Liste de 9 albums créée il y a 5 mois · modifiée il y a 19 jours
This Mirror Weighs a Ton
7
1.

This Mirror Weighs a Ton (2026)

Sortie : 28 août 2026 (France).

Album de Interpol

Arthur Debussy a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Alors là, celui-là on ne l'attendait plus... Un vrai bon album signé Interpol, le dernier c'était quand... en 2014 avec El Pintor, soit il y a 12 ans ? Sans doute, oui. Et El Pintor était déjà le dernier excellent album du groupe en date après... Antics, sorti en 2004, soit 10 ans plus tôt.

Tous les 3 albums et tous les 10-12 ans, il semble qu'Interpol se réveille et sorte de sa torpeur en mode pilotage automatique... Si c'est pour livrer des albums aussi bons, je dis oui. Même si ce ne sont pas non plus des chefs-d’œuvre incontestables, et même si l'attente est longue et nous fait passer par des albums très moyens...

Cette fois, l'un des singles m'a beaucoup plu : Iron City. Sur l'album précédent, The Other Side of Make-Believe, le single Gran Hotel était l'arbre qui cachait la forêt et la seule chanson vraiment bonne de l'opus. Sur This Mirror Weighs a Ton, Iron City est une excellente chanson parmi d'autres, au nombre d'une bonne demie douzaine, voire plus.

Un signe révélateur est aussi l'énergie déployée sur scène par le groupe. Je l'avais vu pour la première fois à la Salle Pleyel pour la sortie de l'album précédent, et c'était un concert en mode minimum syndical : leurs grands classiques (imparables il est vrai) et quelques chansons mollassonnes de leur nouvel album.

Là, je les ai vus ce dimanche à Rock en Seine pour la sortie de leur nouvel album, et je crois bien que toutes les chansons étaient top, les anciennes comme les nouvelles. D'ailleurs, pour leur setlist ils n'ont pas pioché dans leurs albums les moins bons (leur opus éponyme, Marauder et The Other Side of Make-Believe), choix révélateur là encore. Et surtout, ils ont assuré sur scène, je les ai senti davantage impliqués et énergiques, et les effets visuels soignés démultipliaient la puissance de leur show.

Voilà donc de retour l'Interpol que j'aime. Espérons que ça dure, mais pour l'heure, je savoure ce moment, et je sais que je vais réécouter en boucle This Mirror Weighs a Ton, tout simplement l'un des meilleurs albums de l'année à mon sens.

IT’S THE LONG GOODBYE
7.3
2.

IT’S THE LONG GOODBYE (2026)

Sortie : 27 mars 2026 (France).

Album de The Twilight Sad

Arthur Debussy a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Note initiale : 6/10

The Twilight Sad est un groupe que je ne connais que depuis quelques mois, grâce aux recommandations Spotify. J'apprécie leur romantisme dark, et certaines de leurs chansons sont très réussies.

En revanche, leurs albums sont longs, très inégaux et souvent monotones/monocordes, si bien que j'ai toujours du mal à aller jusqu'au bout, et je n'en écoute en général que quelques extraits : les chansons qui me plaisent le plus.

Ce nouvel essai est dans la droite lignée des précédents : toujours inégal, et porté par quelques chansons phares, notamment Waiting For The Phone Call, très réussie. Pour le moment, c'est peut-être un de leurs albums que j'aime le plus. Mais il est trop tôt pour savoir si c'est un de leurs meilleurs, je n'ai pas encore écouté toute leur discographie. En tout cas, j'ai vraiment hâte de les découvrir en concert lundi prochain !

Note actuelle : 7/10

Un album qui s'apprécie dans la durée... et en concert, où il révèle toute sa puissance. Mon appréciation de ce disque a connu des hauts et des bas, des moments de conviction et d'autres de doutes. Mais après l'épreuve de la scène, il s'est imprimé dans mon esprit comme un opus solide et plus complexe qu'il n'en a l'air, porté par le romantisme dark du groupe écossais et le chant intense du frontman James Graham, auteur des textes des chansons. The Twilight Sad sur disque c'est déjà quelque chose... mais alors sur scène, c'est une grosse claque. Je n'étais pas prêt et je m'en souviens encore, ça a été l'un des plus beaux concerts de ma vie.

News from Planet Zombie
6.9
3.

News from Planet Zombie (2026)

Sortie : 13 mars 2026 (France).

