Collection de Alexandre Katenidis

L'Identique et le Différent

L'Identique et le Différent

Entretiens avec Caroline Broué

livre de Françoise Héritier et Caroline Broué

Alexandre Katenidis a mis 9/10 et a Ă©crit une critique.

Les Libertadors

Les Libertadors

L'émancipation de l'Amérique latine (1810-1830)

livre de Jean Descola

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Mexique, 1810 : le curé Michel Hidalgo donne le signal de la révolte contre les troupes de Joseph Bonaparte, alors roi d’Espagne. Colombie, 1830 : Bolivar s’éteint. Entre les deux, vingt ans d’une conquête acharnée, celle de la liberté. L’ère des libertadors. L’histoire de l’émancipation du Nouveau Monde est une fresque brillante, un roman de cape et d’épée où s’affrontent, dans un décor vertigineux, de véritables géants. Longtemps maintenue sous le joug de l’Europe, c’est dans le sang que l’Amérique du Sud obtient son indépendance. De révoltes en révolutions, de Toussaint Louverture à Bolivar, Santander et Sucre, Jean Descola nous décrit comment naissent les démocraties : on promet la liberté, on la conquiert, puis elle se décompose.

La place du spectateur
7.3

La place du spectateur

Esthétique et origines de la peinture moderne

Painting and Beholder in the Age of Diderot

livre de Michael Fried

Alexandre Katenidis a mis 6/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : De quand date la peinture moderne ? De David, de Manet, de Cézanne, dira-t-on ; les candidats à l'acte fondateur ne manquent pas. Michael Fried pose autrement le problème. Moins qu'aux grandes individualités, c'est à ce qu'elles eurent en commun que l'auteur s'intéresse : le courant nouveau de figuration qui très vite devint la tradition moderne et auquel ces peintres participèrent ou s'opposèrent. Cette tradition naît au XVIIIe siècle avec la critique d'art - notamment Diderot - et celle-ci formule une interrogation : quelle place le tableau doit-il réserver au spectateur ? De Greuze à David, la peinture refuse la théâtralité. Michael Fried montre les deux moyens que Diderot expose pour combattre la fausseté de la représentation et la théâtralité de la figuration : une conception dramatique de la peinture , qui recourt à tous les procédés possibles pour fermer le tableau à la présence du spectateur, et une conception pastorale qui à l'inverse, absorbe quasi littéralement le spectateur dans le tableau en l'y faisant pénétrer. Ces deux conceptions se conjuguent pour nier la présence du spectateur devant le tableau et mettre cette négation au principe de la représentation.

Le Harcèlement moral
7.6

Le Harcèlement moral (2000)

La violence perverse au quotidien

livre de Marie-France Hirigoyen

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

La DĂ©cision
7.4

La DĂ©cision

livre de Karine Tuil

Alexandre Katenidis a mis 9/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du Palais de justice, la juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d’un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, Alma entretient une liaison avec l’avocat qui représente le mis en examen. Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays… Avec ce nouveau roman, Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d’instruction antiterroristes, au cœur de l’âme humaine, dont les replis les plus sombres n’empêchent ni l’espoir ni la beauté.

La venise des doges

La venise des doges

livre de Amable de Fournoux

Alexandre Katenidis a mis 9/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : En plus de mille ans d'Histoire, cent-vingt doges ont participé à la gloire de Venise. Si tous n'ont pas pesé du même poids sur les destinées de cette étrange République, quelques fortes personnalités l'ont menée au sommet de la civilisation. Contrairement à la légende, leur vie n'était pas des plus tranquilles.

