
Les meilleurs films de 1932 selon Homdepaille
Haute pègre (1932)
Trouble in Paradise
1 h 23 min. Sortie : 2 juin 1933 (France). Comédie romantique, Gangster
Film de Ernst Lubitsch
Homdepaille a mis 8/10.
Annotation :
énormément de gags reposent sur le son : multiples langues à traduire, sons attentivement surveillés par les amants inquiets (pas dans l'escaliers, portes), musique génialement Mickey Mousing.
Une allumette pour trois (1932)
Three on a Match
1 h 03 min. Sortie : 3 avril 1933 (France). Drame, Romance
Film de Mervyn LeRoy
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
Film en 2 parties distinctes. D'abord une comédie pré-code réussie montrant l'avancée en âge de deux filles, une rebelle et son amie plus rangée mais intriguée.
Le montage parallèle entre leurs vies est impeccable à commencer par l'enfant qui allume différents garçons et sèche les cours pour fumer avec eux pendant que la gentille fille couvre son amie. Puis quelques années plus tard l'adolescente au langage cru en maison de redressement alternée avec la jeune pensionnaire d'un établissement huppé qui lit des romans d'amour torrides avec ses camarades : "- She was lost in a fever of pain and pleasure. Pfiou ! Well that ends chapter 6 ! - Whoah I wonder what they'll be doing at the end of chapter 10 !"
Le passage du temps s'illustre dans un montage mêlant avec ironie des coupures de presse sur la panique morale face à une jeunesse plus libre aux grands drames de la période (guerres, accidents). Sans excès ni jugement au 1er abord, la fille rangée fuit sa vie conjugale bourgeoise et ennuyeuse pour une vie festive avec un beau garçon.
La deuxième partie est malheureusement plus dramatique et morale. Racontant comment Blondell se range et Dvorak se perd dans la consommation d'alcool et de drogues (Bogart en gros dur qui l'imite se frottant le nez avec un "Ohoh") dans des fêtes sans fin. Au moins elle ne se repend pas et se vautre dans la déchéance jusqu'à la fin.
Et cette fin est explosive, digne de Pierre Brossolette mais un Brossolette sexy (Ann Dvorak excellente) avec un message écrit au rouge à lèvre sur sa nuisette, comme des lettres de sang sur son cadavre, pour dénoncer ses kidnappeurs.
Je vois que je suis aussi élogieux sur la fin d'un autre LeRoy dans cette liste. Le mec savait conclure y'a pas à dire.
Je suis un évadé (1932)
I Am a Fugitive From a Chain Gang
1 h 32 min. Sortie : 3 février 1933 (France). Drame, Film noir
Film de Mervyn LeRoy
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
Comme dit partout c'est l'histoire d'un mec qui voulait construire des ponts et qui contraint par l'état en détruit.
Beaucoup d'inepties sur ce film comme "œuvre militante de Merwyn Leroy". C'est juste un film de studio qui adapte un livre dont les tortures décrites sont infondées mais qui y va à fond pour le mélo. Rien de plus chez les cyniques.
Et ça marche bien il y a parfois une tension incroyable : le défonçage de chevilles en gros plan sur le visage de Muni, le passage au barbier etc. Peut-être un peu gâchées par les bons mots qui relâchent un peu trop la tension. J'ai trouvé le temps un peu long dans la reconstruction de l'homme et son bonheur, mais quelle fin efficace que j'imaginais explosive et n'est que celle encore plus dure du vagabond.
What Price Hollywood ? (1932)
1 h 28 min. Sortie : 23 juin 1933 (France). Drame, Romance
Film de George Cukor
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
Une bonne histoire, à part quelques moments de la vie privée de la star tirés par les cheveux (surtout le happy end après une fuite incompréhensible en France). Le montage est un peu imprécis par moment.
La Belle de Saïgon (1932)
Red Dust
1 h 23 min. Sortie : 28 avril 1933 (France). Drame, Romance, Comédie
Film de Victor Fleming
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
Moiteur, bons mots, et chassé-croisé amoureux amer et torride sous la mousson. Plutôt bien écrit.
