Les meilleurs jeux vidéo de 2025 selon Ray
24 jeux vidéo
créée il y a environ 1 an · modifiée il y a environ 2 moisWednesdays (2025)
Sortie : 26 mars 2025. Visual Novel
Jeu sur PC, Mac, iPhone, Android, iPad, iPod, Apple Vision Pro
Ray a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Il y a des œuvres sur lesquelles les critiques n'ont de sens et de prises, Wednesdays fait partie de celles-ci.
Difficile de décrire la baffe que j'ai prise, déjà par le contexte du jeu et ce dont il nous parle, mais aussi de sa puissance évocatrice qui nous fait pâlir. Sous couvert d'un parc d'attraction, lieu d'amusement par nature, on navigue entre des souvenirs simples d'une personne qui a été victime d'agression sexuelle quand il était enfant. Plus le parc se construit, plus on reconstruit le puzzle mental et les scènes parfois drôles, parfois touchantes mais toujours justes.
Wednesdays a 2 énormes qualités : sa mise en scène et son recul.
La mise en scène est fabuleuse, les tableaux d'Exaheva sont transcendés par son choix de couleurs et son trait un peu grattés qui nous font ressentir l'ambiance du lieu comme rarement. L'intelligence de certains passages m'a scotché, comme cette discussion avec le grand-père dans le jardin avec la construction du mur, blocage qui n'aura jamais suffi.
Mais tout ça trouve son sens grâce à l'écriture de Pierre Corbinais qui est d'une telle justesse que ça m'a bouleversé. La vraie idée c'est de faire de nous le spectateur de ces scènes, les choix de dialogue ne sont jamais ceux du personnage principal, ce n'est qu'une fois qu'on a toutes les cartes en main que le jeu nous laisse un choix. C'est aussi la pertinence des souvenirs évoqués qui force le respect. On voit différentes époques de vie, on comprend peu à peu les règles et surtout les représentations, mais surtout on comprend. On comprend les blocages mentaux, le rejet et toutes ces émotions, non pas parce qu'on les vit mais parce qu'on les voit.
Et même si durant les 2h je me suis cru assez fort pour encaisser tout ça, les dernières minutes m'ont complètement attrapé, de grosses larmes ont coulé durant le générique. Parce que ça se termine sur quelque chose de beau, sur l'espoir d'un monde meilleur.
Wednesdays est un jeu important, non seulement pour son discours mais aussi pour la façon dont il le porte. Un jeu qui marque.
Citizen Sleeper 2: Starward Vector (2025)
Sortie : 31 janvier 2025. RPG
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
C'est fou cette capacité qu'a Gareth Damian Martin à m'embarquer dans son univers à travers son écriture si douce.
J'avais adoré Citizen Sleeper, une proposition de SF solaire à l'enrobage sommaire mais qui m'avait immédiatement immergé dans son récit et ses personnages. Le jeu proposait une nébuleuse foisonnante au milieu de laquelle les divers protagonistes brillaient à travers une écriture à la fois douce et riche. Le tout sublimé par une brillante musique d'Amos Roddy qui soulignait merveilleusement les différentes situations.
Cependant là où pêchait le 1er épisode, sa capacité à créer du stress par rapport à la suite était vite évacuée, est là où brille ce 2ème épisode.
Car on retrouve toutes les qualités du 1er épisode : des personnages truculents et profonds, un univers fabuleux dont on explore beaucoup plus de recoins, une bande son au diapason et un aspect visuel toujours aussi brut mais charmant.
Non ici on a bien plus l'impression d'être face à un RPG qui nous impose des choix grâce à son système de jeu. Entre le temps, le stress, la faim et les coéquipiers, on est constamment à faire rentrer des cases dans des ronds, à se demander si ce prochain jet ne va pas nous coûter plus cher que de ne rien essayer du tout, quitte à perdre un butin précieux. On doit ménager la chèvre et le chou et ça peut nous mener à des situations de détresse terribles.
La progression n'est plus aussi linéaire, ce sont les missions qui le sont, mais leur finalité n'est plus définie comme dans le 1 où c'était binaire. Cela renforce notre immersion dans l'univers quitte à parfois punir un peu trop fort.
Mais voilà, en renforçant le seul aspect que je trouvais perfectible à son prédécesseur, ce 2ème épisode ne possède presque plus que des qualités à mes yeux. J'aurais apprécié discuter un peu plus avec mon équipage, que ce dernier interagisse plus fréquemment, mais qu'importe, quand est venu le moment du générique, le néant m'a saisi et les émotions se sont précipitées. Merci encore Gareth.
Wanderstop (2025)
Sortie : 11 mars 2025. Aventure
Jeu sur PC, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
La note n'est ici qu'à titre purement indicatif, en réalité pour Wanderstop ce qui m'intéresse beaucoup plus c'est le coup de cœur.
Est-ce que c'est un bon jeu vidéo ? Moui, c'est un cosy game avec des mécaniques redondantes et un peu lourdes. Si vous avez déjà fait d'autres jeux dans le genre, peu de chance que vous tombiez de votre chaise.
Mais je n'ai jamais vraiment envisagé le jeu sous cet angle là, parce que je pense que ce n'est un peu un jeu pour mais plus pour Davey Wreden lui-même. Une œuvre qu'il voulait comme une pause et qui s'est transformée en une épreuve longue qui l'a éreinté.
Je vois toutes ces étapes ici, les moments de doute, l'acharnement, la détresse, la honte, la peur,... Mais c'est aussi une ode au moment présent. A prendre son temps et se laisser porter par ce qui se passe autour de nous.
Wanderstop est lourd à jouer pour ces raisons là. Les éléments semblent là pour nous faire perdre du temps, parfois le jeu ne nous propose rien pendant plusieurs minutes. On peut s'occuper en attendant ou juste... profiter. S'installer sur un banc, thé à la main ou non et se laisser porter par les mélodies de C418.
Les éléments sont à notre disposition, à nous de voir ce qu'on en fait ou non.
