Un romancier spécialisé dans le mystère et l’horreur, est invité au Club des Monstres, lieu de rendez-vous de vampires, loups-garous, et autres créatures fantastiques. Son hôte, le vampire Erasmus, lui raconte trois histoires terrifiantes. Une expérience dont notre romancier ne sortira pas indemne !


Nouveau titre dans la collection de films réalisés par la Hammer, Le club des monstres se situe aux limites de cette dernière. Il s’agit ici d’un film à sketchs réalisé par Roy Ward Baker en 1980. Epoque à laquelle la firme anglaise commençait malheureusement à péricliter. Pour garantir son succès, le réalisateur s’est entouré d’un trio qui le porterait forcement en tête des « charts » des films de l’époque. Vincent Price côtoie donc John Carradine et Donald Pleasance dans ce club musical rempli de monstres en tous genres. Vampires, loups garous, et autres goules sont au rendez-vous dans ce « bar des amis monstrueux ». Malheureusement, on n’aura pas droit à ces derniers dans ces petites histoires.


En effet, le fil conducteur de tout cela est l’explication de Price à Carradine d’un arbre généalogique des monstres avec une question que personne avant ne s’était posée : que donnerait le rejeton issu de l’accouplement de deux monstres ? Et si on allait encore plus loin pour essayer d’imaginer un bâtard de plusieurs (dé)générations de créatures ? Je m’explique : l’enfant né de parents humains et vampire qui se reproduit avec celui de parents loup-garou et goule par exemple ? Ca nous donne quoi cette combinaison ? Je ne vous gâcherai pas la surprise et vous laisserai découvrir par vous-même les différentes combinaisons évoquées et ce qu’il en résulte, mais il faut reconnaitre que pour une fois, on va dans l’originalité en découvrant de nouveaux monstres aux pouvoir tout aussi terrifiants … que bizarres….


Entre chaque histoire, une petite chanson d’un des groupes embauchés par la production, qui nous narrent toutes des histoires…. de monstres bien entendu. Pas très original de ce côté-là me direz-vous, mais bon, il faut bien rester dans le sujet… On aura même droit à un « strip-tease intégral », et que ceux qui ne savent pas ce que c’est s’accrochent et visionne cela assidument ;). En ce qui concerne le scénario de ces courts, tout est bon. On a droit à chaque fois à une chute « so british » teintée de l’humour noir qu’ils affectionnent particulièrement et dont eux-seuls ont la recette. Le deuxième opus se permet même le luxe d’être carrément drôle et décalé. Pour le dernier, des dessins stylisé à la Tales from the crypt seront utilisés pour expliquer ce qu’est un HUMEGOO. Ce qui fera réfléchir le plus, c’est la morale de ce film qui nous explique que finalement, le plus grand monstre de toute l’histoire n’est autre que l’homme bien entendu.


Bon, si le duo Price-Carradine nous fait la transition entre les sketchs, leur interprétation sans faille n’apporte malheureusement pas grand-chose si ce n’est de lier le tout. Ce qui compte avant tout, ce sont les histoires en elles-mêmes. Elles sont portés par des acteurs qui s’en sortent à la perfection heureusement, comme Donald Pleasance en curé chasseur de vampires (attention, il faut toujours se méfier des gens qui portent un étui à violon, on ne vous le dira jamais assez !), Britt Ekland en femme de vampire (humaine pour sa part) ou encore Patrick MacGee (ne pas confondre avec Patrick Macnee, le fameux John Steed de Chapon melon et bottes de cuir, mais un habitué de la Hammer au patronyme approchant), un habitué des films fantastiques.


Verdict : Vous êtes nostalgique de la belle époque des films de la Hammer ? Vous en avez marre des scénarios totalement inexistants dans les films ? Vous êtes fans de films à sketchs ? Le trio Pleasance/Carradine/Price va vous emporter dans un voyage temporel jusqu’aux années 80 pour vous montrer ce qu’est un vrai film ! Une collection incontournable chez Éléphant Films que tout un chacun se doit de posséder dans sa vidéothèque ! Incontournable !


Clin D'œil:
Le film est donc distribué en France par Éléphant Films qui nous le propose en version Originale avec (ou sans) sous-titres, ainsi qu’avec une piste française. Toutes deux sont bien entendu en mono. L’image est une fois de plus d’une qualité irréprochable et l’on ne peut que féliciter le distributeur de nous proposer ces films en HD! Comme toujours avec cette collection, une présentation des plus intéressante d’Alain Schlokoff qu’on ne présente plus maintenant ! Encore des tas d’anecdotes sur le tournage vous attendent et vont vous en apprendre beaucoup plus sur la firme la plus rentable de tous les temps au Royaume Uni !

Blockhead
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films d'horreur, Les films avec les meilleurs méchants, Les films aux meilleures bandes originales, Made In England et Les meilleurs titres de films

Créée

le 22 juil. 2020

Critique lue 145 fois

1 j'aime

Blockhead

Écrit par

Critique lue 145 fois

1

D'autres avis sur Le Club des monstres

Le Club des monstres
greenwich
8

Le club des monstres (1981)

Il s'agit de l'un des derniers films d'horreur britannique des années 60-70. Donc un film d'horreur pas très horrible, qui ne fait pas réellement peur mais plein d'humour british. Pas de scène gore,...

le 11 juin 2014

6 j'aime

Le Club des monstres
candygirl_
5

Monsters rule

Suite à l'effondrement de la célèbre firme Amicus en 1977, le producteur Milton Subotsky fonde la société de production Sword & Sorcery avec laquelle il produit 2 longs-métrages : Dominique, Les...

le 2 mai 2023

3 j'aime

3

Le Club des monstres
FrangeSale
8

Critique de Le Club des monstres par FrangeSale

Ce film est tout simplement fantastique. Si tu ne comprends pas la puissante portée philosophique et la beauté du masque en latex, tu ne mérites pas d'être doté d'yeux.

le 6 mars 2011

3 j'aime

Du même critique

Les Diaboliques
Blockhead
10

Critique de Les Diaboliques par Blockhead

Du roman de Boileau-Narcejac, Henri-Georges Clouzot tire un monument de noirceur et d'angoisse porté par les performances mémorables d'un trio infernal entouré, entre autres, d'un débutant dénommé...

le 15 avr. 2016

9 j'aime

Edward aux mains d'argent
Blockhead
10

Critique de Edward aux mains d'argent par Blockhead

Sous la forme d'un conte de fées moderne, Tim Burton aborde le thème de l’exclusion. Adoptant un parti pris esthétique original, cette fable dotée d’une étonnante composition de Johnny Depp est un...

le 2 déc. 2015

8 j'aime

Gilda
Blockhead
10

Critique de Gilda par Blockhead

Rita Hayworth, d'une beauté flamboyante, aussi glamour que vénéneuse, sublime et enflamme ce film noir tout en mystères et en sous-entendus, où chacun des personnages révèle peu à peu sa vraie...

le 26 déc. 2019

7 j'aime

5