Le Temps des guépards

Le Temps des guépards (2022)

La guerre mondiale de la France de 1961 Ă  nos jours

livre de Michel Goya

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Depuis 1961, la France a mené 19 guerres sur 3 continents ainsi que 13 grandes opérations militaires de police internationale. Elle est actuellement la seule nation européenne à combattre, au Sahel et au Proche-Orient. Elle est la seule à avoir des soldats en permanence dans les rues de ses grandes villes depuis 26 ans. Les soldats français sont les plus engagés au monde et la guerre est un état permanent de la France de la Ve République. Pour autant, la France ne le sait pas vraiment car c'est un ensemble d'opérations limitées souvent lointaines et périphériques. Du Tchad au Mali en passant par le Liban, le Rwanda ou l'Afghanistan, des centaines de milliers de "soldats nomades" français ont été engagés dans une guerre mondiale pour la défense des intérêts de la France. Des milliers d'entre eux y ont été tués ou blessés. Michel Goya nous décrit cette "guerre mondiale en miettes" que conduit chaque président de la République pour défendre le statut de puissance de la France. Il détaille la manière dont les forces armées françaises ont été employées au cours de trois grandes périodes de la guerre froide, de la mondialisation et de la guerre contre les organisations armées, parfois avec succès, parfois de manière désastreuse. C'est une histoire qui n'a jamais été racontée de cette façon, ni surtout analysée de manière critique par un historien et stratégiste, lui-même acteur de plusieurs de ces engagements. Elle se conclut sur le décryptage des perspectives actuelles.

Histoire du droit

Histoire du droit

livre de Jean-Marie Carbasse

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Au début, le droit est dit – dicté – par les dieux, ou par Dieu. Nul ne peut s'écarter du Texte : rien ne peut le changer, toute discussion est impossible. Il n'y a pas de place pour une histoire. L'histoire ne devient possible que si le droit se fait, au moins en partie, humain ; lorsqu'il peut s'inscrire dans le temps des hommes. C'est ce qui advient, pour la première fois sans doute, en Grèce et à Rome. Rome lègue à l'Occident, et donc au monde, un droit déjà très riche ; il s'enrichit encore, par diverses voies, tout au long de ce millénaire que nous appelons, si improprement, le Moyen âge. Vient ensuite, pour le royaume de France, le moment d'un « droit national », expression juridique de l'indépendance française. Et enfin, il y a deux siècles, la réduction du droit à la Loi, puis aux Codes ; jusqu'à aujourd'hui où émerge, dans la confusion, un nouveau pluralisme. En retraçant l'histoire du droit, cet ouvrage nous invite à comprendre l'historicité de nos normes juridiques.

La Loi naturelle et les droits de l'homme

La Loi naturelle et les droits de l'homme (2018)

livre de Pierre Manent

Alexandre Katenidis a mis 7/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir des droits humains toujours plus étendus. La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise.

Delphine
7.3

Delphine (1802)

Delphine

livre de Madame de Staël

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Dans le monde aristocratique que la Révolution s'apprête à balayer, un principe de conduite l'emporte sur tous les autres : le respect des convenances. Pour avoir voulu sauver l'honneur d'une de ses amies, Delphine commet une imprudence qui la perd de réputation auprès de Léonce, l'homme qu'elle aime et dont elle est aimée. Sous le prétexte d'intercéder en sa faveur, sa tante , Sophie de Vernon, achève de compromettre Delphine, et convainc Léonce d'épouser sa propre fille...

Marcel Proust
8.1

Marcel Proust (1996)

livre de Jean-Yves Tadié

Alexandre Katenidis a mis 10/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Pourquoi une nouvelle biographie de Proust ? Autant demander à un peintre pourquoi de nouveaux portraits. Un moment arrive où l'on croit pouvoir faire la synthèse des travaux existants, en rejetant ce qui paraît non vérifiable, en tenant compte des découvertes nouvelles, et surtout de ce que le travail d'éditeur permet seul de connaître, l'histoire des manuscrits, celle de l'œuvre à mesure qu'elle s'écrit : la véritable biographie d'un écrivain, d'un artiste, est celle de son œuvre. Il s'agit de montrer en quoi l'individu est d'abord un type : l'enfant d'une famille bourgeoise, l'élève de Condorcet, celui de Sciences-Po, l'asthmatique, le «jeune poète» qui envoie plus de lettres qu'il n'en reçoit, le curiste aux bains de mer. Qu'est-ce qu'être écrivain en 1890, ou homosexuel, ou malade, ou médecin ? Puis vient le moment où le grand artiste cesse d'être un type et, irrémédiablement différent, échappe à l'histoire et aux structures. Il y a dans cet ouvrage tout ce qu'on peut savoir de Proust, tout ce qu'il est utile de savoir pour comprendre sa personne et son œuvre, non les infinis détails de vingt et un volumes de lettres. La biographie d'un grand écrivain n'est pas celle d'un homme du monde, ou d'un pervers, ou d'un malade : c'est celle d'un homme qui tire sa grandeur de ce qu'il écrit, parce qu'il lui a tout sacrifié.