Ce n'est pas une proposition pour tout le monde. Je ne suis pas forcément étranger à ce qu'évoque Wreden et son témoignage m'est alors d'autant plus touchant. Il m'apporte ses éléments de réponse, il me propose de zieuter un coup dans sa créativité et voir qu'au-delà des succès se trouve aussi de nombreuses épines et problèmes qu'il n'a pas toujours su surmonter.
Wanderstop m'a fait énormément de bien cette année, beaucoup plus que je n'aurais pu l'imaginer pour un jeu que j'avais mal identifié à la base, lui apposant une mauvaise étiquette lors de sa présentation, j'en ressors le cœur rempli et l'esprit plus léger, ce n'est pas tous les jours que ça arrive.
Clair Obscur: Expedition 33 (2025)
Sortie : 24 avril 2025. RPG
Jeu sur PlayStation 5, PC, Xbox Series X/S
Ray a mis 8/10.
Annotation :
C'est peu dire que Sandfall Interactive fait une entrée remarquée dans le paysage vidéoludique. La cascade d'avis dithyrambique a du en surprendre plus d'un et notamment moi. Après les présentations et différents trailers, j'attendais Expedition 33 mais la peur d'un pétard mouillé était aussi très présente mais finalement ce n'est absolument pas le cas.
Clair Obscur démarre par une des intros les plus puissantes que j'ai pu voir ces dernières années. Tour à tour drôle, touchante, surprenante, elle est porteuse d'espoirs fous pour la suite. Et en grande partie, les promesses sont tenues. Portée par des personnages fouillés et matures, le scénario déroule un récit qui se pense plus subtil qu'il ne l'est mais qui offre des sensations et moments de jeu assez puissants. Alors j'aurais aimé une évolution des personnages plus poussée mais le choix opéré par Sandfall permet d'avoir des dialogues savoureux par des êtres complexes et complexés.
La surprise du jeu amène énormément de thématiques intéressantes et une relance de narration fort bienvenue même si c'est à ce moment là que l’œuvre montre aussi des limites, que ce soit dans ses explications, dans son gameplay ou même dans ses personnages dont certains choix me questionnent.
A côté de ça le gameplay adapte de manière intelligente beaucoup d'idées reprises à droite et à gauche pour proposer quelque chose d'unique. Tous les personnages se jouent de manière différente et les possibilités de builds adaptatives à toutes et tous amènent énormément de profondeur à l’œuvre. L'inspiration Mario & Luigi est là pour me plaire, néanmoins le jeu n'est pas aussi lisible et juste que celui dont il reprend les idées. Vers la fin du jeu, la parade est tellement puissante que la rater c'est se rajouter des tours de jeu inutile. L'équilibrage général semble aussi parfois aux fraises passant du trop simple au trop dur en l'espace de quelques ennemis. Et parfois il est aussi difficile de savoir quand le jeu veut qu'on pare, le timing fait rager ici et là et questionne plus d'une fois.
Esthétiquement le jeu a des tableaux incroyables visuellement, l'aspect pictural du titre est ébouriffant et c'est vrai pour les décors comme pour les ennemis ou affrontements. La mise en scène met des tartes et se hisse facilement parmi les meilleures du genre tant c'est soigné et impressionnant. [Voir la suite dans mon activité ici : https://www.senscritique.com/activity/203887/93770731]
Donkey Kong Bananza (2025)
Donkī Kongu Bananza
Sortie : 17 juillet 2025. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur Nintendo Switch 2
Ray a mis 8/10.
Annotation :
La meilleure critique que je puisse faire sur Donkey Kong Bananza c'est que le jeu est fun, dans le sens le plus pur du terme, j'ai pris un vrai plaisir à parcourir et grignoter l'aventure.
Je ne suis pas fan des jeux DK, j'ai fait les 3 Country mais pas les autres, ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable, en dehors de leurs OST incroyables, et à l'annonce de Bananza, l'indifférence m'a gagné. Puis ils en ont montré plus et les tests sont sortis, et l'équipe d'Odyssey, certes le jeu n'était pas parfait mais il avait plein d'idées et était cool. De quoi se laisser tenter.
Je pense qu'on analyse DKB avec une grille qu'on a trop l'habitude d'utiliser, la 1ère action du jeu n'est pas de sauter, c'est de mettre des coups de poing. C'est con mais le jeu va s'articuler autour de ça, Mario saute, DK frappe et détruit. A partir de là, les développeurs ont mis tout en œuvre pour que la mécanique principale et centrale du jeu soit la plus fun et la moins restrictive possible, tout en laissant une porte ouverte à la créativité.
Si les premiers niveaux ont tendance à se ressembler, dans la 2ème moitié, le jeu propose un level design plus robuste et des idées de gameplay et d'exploration hyper prenantes. Belle revanche aussi pour le jeu de la nourriture que j'avais trouvé nul dans Odyssey et qui est dans mes favoris ici.
Le tout atteint son paroxysme avec un final dingue pour un platformer pur et fait du fanservice de la meilleure manière possible. Entre combat enfin intéressant, remix musicaux de très haute volée, contrairement au reste de l'ost plus sage, on se prend à être surpris et à se demander quand est-ce qu'un autre jeu de plateforme dépassera ça.
Bref DKB c'est un jeu trop con trop bon avec pas mal de défauts mais aussi suffisamment de cœur et d'inventivité pour qu'on lui pardonne ses quelques errances.
Hades II (2025)
Sortie : 25 septembre 2025. Action, Roguelike/Roguelite, RPG
Jeu sur PC, Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch
Ray a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Ce qui est fou avec Hades 2, c'est qu'il fait passer le gameplay du 1er pour un brouillon, un excellent brouillon certes, mais un brouillon quand même.
A l'annonce du jeu, difficile de ne pas être un peu déçu par ce studio qui nous a habitué à constamment renouveler sa formule et ses propositions, mais il faut bien être lucide aussi, vu le succès du 1er, un 2ème permet d'assurer la pérennité du studio. Mais force est de constater qu'ils avaient des choses à dire niveau gameplay et ce dès le début de l'early access.
