
Les meilleurs films de Nagisa Oshima selon GrievousLord
Classement personnel des films de Nagisa Oshima !
Mes recommandations, chaque film vient avec sa petite annotation.
Cette liste est une pièce de ma grande passion du cinéma asiatique, retrouvez toutes les autres sur mon profil !
Films détenus en copie physique, rétrospective via le coffret Radical Japan vendu par Radiance et les éditions simples Carlotta.
Liste non exhaustive des œuvres de l'artiste.
Furyo (1983)
Merry Christmas, Mr Lawrence
2 h 03 min. Sortie : 1 juin 1983 (France). Drame, Guerre
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 9/10.
Annotation :
Une masterclass sans nom, avec le plus beau rôle de Bowie au cinéma (ce qui n'est pas peu dire). Une belle leçon d'humanité, qui aurait pu être bateau mais qui dans sa prétention parvient à se hisser au sommet des films sur l'ironie de la guerre. Un des meilleurs films japonais tout simplement.
à voir pour :
- Le final absolument GRANDIOSE Kitano je t'aime
- La musique oui on en parle tous mais c'est pour une raison ce poulet
- J'ai déjà dit que je trouvais David Bowie effroyablement sex ?
Tabou (1999)
Gohatto
1 h 37 min. Sortie : 17 mai 2000 (France). Drame, Historique
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Curieusement, ce sont parmi le deux derniers films de sa filmo qui m'auront le plus plu !
Très belle maîtrise de l'ambiance toute en retenue dans une lumière or sur fond noir. Une brochette d'acteurs irréprochable, un main theme de folie et bien sûr une critique perçante de la modernité qui remplace et gangrène la tradition. Oshima aura conclu sa carrière de la plus belle des façons, à travers un film qui saura faire voler en éclats ce cercueil de la société japonais qu'il plaquait, clou après clou, film après film. Très beau.
à voir pour :
- Kitano dans un rôle principal tout en nuances
- Un final merveilleux
- Les crânes luisants des garçons gays sur le tatami (o3o)/
Le Petit Garçon (1969)
Shōnen
1 h 37 min. Sortie : 28 janvier 1970 (France). Drame
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 8/10.
Annotation :
En miroir de Gosses de Tokyo d'Ozu, ce portrait d'enfant miséreux dépeint ici une solitude totale, triste car injuste. Moins réactionnaire que ses autres films de cette époque, Shōnen oscille entre biopic et expérimental dans sa façon de relater les faits. Perte de repères assimilée à la vision de cet enfant qui, privé de vivre, se révolte comme il le peut.
à voir pour :
- La scène sous la neige avec le tout petit qui est insane
- Le ton Road Movie sombre
- Avoir de nouvelles idées pour se faire de l'argent facile
La Pendaison (1968)
Kôshikei
1 h 58 min. Sortie : 24 septembre 1969 (France). Drame, Comédie
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 8/10.
Annotation :
On est dans le domaine bien connu d'Oshima, le brûlot politique en réaction à son actualité. Ici aussi il fait de son cinéma une arme, mais c'est BIEN MIEUX maîtrisé cette fois, la nuance de la satyre reposant dans la mise en espace d'un jeu théâtral totalement absurde. Récit à tiroir mêlé à une semi-représentation scénique, le film tire son épingle du jeu en abordant frontalement un sujet capital pour son époque.
à voir pour :
- Un débat profond sur la peine de mort au Japon
- L'excellente gestion du huit-clos
- Savoir ce qui vous attend en chambre d'exécution au Japon en 1968
La Cérémonie (1971)
Gishiki
2 h 02 min. Sortie : 1971 (France). Drame
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 8/10.
Annotation :
Absolument glaçant, bijou noir de la filmographie d'Oshima. Jusqu’au-boutiste à en être assez dur à suivre et à appréhender, cette Cérémonie voit la jeunesse qu'elle dépeint s'émietter tandis que les vautours conservateurs de ce Japon de la défaite s'en repaissent. Vraiment très beau visuellement, il pourrait se targuer d'être un de ses meilleurs films. La lourdeur du projet le rend moins sympathique mais je pense que c'est pour le mieux vu la démarche.
