Liste de 31 films créée il y a 6 mois · modifiée il y a environ 8 heures
28 ans plus tard - Le Temple des Morts
6.7
1.

28 ans plus tard - Le Temple des Morts (2026)

28 Years Later: The Bone Temple

1 h 49 min. Sortie : 14 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Nia DaCosta

Alexandre G a mis 9/10.

Annotation :

Et si le tout premier film de 2026 vu en 2026 était déjà le meilleur film de 2026 ? Nia DaCosta ne révolutionne pas le film de zombies, en nous suggérant que les vrais méchants lors d'une apocalypse zombie ne sont peut-être pas les zombies... Mais elle le fait avec tellement de justesse, d'élégance, d'intelligence, et de rythme, qu'on en sort juste amoureux de son cinéma. Jouant avec une multitude de thèmes, les principaux étant la morale, le diable, la violence, 'Le Temple des Morts' peut à la fois nous interroger sur notre capacité à discerner le bien du mal, que nous happer par des scènes tantôt insoutenables (le dépeçage vivant dans la grange est proprement horrible), tantôt ravissantes (les rdv entre Samson et Ian), jusqu'à cette orgie métal sataniste qu'est le concert d'Iron Maiden du Dr Kelson, qui est imprimé dans ma rétine tant il ne sert à rien pour l'intrigue mais est juste un énorme kif de l'équipe du film, avec un maquillage fou, un mixage musique au poil, des effets de lumière et pyrotechniques splendides...
Bref, c'est toujours en faisant un pas de côté vis à vis des films de zombie qu'on fait le meilleur film de zombies.

Junk World
6.7
2.

Junk World (2025)

1 h 44 min. Sortie : 13 mai 2026 (France). Animation, Science-fiction

Long-métrage d'animation de Takahide Hori

Alexandre G a mis 8/10.

Annotation :

Préquel de 'Junk Head' (que je n'avais pas visionné avant), 'Junk World' est une pépite de la stop-motion, où la dystopie rencontre le comique absurde et les voyages dans le temps et le multivers, empruntant à un million de références de tous les genres, et créant son propre univers original et déjanté. La même histoire (ou presque) est racontée 3 fois et demi selon les différentes dimensions, si bien qu'on ne sait plus exactement ce qu'est l'objectif initial de l'intrigue : c'est le robot Robin qui est le centre de toutes ces histoires, une sorte d'élu qui doit modifier le passé dans chaque dimension pour espérer empêcher la mort de sa maîtresse humaine modifiée. Il passe par différents stades d'évolution d'espèces humanoïdes, patiente des millénaires pour pouvoir revenir dans le passé/sa dimension d'origine, et échouer à nouveau.
Le film est vraiment bien maîtrisé, réussit à présenter ces voyages entre dimensions et dans le temps d'une façon fluide et compréhensible, joue avec ses propres tropes et nous étonne plus d'une fois, que ce soit par son humour (l'ambassadeur qui mange des...) ou la richesse de son univers (les costumes de la civilisation que Robin contribue à créer !) On prend plaisir à voir dérouler cette intrigue absurdement riche et ce lore bien trop touffu, sans que ce soit une corvée.

La Bataille De Gaulle - Partie 2 : J'écris ton nom
7.3
3.

La Bataille De Gaulle - Partie 2 : J'écris ton nom (2026)

2 h 40 min. Sortie : 26 juin 2026. Biopic, Drame, Historique

Film de Antonin Baudry (Abel Lanzac)

Alexandre G a mis 8/10.

Annotation :

Et bien la deuxième partie du diptyque s'avère effectivement bien meilleure, déjà parce qu'elle daigne enfin replacer De Gaulle dans son rôle de représentation politique, au milieu d'une mêlée indéchiffrable d'intérêts contradictoires. Ce qui était ébauché dans le premier volet paraît ici bien mieux maîtrisé, que ce soit le duel tragicomique entre lui et Giraud (Thierry Lhermitte reste convenable), la résistance constituée autour de Jean Moulin (avec toujours ce personnage moins connu, ici, Livia) et la trame militaire autour de Leclerc, dont la bataille du désert du début est presque aussi splendide que celle de Bir-Hakeim. L'interprétation est au summum, et on en oublie l'aspect roman national (qui fait d'ailleurs passer la tromperie de Moulin rue du Four pour un acte héroïque...) pour se laisser porter par une franche réussite d'écriture, malgré un budget ne permettant pas de montrer la plupart des grandes scènes. Il y a toujours un ventre mou au milieu, ce qui est dommage pour un film de plus de 2h30, mais on est récompensé par les scènes de libération de Paris ou les quelques bons mots du général (certes plus rares que dans le premier volet).

Hamnet
7
4.

Hamnet (2025)

2 h 05 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Biopic, Drame, Historique

Film de Chloé Zhao

Alexandre G a mis 8/10.