Le gameplay s'étoffe, prend des dimensions supplémentaires et, même s'il en garde la moelle épinière, s'éloigne de son prédécesseur. Le jeu a tâtonné sur des débuts avec un élan plus qu'un dash qui a été vite remis comme dans le 1er mais au final le rythme de jeu se trouve changé pour le mieux avec plus de ruptures et des possibilités de runs vraiment différentes dans la façon dont on les aborde.
Beaucoup de pouvoirs sont repris et à moins goût il y a trop de bienfaits basés sur des gains de %age mais quand le build qu'on a construit permet de tout décimer à une vitesse folle, la joie est tout aussi présente qu'en 2020.
Hades 2 peut donner l'impression d'avoir les yeux plus gros que le ventre, il y a un chemin alternatif, des tonnes et des tonnes de monnaies différentes qu'on s'y perd parfois et encore plus de personnages et histoires à raconter. Le soucis c'est que l'histoire fait quand même moins mouche, et je ne parle pas seulement de la fin vraiment ratée, je parle des caractères des persos en eux-mêmes. Si la structure de Hades à base de dialogue est toujours aussi fantastique, force est de constater que l'histoire en elle-même peine à donner du grain à moudre à toute cette clique de personnages et que, malgré leur multiplication, le hub du 1er semblait plus vivant.
Mais qu'importe, si j'ai fait plus de 100 runs sur Hades 2 depuis sa sortie en accès anticipé, c'est qu'il y a un truc, une sauce qui fonctionne, un plaisir immédiat qui se ressent autant au niveau des yeux et des oreilles que de la manette. La synergie de l'ensemble est encore tellement puissant et jouissif qu'on en redemande même quand le jeu a du mal à nous donner ce qu'on attend en ressources.
Hades 1 et 2 sont désormais des piliers de leur genre et j'ai hâte de voir ce que le studio va faire par la suite !
Hollow Knight: Silksong (2025)
Sortie : 4 septembre 2025. Action-Aventure, Plateforme
Jeu sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S, Linux, Mac
Ray a mis 8/10.
Annotation :
Silksong est un jeu tout aussi exceptionnel que décevant et cette ambigüité est difficile à noter. D'un côté on a un jeu réglé comme du papier à musique, un monde fabuleux à découvrir et des boss incroyables que j'ai déjà envie de rebattre dans l'arène, de l'autre on a un jeu mal qualibré, à l'équilibrage aux fraises et beaucoup trop dans le troll pour son propre bien.
Silksong fait le pari que tous ses joueurs ont déjà touché voire fini Hollow Knight et le 1er vrai boss va infliger 2 dégâts, autant que le boss final du jeu précédent. Une courbe de difficulté qui a des allures de montagne et qui ne va jamais s'arrêter de grimper dans son 1er acte.
Même si je n'ai jamais vraiment galéré dans le jeu, j'ai trop souvent pesté contre lui pour sentir qu'il a été honnête envers moi. Devoir payer ses bancs avec une monnaie rare au début qui nous sert aussi à acheter la carte, arriver à avoir un masque supplémentaire pour mourir en 3 coups contre le boss au lieu de 3, devoir impérativement retrouver son cocon sans quoi on n'a pas assez d'argent,... Les développeurs ont sorti un communiqué disant que l'exploration était libre et permettait d'éviter des obstacles. Vrai sur le papier mais beaucoup plus compliqué en jeu tant l'économie est radine et force le grind si on ne récupère pas nos affaires. Et c'est sans compter sur des améliorations perdues et des endroits de la carte dépourvus de banc ou alors des bancs piégés. En ce sens la zone de Bilesac fait vraiment office de doigt d'honneur le temps qu'on trouve le bon objet et encore...
Je ne suis également pas fan des emblèmes qui semblent plus restreindre les possibilités de build avec des emplacements trop chiches surtout quand on devrait avoir certains éléments acquis d'autorité mais que le jeu préfère mettre derrière un emplacement qui pourrait servir autrement.
Et puis il y a le reste, une DA qui s'épanouit sur le temps, une histoire plus compréhensible, une ost formidable, des boss à tomber par terre (pêché originel mon amour) et une exploration toujours aussi agréable. Les mouvements de Hornet sont si fluides et se déplacer est tellement agréable, c'est une nette amélioration par rapport à son prédécesseur et sa plateforme frustrante à souhait.
Silksong est une déception... cela dit être déçu par des jeux comme ça, je veux bien que ce soit tous les jours !
Split Fiction (2025)
Sortie : 6 mars 2025. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 8/10.
Annotation :
Après avoir adoré It takes two, j'attendais évidemment avec impatience, et inquiétude, Split Fiction.
Après un tel festival d'idées et d'inventivité, comment se renouveler, donner de nouvelles choses à faire aux joueurs ? Si ITT prenait place dans une maison, avec jardin, et se permettait d'ouvrir son univers pour en faire quelque chose d'enfantin et rêveur, Split Fiction décide de fermer son univers assez vite. Ce sera de la SF et de la fantasy point. Alors les genres sont assez larges pour y trouver plein de choses à faire et montrer mais au final le jeu souffre un peu de cette limite.
La SF sera toujours un peu la même avec des intérieurs métalliques et des robots méchants, la fantasy sera toujours verte et pleine d'espoir. Cela s'inscrit parfaitement dans le scénario du jeu nous présentant 2 autrices assez banales et dont les idées sont assez plates dans le fond. Et même si le jeu a tendance à souvent nous dire "mais ce que tu as écrit est génial", "cette aventure est super", on comprend très bien pourquoi elles ne sont pas publiées. L'écriture est franchement lourde, tout est écrit à la truelle, les dialogues manquent de rythme et de subtilité. Il n'y a qu'un seul moment qui a réussi à un peu me chopper mais le reste... on devine tout à l'avance et pourtant le jeu tente tout pour nous faire avoir de l'empathie mais ça n'a pas marché sur moi du tout et ma compagne s'en foutait également.
