Les meilleurs films de 2026 selon FlibustierGrivois

Liste de 9 films créée il y a 6 mois · modifiée il y a 4 jours
The Furious
7.1
1.

The Furious (2026)

Huo Zhe Yan

1 h 53 min. Sortie : 10 juin 2026 (France). Action, Drame, Arts martiaux

Film de Kenji Tanigaki

FlibustierGrivois a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Désigné héritier des films The Raid de Gareth Evans par ses premiers spectateurs (qui savent comment faire monter la sauce), The Furious est une ode à la castagne sauvage. Si le film ne brille pas par son scénario, il a le mérite d’en développer un qui interpelle et fait la part belle aux incarnations certes manichéennes mais diablement charismatiques. Le film est ultra généreux et met en scène un nombre hallucinant de moments de bravoure. Les répits sont brefs et assez peu nombreux, tout est prétexte à montrer ces personnages beaucoup trop résistants et beaucoup trop énergiques se mettre sur la tronche, avec tout ce qui leur tombe sous la main, du classique marteau à l’échelle ou le vélo. Si dit comme cela le métrage pourrait donner l’impression d’être guignolesque, il est surtout la démonstration du talent du trop rare Kenji Tanigaki, qui impressionne par ses choix de cadrage et de montage qui insufflent une puissance dantesque aux affrontements. The Furious aurait pu être légèrement raccourci, notamment la séquence de sauvetage des enfants qui dure inutilement. Mais le film entre par la grande porte au panthéon du cinéma d’action qui met tout le monde d’accord.

Projet dernière chance
7.3
2.

Projet dernière chance (2026)

Project Hail Mary

2 h 36 min. Sortie : 18 mars 2026 (France). Aventure, Drame, Science-fiction

Film de Phil Lord et Christopher Miller

FlibustierGrivois a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Dire que Projet dernière chance est un film que l’on ne m’attendait plus à voir sortir des studios hollywoodiens relève de l’euphémisme. Avec un savant mélange d’effets spéciaux pratiques et numériques, sans s’appuyer uniquement sur ces derniers, une narration bien sentie qui révèle peu à peu les enjeux liés au héros, et surtout une écriture aux petits oignons pour alimenter l’excellent duo de personnages, Projet dernière chance se révèle être un excellent buddy movie, divertissant, drôle et impressionnant. Faisant entièrement confiance aux spectateurs, Phil Lord et Christopher Miller refusent de tout expliquer grossièrement et préfèrent montrer. Ryan Gosling confirme ce que l’on savait déjà : il est né pour la comédie. Mais il peut aussi porter un film à 200 patates sur ses seules épaules. La créature qui l’accompagne, dont le design peut perturber, est une formidable illustration du processus créatif qui a été intelligemment mené. Voir une espèce extra-terrestre qui ne soit pas bipède avec deux bras et deux jambes et qui ne soit pas moins intelligente que le héros n’est pas si ordinaire ou fréquent. Le film est long, mais parce qu’il prend le temps de développer et l’on ne s’ennuie pas une seconde. On savait ce duo de réalisateurs très compétent, mais Projet dernière chance confirme qu’il faut désormais attendre chacun de leur film. Ils ne se foutront pas de notre gueule.

L'Odyssée
7.3
3.

L'Odyssée (2026)

The Odyssey

2 h 52 min. Sortie : 15 juillet 2026 (France). Action, Drame, Péplum

Film de Christopher Nolan

FlibustierGrivois a mis 8/10.

Annotation :

Bien plus tourné sur ses personnages que sur les évènements fantastiques narrés dans L’Odyssée d’Homère, le métrage de Nolan s’en sort avec les honneurs. Il faut dire que cette fois, le recours à l’Imax se justifie, compte tenu des plans larges impressionnants qui alimentent le récit. L’on notera néanmoins que les dialogues se limitent une nouvelle fois à des champs/contre-champs fainéants et que Nolan échoue une nouvelle fois à mettre en scène de façon claire et énergique son action. Ce n’est pas catastrophique, l’ensemble restant lisible, mais il serait temps pour le réalisateur anglais de se faire accompagner par les bonnes personnes pour ce type de scènes. Ce sont bien les seuls griefs que l’on peut faire à une œuvre qui sait valoriser ses interprètes sans sacrifier son récit. Les allers et retours dans le temps sonnent pour une fois justes, le film évoquant sur ce point les chants par lesquels l’information pouvait circuler, avec ce que cela pouvait comporter d’arrangements avec la réalité. Avec sa durée conséquente, le film prend le temps de présenter ses personnages, de proposer un lot sélectionné de « péripéties » issues de l’œuvre littéraire et de consacrer son dernier acte aux questionnements de son héros vis-à-vis de la ruse de Troie ainsi qu’à son retour. La honte et le regret du protagoniste principal rappellent inévitablement Oppenheimer, Nolan semblant s’ancrer dans cette veine de réalisateurs qui content l’histoire d’anti-héros qui se détestent. Certains choix sont particulièrement audacieux et réussis (Circé notamment, dans une séquence horrifique géniale), et le final offre son petit lot de frissons. La lumière naturelle transcende la photographie et la partition sonore de Ludwig Göransson est remarquable. Si certains pourront regretter une œuvre par trop cérébrale (en comparaison avec ce qu’Hollywood aurait pu proposer avec un Yes Man à la barre), le fait est que Nolan n’a pas livré un spectacle aussi réussi depuis Interstellar.