Grand Hôtel (1932)
Grand Hotel
1 h 52 min. Sortie : 15 juillet 1932 (France). Comédie dramatique
Film de Edmund Goulding
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
Casting all star qui réussi à émouvoir, malgré sa réalisation plan-plan, grâce à son obsession pour la mort et les compromis de la vie. Je regrette que les stars féminines n'aient pas leur scène commune mais leur style est tellement différent entre la flottante et imprévisible Garbo et la terre-à-terre pas dupe Crawford que ça n'aurait peut-être pas bien rendu.
Frisco Jenny (1932)
1 h 13 min. Sortie : 1 décembre 1933 (France). Drame
Film de William A. Wellman
Homdepaille a mis 6/10.
Annotation :
L'impression que c'est un film mineur du réputé Wellman, à confirmer. En tout cas, je retiendrai surtout la fin, mélodramatique en diable, où l'habituellement très classe Ruth Chatterton (scotchante, dans un rôle de femme boss charismatique après Female) apparaît défaite dans sa cellule avec des accents de Falconetti dans La Passion de Jeanne d'Arc.
Jewel Robbery (1932)
1 h 08 min. Sortie : 13 août 1932 (États-Unis). Comédie romantique, Policier
Film de William Dieterle
Homdepaille a mis 5/10.
Annotation :
Sympathique vaudeville, pas aussi brillant que ses bijoux mais porté par un duo d'acteurs de charme et deux trois répliques épicées.
La Belle aux cheveux roux (1932)
Red-Headed Woman
1 h 19 min. Sortie : 4 janvier 1935 (France). Comédie romantique
Film de Jack Conway
Homdepaille a mis 4/10.
Annotation :
Pauvret dans ses caractérisations : les naïfs et la fatale. J'arrive pas à me souvenir de la fin (sûrement un happy-end pour les bourgeois) alors que je l'ai vu y'a quelques jours. Bref la réal est plate et c'est loin d'être le plus inoubliable des précode (puis je ne suis pas fan de Harlow)
Pluie (1932)
Rain
1 h 33 min. Sortie : 12 octobre 1932 (États-Unis). Comédie dramatique
Film de Lewis Milestone
Homdepaille a mis 2/10.
Annotation :
Film à la croisée (tardive) du muet et parlant. Crawford prostituée entre en scène révélée par inserts fétichistes sur ses pieds et mains avant d'apparaître dans une tenue extravagante dans un jeu excessif qui aurait eu sa place 6 ans plus tôt. Puis plus tard, magiquement convertie au réformisme religieux la voilà actrice du parlant soigneusement coiffée et maquillée avec son beau visage de tragédienne qui souffre mais sans en faire trop. Un mix étrange. Le réformiste est identique à en faire des tonnes en pasteur coincé. Aucune "subtilité", d'ailleurs Crawford se métamorphose vite et sans raison, pareil pour le pasteur qui cède à la tentation bien vite et hors champ (facile).
Le tout pourrait être jouissif (mon côté anti-clérical aime les violentes tirades balancées aux croyants hypocrites) mais la réalisation plate n'accompagne pas les caractères grossiers de ses personnages.
Le Sang d'un poète (1932)
50 min. Sortie : 20 janvier 1932. Muet, Expérimental, Fantastique
Moyen-métrage de Jean Cocteau
Homdepaille a mis 2/10.
Annotation :
Cocteau poète c'est nullissime. Heureusement, ça parle pas trop ici (mais quand même, quelques sorties font ricaner). Reste des petits trucages pas franchement des plus réussis et des parallèles gênants comme entre la guerre et des jeux d'enfants.
Namiko (1932)
55 min. Sortie : 19 mai 1932 (Japon). Drame
Moyen-métrage de Eizo Tanaka
Homdepaille a mis 1/10.
Annotation :
Débuts du parlant. Aucun intérêt si ce n'est historique. Voix sur-aigües pas adaptées au cinéma, rigide comme tout, et une histoire médiocre.
Le Bourreau (1932)
The Hatchet Man
1 h 14 min. Sortie : 26 mai 1933 (France). Policier, Drame
Film de William A. Wellman
Homdepaille a mis 3/10.