Mais si ces univers et l'écriture en général ne sont pas incroyable, c'est tout l'inverse pour le gameplay. Comme ITT, le jeu se prend en main hyper vite avec une maniabilité très agréable. Et après le jeu balance tout plein d'idées avec un rythme moins intensif qu'ITT mais toujours avec un rebondissement ou une mise en scène intéressante. Le jeu varie les plaisirs et préfère être inventif et jeter une idée que de sans cesse complexifier son système de jeu. Et je trouve que c'est une force parce qu'autant se renouveler tout en restant simple, accessible et drôle, c'est un sacré tour de force. Je dois avouer avoir une vraie préférence pour la fantasy car à cause du level design et des décors j'avais l'impression que la SF tournait un peu en rond.
Je déteste toujours autant Josef Fares en tant que personne, sa persona sur scène me hérisse le poil, mais en tant que game director il est sacrément balèze. Alors il faudrait lui enlever la possibilité de toucher un script quelconque tant raconter des histoires ne semble pas son fort... https://www.senscritique.com/activity/20
Many Nights a Whisper (2025)
Sortie : 29 avril 2025. Aventure, Fiction interactive
Jeu sur PC
Ray l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Je commence à avoir roulé ma bosse en terme de jeu vidéo mais Many Nights a Whisper est un des jeux les plus stressants auxquels j'ai pu jouer.
On passe le plus clair de notre temps dans le jeu à écouter des gens formuler des vœux, à les accepter ou non. Déjà il faut noter la réussite des développeurs dans les nombreuses propositions offertes à ce niveau-là. Si on se prend au jeu, à se trouver un compas moral alors les décisions ne se prennent pas à la légère. Certaines sont simples, d'autres complexes et amèneraient des changements tellement profonds dans l'univers du jeu qu'imaginer les ramifications de ces changements est impossible.
Et puis après avoir fait tous ces choix, écouté cette dernière demande un peu cruelle, on est face à notre destin. Un seul tir pour réussir ou échouer. Je m'étais promis de désinstaller le jeu après cette tentative, peu importe ma réussite ou mon échec. Mais mon implication était telle que je me devais de réussir, ne serait-ce que pour valider les choix faits auparavant. Et j'ai tiré...
Le reste du jeu est minimaliste au possible, les musiques sont des plages sonores agréables mais pas inoubliables et le style graphique, qui fait très voxel notamment sur les personnages, n'est pas plus efficace que ça.
Mais la réussite est ailleurs, elle est dans notre implication, dans nos choix et dans cette pression qu'ils réussissent à instiguer lors de cette pression de touche fatidique.
Un exercice vraiment intéressant pour le studio dont je continue d'aimer énormément les propositions !
Dispatch (2025)
Sortie : 22 octobre 2025. Aventure, Fiction interactive
Jeu sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
J'ai passé un super moment sur Dispatch. Je me suis amusé et j'ai accroché beaucoup plus que je ne le pensais.
J'ai beaucoup de choses à reprocher à Dispatch. Son propos très timoré au final, son forcing sur certaines romances, un build up tardif,... et beaucoup d'autres éléments.
Mais je pense que ce n'est pas ce que je vais retenir de tout ça. Ce qui va me rester c'est ce casting hyper attachant, cette écriture tout à fait correcte et moins "jv", cette ambition dans l'animation, ce gameplay qui a réussi à me mettre un peu sous pression.
Dispatch est attachant, et ce surtout grâce à son personnage principal que la performance d'Aaron Paul sublime. Robert Robertson est tour à tour drôle, touchant, sérieux, distant,... mais il est surtout très humain. Certains choix présentés comme simple trouvent une résonance inattendue quand il les énonce. C'est un homme brisé qui se reconstruit parce qu'il ne lâche jamais son idéal des yeux. Et les choix proposés par le jeu semblent toujours concorder à son caractère ce qui fait qu'on n'a pas de changement de tons étranges.
A côté de ça le gameplay proposé par le jeu n'a rien de fou mais il est assez convaincant pour ce que ça veut dire. Déjà parce que ça offre de super transitions dans l'histoire mais aussi parce que ça offre des conversations assez drôles dans l'équipe. Dommage que cet aspect ne se retrouve pas assez dans les séquences animées où certains échecs auraient pu avoir des répercussions.
Je suis content de mes choix, content de l'avoir fait et j'en ressors avec le sourire. Ouais, Dispatch c'était vraiment cool.
Blue Prince (2025)
Sortie : 10 avril 2025. Aventure, Réflexion
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2, Mac
Ray a mis 7/10.
Annotation :
A bien des égards, Blue Prince est fascinant. Un mélange unique de mécaniques piquées ici et là pour une recette toute nouvelle et franchement passionnante, en tout cas sur le papier.
Les premières heures s'enchainent avec une facilité déconcertante, on est tiré par le plaisir de la découverte et des résolutions d'énigmes simples qui nous laissent imaginer qu'il y en a toujours plus. Puis il y en a plus, et plus, et encore plus, trop.
Blue Prince n'est pas un sprint, c'est une randonnée éreintante qui, si elle sait offrir des moments de plaisir, contient en elle beaucoup de souffrances.
Évidemment on doit parler de cette RNG qui jusqu'à la fin pourra pourrir une bonne partie. Combien de runs perdues à quelques centimètres du but parce que le jeu a refusé de me donner ce que je voulais ? Trop tout simplement. Trop pour que ce soit amusant en tout cas c'est sûr.
Car si la main du maitre du jeu est présente pour nous guider dans notre aventure et faire pencher la balance en notre faveur à certains moments, peut s'en suivre des heures d'errance dans le désert.
Parce que Blue Prince regorge de secrets, tellement que le carnet de notes se remplit à une vitesse folle, mais aussi tellement que parfois on aimerait se raccrocher à un élément et le suivre. Mais ce jeu est une boite de puzzle qui n'a que faire de ce que veut le joueur. Et surtout ses récompenses ne m'ont pas comblé. Beaucoup de lore et de petite tape sur l'épaule pour me dire "bien joué, maintenant refais-le".
