Cover Les meilleurs morceaux de 2016

Les meilleurs morceaux de 2016 selon Keith Morrison

Manquant sur SensCritique :
- "Caroline" d'Aminé (9e place)

Classement complet :
http://insidethemusicbox.skyrock.com/3288914042-CHANSONS-DE-L-ANNEE.html

Liste de 29 morceaux créée il y a plus de 9 ans · modifiée il y a plus de 7 ans
Bourbon
-
1.

Bourbon

04 min.

Morceau de Gallant

Annotation :

Si le premier album de Gallant touche à plusieurs types de R&B, c'est sur ce morceau assez traditionnel à l'aspect pop que l'artiste américain excelle. Dans un premier temps planant et mélancolique, dès son premier refrain "Bourbon" dévoile toute la puissance et l'énergie de la voix du chanteur avant l'épique couplet final. Une recette certes classique mais qui fonctionne toujours et rempli de nostalgie, une chose qui était la bienvenue en 2016.

Augustine
8.1
2.

Augustine

03 min.

Morceau de Blood Orange

Annotation :

La première piste de l'incroyable "Freetown Sound" de Blood Orange est une chanson au texte cryptique et à la production moins chargée que sur les précédents albums du groupe et de cela ressort quelque chose d'encore plus fort et de très beau. “See, Augustine / Late have I loved and chose to see” chante Dev Hynes. Un refrain aérien et fragile, une entrée grandiose dans un album encore plus fort.

Mad
7.4
3.

Mad

03 min.

Morceau de Solange et Lil Wayne

Annotation :

"A Seat at the Table" est rempli de morceaux engagés et mémorables, aussi bien au niveau de leurs textes que dans leurs productions. Pourtant c'est une chanson assez simplement produite qui a le plus retenue mon attention : "Mad", une collaboration surprenante avec Lil Wayne. Surprenante dans le sens où le rappeur livre deux des meilleurs couplets de l'année et l'une de ses meilleures apparitions depuis des années (même meilleure que sur certains de ses plus récents albums). Face à lui, Solange apporte une certaine douceur, déconstruisant le cliché de la “angry black lady”.

Redbone
8.7
4.

Redbone

05 min.

Morceau de Donald Glover (Childish Gambino)

Annotation :

Pièce centrale de “Awaken, My Love!”, Redbone n'est ni plus ni moins la meilleure piste de l'album : le parfait mélange entre un morceau de R&B planant et la soul psychédélique que Childish Gambino a créé pour son troisième opus. Qu'il s'agisse de la production hallucinée - qui n'est pas sans rappeler Tame Impala - ou de la performance vocale de l'ex-rappeur, "Redbone" est une chanson à la fois très étrange et absolument accrocheuse.

Lazarus
8.3
5.

Lazarus

06 min.

Morceau de David Bowie

Annotation :

S'il y a bien une chanson qu'on retient de "Blackstar" un peu malgré nous, outre la piste-titre, c'est bien ce "Lazarus". D'abord écrit pour la comédie musicale du même nom puis ensuite inclus dans l'album final de David Bowie et illustré d'un clip glacial, ce morceau sombre et morbide apparaît comme un adieu déchirant. Il est assez fou de constater que dans une carrière aussi longue que celle de l'artiste anglais il ait réussi à continuellement composer des chansons si frappantes et mémorables. “Look up here, I'm in heaven”, David Bowie nous aura marqué jusqu'à son dernier souffle - et même après.

Love on the Brain
7.6
6.

Love on the Brain

03 min.

Morceau de Rihanna

Annotation :

Dans le bordel infernal que fût "ANTI", il est assez incroyable de trouver ce morceau rappelant plus le style d'une Amy Winehouse que d'une Beyoncé. "Love On The Brain" est un morceau de pop-soul délicieux mettant en avant ce talent qu'a Rihanna mais qu'elle ne semble pas être au courant : une PUTAIN de voix. Sa performance est tellement bonne que la chanson pourrait être un acapella qu'elle serait déjà la meilleure de sa carrière. Si Rihanna se concentrait un peu plus sur ce genre de morceau qui lui va si bien, peut-être que les ondes radiophoniques ressembleraient à autre chose que du “work work work”.

