugue sanglante dans laquelle James ne souhaite que la tuer. De tout cela, ils en ressortiront grandi mais je ne vous cache pas l'étrangeté et la précision de la leçon.

Dans un format de vingt minutes qui forcent l'action, la série se veut à la fois violente et calme, comme si nos héros se montraient parfois mignons, parfois effrayants, mais de plus en plus eux-mêmes. L'histoire va se dévoiler en même temps que l'on découvre la vie de nos protagonistes. Et tout cela dans un format assez court mais parfaitement dosé pour ne pas en dire trop et tout de même faire passer une sorte de message optimiste comme un souffle de liberté dans leur monde morose.

Il y a vraiment un petit côté Moonlight Kindom qui aurait trop bu et d'hémoglobine mais porterait cette même sensation d'insouciance et de fougue que l'on connaît lorsque l'on est prêt à tout pour vivre quelque chose d'unique quitte à être un peu déçu à la fin. Du plus profond de mon cœur, j'en redemande !

C'est à la fois simple et complexe, trivial et dramatique, bref tout plein de pôtites choses bien foutues et bien assez dynamiques pour ne pas voir le temps passer.

Très peu d'épisode, très court et par conséquent aucune excuse de passer à côté de ce petit bijou.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 209 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Engy Near The End of the F***ing World