C'est un jeu fascinant et fou sur plein d'aspects, le travail sur les détails et les énigmes force le respect, mais un degré de largesse et d'adaptation de la RNG aurait pu permettre de souffler. Sur des dizaines d'heures, combien passées à se tromper, errer, ne pas avoir la bonne pioche ? Trop. Juste trop de tout.
South of Midnight (2025)
Sortie : 8 avril 2025. Action-Aventure
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2
Ray a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
South of Midnight est un jeu d'il y a au moins 2 générations et ça ne me dérange en aucun cas. L'action plateforme aura toujours une place particulière dans mon cœur mais encore faut-il faire appel au savoir-faire acquis depuis les années 2000 et parfois Compulsion semble avoir préféré éviter cet aspect.
South of Midnight manque d'idées pures, de moments un peu "ah ouais là c'est super" dans son gameplay. Les niveaux se succèdent et se ressemblent, l'aventure semble même se prendre un stop quand l'intensité montait enfin.
C'est sans compter sur un scénario qui a beaucoup de choses à dire mais du mal à structurer tout ça logiquement, comme s'ils n'avaient pas voulu couper dans le gras. C'est pareil pour les combats, peu de possibilités, peu d'ennemis et en difficile le jeu gonfle artificiellement la difficulté.
Heureusement, l'habillage est tellement incroyable que le jeu s'en trouve sublimé voire inoubliable quelque part. La DA se renouvèle et a des idées folles, le dernier niveau est magnifique. Mais c'est surtout Olivier Derivière qui offre au jeu une dimension poétique qui dépasse les attentes. Les compositions sont envoutantes, les musiques intelligentes et leur utilisation trouve tout son sens.
Un jeu attachant à travers son univers, musical et visuel, son héroïne charmante, mais qui pèche sur tout le reste.
Sword of the Sea (2025)
Sortie : 19 août 2025. Action-Aventure
Jeu sur PlayStation 5, PC
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Sword of the Sea est une belle parenthèse enchantée qui ne marque malheureusement pas vraiment.
Il va sans dire que depuis qu'il a quitté Thatgamecompagny, Matt Nava n'a eu de cesse de vouloir retrouver l'étincelle de Journey, voire même ce moment particulier de glisse avec ce coucher de soleil magnifique, à travers les arches, qui rend le sable doré. Un moment magnifique que SotS tente de répliquer mais où le clin d'oeil est trop appuyé pour que le moment soit aussi poétique.
Ce jeu est aussi la suite logique de ce que le studio a développé ces dernières années. Oui il y a du Journey mais aussi du Abzu dans le rapport à l'eau et du Pathless dans cette vitesse et l'aspect acrobatique. Le soucis c'est qu'au confluent de ces références, Sword of the Sea peine à vraiment se démarquer, c'est un melting pot agréable mais il manque une épice, une particularité.
Ça n'en reste pas moins une expérience tout à fait convenable et plaisante, énormément aidé par une direction artistique surprenante au début puis trop classique par la suite, et une musique envoutante par Wintory qui ne déçoit jamais.
Bref un bon moment, mais pas plus, je lui préfère The Pathless qui a de plus gros défauts mais une identité plus marquée.
Trails in the Sky 1st Chapter (2025)
Sortie : 19 septembre 2025. RPG
Jeu sur PC, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Trails in the Sky FC a la qualité de ses défauts.
C'est un JRPG à l'ancienne, sorti en 2006 puis 2007 sur PSP, qui se veut résolument lent. Sous couvert de gagner de l'expérience pour devenir des mercenaires senior, on suit 2 personnages qui vont vivre des aventures du quotidien pendant un bon moment. Chaque chapitre est l'occasion de découvrir un nouveau personnage qui va nous accompagner quelques heures pour ne revenir qu'au chapitre final par la suite.
Le jeu veut nous faire ressentir cet aspect junior en nous faisant évoluer au sein des différents environnement et aider la veuve et l'orphelin. Bien évidemment chaque évènement est lié à un scénario plus grand qui nous dépasse mais surtout qui arrive bien trop tard.
J'ai de la chance, j'ai fini le jeu en 29h en faisant toutes les quêtes secondaires, mais le jeu ne commence véritablement à montrer les dents qu'à partir de 20h pour un dernier chapitre correct mais pas non plus renversant. Alors on est pas sur un méchant si cliché que ça, notamment pour l'époque, ni sur une surenchère qui irait à l'encontre de l'aspect slice of life de l'ensemble, mais je trouve que rien ne justifie ces 20h de mise en jambe qui finissent par être longues. D'autant plus que le jeu se termine sur un cliffhanger de bâtard qu'il ne mérite pas tout à fait.
Heureusement qu'à côté de ça il y a un système de jeu fascinant et diablement intelligent. Avec toutes ses couches de système, le jeu se révèle assez complexe et exigeant avec des ennemis qui ne sont clairement pas là pour nous faire de cadeaux. Falcom enrobe tout ça dans un emballage technique daté mais qui ne fait pas pitié non plus, ce qui est déjà bien pour ce développeur.
Reste que Trails in the Sky FC tenait une trop grande réputation pour moi, j'en attendais beaucoup plus et au final si c'était une expérience agréable, elle s'est révélée aussi trop longue pour ce que le jeu avait à dire. Ceci étant dit, maintenant qu'on a enfin des enjeux, j'attends la suite avec impatience !
Doom: The Dark Ages (2025)
Sortie : 15 mai 2025. FPS, Action
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Doom: The Dark Ages est typiquement un jeu qui veut trop en faire.
Après le run & gun avec Doom, le jump & shoot avec Eternal, le stand & fight de The Dark Ages rafraichit encore la formule avec un aspect tank on ne peut plus grisant. La lourdeur du personnage couplé à notre puissance de frappe donne l'impression d'être inarrêtable sur le champ de bataille. On rajoute à ça des armes toujours plus folles et des ennemis plus retords et une difficulté accrue avec les jauges à régler nous-mêmes et on pourrait se dire qu'on a le jeu parfait !