Best to You
7.2
7.

Best to You

03 min.

Morceau de Blood Orange

Annotation :

Je ne comprend pas comment ce morceau n'est pas devenu un tube ! Même si ce n'est pas sa vocation, "Best To You" contient tout ce qu'il faut pour être matraqué par les radios : un refrain entêtant, une production 80s très à la mode et efficace, un air planant, la voix douce de Lorely Rodriguez et même un “beat drop”. Mais non rien y fait, même quand la radio pourrait diffuser un des meilleurs morceaux de pop de ces dix dernières elle ne le fait pas.

Dang!
8.2
8.

Dang!

05 min.

Morceau de Mac Miller et Anderson .Paak

Annotation :

Débutant ainsi son virage “sérieux”, Mac Miller a propose avec "Dang!" une collaboration parfaite avec Anderson .Paak, mélangeant le style “hip-hop chill” du rappeur et celui plus groovy du chanteur. Chanson de rupture à la sauce Miller (“Starting up the engine, need to reboot / I just eat pussy, other people need food”), la production signée Pomo n'est pas sans rappeler un certain Kaytranada surtout au niveau du “breakdown” après le second couplet. "Dang!" est un titre très accrocheur et dansant - trop rare dans le hip-hop actuel, une parfaite introduction à "The Divine Feminine".

Dog Years
8
9.

Dog Years

04 min.

Morceau de Maggie Rogers

Annotation :

Avec sa plume poétique et sa voix envoutante, Maggie Rogers a clairement réussi à signer la plus parfaite chanson de pop indie mélancolique de l'année. A la fois planant et empris d'une véritable émotion, "Dog Years" est un morceau reflétant l'espoir et le doute d'une jeune fille qui s'apprête à quitter l'université et devenir femme. Un titre simple mais très fort.

Pink + White
7.9
10.

Pink + White

03 min.

Morceau de Frank Ocean

Annotation :

Sur la piste la plus accessible de son second album "Blonde", Frank Ocean fait un clin d'oeil à deux titres de son précédent opus, "White" et "Pink Matter". Pharrell Williams apparait une fois de plus ici comme très en forme, ayant enfin jeté à la poubelle son schéma à tubes pour créer des instrumentales beaucoup plus musicales et complexes. Pourtant une certaine simplicité règne sur "Pink + White", surtout dû à la façon dont Ocean délivre son texte, de façon extrêmement souple que ce soit sur des notes de pianos, un couplet à la guitare ou sur des choeurs signés Beyoncé.

Where Did I Go?
7
11.

Where Did I Go?

03 min.

Morceau de Jorja Smith

Annotation :

L'instrumentale de "Where Did I Go?" est très épurée : un rythme programmé par ordinateur, quelques notes de piano répétitives et une ligne de basse. Reste que chacun de ses éléments vient apporter un élément important à la chanson, que ce soit la vulnérabilité du piano ou le côté très accrocheur des deux autres. La production laisse place à la voix soul de Jorja Smith. L'interprète produit une performance sensuelle mais pas dénuée de fragilité qui fait de "Where Did I Go?" à la fois une ballade douce et un titre de R&B accrocheur. Un bon compromis révélant deux aspects d'une artiste très prometteuse.

Drone Bomb Me
8.3
12.

Drone Bomb Me

04 min.

Morceau de Anohni

Annotation :

Titre phare de son album engagé "HOPELESSNESS", "Drone Bomb Me" voit ANOHNI - ex-membre d'Antony & The Johnsons - adopter le point de vue d'une enfant afghane face au programme “Drone Papers” de Barack Obama. La production signée par deux pointures de la musique électronique, Hudson Mohawke et Oneohtrix Point Never, est pop, presque en contradiction avec le message mais cela créé un contraste très intéressant. Reste la performance de la chanteuse transgenre qui vient créer un aspect d'étrangeté supplémentaire captivant.