The Rip
6
4.

The Rip (2026)

1 h 52 min. Sortie : 16 janvier 2026. Action, Policier, Drame

Film de Joe Carnahan

FlibustierGrivois a mis 8/10.

Annotation :

Un thriller paranoïaque, très teinté action hardboiled, porté par le duo Damon-Affleck, avec Teyana Taylor et Kyle Chandler pour servir une mission de flics qui ne se passe pas comme prévu, ça ne se refuse pas. Et Joe Carnahan, capable du meilleur comme du pire, s’en sort ici avec les honneurs. Le film réussit à entretenir très longtemps son atmosphère de méfiance, tendue, où chaque personne est en droit de douter de l’autre, où chacun.e semble avoir une bonne raison de vouloir trahir pour empocher le magot. The Rip fonctionne parfaitement, même si le spectateur attentif saura très vite de qui ne pas douter. Ils ne sont pas si fréquents, ces films d’action qui accrochent l’attention et parviennent à ne pas être didactiques à l’excès, au point que l’on voit tout venir une demi-heure à l’avance. The Rip est une excellente surprise ; des métrages de cette qualité, on en prendrait tous les jours.

Marty Supreme
6.9
5.

Marty Supreme (2025)

2 h 29 min. Sortie : 18 février 2026 (France). Drame, Biopic, Sport

Film de Josh Safdie

FlibustierGrivois a mis 7/10.

Annotation :

Ankylosé par quelques arcs peu utiles au récit, Marty Supreme constitue néanmoins une réussite technique et dramatique. Josh Safdie sait s’entourer et, pour sa première réalisation en solo, il a à nouveau fait appel à Darius Khondji pour sublimer la photographie. Marty Supreme s’inscrit dans la lignée des précédents films du réalisateur, avec son (anti)héros mythomane et individualiste à l’excès qui échoue en boucle ; les amateurs de ce cinéma ne seront pas décontenancés. Bien que trop long, le métrage est bien rythmé et l’ennui ne pointe jamais. L’on pourrait regretter une justice timide vis-à-vis des actes du personnage principal, ce serait toutefois négliger le chemin de croix qu’il parcourt pour atteindre un objectif dont il se rendra immédiatement compte de la futilité : elle est là sa punition. Le film aurait toutefois gagné à travailler le thème de l’obsession ainsi que sa cohérence (difficile de croire en cette victoire finale quand il ne semble s’être jamais entraîné). Loin d’être un chef d’œuvre ou un film inoubliable, Marty Supreme est un bon film, à savourer une fois la hype retombée.

Send Help
6.4
6.

Send Help (2025)

1 h 53 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Épouvante-Horreur, Comédie

Film de Sam Raimi

FlibustierGrivois a mis 7/10.

Annotation :

Par la simplicité de son script et son ambition limitée, Send Help a tout du projet idéal pour un retour en grâce. Pourtant, la première demi-heure offre quelques frayeurs avec une mise en place lourdingue et traînante qui aurait pu être raccourcie de moitié sans que cela ne pose le moindre problème de compréhension. L’accident d’avion est raté visuellement parlant, mais il marque le début d’un nouveau métrage, dans lequel Sam Raimi va s’amuser. Send Help n’est pas un film d’horreur et il est important de le préciser pour ne pas générer de déception. C’est une satire, cruelle mais réaliste sur les relations, dans un sens assez général (hommes-femmes, amoureuses, amicales, professionnelles, etc.) et qui déconstruit un narratif trop attendu et facile de la pauvre femme qui va se venger après avoir été maltraitée. L’héroïne, formidablement interprétée par la trop rare Rachel McAdams, est une belle salope et ce, dès le début du film. Elle est intéressée et avide, trop extatique à l’idée d’accéder aux cercles de pouvoir et à la domination. Elle s’en donnera à cœur joie lorsque l’occasion se présentera sur l’île. C’est en cela que Send Help est méchant, caustique. Dans la vision de Sam Raimi, il n’y a pas de gentil ou de méchant, mais des pourris qui se pourrissent la vie. Comme un symbole sur un monde que l’on ne regarde plus en face, le réalisateur maltraite et déforme les yeux, les extirpe de leur orbite, les compresse, pour mieux livrer sa vision d’un monde ayant perdu son compas moral.