Annotation :

Un film assez complexe, où la tragédie shakespearienne est adaptée pour évoquer la vie (fictive) de Shakespeare, dont l'écriture d'Hamlet lui aurait été inspirée par la mort de son fils. Abordant les différents enjeux de la vie par le prisme de l'intensité et de la passion, 'Hamnet' délaisse régulièrement l'intrigue pour se concentrer sur des moments forts, au risque de se laisser un peu entraîner par le pathos mais la mise en scène est toujours maîtrisée et la direction d'acteurs assez juste (le jeune Jacobi Jupe en Hamnet est d'ailleurs assez impressionnant). Le film est d'ailleurs plutôt focalisé sur Agnes et ses enfants que sur Shakespeare lui-même, dont le nom n'est finalement évoqué que juste avant la représentation finale. Bref, Chloé Zhao ne cesse de montrer sa maturité cinématographique.

Ce qu'il reste de nous
7.4
5.

Ce qu'il reste de nous (2025)

Allly baqi mink

2 h 26 min. Sortie : 11 mars 2026 (France). Drame, Historique

Film de Cherien Dabis

Alexandre G a mis 8/10.

Annotation :

L'oeuvre paraissait ambitieuse : présenter le destin d'une famille palestinienne depuis la Nakba de 1948 jusqu'à nos jours. Pari partiellement réussi, au moins sur les 3/4 du film selon mon avis.
Cherien Dabis, à la fois derrière et devant la caméra (en tant qu'interprète d'Hanan, la femme autour de qui orbitent tous les hommes présentés dans le film) croque ainsi la violence qui parcourt toute l'histoire de cette famille, depuis leur éviction de leur orangeraie de Jaffa en 1948 par les colons sionistes jusqu'à leur retour à Tel Aviv en 2022. Le trait est certes caricatural : jusqu'en 1988, les Juifs sont toujours présentés de façon mauvaise, violents et idiots, alors que les Palestiniens sont les victimes et résistants, purs et morts en martyr. C'est ce qu'il manque à cette fresque, mais que d'autres films ont pu faire : une réelle complexité dans la présentation de la situation, l'ambition de ne pas juste proposer un parti pris mais d'embrasser la totalité des rapports de force. C'est ce qui est un peu plus fait en fin de film, mais selon moi avec moins d'intérêt : la mort de son fils et la question du don de ses organes à de potentiels receveurs juifs (et donc futurs colons ou soldats israéliens) est un vrai cas de conscience, intelligemment amené et traité, mais qui débouche sur cet épilogue selon moi très critiquable, présentant une réconciliation finale hors sujet dans le ton du film. Puisque tout le propos était de montrer la violence reçue par les Palestiniens dans cette folle entreprise qu'est l'Etat d'Israël, pourquoi si naïvement donner l'occasion aux protagonistes de pardonner aux Juifs ? Pourquoi présenter Tel Aviv comme une ville où il fait si bon vivre alors qu'on a vu qu'elle a été bâtie sur un cimetière d'Arabes ? Cela fait un peu contre-emploi.
Du reste, l'interprétation est aux petits oignons, à tous les âges (les jeunes garçons sont tous impeccables), l'intensité de certaines scènes est formidable (celle de l'agression au moment du couvre-feu ou encore l'enterrement de Noor) et on ne voit clairement pas les 2h25 passer.

La Vénus électrique
6.6
6.

La Vénus électrique (2026)

2 h 03 min. Sortie : 12 mai 2026. Comédie romantique

Film de Pierre Salvadori

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Un film assez juste et bien construit, dans lequel l'illusion, le deuil et l'art se mêlent pour présenter une histoire assez simple mais singulière, plutôt bien interprétée par des acteurs classiques mais convaincants. Le film a un gros temps fort dans son milieu, avec une succession de sous-intrigues bien ficelées, de thèmes bien écrits et de scènes bien réalisées. On ne rit pas aux éclats mais les situations comiques prêtent à sourire, la reconstitution du Paris des années 1920 est un poil caricaturale mais ce n'est pas irregardable non plus, et même Gilles Lellouche est à peine insupportable pour une fois.
On peut même y voir une belle métaphore du lecteur (Pio Marmaï) face à l'auteur (Anaïs Demoustier), qui se prête à aimer le personnage qu'elle a inventé (Vimala Pons) et à apprécier davantage cette illusion que la réalité, celle du deuil qu'il ne parvient pas à surmonter.

Le Mystérieux regard du flamant rose
6.6
7.