Album de The Notwist

Arthur Debussy a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

J'ai acheté ce CD sans l'avoir écouté, les yeux fermés et à peu près sûr de mon coup. Et maintenant que je l'ai écouté, mon impression est confirmée : c'est un excellent album. Tout ça pour dire que The Notwist est une valeur sûre. Un groupe de vétérans du rock talentueux. Mais The Notwist c'est plus que ça. Bien rares sont les groupes actuels à savoir composer une musique aussi originale, aussi subtile et aussi belle. News from Planet Zombie est un magnifique album, qui nous emmène dans un voyage auditif et sensoriel grisant. Et The Notwist me semble décidément être un groupe sous-estimé...

Reality Awaits
6.1
4.

Reality Awaits (2026)

Sortie : 24 juillet 2026 (France).

Album de The Strokes

Arthur Debussy a mis 7/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

Un album décrié et avec des défauts, mais qui m'a convaincu par sa relative audace. Après plusieurs albums faisant du surplace, les Strokes osent expérimenter un minimum, et ça leur réussit plutôt bien. Personnellement, j'aime particulièrement quand Casablancas pousse sa voix au bout de ses limites, et là on peut dire qu'à plusieurs moments il donne de sa personne. Alors oui, il y a trop d'autotune, c'est sûr. Mais quand elle est bien gérée, ce qui arrive régulièrement ici (contrairement au dernier album des Voidz, Like All Before You), c'est un atout. Il y a quand même pas mal d'excellentes chansons dans ce Reality Awaits. Pour moi c'est donc une belle réussite, alors que je n'attendais plus grand chose de Casablancas et de ses projets musicaux...

An Eraser and a Maze
6.1
5.

An Eraser and a Maze (2026)

Sortie : 5 juin 2026 (France).

Album de Modest Mouse

Arthur Debussy a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Cela faisait une éternité que je n'avais pas écouté du Modest Mouse... En termes d'albums, le dernier que j'ai écouté d'eux était We Were Dead Before the Ship Even Sank, sorti il y a déjà 19 ans ! Même si bien sûr, les années qui ont suivi j'ai continué à écouter cet album et les précédents du groupe, avant de les délaisser pendant bien longtemps tout compte fait.

Ravi donc de les retrouver avec An Eraser And A Maze, et de les voir en forme, quasiment comme en 2007. Bien sûr, de l'eau a coulé sous les ponts et j'ai lu que leurs précédents albums étaient plus décevants. Mais je trouve celui-ci plutôt réussi, à la fois avec leur style reconnaissable et une énergie appréciable. J'ai aimé me replonger dans leur musique si caractéristique, même si je sais bien que ce n'est pas un album que je réécouterai souvent.

The Wow! Signal
6.2
6.

The Wow! Signal (2026)

Sortie : 26 juin 2026 (France).

Album de Muse

Arthur Debussy a mis 5/10.

Annotation :

Le nouvel album de Muse me semble meilleur que la plupart de leurs précédents opus depuis The Resistance, le dernier de leurs disques à ressembler à quelque chose d'écoutable. The Wow! Signal reste tout de même un album lourdingue et pompier, une caricature de Muse, à l'image de leurs derniers essais depuis un moment... Même The Resistance était déjà très caricatural.

En fait, il faut remonter à Black Holes and Revelations, soit il y a 20 ans (!), pour retrouver un vrai bon album signé Muse... Depuis, le groupe est en chute libre artistiquement parlant, même s'ils remplissent des stades et qu'ils n'ont sans doute aucun souci à se faire financièrement...

Quant à The Wow! Signal, s'il comporte beaucoup de chansons outrancières, l'album met en musique un certain nombre de bonnes idées, même lorsque Matthew Bellamy lorgne du côté de la pop et de l'électro et qu'il sort des sentiers battus et rebattus du groupe, trop souvent en pilotage automatique.

En somme, c'est clairement un album moyen, bien loin de la grande époque du groupe, mais curieusement, je trouve qu'il est plutôt plaisant, et pour une fois je me surprend à le réécouter de temps en temps. L'avenir artistique de Muse me semble toujours définitivement mort et enterré de façon définitive, mais de temps en temps ils arrivent à placer des idées musicales intéressantes (comme la bonne surprise de leur album Simulation Theory, plutôt pas mal), ce qui va juste me pousser à tenter d'écouter leurs futurs essais, tout en sachant pertinemment que je n'ai rien d'incroyable à attendre d'eux...

Music, Fashion, Film
6.6
7.

