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Critiques de Alexandre Rémond

Versus
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6.9

Bonté divine

C'est finalement avec un retour au huis clos contemporain qu'Emmanuel mouret aura trouvé l'équilibre entre lyrisme et marivaudage pour sa partition romantique. L'enfant Les circonvolutions de Daphné, Maxime, Francois, Louise et Sandra amusent par l'absurdité de leur accumulations naïve. Mais c'est un rire au fond bien tragique qui nous prend aux tripes en regardant Maxime être... Lire l'avis à propos de Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait

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9
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6.2

Le ruissellement est un tube digestif

On ne saurait conseiller à notre cher chef cuisinier de président laudateur de la théorie du ruissellement de jeter un œil à ce dispositif radical et simple. Il y apprendra que quand on est en bas les miettes laissent un certain goût âcre. Moi qui ne suit pas adepte des théories de psychologie de masse, j'admets que la démonstration est ici fécalement convaincante. En détruisant l'espoir... Lire l'avis à propos de La Plateforme

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8
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5.9

Et ils inventèrent l'eau chaude ...

Comment faire un film de flingues viril tout en trouvant ça très mal ? Triple frontière a trouvé la solution doloriste. Soit commettre des crimes en s'excusant tout le long. Nos vilains héros passeront donc leur temps à se fouetter entre deux massacres: "Oh bah désolé on avait pas le choix", "Mince je suis vraiment une merde." Mille et un films pour ne citer que Predator, la horde sauvage ont... Lire l'avis à propos de Triple frontière

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5
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6.8

Du thé pour Didier Raoult !

Qu'on se le dise cet enfermement dans un entre femmes adoratrices de la rigueur du rituel théiné restera jusqu'au bout une étrangeté sage et franchement nostalgique tant le décalage est grand avec nos joyeusetés contemporaines. Pas de fureur sombre, un grand éloge du temps et de la répétition. Là où le film s'affine c'est qu'il remet tout le monde à sa place. Célébrer les saisons selon un... Lire l'avis à propos de Dans un jardin qu'on dirait éternel

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7
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6.1

Le bouffon est un héros contemporain

Énorme est un pari. Faire vibrer une comédie par la rencontre de deux acteurs sans quasiment aucun gag ni folie scénaristique en filet. Sa réalisatrice laisse Marina foïs et Jonathan Cohen se confronter à un fil narratif ténu. Le duo est plongé dans l'histoire d'une envie paternelle pas franchement partagée dans un monde placide de seconds rôles vrais sages femmes, réceptionnistes, etc. Pas... Lire l'avis à propos de Énorme

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6.7

Critique de Pentagon Papers par Alexandre Rémond

La cause ne peut qu'être juste. Des personnages si saints qu'ils sentent le carton pâte. Lire la critique de Pentagon Papers

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6
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7.1

La vierge n'était qu'une snob

Douce glissade qui capture un état de l'été des capitales européennes À côté du rythme du travail continu et des proches qui scandent le reste des saisons, flotter dans une solitude ensoleillé. Si ses quelques codétenus de l'anomie continuent de débattre, se chiffonner dans leurs méandres, Eva lévite, s'ignore. On comprend qu'elle est meurtrie mais mis à part quelques propos sibyllins rien... Lire la critique de Eva en août

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6
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7.8

La double face du pâté de maison.

Bien que traversé de grandes fulgurances, cet Ange ivre n'a pas encore la maîtrise visuelle écrasante de Kurosawa (Quand on est trop gâté on devient exigeant.) Mais elle est déjà au service de ses personnages et il se passionne pour déployer ce duel médecin-yakusa double face d'une même tristesse enfouie. De plus ce regard croisé agit comme un prisme pour lire différement un quartier et ses... Lire l'avis à propos de L'Ange ivre

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7
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7.1

Tintin chez Nosferatu

Werner Herzog montre une fois de plus qu'il est plus mue par le sens de l'aventure que pour habiter une terre natale. Son sens de la galère et du picaresque apporte du charnel à la traversée transylvanienne de Jonathan mais l'épisme s'essoufle constament quand il est à Londres. C'est heureusement l'arrivée de Kinski à l'écran qui donne enfin l'emphase que cherche à atteindre le film. Son jeu... Lire la critique de Nosferatu, fantôme de la nuit

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6
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6.5

Croire au cinéma, tel est la question.

Le cinéma est un mensonge, une envie de croire par enchantement. Nolan semble ne pas l'assumer pleinement tant il est pris dans une ambition d'un pédagogisme illustré à coup de pétoire de la théorie des cordes. Dans son Tenet difficile de digérer quoi que ce soit conceptuelement. Difficile aussi de s'attacher pleinement aux personnages tant ils doivent annoner entre deux pétarades une... Lire la critique de Tenet

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6
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