Corinne ou l'Italie
7.1

Corinne ou l'Italie (1807)

livre de Germaine de Staël

Alexandre Katenidis a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Un roman cosmopolite et européen qui évoque la France, l'Angleterre et l'Italie à l'aube du romantisme dans la diversité de leurs mœurs et de leurs cultures. L'histoire d'une femme, la poétesse Corinne, qui inaugure le débat sur la condition féminine, sur le droit de la femme à vivre en être indépendant et à exister en tant qu'écrivain. Corinne, c'est Mme de Staël elle-même, " la femme la plus extraordinaire qu'on vit jamais " selon Stendhal, " un être à part, un être supérieur tel qu'il s'en rencontre peut-être un par siècle ", disait Benjamin Constant. Napoléon lui-même, qui voyait en Mme de Staël une dangereuse messagère de liberté, déclara un jour : " Il faut reconnaître après tout que c'est une femme d'un très grand talent ; elle restera. "

Le Shah ou La démesure du pouvoir
8.4

Le Shah ou La démesure du pouvoir (1982)

(traduction Dennis Collins)

Szachinszach

livre de Ryszard Kapuściński

Alexandre Katenidis a mis 7/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Iran, 1980 : les révolutionnaires ont pris le pouvoir. Dans un hôtel désert de Téhéran, Ryszard Kapuscinski essaie, à partir de notes, de bandes magnétiques, de photos qu'il a accumulées depuis qu'il est en Iran, de comprendre ce qui a provoqué la chute du Shah. Quelles sont les origines du mouvement shi'ite? Comment Khomeiny a-t-il réussi à s'imposer ? Où en est aujourd'hui le pays, après toutes ces violences ? Ryszard Kapuscinski reconstitue les faits qu'il analyse. Et en disséquant le processus de cette révolution, l'auteur nous dévoile les forces qui maintiennent un pouvoir, et les forces qui le minent. A partir de l'exemple iranien, R. Kapuscinski nous offre une réflexion vivante et pénétrante sur les mécanismes de l'Histoire et du Pouvoir.

Les Règles de la méthode sociologique
7.3

Les Règles de la méthode sociologique (1894)

livre de Émile Durkheim

Alexandre Katenidis a mis 9/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : « En résumé, les caractères de cette méthode sont les suivants. D'abord, elle est indépendante de toute philosophie. En second lieu, notre méthode est objective. Elle est dominée tout entière par cette idée que les faits sociaux sont des choses et doivent être traitées comme telles. Mais si nous considérons les faits sociaux comme des choses, c'est comme des choses sociales. C'est le troisième trait caractéristique de notre méthode d'être exclusivement sociologique. » Faire de la sociologie une science, tel était le souhait de Durkheim lorsqu'il publie en 1894 cet ouvrage dans la Revue philosophique. Il a foi dans le rationalisme scientifique appliqué aux phénomènes sociaux et la sociologie a pour vocation d'établir des lois de la vie sociale comme il existe des lois de la nature. Dans une introduction inédite, François Dubet explique l'argument de Durkheim, ses lignes de forces mais aussi les quelques aspects plus criticables, plus d'un siècle après la publication du livre. Fondateur de la revue L'Année sociologique en 1896, Émile Durkheim (1858-1917) était professeur de pédagogie et de sciences sociales à l'Université de la Sorbonne et inaugura la chaire de sociologie en 1913. Il contribua largement à la création d'une école française de sociologie dont les représentants étaient ses élèves et sont encore de nos jours, pour certains, ses héritiers. Il s'attacha à faire de la sociologie une discipline scientifique ayant un objet et des méthodes propres.