Sauf que... sauf que non parce que Doom TDA veut trop en faire. Un scénario d'une stupidité insultante, des phases de robot et dragon longues et inutiles, un level design qui peine à se renouveler et des mécaniques de jeu qui finissent un peu par tourner en rond nous amènent à un constat plus amer qu'espéré.
J'ai trouvé le temps long passé la moitié, comme si le jeu avait déjà tout donné. Alors artistiquement il est fou et a constamment de nouvelles choses à nous montrer, surtout son aspect horreur cosmique qui se marie étrangement bien à l'univers. Mais sur le reste, on finit par regarder sa montre et on commence à noter des défauts qu'un meilleur rythme aurait effacés. Et ce n'est pas la musique qui se contente la plupart du temps de singer le boulot de Mick Gordon qui aide.
Cela dit, dans sa catégorie de FPS bourrin à gros budget, Doom reste maître en sa demeure, après il faut dire que la baraque est malheureusement bien vide...
Ghost of Yōtei (2025)
Sortie : 2 octobre 2025. Action-Aventure, Infiltration
Jeu sur PlayStation 5
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Si Tsushima m'avait énervé à travers son histoire, Yotei m'a plus ennuyé qu'autre chose sur ce plan. Une énième histoire de vengeance qui passera par toutes les facilités et clichés possibles pour finir sur un message qu'on connait avant même d'avoir fini la 1ère mission. Heureusement le jeu bénéficie d'un soin particulièrement agréable dans ses missions principales qui maintiennent l'intérêt car les personnages creux, bien que campés parfaitement par les doubleurs, n'ont jamais parvenu à me passionner.
Il est drôle de voir que l'approche de Yotei par rapport à celle d'AC Shadows, surtout dans son monde ouvert. Ici c'est plus dépouillé, ça se veut poétique et calme à travers de grandes plaines luxuriantes et un HUD absent. Le soucis c'est que la façade se casse la gueule très vite. Les activités sont redondantes et trop nombreuses, les missions n'osent que trop rarement assumer l'aspect calme du titre et proposent des combats à tout bout de champ et la balade s'avère bien moins intéressante que prévue à cause d'un vide trop important et d'un level-design macro ennuyeux.
Le système de combat reprend celui de Tsushima et maintient son aspect très cinématique mais ultra creux au final. Il arrive que les astres s'alignent et que toutes les mécaniques s'imbriquent pour un moment franchement épique mais on peut aussi tomber dans un bourbier qui consiste à bourriner la garde jusqu'à ce qu'elle pète. Le système de lock du jeu est un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir et rend les combats encore plus brouillons qu'ils ne le sont déjà.
Heureusement la forme sauve le fond, porté par des ambiances visuelles fortes, une vision artistique alléchante, bien que techniquement loin d'être folle, et d'une musique enivrante dans ses moments les plus fous, le jeu arrive à se créer des moments. Des passages fugaces qui marquent car là, à ce moment précis, tout était parfait, puis on est rattrapé par tout le reste.
Je ne sais pas qui est le gagnant entre Shadows et Yotei, ils ont tout deux de grandes qualités, beaucoup d'éléments insipides mais aussi des défauts énormes au final.
Assassin's Creed: Shadows (2025)
Sortie : 20 mars 2025. Action-Aventure
Jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Shadows est intéressant à plus d'un titre car c'est un jeu qui a presque peur de ses nouveautés, ne les assume pas totalement et n'arrive pas à aller au bout de ces dernières. Le problème principal étant que la carte du jeu et le game design se font souvent la gueule, l'une offrant une exploration dans un monde plein de forêt et touffu à l'excès, l'autre à une recherche dans le monde d'éléments cachés par le décor. Du coup la touche L2 est enfoncé pendant plus de la moitié des phases de recherche qui, par la même occasion, perdent leur intérêt.
Quand on rajoute à ça une structure narrative qui peine à faire naître un intérêt et des scènes entre les personnages qui semblent s'arrêter quand ça devient intéressant, on se retrouve face à un jeu dont la formule essoufflée peine à le soutenir malgré ses nouveautés.
Shadows n'est pas un mauvais bougre, son Japon magnifique et ses moments de contemplation m'ont largement comblé (et sont à l'origine de 75% de mon temps de jeu), mais il est temps de changer. Ce jeu au Japon tant demandé sera l'épisode pivot pour la suite, celui qui fait passer un cap ou celui qui s'enlise dans des décisions peu surprenantes et engageantes.
Oh et Yasuke est 100 fois plus intéressant que Naoe pour ce qu'il est et représente dans le jeu, n'en déplaisent aux couillons.
Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau (2025)
Zeruda Musō: Fūin Senki
Sortie : 6 novembre 2025. Action-Aventure, Hack'n'slash
Jeu sur Nintendo Switch 2
Ray a mis 6/10.
Annotation :
J'attendais ce Hyrule Warriors comme on attend un bon fast food. On sait que ce ne sera pas marquant mais putain ça fait du bien sur le moment.
J'ai eu ça avec les chroniques du sceau mais clairement pas autant que je l'aurai voulu.
Reprenant le squelette de l'épisode précédent, ce nouvel épisode ne propose pas grand chose de neuf malgré quelques bonnes idées sur le papier. L'utilisation des objets ainsi que les synergies d'armes se révèlent être plus des gimmicks que de vrais éléments de gameplay intéressants.
Cela aurait pu être compensé par un cast énorme et attachant comme c'était le cas pour l'épisode qui avait suivi BOTW mais... Ici aucun attachement aux anciens sages et ce n'est certainement pas l'histoire trop sage qui va changer quoi que ce soit. Les évènements se veulent canon cette fois-ci et pas seulement un enchainement de fan service bas du front, bien que réjouissant. Le problème c'est qu'on y apprend pas grand chose et que la tension qui aurait pu naître d'une guerre est absente à cause d'une structure narrative répétitive.