Kiss It Better
6.6
13.

Kiss It Better

04 min.

Morceau de Rihanna

Annotation :

Rihanna a beau avoir choisi "Work" en tant que lead single de son septième opus "ANTI", il y avait un choix qui semblait beaucoup plus juste et évident. "Kiss It Better" est un des meilleurs titres de pop de l'année, surfant légèrement sur la vague 80s tout en gardant l'esprit R&B de la chanteuse barbadienne. Porté par un solo de guitare aérien incroyablement efficace, "Kiss It Better" est tout ce que "Work" n'est pas : une chanson accrocheuse et mémorable, entêtante dans le bon sens du terme et une très belle performance de la part de Rihanna, révélant alors tout son potentiel vocal heureusement bien mieux exploité plus loin dans l'album. Rihanna est passée à côté d'un tube de qualité, il n'y a aucun doute là-dessus.

I Need a Forest Fire
7.5
14.

I Need a Forest Fire

04 min.

Morceau de James Blake et Bon Iver

Annotation :

"The Colour In Everything" s'est révélé comme étant un des albums les plus décevants de l'année. Pourtant il renfermait quelques très belles pistes, preuves que la magie de James Blake n'avait pas tout à fait disparue. "I Need A Forest Fire" est l'une d'entre elle et une collaboration avec Bon Iver qui a dépassé toutes les attentes, atmosphérique et surréaliste à souhait. Par moment, il est même impossible de savoir qui chante, de distinguer Blake et Vernon, preuve que cette collaboration fonctionne parfaitement. Et si on l'écoute avec du recul, elle apparaît comme une preuve évidente de ce que Bon Iver allait nous proposer sur leur troisième album.

Garden
8.5
15.

Garden

Morceau de Emeli Sandé, Jay Electronica et Áine Zion

Annotation :

Emeli Sandé est une de ces artistes que je n'apprécie pas particulièrement sans pour autant juger sa musique comme étant mauvaise. Elle apparaît pour moi comme ce qu'un journaliste du Guardian a très justement appelé le “new boring”, c'est-à-dire ce genre de musique pop qui se veut musical mais qui n'a clairement que cette prétention, proposant que des chansons très simples et sans véritable essence. Et pourtant, avec "Garden" la chanteuse m'a plus qu'épaté. La chanson est étrange, mystique, très soul tout en gardant un aspect très moderne avec une production électronique, très épurée. Sandé ne cherche pas à faire de grands vocalismes ce qui rend sa présence sur le morceau encore plus fascinante. La chanteuse s'est bien entourée, du rappeur Jay Electronica qui propose un couplet impressionnant et volontairement plat, et de la poète Áine Zion. Bon, malheureusement "Garden" est la seule piste intéressante de son album "Long Live the Angels" composé à 90% de ballades gueulardes.

Good to Love
5.8
16.

Good to Love

04 min.

Morceau de Tahliah Debrett Barnett (FKA twigs)

Annotation :

Après son EP "M3LL155X", FKA twigs a proposé en 2016 qu'une nouvelle chanson extraite de son spectacle "Soundtrack 7". Si l'EP avait amorcé un tournant encore plus expérimental et chargé au niveau de la production, "Good to Love" se révèle être un titre d'une simplicité étonnante co-écrite avec le collaborateur fréquent de Lana Del Rey, Rick Nowels. Loin de ses productions complexes, la chanteuse anglaise signe un morceau d'une vulnérabilité frappante seulement accompagnée d'un piano et de quelques tours de production mettant en avant sa voix habituellement cachée sous des sons électroniques.

White Ferrari
7.8
17.

White Ferrari

04 min.