Le Mystérieux regard du flamant rose (2025)

La misteriosa mirada del flamenco

1 h 49 min. Sortie : 18 février 2026. Drame

Film de Diego Céspedes

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Un film intelligent et complexe, à la structure baroque et à l'esthétique unique, qui transforme le film de coming-of-age en une symphonie queer et westernisante. Lidia, jeune adolescente chilienne, vit dans une communauté trans au milieu du désert argentin, aux côtés de mineurs ayant un lien particulier avec ces personnes, entre répulsion vive confinant au meurtre et attirance incertaine. Alors que sa mère adoptive, Flamenco, est tuée par un ex-compagnon, elle tente de trouver sa place et de grandir au milieu de ces tantes adoptives qui ne sont qu'amour et colère. Ainsi, Diego Céspedes propose un film queer enragé, une sorte de défouloir à la Sergio Leone mais sans simplicité ni facilité scénaristique. Le casting est impressionnant, et tous les personnages trans sont parfaitement convaincants, oscillant entre amour inconditionnel et chaleureux, et colère engagée et violente.
Aussi, l'un des gros points forts du film est sa photographie, tant les plans du désert, des virées à moto de Lidia et son ami, ou les couleurs chatoyantes du coin de paradis que représente cette communauté trans.

Jim Queen
7.6
8.

Jim Queen (2026)

1 h 25 min. Sortie : 17 juin 2026. Animation, Comédie, Fantastique

Long-métrage d'animation de Marco Nguyen et Nicolas Athané

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Comédie d'animation homosexuelle qui peut rapidement s'affirmer comme un film de référence dans le genre, tant il manipule habilement tous les clichés et éléments emblématiques de la communauté gay : à travers les personnages de Jim Queen et Lucien, on voit tout le kaléidoscope des communautés homosexuelles masculines parisiennes se dérouler dans une épopée à la Homère, où les dizaines de clins d'oeil et bons mots font mouche, malgré une intrigue un peu convenue et poussive à la longue. Reste qu'on passe un très bon moment !

Obsession
7.2
9.

Obsession (2026)

1 h 40 min. Sortie : 13 mai 2026 (France). Épouvante-Horreur

Film de Curry Barker

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Un film qui met du temps à démarrer. Le premier tiers est assez oubliable, introduisant maladroitement un teen movie et quelques maladresses d'écriture horrifique. Mais à partir du moment où le voeu est prononcé, on voit que c'est là où Curry Barker voulait aller, comme si tout ce qui précédait était un passage obligé un peu encombrant. Le thème de l'emprise amoureuse et de la violence psychologique est déployé sur le mode de l'épouvante, et la double-lecture est assez bien faite : en souhaitant que sa collègue Nikki "l'aime plus que tout au monde", Bear finit en fait par vivre un enfer, tant ce rêve se réalise au pied de la lettre. Quelques indices disséminés en début de film montrent que l'oeuvre est parcourue par les questionnements relationnels d'aujourd'hui (le gaslighting, l'emprise masculine), et c'est bien là la clef de lecture : en forçant une fille à l'aimer, Bear l'emprisonne dans une réalité qui n'est pas la vraie, la force à se faire du mal, à lui faire du mal, et personne n'en sort heureux. Les artifices horrifiques, un peu gadget au début, s'avèrent assez convaincants : les cris de Nikki, la persistance des sons désagréables, le jeu d'acteur (notamment la peur de Bear, palpable), et malgré quelques redondances (le fait que Nikki change d'attitude en une demi-seconde revient un peu trop souvent pour avoir le même effet à chaque fois), tout cela propose une recette, pas révolutionnaire, mais efficace.

L'Odyssée
7.3
10.

L'Odyssée (2026)

The Odyssey

2 h 52 min. Sortie : 15 juillet 2026 (France). Action, Drame, Péplum

Film de Christopher Nolan

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Allez on va se calmer un peu SC, c'est loin d'être nul, la réalisation est impressionnante, les décors, les costumes, la mise en scène, c'est quand même du Nolan pur jus et on s'ennuie peu.
Il y a cependant beaucoup d'éléments décevants par rapport à ce à quoi on pouvait s'attendre : déjà, le film est bien trop bavard. Il explique absolument tout, tout le temps. Certes, Tirésias est censé raconter toute la suite, mais vu tout ce que Nolan a oublié du livre, on pouvait se dire que raconter les meilleurs passages avant qu'ils n'arrivent n'était pas la meilleure option... Passages qui s'avèreront d'ailleurs peu intéressants : Charybde et Scylla, les Sirènes, tout cela fait un peu flop. Heureusement les épisodes de Polyphème et de Circé rattrapent le tout, mais par la suite, les épisodes se suivent de façon trop mécanique.
Côté Ithaque, l'histoire avance trop peu et se concentre davantage sur Anne Hathaway qui chiale et Tom Holland qui se balade. Le casting est bon, mais se retrouve noyé dans un trop plein de réalisation, qui se révèle assez vide. Dernière scène peu ouf : le massacre des prétendants, qui, selon moi, aurait gagné à être hors-champ. C'est trop long, et ressemble encore à une case à cocher qu'à une réelle occasion de proposer quelque chose.
Pourtant, Nolan a compris ce qu'est l'Odyssée : une histoire qui évoque la fin d'un monde, le dérèglement permanent des normes sociales, ce personnage principal qui ne cesse d'enfreindre les règles et d'aller là où il ne doit pas, toutes les lois de l'hospitalité bafouées. Et c'est par une de ces scènes dont Nolan a le brio qu'il s'en rend compte, à coup de voix off, de musique impressionnante et de flashbacks. Plus encore, la réécriture de Nolan est une interprétation magistrale du livre : le voyage retour n'était en fait qu'une longue descente aux enfers d'Ulysse, et ce qu'il croyait retrouver à l'arrivée, il l'avait en fait perdu dès qu'il en était parti. Abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici : vous êtes déjà en enfer.

