Les meilleurs albums de Neil Young selon OuaZz
Neil Young est, à mes yeux, ce que Steven Spielberg est au cinéma. Intemporel. Il a su vieillir comme un bon vin. Malgré les années 80, sa carrière est si prolifique qu'il faudrait presque voir chacun de ses albums comme l’opus d’un monstrueux album qui a su muter avec le temps. À l’aise partout, il est l’humble témoin de la scène rock. L’un des derniers mammouths.
25 albums
créée il y a plus d’un an · modifiée il y a 4 moisLive at Massey Hall 1971 (2007)
Sortie : 9 mars 2007 (France). Folk
Album de Neil Young
OuaZz a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Pile : versant mélancolique du loner.
Il existe des albums à même de vous déboiter l’âme, de vous offrir une étincelle de raison dans la nuit qui plane au-dessus de votre trogne. Cet album en fait incontestablement partie. “Parfait” serait un mot trop faible pour décrire la puissance et sa résonance.
Un simple live, même pas de studio. Une guitare et un foutu piano pour gueuler des mélodies dépouillées mais surpuissantes, du genre capable de vous réveiller en pleine nuit, à faire chialer une brique. Ecouter Cowgirl in the Sand avec le Crazy Horse, puis basculer à ce live pour vous rendre compte de la maestria de cette simplicité dévastatrice.
Je donnerai tout l’or du monde pour avoir la possibilité de voyager dans le temps et me rendre à ce live. Les gens dans la salle ont dû assister à ce genre de moment qui s’imprime définitivement dans votre cœur. Jésus et ses claquettes devaient même être là, à siroter discrètement une bière au comptoir. La légende dit même que les notes résonnent encore entre les murs aujourd'hui.
Comme l’a dit un de mes éclaireurs à propos de Neil Young : il est impossible de ne pas l’aimer. Alors si par une erreur fortuite de la nature, vous vous retrouvez à ne pas être charmé par sa musique qui tutoie les astres tout en n'oubliant jamais la poussière, veuillez changer de trottoir si un jour on se croise.
Live Rust (Live) (1979)
Sortie : 14 novembre 1979 (France). Rock, Folk Rock, Classic Rock
Live de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Il y a longtemps, on pensait que les ondes de musique, ses vibrations, pouvaient faire ondoyer nos liquides corporelles, ce qui expliquait sa forte influence sur nos humeurs. Eh bien, ma foi, pourquoi pas. Du moins, je pourrai presque y croire quand je lance cet album et que je me retrouve propulsé en plein milieu d'un public en transe tandis que la fureur orageuse du Loner traverse tout mon corps, fait bouillir mon sang. Le Vésuve est sur le point de rayer Pompéi de la carte.
Un live à la puissance envoutante. Les molécules d’air qui m'entourent se réorganisent pour traverser l’air et frapper mon tympan comme un forgeron son enclume. Je regarde ma montre. Elle me dit que mon pouls s'affole. Bordel, Young a la capacité de modifier ma fréquence cardiaque ! Si un jour je meurs trop tôt, ne cherchez pas le défibrillateur le plus proche, branchez-moi simplement mes écouteurs et déclenchez cette tornade.
Everybody Knows This Is Nowhere (1969)
Sortie : 14 mai 1969 (France). Country Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
J’ai trouvé la croix qui marque le trésor !
Mes premiers pas dans la carrière du Loner et sa bande de chevaux foufous par moi-même. Une musique qui prend aux tripes et dont la voix enfantine et pure de Young scie à merveille avec le côté plus électrique. Un album qui forgera la légende et l'esthétique musicale yougienne avec des riffs abrasifs.
Deux mondes qui se percutent pour donner naissance à un sublime bâtard. L’annoncement tonitruant du grunge 20 ans avant, rien que ça.
Harvest Moon (1992)
Sortie : 27 octobre 1992 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
La magie opère toujours. Mais comment ce mec fait pour avoir encore tant de trésors à charrier dans ses bottes ?
Entre 2 cessions où Young et ses Crazy Horse s’échinent à faire éclore le genre du grunge, il nous pond cette Madelaine de Proust. Naturellement, je suppose qu’à l’époque, ce disque avait tout du red flag commercial. Plus de 30 ans plus tard, on savoure les mélodies arrachées au passé et une voix toujours aussi douce malgré les décennies qui grattent sur le palier.