Morceau de Frank Ocean

Annotation :

Si Frank Ocean a décidé d'expérimenter au niveau de sa musique et de l'écriture sur "Blonde", il y a un morceau qui résume absolument toute la nostalgie propre à ses premières oeuvres. "White Ferrari" est en faite une chanson très étrange quand on y pense : elle démarre sur une production un peu aérienne où seule la voix d'Ocean domine, puis les échos se multiplient avant de débouler sur un passage acoustique guitare-voix, puis un ajout de choeurs avant de “sauter” (écouter bien le troisième couplet, on a vraiment l'impression que le disque saute) puis de finir avec des accords différents et la voix du chanteur modifiée qui rappelle celle de Bon Iver. Oui donc en faite pas grand chose à voir avec "channel ORANGE" ou "nostalgia ULTRA" si ce n'est justement ce sentiment de mélancolie et l'impression que Frank Ocean renoue avec son talent de “storyteller”.

Don't Hurt Yourself (feat. Jack White)
7.1
18.

Don't Hurt Yourself (feat. Jack White)

03 min.

Morceau de Beyoncé

Annotation :

Beyoncé a expérimenté avec beaucoup d'influences musicales différentes sur "Lemonade" et même si la country de "Daddy Lessons" est l'aventure la plus surprenante de la chanteuse sur son album, "Don't Hurt Yourself" est probablement la plus réussie et la plus mémorable. "Queen B" s'essaie au rock en compagnie de son ami Jack White avec des faux airs de reggae. Survoltée, l'artiste américaine règle ses comptes avec son mari infidèle apparaissant agressive dans ses paroles ("This is your final warning / You know I give you life / If you try this shit again / You gon' lose your wife"). Energique et énervée, la chanson n'en est pas moins véritablement accrocheuse et renferme probablement la meilleure performance vocale de Beyoncé sur tout son album "Lemonade".

Fuck With Myself
6.7
19.

Fuck With Myself

02 min.

Morceau de BANKS

Annotation :

Banks avait beau s'autoproclamer comme une "Goddess" sur son premier album, ceux qui connaissaient l'artiste californienne savaient très bien que sa musique était inspirée de ses traumas dû à un cruel manque de confiance en elle. Quelle surprise alors de l'entendre murmurer “I fuck with myself more than anybody else” sur le premier extrait de son second album "The Altar". "Fuck With Myself" n'est pas sans rappeler le style de FKA twigs, même si beaucoup moins électronique, et surtout sur la façon de chanter assez éloignée du style habituel de Banks. Une chanson pop étrange, qui met presque mal à l'aise aussi bien dû à l'interprétation possédée de la chanteuse que du texte à double tranchant : “fuck with myself” peut aussi bien signifier un amour pour soi-même ou une de se torturer. Très sombre, très ambigüe mais pourtant impossible de chasser ce morceau de sa tête après l'avoir écouté !

Cranes in the Sky
7.9
20.

Cranes in the Sky

04 min.

Morceau de Solange

Annotation :

La douceur de la voix de Solange prend toute son ampleur sur ce morceau grandiose qu'est "Cranes In The Sky". L'instrumentale faite de violons - très probablement produits par un clavier - vient apporter une impression de sérénité et un aspect assez rêveur à la chanson, pourtant abordant le fait de vouloir fuir la douleur causée par le fait d'être rejetée et incomprise à cause de son ethnicité (c'est après tout le thème principal de "A Seat at the Table"). "Cranes In The Sky" apparaît comme un remède parfait contre la morosité, un véritable condensé de douceur et de beauté. La production est ici magnifique grâce à tous les choeurs ; la performance de Solange encore plus.

False Prophets
-
21.

False Prophets

03 min.