Evil Dead Burn
6.8
11.

Evil Dead Burn (2026)

1 h 49 min. Sortie : 8 juillet 2026 (France). Épouvante-Horreur

Film de Sébastien Vaniček

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Je ne suis pas un grand fan de la saga Evil Dead (à tort probablement), j'allais donc voir ce film purement pour le nom du réalisateur, dont j'avais adoré "Vermines". Sachant qu'il fallait passer outre l'humour gore de la trilogie originale, je ne m'attendais pas à ce que cela soit finalement distillé à dose chirurgicale (et à mon goût inutilement), pour laisser placer à un actionner gore horrifique, où la baston et la violence sur les corps ne font qu'aller vers la surenchère, prétextant une réflexion sur les violences intra-familiales et conjugales pour déchainer les flammes de l'enfer. On peut même se demander s'il y a vraiment un intérêt à appeler ce film Evil Dead, tant il n'exploite pas grand chose du Necronomicon et du lore : c'est essentiellement un film de possession démoniaque, un one-shot au vue de la boucle narrative, mais qui apporte de solides éléments à l'horreur. Vanicek parvient à déployer à Hollywood tout son talent en termes de plans et de réalisation (plusieurs shots sont tout simplement superbes, que ce soit les mouvements de caméra - sauf avec drone - ou certains plans fixes) mais aussi de casting (il faut reconnaître Alain Chabat immédiatement au téléphone avec Souheila Yacoub). On est parfois un peu perdus dans le chemin vers lequel il veut nous emmener, notamment dans la première moitié, mais le tiers final est le plus réussi à mon goût, avec une débauche d'ingéniosité dans les manières de se latter la gueule et quelques belles trouvailles ("I love you", "-That is not enough" *lui détruit le crâne avec les doigts*)
Cela permet aussi de faire un petit point sur ce cinéma de genre et d'horreur qui s'approprie nettement les violences des années 2020, et laisse une place de choix aux violences conjugales, avec le superbe "Obsession", qui devraient avoir tous deux le succès qu'ils méritent.

The Last Viking
6.8
12.

The Last Viking (2025)

Den Sidste Viking

1 h 56 min. Sortie : 15 juillet 2026 (France). Comédie, Drame, Thriller

Film de Anders Thomas Jensen

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Pas parfait sur tous les points qu'il aborde, 'The Last Viking' est tout de même une farce noire scandinave très pointue, associant un humour certes localisé mais qui fait mouche (le premier repas avec les hôtes du AirBnB est succulent), avec des moments plus durs et inattendus (les TS de Manfred/John, les apparitions de l'antagoniste). Mais ce qui surplombe tout cela, c'est une excellente réflexion sur les stratégies de survie que chacun déploie pour rendre sa vie vivable : pour échapper à une enfance marquée par les violences paternelles, Anker et Manfred ont tous deux développé des formes d'enfouissement de la mémoire, que ce soit par l'oubli pour le frère braqueur, ou par le refuge dans une identité fantaisiste, celle de John Lennon pour Manfred. De façon oblique, cela nous interroge sur ce qui doit être privilégié : la vérité du monde tel qu'il nous apparaît, ou la réalité qu'on s'est construit pour se le rendre supportable ? Ici, les "fous" renvoient comme d'habitude la réalité aux "sains d'esprit" comme un miroir : tout le monde est fou, tout le monde croit projeter une image aux autres, et les plus sains d'esprit sont ceux qui ont accepté que la réalité pouvait être ce qu'ils voulaient qu'elle soit.

Le Vertige
5.7
13.

Le Vertige (2026)

1 h 07 min. Sortie : 10 juin 2026. Animation, Comédie, Science-fiction

Long-métrage d'animation de Quentin Dupieux (Mr. Oizo)

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Pour une fois, je suis allé voir un film de Dupieux en trainant un peu des pieds, et j'en suis ressorti agréablement surpris par le résultat. Le produit d'appel ayant été un peu trop utilisé (tout le film est filmé selon les graphismes de GTA San Andreas), on ne pouvait que rester sceptiques face à ce que Mr Oizo voulait nous montrer. Et pourtant, dans un métrage un peu bavard, il propose une réflexion au départ convenue sur la réalité (serait-elle une simulation ?) qui devient rapidement une dialogue socratique sur la conception des choses qui nous entourent, le complotisme, les paradis artificiels numériques... Sans spoiler, il s'agit surtout de réfléchir au-delà de Matrix (cité dans le film tellement tout le monde y pense), et d'imaginer où nous mène de croire que nous vivons dans une simulation.
Niveau casting, c'est un peu plus calme cette fois-ci : Chabat et Cohen jouent leur rôle, seule Anaïs Demoustier, décidément habituée, se démarque un peu en jeune mère rabat-joie et parano (mais qui ne l'est pas ici ?). L'espèce de mentor joué par Jean-Marie Winling est relativement intéressant aussi.