En se la jouant archéologue de son propre passé, Neil nous offre quelques balades folks en plus pour la route. On sent la peine des saisons qui passent, mais sans en faire des caisses. Young ne se plaint pas, il constate. Il garde sa dignité et ne vire pas gros con. Et rien que pour cette sagesse d’esprit, du haut de mes 26 ans, je trouve que sa musique est aussi énergique que des groupes comme les White Stripes ou les Strokes.
Zuma (1975)
Sortie : 10 novembre 1975. Rock, Folk Rock, Classic Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
J'aurai bien aimé avoir 20 ans dans les années 70 pour profiter de cette orage électrique, me faire avaler par le siphon et finir par me retrouver dans l'oeil de la tempête, là où le calme est d'autant plus pénétrant.
Des guitares affutées comme des épées qui se livrent un duel sans merci digne d'être chanté par les bardes ou écrit dans les livres d'histoire sous la plume de George R. Martin.
Avec Cortez the Killer, je retrouve exactement ce que j’aime chez un groupe comme Car Seat Headrest : une longue balade surexcitée, branchée direct en 220V. J’adore ces guitaristes qui osent tenir une note, la faire durer, aller chercher au fond sa profondeur et jouer avec sa langueur hypnotique. Là-dedans, il y a presque une philosophie : anti-gaspillage, anti-frime, zéro ostentatoire. Tout est balancé au service des émotions, et rien d’autre.
After the Gold Rush (1970)
Sortie : 19 septembre 1970. Folk Rock, Country Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Voilà la force des albums du canadien : ils semblent nous attendre, comme l’évidence d’une rencontre avec son âme sœur, pour peu qu’on croit à ces gnognotes romantiques. Mais comment ne pas l’être, romantique, j’veux dire, quand on écoute ces morceaux ?
Même la pochette est parfaite.
Et c’est peut-être parce qu’il est Canadien que la musique de Young ne sonne pas comme un drapeau planté dans le sol. Elle n’appartient à aucun pays, elle vise direct l’universel, elle ne prend pas une ride. Sans patrie, donc libre - et capable de vibrer dans n’importe quel cœur.
Sleeps With Angels (1994)
Sortie : 16 août 1994 (France). Rock, Alternative Rock, Blues Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
J'aime à penser que tout l'album est un hommage à Kurt ; d'un héros à un autre, d'un fils à son père. Le titre laisse songeur, le spleen aussi.
Après une telle carrière, on admire une telle communion avec la musique. Tout semble foutre le camp mais tout se maintient comme du papier à musique. L’album, déroutant au premier abord, est chargé d’un poison venimeux. Il sent la poisse, presque désenchanté. Mais plus on l'écoute, plus la lumière que porte en lui le Loner permet de mieux scruter l’obscurité. Une bougie dans la nuit, l’éclat d’un lampadaire enterré sous la lune.
À peine je découvre l’album que je le considère déjà comme un vieil ami. Et j’vais vous dire un p’tit secret : s’il vous arrivez par le plus grand des hasards de lancer « Change your Mind » tout en fermant l’œil droit, puis plissez légèrement l’œil gauche, vous pourriez sans doute surprendre le passage d’un ange.
Ragged Glory (1990)
Sortie : 10 septembre 1990 (France). Rock, Alternative Rock, Grunge
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Repensez à l’intro de Retour vers le Futur où le jeune Marty branche l’empli 1000 watts du Doc avant de monter le volume à 10 et vous aurez le début d’une idée de la fureur que renferme cet album.
Primitif et tellurique. Entre deux riffs distordus à même de réveiller la créature de Frankenstein, Youg invoque les esprits des vastes forêts canadienne et implore le dieu de la foudre de frapper au même endroit. Le bâton de relais tendu à toute la scène grunge.
M'est avis que l’adjectif “puissant” n’a jamais aussi bien porté son nom. Enregistré dans une vieille grange, la résonance se ressent encore aujourd’hui sous la terre. C’est l’accumulation de toute une rage marinée dans une décennie neurasthénique qui ressort ; ce retour aux sources d'un rock sans fard ni chichi. Un diamant brut.