They Will Kill You
6
7.

They Will Kill You (2026)

1 h 34 min. Sortie : 25 mars 2026 (France). Comédie, Épouvante-Horreur

Film de Kirill Sokolov

FlibustierGrivois a mis 7/10.

Annotation :

Kirill Sokolov livre un film d’action débridé et régressif comme on les aime, avec une galerie de personnages secondaires qu’on aurait voulu voir développée, mais qui fait le job. Surtout, le métrage offre son premier « premier rôle » à une Zazie Beetz qui a non seulement la prestance et la présence, mais également le volume nécessaires pour rendre crédible cette meuf parée à tout et qui va défourailler une nuit complète dans un étrange hôtel. Le film s’amuse avec le spectateur, d’abord avec une atmosphère parfaite de film d’horreur, puis avec son appréhension tarantinesque de l’action (ça gicle, ça explose de partout et ça vole d’une pièce à l’autre) et avec des idées humoristiques bien senties. Le réalisateur se fait plaisir côté mise en scène, en l’adaptant selon les lieux visités (conduits, couloir, large pièce circulaire) et en ne se refusant rien quand bien même le budget serait très limité. They Will Kill You est parfait pour occuper une soirée qui s’annonçait morose.

Crime 101
6.2
8.

Crime 101 (2026)

2 h 20 min. Sortie : 1 avril 2026 (France). Policier, Drame, Thriller

Film de Bart Layton

FlibustierGrivois a mis 7/10.

Annotation :

Avec Crime 101, Bart Layton livre un thriller de très bonne tenue, avec des personnages campés par des interprètes de premier ordre. La plupart joue toutefois à l’économie et l’on pourra regretter que Barry Keoghan ne soit pas plus exploité alors qu’il détonne furieusement. Si le métrage se suit sans déplaisir, il commet toutefois l’erreur de ne pas aller au bout de son idée. Sauf pour un personnage, les évènements n’auront que des effets positifs. Alors que le film marche dans les pas de Heat, il n’en a ni le courage ni la rudesse. La tendresse du réalisateur pour ses personnages l’empêche de leur réserver un sort désagréable, brisant la symbolique surtout l’immersion d’un spectateur qui ne veut pas de fins artificielles. Pour autant, le film se réserve quelques moments inspirés, notamment lors des courses poursuites. Il dresse par ailleurs un portrait réaliste et critique des Etats-Unis de 2026, sans complaisance ni hésitations. Il ne lui manque qu’une fin marquante et à la hauteur des évènements narrés.

28 ans plus tard - Le Temple des Morts
6.7
9.

28 ans plus tard - Le Temple des Morts (2026)

28 Years Later: The Bone Temple

1 h 49 min. Sortie : 14 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Nia DaCosta

FlibustierGrivois a mis 7/10.

Annotation :

Après un premier segment de trilogie sympa mais un brin décevant, Nia DaCosta prend la suite de Danny Boyle pour un récit à la fois plus profond, mais qui laisse circonspect sur le projet global. Le jeune Spike passe clairement au second plan, presque spectateur des évènements, alors que la trilogie semblait devoir tourner autour de lui. La réalisatrice est surtout intéressée par le personnage incarné par Ralph Fiennes, fascinant, quitte néanmoins à oublier d’approfondir celui de Sir Jimmy Crystal que la fin de l’opus précédent nous avait teasé et qui portait en lui un potentiel dingue. Le film est néanmoins bien rythmé et quelques séquences font l’effet d’électrochocs. Il est toutefois regrettable de ne pas avoir traité en profondeur les personnages, qui plus est dans un contexte de trilogie qui laisse théoriquement le temps. Et si l’ensemble se suit avec plaisir, que la fin du métrage boucle avec les origines de la saga, il est difficile de ne pas se demander si l’objectif de la trilogie n’aurait pas mérité une écriture à l’os en se recentrant sur l’essentiel.

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