Ce qui amène le soucis dont je parlais plus haut : je m'en fous de jouer piaf 1 et piaf 2, gerudo 3 ou zora 4. Je ne connais pas ces gus et quand bien même ils proposent un gameplay un peu différent, rien ne me pousse à les jouer. A la limite s'ils étaient puissants comme les sages des gerudo et des zora ok, mais ce n'est pas le cas. Donc n'ayant aucun attachement je les laisse de côté.
On repassera aussi pour l'aspect tactique complètement absent avec un jeu d'une facilité absurde en normal et parfois mal qualibré en difficile, bien que ça rende les enjeux plus forts étant donné qu'on se sent vraiment en danger parfois. Il s'agit d'un pur jeu bourrin... et j'étais un peu là pour ça. Quel plaisir d'envoyer valser 20 monstres d'un coup, de fumer complètement un boss parce que je peux attaquer son point faible, quelle joie de nettoyer tout un camp rapidement, et le tout avec un 60fps propre.
Hyrule Warriors n'est pas un grand jeu, il a été le défouloir que j'attendais, il l'a été aussi pendant un peu trop longtemps pour son propre bien, il l'a été aussi trop sagement.
Légendes Pokémon : Z-A (2025)
Pokémon Legends: Z-A
Sortie : 16 octobre 2025. RPG
Jeu sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
C'est assez fascinant parce que si on prend tous les aspects du jeu un par un, je trouve que rien ne fonctionne correctement.
Le nouveau système de combat est brouillon à l'excès où les placements sont aléatoires et certaines techniques sont fortes plus parce ce qu'elles produisent que par ce qu'elles sont et bourrer les attaques est au final tout aussi efficace, voire même plus, que d'appliquer des effets.
L'aspect aventure du titre est aux abonnés absents, on est dans une ville très petite de laquelle on ne sort qu'à 3 ou 4 reprises pour aller dans des bâtiments et égouts. Tous les espaces se ressemblent et la direction artistique est d'une platitude absolue.
Faire en sorte de compartimenter absolument tous les aspects du jeu le rend très mécanique et assez artificiel dans sa progression, d'autant plus que ça demande d'enchainer trop de combats et de grinder juste assez longtemps pour que ce soit énervant...
Et pourtant. Et pourtant j'y ai passé 33h sans déplaisir, cerveau éteint et routine en main. ZA arrive à rendre son ensemble cohérent malgré toutes ses tares et sa répétitivité, liée à un jeu qui n'a quasiment plus aucun friction pour le joueur, rend l'ensemble addictif.
La recherche et capture des pokemon se fait avec une simplicité folle et le terrain d'expérimentation que représente désormais la sous-série ZA permet à la licence de trouver un nouveau souffle. Un souffle qui mériterait un vrai budget, une équipe conséquente et des années de développement en plus certes, mais mine de rien ils ont tenté beaucoup de trucs en quelques années et ça me permet d'être toujours aussi curieux quand un nouvel épisode sort. Même si c'est moche et même si c'est trop cher, Pokemon ZA a un truc, une simplicité qui le rend assez délicieux malgré tous ses soucis.
Allez à dans 1 an pour qu'on entende encore que c'est une honte de sortir des jeux comme ça pour une licence pareil, je ne pourrai qu’acquiescer en espérant prendre mon pied sur la nouvelle proposition.
Avowed (2025)
Sortie : 18 février 2025. Action, RPG, FPS
Jeu sur PC, Xbox Series X/S, PlayStation 5
Ray a mis 6/10.
Annotation :
Avowed c'est un rendez-vous à moitié manqué à tous les niveaux.
Moitié manqué dans son aspect RPG parce que finalement le jeu assume assez vite ne pas en être vraiment un. Nos choix n'importent qu'à quelques moments clés et les possibilités sont minimes, notre personnage est une feuille blanche du début à la fin et rien ne fera partir nos compagnons même si on leur dit les pires horreurs.
Mais ça à la limite, on s'en rend compte rapidement, aucune surprise passé les 3 premières heures de jeu.
Moitié manqué dans son aspect combat, pourtant le point le plus important. Avowed se casse trop facilement avec la magie et le corps à corps n'est pas aussi drôle quand on fait ça plus de 10h. Les différentes builds possibles sont agréables et on peut vraiment s'amuser mais il faut se forcer à changer son loadout de temps en temps. Soucis aussi du côté des compétences, j'en voudrais 3 fois plus que ce qui est proposé là c'est un peu limité...
Moitié manqué aussi dans son exploration. Le world design est bien pensé, les zones sont grandes mais ne paraissent pas impossibles à ratisser, on a de la dopamine en permanence avec du loot dans tous les sens (trop). Le soucis c'est que l'aspect artistique n'est pas toujours au rendez-vous et le level design manque de folie également, que ce soit dans le monde ou les donjons.
On sent que le gros des équipes était sur Outer Worlds 2 et qu'Avowed plus un projet porté par une équipe d'ampleur moyenne qui a réussi l'exploit, d'autant plus pour Obsidian, de rendre un système de combat à la 1ère personne engageant et fun, pas une mince affaire.
Fantasy Life i : La voleuse de temps (2025)
Fantasy Life i: The Girl Who Steals Time
Sortie : 21 mai 2025. Simulation de vie, RPG
Jeu sur PC, Nintendo Switch, Xbox Series X/S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2
Ray a mis 6/10.
Suikoden II HD Remaster: Dunan Unification War (2025)
Sortie : 6 mars 2025. RPG
Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Il est clair pour moi que si j'avais joué à Suikoden 2 à l'époque de sa sortie, ce serait l'un des jeux de ma vie.
Reprenant toutes les forces de Suikoden 1, à savoir, la collecte de personnages, le rythme, une intrigue assez palpitante, la joie de voir son château grandir et découvrir plein de petites interactions, ce 2ème épisode pousse tous les curseurs beaucoup plus loin et arrive, la plupart du temps, à nous emporter dans son intrigue.