C’est un typhon, que dis-je, un raz-de-marée, un ouragan dévastateur de magnitude 9 sur l’échelle de Richter à même de rayer un pays tout entier de la carte. N’essayez même pas de l’apprivoiser, ça serait comme tirer un tigre la la queue. Laissez-vous juste envahir par l’ardeur.
On the Beach (1974)
Sortie : 19 juillet 1974 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Je vais faire semblant que lorsque j'ai découverte la musique Young, une seule goutte de son génie a pénétré ma peau et qu'une seule mitochondrie de Young a traversé mon système immunitaire et s'est retrouvé dans mon sang. Et je vais passer le reste de ma vie à l'honorer, à la protéger.
Franchement, je pense que si j'étais musicien et que je comparais mes compositions à ce type, il m'aurait enlevé tout espoir d'être aussi bon. 2 chois se seraient alors ouvert à moi : 1) celui de le jalouser ; 2) s'incliner devant une telle beauté et être heureux d'habiter le même monde.
Tonight’s the Night (1975)
Sortie : 20 juin 1975 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Je trouve qu’un album gagne toujours d’une couche supplémentaire quand on connaît sa production, que quelqu’un nous invite derrière les coulisses. Exemple ici : savoir que c’est un album funèbre (même si la couleur de la pochette aurait pu me mettre la puce à l’oreille si j’étais un peu plus fufute), un album funèbre en hommage à 2 amis décédés du Loner, faute à une overdose d’héroïne. Cette information nimbe les musiques d’une noirceur différente mais aussi d’une strate d’espoir.
Malgré la perte et la musique sertie de larmes, Young continue de chanter, continue de nous faire danser. Dorénavant, je comprends mieux la parenthèse dissonante entre l'ensoleillée On the Beach et l’électrisant Zuma.
Ce qui fait le charme de ce chanteur, à l’image de Kurt Cobain sur son live MTV, c’est ce talent pour frôler la fausse note dans les aigus sans jamais l’atteindre. Le mec a beau chialer devant son clavier la morve au nez, il reste parfaitement juste et fichetrement poète.
Harvest (1972)
Sortie : 14 février 1972 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Naturellement, on y passe tous. C'est la porte d’entrée par excellence, celle qu’on ne peut pas rater, l’éléphant dans la pièce. C’est le titan colossal du folk, son hymne. Et pourtant... il plie sous le poids de sa légende. C’est un chef-d'œuvre, évidemment. Mais usé par sa célébrité, émoussé par sa légende. C'est l’arbre qui cache la forêt.
Loin de moi l’idée de me la jouer hipster en fustigeant gratuitement ce monstre de la musique. Néanmoins, je lui trouve un goût de daron, vous voyez ? La saveur des routes interminables des vacances où on est tout serré à l’arrière entre sa soeur et les valises. Du dimanche aprèm avant la reprise des cours, l'abominable avènement du lundi.
Bien entendu, qu'on soit clair, je m'incline devant. Je le respecte. J'suis pas fou, non plus. Je sais apprécier la beauté quand je la vois, un grand tableau dans un musée. Cependant, si je l’avais découvert par moi-même, comme tous les autres, j’y aurai attaché plus de souvenirs, plus de moi. Mais nan. Cet album est à mon père, pas à moi. Peut-être plus tard. Ouais.
Déjà vu (1970)
Sortie : 11 mars 1970. Folk Rock
Album de Crosby, Stills, Nash & Young
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Je me tâtais à l’ajouter, celui-là. Du coup je suis allé faire un tour du côté de la discographie du Crosby groupe, découvrir leur début, puis ça m’a pété à la gueule, comme une évidence : l’ajout du Loner est diaboliquement efficace. Un peu comme MBappé à son plus haut niveau au PSG. La preuve : les paroles de Helpless et son intro de Woodstock.
Le voilà donc dans le top. Un album à écouter sur un rocking chair ou près du feu tellement il sent le bois des vieilles forêts du nouveau monde. L'équilibre des 3 gugus auraient pu dégringoler comme une tour de kapla, mais le virage est totalement contrôlé. En ressort une osmose démente qui vous perce la gueule d'une grande banane.