à voir pour :
- Certains plans qui sont parmi les plus bluffants du réal
- Une take originale et très sombre sur la hantise générationnelle japonaise
- Relativiser sur vos problèmes de famille
Contes cruels de la jeunesse (1960)
Seishun Zankoku Monogatari
1 h 36 min. Sortie : 3 juin 1960 (Japon). Drame, Thriller
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 7/10.
Annotation :
Grand représentant du sous-genre Taiyōzoku (ou Sun Tribe) qui met en exergue la folie de la jeunesse japonaise de l'apres-guerre alors que les studios tentent de faire rentrer de l'argent auprès d'un nouveau public tant la compet avec la TV est rude. Souvent dans ce type d'histoire, on suit des ados qui vont être très désagréables (viols, domination, machisme) donc à prendre avec les grosses pincettes du contexte social. Mais un film très bien filmé.
à voir pour :
- Commencer la filmographie de l'auteur
- Un des plus joli films d'Oshima visuellement
- Relativiser sur le comportement de vos enfants turbulents
Il est mort après la guerre (1970)
Tôkyô sensô sengo hiwa
1 h 34 min. Sortie : 27 juin 1970 (Japon). Drame
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 7/10.
Annotation :
Ce qui aurait pu être le meilleur films d'Oshima à mes yeux : une quête totalement expérimentale d'un ado socialiste convaincu du club ciné qui enquête à travers le montage du dernier films de son défunt ami pour comprendre pourquoi il ne filmait que des paysages vides. Malheureusement il y a bien 30 minutes vides d'intêrêt et deux scènes de viol de trop...
à voir pour :
- Une version plus réussie du journal d'un voleur (1969)
- Des très bonnes idées de montage et narration
- Le sortir en reco aux potes qui disent "C'est quoi les films un peu bizarres que tu regardes toi ?"
L'Empire des sens (1976)
Ai no korîda
1 h 45 min. Sortie : 15 septembre 1976. Drame, Érotique
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 6/10.
Annotation :
Sûrement son film le plus connu, celui qui en tout cas m'a rendu très curieux de son cinéma. L'Empire des sens est un OVNI, qui souffre de sa longueur mais qui est jusqu'au-boutiste dans sa démarche, celle de noyer le spectateur aux côtés de ses personnages dans une torpeur sexuelle déviante. De mon point de vue le film aurait pu se permettre de raconter plus, notamment les quelques scènes en dehors des ejac' faciales qui sont vraiment sublimes. Déconseillé aux gens un peu sensibles.
à voir pour :
- Le film visuellement le plus abouti d'Oshima
- Découvrir un type de cinéma assez étrange
- Les soirs où vous êtes vraiment partagé entre mater un film et un p*rn*
Journal d'un voleur de Shinjuku (1969)
Shinjuku dorobō nikki
1 h 36 min. Sortie : 15 février 1969 (Japon). Comédie dramatique
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 6/10.
Annotation :
Expérience vraiment frustrante que ce film-ci. Oshima se sent obligé de toujours rajouter un maximum de scènes portées sur le sexe et l'attouchement quand il aurait très bien pu s'en passer. Mais il comporte de vrais grands moments de cinéma réactionnaires, avec des caméras embarquées durant de vraies révoltes estudiantines ainsi que de nombreuses très bonnes idées expérimentales. Mais bon n'est pas Yoshida qui veut.
à voir pour :
- La scène des livres, un incontournable
- Mieux comprendre le contexte social étudiant de 1969, date charnière
- Les complétistes un peu hardcore de sa filmo on va pas se mentir
Le Piège (1961)
Shiiku
1 h 45 min. Sortie : 22 novembre 1961 (Japon). Drame, Guerre
Film de Nagisa Ōshima
GrievousLord a mis 6/10.
Annotation :
Un Oshima très mineur. J'ai été doux avec ma note de 6 car le film mérite moins mais son scénario vraiment solide lui tient la tête hors de l'eau (adaptation d'un livre, qui est une des seules commandes de studio qu'a fait Oshima). Le film est truffé de soucis de montage, de rythme et de mise en scène. Je suis dur mais dans les mains de quelqu'un de plus compétent, les idées de mise en scène en auraient fait un excellent film.
à voir pour :
- L'ajouter à votre collection de films où joue Rentaro Mikuni
- étudier quelles erreurs de montage il faut éviter de faire
- Montrer à votre mamie si elle vote RN que même en 61 on avait compris