Music, Fashion, Film (2026)

Sortie : 24 juillet 2026 (France).

Album de Charli XCX

Arthur Debussy a mis 5/10.

Annotation :

Note initiale : 4/10

Après un début poussif, j'ai apprécié certaines chansons vers la moitié de l'album, notamment Camera et I'm Afraid, peut-être les deux meilleures de l'ensemble, mais les dernières chansons m'ont de nouveau déçu. Décidément, je ne comprends pas l'énorme succès de Charli XCX. C'est de la pop FM des années 2000 remixée avec des sonorités électro contemporaines : rien de nouveau sous le soleil... Tout est déjà vu, déjà entendu, et sans grand intérêt... Et désolé mais je rigole quand j'entends parler d'expérimentations...

Note actuelle : 5/10

+1 pour Camera et I'm Afraid, probablement les deux meilleures chansons d'un album très inégal et bien loin d'être aussi novateur qu'on le dit. Ça ressemble quand même pas mal à du punk rock californien et adolescent des années 2000, remixé à la sauce électro-pop des années 2020... Vraiment rien de révolutionnaire...

Superbloom
6.9
8.

Superbloom (2026)

Sortie : 17 avril 2026 (France).

Album de Jessie Ware

Arthur Debussy a mis 5/10.

Annotation :

Je n'ai jamais été spécialement fan de Jessie Ware. J'avoue très vite saturer quand j'écoute ces diva pop à la musique ultra sucrée et superficielle. Même si la musique de Jessie Ware a davantage d'épaisseur que le tout venant, grâce à des accents soul qui ne sont pas pour me déplaire. A vrai dire j'écoute habituellement ses nouveaux albums deux ou trois fois avant d'en être définitivement lassé.

Mais... j'aime beaucoup sa chanson Begin Again, tirée de son album précédent That! Feels Good! Un titre qui rend un bel hommage à l'âge d'or de la soul, tout en étant inventif, très entrainant et ambitieux par sa construction mélodique et ses chœurs grisants. Pour le coup, j'écoute assez souvent cette chanson.

Je me devais donc d'écouter son nouvel album, Superbloom. Et là, grosse déception. La production est qualitative, mais lorgne bien trop du côté d'un pastiche disco-soul sans grande inspiration, comme si des gimmicks suffisaient à faire un disque. Le summum étant atteint par ces deux reprises d'Ennio Morricone et de Gloria Gaynor, plus qu'évidentes, et qui masquent mal une absence d'audace qui plombe cet album.

Quitte à vouloir sonner comme la disco ou la soul de l'âge d'or, autant écouter les artistes de l'époque et donc de la vraie musique. Car là, se borner à imiter les maîtres ne fait guère illusion, les chansons sont vides et bien pauvres musicalement, la production occupant tout l'espace sonore, avec la voix de Jessie Ware en pilotage automatique. Alors certes, il y a pire comme influences, ça suffit à faire sortir du lot Superbloom, mais l'album ne décolle jamais vraiment et m'a profondément déçu...

The Afterparty
6.1
9.

The Afterparty (2026)

Sortie : 8 mai 2026 (France).

Album de Lykke Li

Arthur Debussy a mis 5/10.

Annotation :

J'ai connu Lykke Li au moment de la sortie de son deuxième album, Wounded Rhymes, et sa fameuse chanson I Follow Rivers, avant que l'artiste suédoise explose à l'international. A l'époque, c'était une artiste prometteuse, repérée par Pitchfork entre autres, qui a eu tout d'un coup un succès fulgurant, et j'étais ravi pour elle. Mais son album suivant, I Never Learn, m'avait déçu. Je l'avais déjà trouvé à l'époque trop convenu, trop formaté pop mainstream, alors qu'on classe plutôt Lykke Li dans l'Alt Pop, une pop un peu plus réfléchie et originale. J'avais donc lâché l'affaire.

Je la retrouve avec ce nouvel album, The Afterparty, 12 ans plus tard. Et je dois dire que je reste sur le même constat. Il y a quelques essais et sonorités relativement inventives, mais qui sont noyés dans un océan de conformisme pop... Il y a toujours eu un côté doux-amer chez Lykke Li, voire même une noirceur et une tristesse, que l'on retrouve un peu ici. Mais on ne sent plus vraiment la personnalité de l'artiste, malheureusement elle semble s'être faite bouffer par l'industrie musicale, ce qui est bien dommage... Ce n'est donc pas cette année que je vais me réconcilier avec sa musique, dommage...