Morceau de J. Cole

Annotation :

Dans son film "Eyez", J. Cole n'a pas seulement donné un avant-goût de son album "4 Your Eyez Only" mais aussi offert deux morceaux inédits qui sont en réalité plutôt un constat sur l'état du hip-hop actuel. Sur "False Prophet", le rappeur de Fayetteville s'attaque à ses idoles et notamment à un artiste en particulier, un génie, qu'il aurait admiré mais qui n'est plus que l'ombre de lui-même. A travers un flow toujours impressionnant (le morceau ressemble à un freestyle), J. Cole discute aussi du fait que beaucoup de rappeurs prometteurs se sentent obligés d'endosser les clichés du rap (parler de femmes, d'argent, de flingues) dictés par les labels pour réussir, mettant de côté leur véritable talent et ce qui les rend unique. L'artiste ne rejette cependant pas un certain côté autobiographique sur "False Prophet" et c'est probablement ce qui fait de lui une des figures du rap les plus importantes du moment : J. Cole parle vrai et honnêtement.

Miracle Aligner
7.5
22.

Miracle Aligner

04 min.

Morceau de The Last Shadow Puppets

Annotation :

Dès les premières notes de "Miracle Aligner", la chanson est entêtante et donne envie de chanter à tue tête. Et c'est peut-être justement ça le but d'une chanson de pop-rock ? Dans leur univers 70s mélodramatique, Alex Turner et Miles Kane nous offrent un morceau vraiment réussi, aussi bien efficace que porteur d'une vraie musicalité qui le rend intemporel. L'ambigüité des paroles s'inscrit parfaitement dans le côté décalé du duo, une façon de proposer de la bonne musique sans jamais trop se prendre au sérieux.

33 “GOD”
7.5
23.

33 “GOD”

03 min.

Morceau de Bon Iver

Annotation :

Avant de dire quoique ce soit sur "33 “GOD”", je tiens à insister sur le fait que rien que le titre de cette chanson est fascinant : 33, une référence à l'âge du Christ, à la Sainte Trinité, mais aussi à la durée de la piste (3 minutes et 33 secondes) ... Juste un petit aperçu de la complexité du dernier album de Bon Iver, "22, a Million". Puis quand on vient au morceau en lui-même, "33 “GOD”" est le parfait exemple du mélange entre le côté expérimental et étrange développé par Justin Vernon et ses acolytes sur le nouvel album et ce côté atmosphérique, cette façon de créer des émotions et un univers à travers une chanson comme seuls Bon Iver savent le faire. Une chanson absolument magnifique !

In Common
7.5
24.

In Common

03 min.

Morceau de Alicia Keys

Annotation :

Quand Alicia Keys a annoncé son album "HERE" en juin dernier, ce fut avec ce lead single transformé injustement en bonus track sur le disque final, "In Common". Le morceau est un départ considérable du style habituellement soul/R&B de la chanteuse, celle-ci ne faisant que le minimum sur une production électronique de Illangelo (principal collaborateur de The Weeknd) aux nombreuses couches de rythmiques. Minimaliste, "In Common" est probablement un des meilleurs titres d'Alicia Keys qui prouve qu'elle n'a pas besoin de hurler “this girl is on fiiiiiiiiire” pour impressionner. Message d'amour et d'espoir, le morceau n'a en faite pas grand chose à voir avec le reste de "HERE". Pas forcément une mauvaise chose mais l'envie de voir Alicia Keys s'illustrer plus sur ce genre de productions ne nous quittera pas de sitôt.

On Hold
7.2
25.

On Hold

03 min.

Morceau de The xx

Annotation :

Ma surprise fut très grande lorsque The xx ont sorti le premier extrait de leur troisième. Non pas parce-que j'attendais avec impatience ce nouvel opus, mais justement parce-que je n'attendais rien de ce groupe qui ne m'inspirait qu'un ennui profond. Pourtant "On Hold" m'a absolument frappé dès les premières écoutes : l'émotion était là dans la voix des deux interprètes, Oliver Smith et Romy Madley Croft, il y avait de la mélancolie, puis le sample de Hall & Oates survenu de nulle part comme un “beat drop” ajoutait de la dimension à un morceau qui aurait pu finir plat - comme 95% du travail de The xx - sans pour autant lui enlever sa beauté. L'escapade solo de Jamie xx aura clairement apporté beaucoup de bon au groupe, son influence sur "On Hold" étant indéniable, qui semble expérimenter sa pop pour hipster vers quelque chose de plus surprenant et de plus émotif.