Projet dernière chance
7.3
14.

Projet dernière chance (2026)

Project Hail Mary

2 h 36 min. Sortie : 18 mars 2026 (France). Aventure, Drame, Science-fiction

Film de Phil Lord et Christopher Miller

Alexandre G a mis 7/10.

Annotation :

Ce film est trop long, assez anecdotique et avec une plus-value en matière de films de SF dans l'espace assez maigre, tant il est un plagiat assez assumé d'Interstellar et Premier Contact. Mais l'ambiance tout droit sortie de la tête de Ryan Gosling, à base de légèreté et pince sans rire, ainsi qu'un scénario maigre mais captivant, rendent ces 2h30 plutôt agréables, sans prise de tête. Cela ne révolutionnera pas les films dans l'espace, tant et si bien qu'on a l'impression qu'on n'a plus rien fait de bien depuis Nolan, mais on a trop peu de films dans l'espace en ce moment.

Aucun autre choix
6.9
15.

Aucun autre choix (2025)

Eojjeolsugaeobsda

2 h 19 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Thriller, Comédie dramatique, Policier

Film de Park Chan-Wook

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Un brio de mise en scène pour une histoire finalement assez inintéressante et un propos simple et réduit. Park Chan Wook réinvente l'eau chaude en nous montrant les chômeurs sud-coréens réduits à s'entretuer pour obtenir un poste (c'est Squid Game non ??) mais tout ça dans une enveloppe technique et esthétique assez époustouflante. Le montage en fait vraiment la force, avec une maîtrise impressionnante des cuts, des cadrages et de l'inventivité dans la mise en scène des plans, tandis que l'usage de la musique, de la lumière ou des travellings surprend du début à la fin.
Mais voilà, on s'ennuie un peu, tout est cousu de fil blanc, le rythme est très irrégulier, et malgré quelques scènes mémorables (le premier meurtre dans une musique assourdissante), on peine à voir l'intérêt dans 'Aucun autre choix'.

Rental Family - Dans la vie des autres
7.1
16.

Rental Family - Dans la vie des autres (2025)

Rental Family

1 h 50 min. Sortie : 4 février 2026 (France). Comédie, Drame

Film de Hikari

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Un film finalement assez naïf, même si le propos peut quelques fois être intéressant, et une bonne idée jaillir de temps en temps. Pour critiquer la solitude et les configurations sociales bancales du XXIe siècle tokyoïte, Hikari imagine une entreprise qui loue des prestations amicales, comme par exemple un ami américain qui vient pleurer à votre faux enterrement, ou une séduisante jeune femme venant s'excuser d'être votre maîtresse auprès de votre femme. Brendan Fraser est ainsi un acteur médiocre installé à Tokyo et qui accepte d'être tour à tour le papa temporaire d'une jeune fille voulant entrer dans une école privée prestigieuse, un journaliste étranger venu interviewer un vieil acteur solitaire, ou un compagnon de jeu vidéo. Bien sûr, il s'attache aux personnes auprès de qui il est censé jouer un rôle, et finalement s'émancipe de son rôle pour nouer de vraies amitiés. C'est cousu de fil blanc, mais il y a quelques fulgurances, malheureusement peu développées : le fait que le chef de cette boite ait lui-même chez lui des acteurs payés pour jouer sa famille (et à qui il demande de rejouer la scène du retour chez lui quand elle ne lui plaît pas, assez jubilatoire dans le genre de scène méta) ou encore l'escort girl payée par Fraser pour l'accompagner dans ses soirées et joue à nouveau un jeu quand elle le croise avec sa "fille" en tant que medium de foire... Bref, de bonnes idées mais pour le reste un film feel good agréable, sans plus.

Le Diable s'habille en Prada 2
5.4
17.

Le Diable s'habille en Prada 2 (2026)

The Devil Wears Prada 2

1 h 59 min. Sortie : 29 avril 2026 (France). Comédie

Film de David Frankel

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Ce qu'on peut être étonné par certains films... Cette suite avait tout pour être un four total : une campagne marketing agressive, du fan service en boucle, un amour du luxe et de la richesse obscène... Et pourtant, je dirais presque que le film chouchoute le spectateur beaucoup trop pour ce qu'il promettait. Les personnages sont bien écrits, parfaitement castés (même si ce n'était pas nécessaire de donner à Emily Blunt cet accent british surjoué), l'intrigue est assez peu intéressante mais se laisse regarder, et malgré quelques ficelles grossières reste captivante, les costumes sont impressionnants... Certes, on a toujours l'impression d'être dans un énorme clip pour Dior ou Dolce&Gabanna, mais c'est nettement mieux qu'un simple téléfilm.