Rust Never Sleeps (1979)
Sortie : 22 juin 1979 (France). Country Rock, Folk Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Pourquoi on joue de la musique ? Qu’est-ce qui a poussé le premier poilu à taper sur deux bouts de bois ? Personne ne le sait vraiment. Et c’est peut-être pour ça qu’on continue : comme si Dieu avait planqué la réponse entre deux notes, et que tout le monde s’acharne à la débusquer.
En tout cas, avec “ Out of the Blue”, le Seigneur ferait mieux de se faire du mouron : le mystère vient peut-être de lâcher son secret. Kurt s'en souviendra.
Weld (1991)
Sortie : 18 octobre 1991 (France). Rock, Grunge, Classic Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 8/10.
Annotation :
Face : versant électrisante du loner.
Une odeur de soufre avant que l’allumette ne craque et s’embrase. La suite directe de Ragged Glory où on perçoit encore le déchainement électrique et l’euphorie de glorifier en 100x100 watts un rock’n roll “who never die”. Le Loner, aka le faiseur d'orage, l'entremetteur de la foudre et du bois.
La reprise de Blowin’ in the wind incluant dans son entame des bruitages de raids aériens pour faire tomber un blitz sur le public. Le meilleur remède pour vous déboucher les oreilles ou vous réveiller de la digestion du midi. Je lui préfère cela dit Rust avec sa part acoustique et sa majesté dissimulée entre 2 jams.
Mirror Ball (1995)
Sortie : 23 juin 1995 (France). Rock, Folk Rock, Country Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Ça commence comme un hymne de pirates, un appel à l’abordage sur une mer déchainée où flottent quelques anguilles surchargées de foudre, donnant un air de ciel orageux inversé.
Je me surprends à attribuer la même note à quasiment tous les albums du Loner : 7-8. C’est-à-dire l’objectivité des grands albums qui résonnent forcément en moi (le 9 étant réserver à ceux qui titillent directement l'âme). Peut-être est-ce dû à l’aisance du canadien dans tous les styles / sauces où il trempe sa guitare, ou simplement son génie qui nous permet de reconnaître en une note, que cela soit avec Harvest ou Ragged Glory, sa signature. Chaque album lui permet de courtiser une expérimentation, de se frotter à sa muse. Et bon dieu, ça frappe encore juste avec ce Mirror Ball.
Accompagné pour cette chevauchée par le groupe Pearl Jam, Young égrène une énergie purifiante en osmose parfaite. Lorsque grand-père joue au petit train avec ses petits-enfants. Le seul bémol que je pourrai lui retenir est son aspect trop... carré, homogène, laissant une impression de déjà-vu global à l'ensemble des enchainements.
Toast (2022)
Sortie : 8 juillet 2022 (France).
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Neil aurait-il trouvé la recette de la pierre philosophale ?
Sortie des tiroirs pour notre plus grand plaisir, cette petite pépite fait ronronner le moteur et décrassera même votre cholestérol. Les guitares chantent en parfaite harmonie. C’est pareil mais jamais pareil, vous me suivez ? Un style d’écho déformé dont on ne se lasse malicieusement jamais, un peu comme le gout du chocolat.
Une magie qui ait sans doute à aller chercher du côté de l’humanité et l’authenticité que charrie la musique du Loner et sa troupe. Tout le groupe a mis les Potala pour fusionner en une même entité légendaire (du style rassemblement de toutes les parties d'Exodia le maudit).
Greendale (2003)
Sortie : 18 août 2003 (France). Rock, Classic Rock, Country Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Je retourne me réchauffer près du feu, profiter des braises de papi Neil. C’est fou à quel point je suis toujours surpris de voir à quel point sa musique et lui-même ont bien vieilli, maturé. Nan parce qu’ils sont rares les musiciens ayant aussi confortablement traversé les décennies (on ne soufflera mot sur les 80’s).
Avec ce petit album sans prétention, le loner rappelle ses chevaux fous pour nous concocter des musiques aussi longues que des wagons de marchandises pleines de pépites de l’ancien monde. Les mélodies sont simples mais entêtantes. Et Young les laisse sans gêne filer pour le plus grand plaisir de mes esgourdes.
D'accord, c’est pas révolutionnaires et on frise la formule du monsieur, y n’empêche que c’est dans les meilleurs pots qu’on fait les meilleures confitures et que rien n’est à jeter. Puis la conclusion "Be the Rain" est furieusement belle, ce qui donne immanquablement envie de relancer le disque.
