Activité sur Chambres pour personnes seules
Résumé · Chambres pour personnes seules est le récit à la première personne d'une errance urbaine, socialeet sentimentale.Éden Sandoval, paria vivant de petits boulots, nous y entraîne dans les bas-fonds d'une mégalopoleanonyme, symbole d'une humanité misérable, dont les seules valeurs sont liées à la survie.L'errance du narrateur le mène à assister à un violent combat de chiens auquel il finit par participerlui-même. Vainqueur du combat qui l'oppose à l'animal, il est assommé par un dresseur de chienset recueilli par une voisine, Felisa. Renvoyé de son travail, livré à lui-même, errant dans une villesans limite qui semble vouée à une destruction sans fin, Éden n'est guidé que par la haine et le désirde vengeance, plongé dans un présent misérable, que rien ne distingue du passé.Dans cette odyssée urbaine rythmée par les meurtres et les règlements de comptes, la prose conciseet corrosive de Juan Manuel Servín suggère que le désir ardent de vivre ne peut s'exprimer quepar la haine et le ressentiment, la survie des individus ne tenant ici qu'à l'énergie farouche qui lesanime et les dresse les uns contre les autres. Juan Manuel Servín dépeint avec noirceur, sans morale,une société où le désastre a déjà et toujours eu lieu et où les individus sont condamnés à la solitude,au désespoir, à la rage.L'auteur : Né à Mexico en 1962, JUAN MANUEL SERVÍN se décrit comme un écrivain etun journaliste autodidacte. Auteur d'articles et d'essais pour de nombreuxjournaux mexicains, il a reçu le prix FernandoBenítez. Issu d'un milieu modeste, il commenceà écrire en 1989 mais s'interrompt en 1993lorsqu'il quitte le Mexique pour les États-Unis.Sans papiers, il y vit de petits boulots. Désirantdécouvrir l'Europe, il vécut de vagabondages d'abord en Irlande, puis enFrance pendant trois ans. Cette période de sa vie, marquée par lechômage et l'anonymat, est aussi celle qui le conduit à renouer avec cesaspirations d'écrivain. S'il ne se définit pas aujourd'hui commejournaliste au sens traditionnel du te