Backrooms
6.5
18.

Backrooms (2026)

1 h 51 min. Sortie : 17 juin 2026 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction

Film de Kane Parsons (Kane Pixels)

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Rien de nouveau sous le soleil, un film qui réutilise toutes les ficelles du film d'horreur grand public, au service d'une réflexion assez convenue sur les traumatismes et/ou la maladie mentale, et qui finit d'ailleurs un peu n'importe comment, ne sachant pas vraiment s'il doit rester une métaphore ou développer du lore.

Colony
6.2
19.

Colony (2026)

Gunche

2 h 02 min. Sortie : 27 mai 2026 (France). Épouvante-Horreur, Action

Film de Yeon Sang-Ho

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Rien de bien intéressant ni nouveau ici : le scénario répète assez exactement la bonne idée de la série 'Pluribus', sur un virus qui conduirait les humains à tous se regrouper en une entité qui communique en temps réel, mais ici les humains deviennent des zombies au lieu de serviables et efficaces esclaves. Aucun lieu commun ne nous sera épargné par la suite : le fusil de Tchekhov, les personnages stéréotypés, le méchant machiavélique, le politicien peureux... Bref, c'est spectaculaire mais hautement prévisible.

Toy Story 5
6.8
20.

Toy Story 5 (2026)

1 h 42 min. Sortie : 17 juin 2026 (France). Animation, Comédie, Aventure

Long-métrage d'animation de Andrew Stanton et Kenna Harris

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Cela fait un moment que les Toy Story n'ont plus grand chose à proposer et se contentent comme ici de surfer sur un pitch maigrichon (les enfants sont plus intéressés par les écrans que les jouets) pour dérouler l'énième même morale sur le fait de grandir et de laisser (mais pas vraiment) l'enfant derrière soi. La licence peine à se renouveler, les gags tombent un peu à plat (d'autant que la bande annonce a le malheur d'en contenir les 9/10e), même si quelques éléments font encore mouche (pourquoi ne pas avoir pensé plus tôt à ces séquences de scénario de jouets ? et les drones Buzz sont marrants).
En-dehors de cela, les nouveaux jouets introduits sont comme dans le 4e volet assez oubliables, le centrage sur Jessie est convaincant mais trop générique, et les 50 Buzz qu'on suit depuis la scène d'introduction sont un fusil de Tchekhov tellement artificiel que c'en est désolant.

Romería
6.4
21.

Romería (2025)

1 h 52 min. Sortie : 8 avril 2026 (France). Drame

Film de Carla Simón

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Je me suis un peu ennuyé devant ce film rétrospectif, où une jeune femme, Marina, fait un court séjour chez ses cousins, à Vigo, sur la côte atlantique espagnole, sur les traces de ses parents biologiques qu'elle n'a pas connu. Elle est alors confrontée aux silences, aux non-dits, à la dichotomie entre ses parents marginaux, toxicomanes et voyageurs, et le reste de leur famille, propre, unie, soudée. Elle-même semble perdue entre ces deux pôles : par exemple, elle ne boit ni ne fume pas, mais est plus encline à se rapprocher de son cousin (même acteur que son père dans les flashbacks) qui est lui-aussi un peu plus marginal que le reste de sa famille. Mais le film est assez long, pas toujours bien rythmé, et suit plusieurs pistes sans jamais réellement les approfondir. La répétition finale, où toute l'histoire des parents nous est montrée alors qu'elle a déjà été racontée par un cousin plus tôt, fait d'ailleurs un peu superflu.

La Guerre des prix
6.5
22.

La Guerre des prix (2025)

1 h 36 min. Sortie : 18 mars 2026. Drame, Thriller

Film de Anthony Dechaux

Alexandre G a mis 6/10.

Annotation :

Rien de bien exceptionnel dans ce film politique assez convenu, avec la trame habituelle d'une personne qui a des convictions progressistes mais qui se confronte à la "dure réalité" de l'entreprise, ici un grand distributeur bio qui finalement ne cherche qu'à faire du profit et magouille avec les industriels laitiers. Olivier Gourmet est convaincant quoiqu'un peu engoncé dans son rôle, Ana Girardot fait le taf et finalement le déroulement central est assez complexe et subtil.

Marty Supreme
6.9
23.

Marty Supreme (2025)

2 h 29 min. Sortie : 18 février 2026 (France). Drame, Biopic, Sport

Film de Josh Safdie

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

Enième film assez moyen de 2026, dans lequel on ne comprend pas vraiment pourquoi on doit suivre Timothée Chalamet galérer à participer à des championnats de ping pong en arnaquant tout ce que New York compte de Juifs... Le précédent film de Josh Safdie, 'Uncut Gems' avait au moins le mérite de proposer un vrai scénario, et Adam Sandler était nettement plus convaincant que Chalamet à incarner un débrouillard des bas-fonds qui fricote avec la pègre, la haute société ou les amis louches. Là, on s'ennuie juste, et le spanking avec la raquette de ping pong ne rattrape pas grand chose.