Complots, trahisons, retournements de situations, moments poignants,... Suikoden 2 est rempli de tous ses moments mais surtout il arrive à nous faire vivre le conflit à différentes échelles : de la plus petite à la plus grande. Il y a des scènes très touchantes et surprenantes qui relancent constamment l’intérêt. Alors pour son époque la réalisation n'est pas ce qui se fait de mieux mais ça a le mérite d'avoir super bien vieilli et d'offrir, grâce à un choix de direction artistique vraiment propre du remaster, des panoramas et moments de contemplation qui manquaient au 1er.
J'ai adoré suivre ces personnages et cette aventure, mais tout ne se fait pas sans heurts non plus. Je pense que j'aurais mis 9 au jeu sans ces phases de tactical soporifiques. Elles font vivre le conflit à grande échelle mais sont une tannée à jouer. Pareil le système de combat est très, voire trop, classique et heureusement qu'il n'y a pas de leveling à faire sinon ce serait la porte ouverte à l'ennui. Certains personnages sont presque impossibles à avoir sans guide et la meilleure fin c'est encore pire,...
Mais voilà derrière tout ça il y a l'aventure, il y a les moments forts, il y a cette intrigue, il y a cette ost magistrale il y a tout ce que j'attendais de Suikoden 2 et même plus. Un grand jeu, sans le moindre doute.
Suikoden I HD Remaster: Gate Rune War (2025)
Sortie : 6 mars 2025. RPG
Jeu sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2
Ray a mis 7/10.
Annotation :
Suikoden 1 a vraiment très bien vieilli.
Sa force principale c'est son rythme, le jeu se terminant assez vite, on ne perd pas de temps et on va à l'essentiel, les donjons se terminent vite, le level up est facile, obtenir rapidement de l'argent est une formalité et le jeu dans son ensemble est d'une simplicité confondante.
L'intérêt se trouve plus dans le fait de trouver les 108 personnages pour compléter notre armée et c'est peut-être là que le jeu est le moins drôle. A l'époque ça devait être fou, l'impression de monter une armée, se perdre dans sa base et parler à tous ces gens,... Aujourd'hui ça a moins d'impact et les allers-retours pour avoir tel personnage avec soi pour pouvoir recruter ce mec en particulier, est un peu lourd. De plus il n'y a finalement pas grand chose à faire dans la base si ce n'est quelques mini-jeux. On finit par y aller de manière purement utilitariste.
Je n'aurais pas été non plus contre une petite refonte du système de menu avec un inventaire par personnage plus important parce que l'équipement prend tellement de place que dès qu'on ramasse 3 trucs on ne peut plus rien porter.
Je pense aussi que j'en attendais plus de l'ost, agréable mais très classique et qui manque de morceaux vraiment marquants dans l'ensemble, le jeu manque notamment de thèmes pour certains boss pour les rendre plus intéressants.
Mais dans tout ça j'ai pris quand même pas mal de plaisir. Déjà parce que sur le principe c'est super cool de monter son armée et voir l'évolution de notre base. Mais aussi parce que le scénario a de vrais moments surprenants et n'élude pas les horreurs de la guerre. Alors bien sûr c'est drapé dans un écrin de son époque et ça n'échappe pas aux poncifs classiques, mais je ne pensais pas que parfois ça saurait me toucher.
Bref une bonne découverte mais c'est surtout le 2 qui me fait de l’œil !
Death Stranding 2: On the Beach (2025)
Sortie : 26 juin 2025. Action-Aventure, Survie
Jeu sur PlayStation 5, PC
Ray a mis 6/10.
Annotation :
Tiraillé entre le 7 honnête et le 5 du cœur, celui de la déception totale.
Sans pour autant le porter aux nus, j'avais apprécié la proposition forte du 1er épisode, d'autant plus dans un milieu du AAA très cadenassé dans son cahier des charges. Malheureusement, comme s'il n'avait pas compris la force du 1, le studio semble avoir tout mis en œuvre pour lisser au maximum une aventure rugueuse.
Que dire de cette exploration réduite à peau de chagrin et mal équilibrée ? Au bout de 3h de jeu c'est adieu la marche et bonjour le vroum. Une fois le camion débloqué c'est terminé, le jeu n'a plus grand chose à proposer tant tout est détruit par ce mode facile qui nous est proposé. Pourquoi ne pas y aller à pied ? Parce qu'à de nombreuses reprises le jeu nous donne des colis bien plus lourds que ce qu'on peut transporter et que les alternatives n'offrent pas beaucoup plus que le camion, si ce n'est d'être un trajet plus long. Ça me semble fou qu'aucune limite n'ait été posée. Crever un pneu ? Une IEM qui décharge complètement notre batterie ? Des échoués qui bloquent complètement les roues ? Non, il suffit de rouler.
Que dire de la dimension combat ? Celle-ci n'était pas le point fort de l'original et quelque part tant mieux. Sam n'est pas un soldat, c'est un porteur donc il est normal qu'on soit désavantagé sur le terrain. Dans le 2, oubliez tout ça, c'est vous le lion maintenant. Avec un arsenal monstrueux et une IA débile, rien ne vous empêche de foncer au milieu d'un camp et de tout détruire. Le seul problème ? Vous allez devoir refaire des packs de sang derrière.
On peut y aller en toute discrétion mais honnêtement l'IA alterne entre le crétinisme absolu et la vision d'aigle. De loin on vous repère à 3km. Par contre, tuez quelqu'un dans un camp et les ennemis s'aligneront pour venir se faire tuer 1 à 1. Non seulement il semble manquer des options dans l'infiltration mais en plus celle-ci n'a rien d'intéressant à proposer. Certes le level design de ces camps a été amélioré mais honnêtement je m'en fous parce que le jeu me donne des éléments dont je n'ai jamais besoin.
[Voir la suite dans mon activité ici : https://www.senscritique.com/activity/203887/53568668]


