Young Shakespeare (Live) (2021)
Sortie : 26 mars 2021 (France).
Live de Neil Young
Annotation :
Un genre de Ctrl-C / Ctrl-V de son précédent live légendaire au Massey Hall. Sans doute pas aussi phénoménal, mais reste poignant.
Hitchhiker (2017)
Sortie : 8 septembre 2017 (France).
Album de Neil Young
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Les boussoles se trompent quand elles disent indiquer le "N"ord alors qu'il s'agit de la présence de Neil sur Terre.
Le jour où la faucheuse viendra lui rendre visite sur le palier de sa grange, faudra pas s'étonner que le monde cesse de tourner sur son axe et que tout le monde perde son chemin, orphelin de cap.
Comes a Time (1978)
Sortie : 21 octobre 1978 (France). Rock, Rock & Roll
Album de Neil Young
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Compromis avec sa maison de disque pour tenter vainement de pondre Harvest 2. Un album pacifié, lustré, sage. Reste quelques belles intuitions où la magie opère. Comme quoi, même légèrement forcé, Young s'en sort avec les honneurs.
Unplugged (Live) (1993)
Sortie : 14 juin 1993 (France). Rock, Rock & Roll
Live de Neil Young
Annotation :
Neil se prête à la mode du Unplugged des 90’s, à la manière de Nirvana, Alice in Chains, Clapton, etc. Petit bémol en Fa majeur : la plupart des musiques jouées par le Loner lors de ce concert sont déjà... débranchées de base.
On ne boude pas son plaisir non plus devant quelques moments éclatants : Like a Hurricane à l’orgue ; Transformer Man dépouillé de son électro ringard ; ou Long May You Run emprunté à son band co-crée avec Stills. Toutefois l’album reste plutôt oubliable dans l’immense carrière du bucheron tempétueux.
Homegrown (2020)
Sortie : 19 juin 2020 (France).
Album de Neil Young
OuaZz a mis 7/10.
Annotation :
Une petite curiosité retrouvée lors d'une plongée dans les archives du Loner.
La nostalgie de certains le hissent un peu trop haut à mon goût même si je confesse que c'est dansant. Le manque de pépites n'entache cela dit en rien la beauté de la rivière. Un folk qui s'est se montrer dansant pour peu qu'on chausse ses éperons.
Neil Young (1968)
Sortie : 12 novembre 1968 (France). Folk Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 6/10.
Annotation :
Encore un peu trop bancal, trop folk pour pleinement me saisir.
C'est comme assister aux premiers pas d'Usain Bolt.
On n'imagine pas encore la grandeur à venir, même si on se doute que The Loner et Tulsa cachent une puissance qui n'attend qu'une jeune Pandore pour l'ouvrir.
Psychedelic Pill (2012)
Sortie : 26 octobre 2012 (France). Rock, Garage Rock
Album de Neil Young et Crazy Horse
OuaZz a mis 6/10.
Annotation :
Neil n’est plus tout Young mais ça dépote encore avec des jams de zinzins de l’espace ! Pour peu que t'es les couilles de t’approcher trop prêt de cette bête, tu te feras électrocuter façon Tex Avery. Seul petit bémol, il est temps de me convaincre : la carrière du Loner est derrière lui.
Alors même si les guitares sonnent superbe avec cette maîtrise rare, cette force tranquille que n’atteigne que les vieux chênes, ça reste très homogène et un peu lassant à la longue. D’autant qu’en dehors des 3 buffles Driftin’Back / Ramada Inn / Walk Like a Giant, le reste s’oublie vite. On sent le plaisir que ça a dû être durant la cession d'enregistrement, mais la porte reste entrebâillée.
Peut-être que le temps me fera le revoir à la hausse.
Prairie Wind (2005)
Sortie : 23 septembre 2005 (France). Country Rock, Rock
Album de Neil Young
OuaZz a mis 6/10.
Annotation :
Young perd son père et est touché d'anévrisme. De là né un album qui semble avoir été écrit dans l'urgence, la peur, mais aussi une note d'espoir qui le traverse. Malgré la mélancolie, le levé de soleil n'est jamais loin. L'ajout de cette voix féminine apporte un peu de coton sur les plaies.




