Les Dimanches
6.9
24.

Les Dimanches (2025)

Los domingos

1 h 57 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Drame

Film de Alauda Ruíz de Azúa

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

Soit je n'ai pas compris la subtilité de son réalisateur, soit j'ai assisté à un long clip de recrutement pour les couvents, vaguement scénarisé à travers une dispute de famille. Le pitch est simple : Ainara, adolescente de 17 ans, souhaite embrasser la voie des ordres religieux et devenir une nonne. Mais cette décision est critiquée par son père et par sa tante, ces deux derniers incarnant les deux faire-valoir du chemin de foi de la jeune fille. En effet, le père est le sceptique du début, qui finit par se ranger sur le choix de sa fille ; la tante est la pécheresse endurcie (adultérine, colérique, tentatrice, qui cherche à séduire pour détourner l'adolescente de sa vocation), qui n'accepte pas la décision de la petite et veut lui imposer des études à l'université. Le film n'est pas grand chose de plus que cela. Le reste n'est que poncifs habituels de ce genre d'histoire : la tentation de la chair, les doutes et l'illumination qui s'en suit, la découverte du quotidien... Et tout cela n'a pas vraiment de saveur ni d'intérêt. Jamais on ne se sent un minimum attiré par cette vie de claustration, tant les scènes sont dénuées de réelle émotion. Et partant du fait que toute l'intrigue est lisse, les personnages caricaturaux, et le rythme terriblement lent : on s'ennuie un peu, et on a l'impression de s'être fait embobiner par l'Opus Dei, qui peut parfois être plus subtil et insidieux qu'avec "Sacré Coeur".

Super Mario Galaxy, le film
5.6
25.

Super Mario Galaxy, le film (2026)

The Super Mario Galaxy Movie

1 h 38 min. Sortie : 1 avril 2026 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Aaron Horvath et Michael Jelenic

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

On est sur l'écueil habituel des films de jeu vidéo : construit comme un jeu vidéo Mario, 'Mario Galaxy' n'est pas vraiment un film mais plutôt un jeu Mario déguisé, où les niveaux se succèdent sans réelle trame principale (autre que sauver Harmonie...), où les gimmicks de la saga Mario sont égrenés pour du pur fan service, de même pour les caméos, et où le côté 'Galaxy' n'a absolument rien d'évident, puisqu'en dehors d'Harmonie et des Lumina, il n'y a pas vraiment de plus value... On s'ennuie un peu, il y a trop peu de gags marrants, une identité quasi inexistante. Seule la scène post-crédit rattrape le tout, avec l'étoile dépressive du premier opus.

Disclosure Day
5.8
26.

Disclosure Day (2026)

2 h 25 min. Sortie : 10 juin 2026 (France). Science-fiction, Thriller

Film de Steven Spielberg

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

Spielberg a dit qu'il avait ce scénario dans les tiroirs depuis un demi-siècle, et ça se voit clairement : il fait encore des films comme dans les années 1980. Le problème, c'est que si vous n'actualisez pas votre réalisation au fur et à mesure des années, vous courez le risque que votre film ressemble à un pastiche de ce qui se faisait il y a longtemps (cf toute la filmographie de Hazanavicius qui joue avec ces codes). Avec 'Disclosure Day', Spielberg semble ainsi figé dans le blockbuster des années 1990 (les siens d'ailleurs), mélangeant une intrigue assez convenue (une méchante organisation privée avec des gens tout en noir et un antagoniste mystérieux et manipulateur, qui tente de faire taire des gentils qui veulent la vérité) avec des effets assez datés (une bande originale omniprésente et datée, justement à cause de John Williams, des plans et une colorimétrie qui rappellent trop la Guerre des mondes). Il y a des éléments intéressants, mais pas originaux ici : la SF d'aujourd'hui travaille sur la mise en connexion de l'humanité (Pluribus ayant donné le top-départ) et ici c'est par l'empathie universelle dont Margaret est l'épicentre. C'est sa figure qui est la plus stimulante, Christ novateur, rappelant que 'Disclosure Day' n'est peut-être qu'une itération de la parabole de l'Inquisiteur de Dostoïevski. Le reste est assez peu intéressant, et la 2e partie du film est trop facile, la plupart des personnages autres que Margaret étant évacués.

La Bataille De Gaulle - Partie 1 : L'âge de fer
6.8
27.