We The People....
8.2
26.

We The People....

02 min.

Morceau de A Tribe Called Quest

Annotation :

A Tribe Called Quest ne pouvaient pas faire de nouvel album sans signer au passage un nouvel hymne - ce qui manquait d'ailleurs à "The Love Movement". Après "Electric Relaxation", "Check The Rhime" ou "Scenario", les rappeurs du Queens nous offre "We The People...", hymne anti-Trump ou du moins hymne à la tolérance au refrain simple, direct et mémorable : “All you Black folks, you must go / All you Mexicans, you must go / And all you poor folks, you must go / Muslims and gays, boy, we hate your ways”. Rois des samples légendaires, Q-Tip, Phife Dawg et compagnie ne manquent pas à la tache en samplant non pas du Lou Reed mais "Behind the Wall of Sleep" de Black Sabbath. Une belle façon de montrer qu'ils n'ont rien changé à leur recette qui fonctionne toujours et que leur amour de la musique est toujours aussi fort.

Ride of Your Life
-
27.

Ride of Your Life

03 min.

Morceau de Tinashe

Annotation :

Véritable producteur star du hip-hop actuel, la collaboration la plus mémorable de Metro Boomin' est peut-être avec Tinashe sur "Ride Of Your Life" (mémorable même si le single a fait un four). Pour la chanteuse de R&B, le collaborateur de Drake et 21 Savage - parmi tant d'autres - produit un “banger” étrange et hypnotique, un juste milieu entre le côté expérimental de Tinashe et le côté tubesque du producteur. L'interprète, elle, produit une performance qui rend le morceau encore plus bizarre sur les couplets bien que sexy, avant de se lancer dans un refrain accrocheur. Dans une année où Tinashe n'a fait que sortir des tubes potentiels sans succès, "Ride Of Your Life" aurait clairement mérité un meilleur accueil.

Ultralight Beam
8.2
28.

Ultralight Beam

05 min.

Morceau de Kanye West, Chance the Rapper et Kirk Franklin

Annotation :

Les crédits de "Ultralight Beam" laissent clairement présager ce que le morceau est : une chanson chorale où se succèdent voix de gospels (Kelly Price et Kirk Franklin) et du rap. Sur l'ouverture de "The Life of Pablo", Kanye West apparaît comme on ne l'a jamais vu : apaisé. Ou du moins c'est l'impression qu'il nous donne pendant 5 minutes au vu de son année 2016. "Ultralight Beam" a aussi un autre atout de taille qui est Chance The Rapper, qui livre ici un de ses meilleurs couplets et une des meilleures collaborations sur "The Life of Pablo" - et il y en a un tas !

Broccoli
7.3
29.

Broccoli

03 min.

Morceau de DRAM et Lil Yachty

Annotation :

Il serait très simple d’entendre "Broccoli" à la radio et de passer dessus jugeant que la musique et le hip-hop actuels sont vraiment mauvais. Pourtant ce n’est pas ce genre de titre malgré la présence exagérée d’autotune sur le couplet de Lil Yatchy et les paroles parfois pas très fines. Non, ce morceau n’est rien d’autre qu’une vraie dose d’humour prouvant que le hip-hop n’a pas forcément besoin d’être ultra-sérieux et peut facilement se tourner au ridicule volontairement. La production semble tout droit sortir d’un cartoon ou d’un jeu vidéo, les paroles font rire jaune, Lil Yatchy ouvre la collaboration et donne envie de partir en courant ("Nigga touch my gang, we gon' turn this shit to Columbine"). Du grand n’importe quoi ? Non. Un condensé de clichés et d’éléments inhabituels dans un morceau de hip-hop extrêmement bien maîtrisés pour un titre qui ne prétend pas autre chose qu’amuser l’auditeur.

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