La Bataille De Gaulle - Partie 1 : L'âge de fer (2026)

2 h 39 min. Sortie : 3 juin 2026. Biopic, Drame, Historique

Film de Antonin Baudry (Abel Lanzac)

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

La grosse production française de l'année a tout de même une gueule bizarre... Dans un décorum que ne renierait pas le Puy du Fou (mais version gaulliste), Antonin Baudry dresse une hagiographie du grand Charles qui passe par tous les codes du mythe du grand homme : pureté, descente aux enfers, rédemption, martyre... Toutes les cases sont cochées. Le film a un deuxième écueil de taille : le syndrome du personnage principal incarné à même l'intrigue. Certes, on ne pouvait pas faire mieux que De Gaulle pour personnifier cette facilité scénaristique, mais ici c'en est risible (et je ne dis pas ça en tant que prof d'histoire, qui ai tout de même une certaine estime pour le personnage) : De Gaulle est le pivot des relations entre Churchill et Roosevelt, il est l'unique sujet de discussion du cabinet du 10 Downing Street, Bir-Hakeim et ses 3 000 héros des FFL sont la clef de voûte de la guerre... Bref, à l'hagiographie s'ajoute cette manie à ne voir la guerre qu'à travers le prisme des gaullistes : ce qui pourrait n'être qu'une maladresse dans une intrigue "petite histoire" (par exemple avec la trame des proto-résistants), devient franchement gênant dans la mesure où c'est l'histoire des grands personnages qui nous est racontée, et dont on attend un peu plus de subtilité.
Au-delà de cela, l'interprétation est inégale : la plupart des personnages sont bien joués (Simon Russell Beale fait un Churchill très convaincant, quand il n'a pas de soudaines poussées d'admiration pour De Gaulle), et même Kassovitz est sympa en Darlan au début (ses scènes sont d'ailleurs parmi les plus intéressantes du film). Mais il y a un vrai problème avec Abkarian en De Gaulle : c'est à croire que Baudry ne lui a dit de bosser que le discours de la Libération de Paris ! Il parle sans cesse avec de grandes formules, des gestes exagérés, une posture hautaine et figée, comme si De Gaulle n'existait que dans son personnage public. Même Lambert Wilson était plus naturel en 2019 ! Sans compter le fait que De Gaulle n'a même pas 45 ans en 1940, là où Abkarian en fait 65 facile. Il est engoncé, à l'étroit dans un personnage qu'il imite mais qu'il n'interprète pas.
Mais il y a tout de même une idée intéressante dans ce docu-fiction bien trop long : Baudry a compris que De Gaulle était un excellent personnage picaresque, qu'on adore se voir grand quand il est en fait ridicule. Ainsi, les pieds dans la fange du Tchad, ou attaqué par le paludisme alors qu'il se disait (à la 3e personne) intouchable

The Mandalorian and Grogu
5.7
28.

The Mandalorian and Grogu (2026)

2 h 12 min. Sortie : 20 mai 2026 (France). Action, Aventure, Science-fiction

Film de Jon Favreau

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

Un volet sans aucune ambition ni prise de risque, qui se contente de dérouler une intrigue mille fois convenue, autour d'une morale niaise (s'émanciper de son pôpa), avec du fan-service en veux-tu en voilà. La première moitié passe encore en termes de rythme, même si les allers et retours entre les différentes planètes commence à vite donner la nausée ; mais la 2eme partie est d'une longueur abyssale, culminant avec ces 10min lunaires où on n'a plus que Grogu à l'image, qui fait sa petite vie sur une planète forestière... Bref, j'ai dû lutter pour ne pas me convaincre de m'endormir.

Juste une illusion
6.8
29.

Juste une illusion (2026)

1 h 56 min. Sortie : 15 avril 2026. Comédie dramatique

Film de Eric Toledano et Olivier Nakache

Alexandre G a mis 5/10.

Annotation :

Comme le dit Sergent Pepper dans sa critique : une version longue de la bande annonce. Pas vraiment de trame d'ensemble, juste un clip nostalgique des années 1980 qui vire au musée de l'enfance des réalisateurs, avec des costumes, des décors et des couleurs qui sortent beaucoup trop de l'immersion. Stranger Things réussissait à rendre plausible cette nostalgie justement en ne forçant pas le trait, en ne donnant pas au spectateur l'impression qu'il voyait des acteurs se mettre dans la peau de personnes des années 1980. Ici, on a l'impression d'avoir l'image que se font des gens de 2026 de la période des années 1980. Pour le reste, il n'y a pas vraiment d'histoire, tout est très convenu, et un gros problème de rythme tant le film se termine 25min avant de vraiment se terminer...

Nuremberg
6.3
30.

Nuremberg (2025)

2 h 28 min. Sortie : 28 janvier 2026 (France). Historique, Drame

Film de James Vanderbilt

Alexandre G a mis 4/10.

Annotation :

Film descriptif et hollywoodien assez inutile, où tout le monde joue mal (soit surjoue soit a la flemme de jouer), avec des invraisemblances à n'en plus finir (Rami Malek qui découvre au milieu du film que Göring est en fait le méchant de l'histoire m'a un peu tué), et avec une morale assez limite (les nazis présentés comme les victimes et les juges comme les méchants au début du procès m'a un peu gêné...)

Alexandre G

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