Activité sur Ecorces
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Georges Didi-Huberman · 2011
Résumé · C'est le simple "récit-photo" d'une déambulation à Auschwitz-Birkenau en juin 2011. C'est la tentative d'interroger quelques lambeaux du présent qu'il fallait photographier pour voir ce qui se trouvait sous les yeux, ce qui survit dans la mémoire, mais aussi quelque chose que met en œuvre le désir, le désir de n'en pas rester au deuil accablé du lieu. C'est un moment d'archéologie personnelle, une archéologie du présent pour faire lever la nécessité interne de cette déambulation. C'est un geste pour retourner sur les lieux du crématoire V où furent prises, par les membres du Sonderkommando en août 1944, quatre photographies encore discutées aujourd'hui. C'est la nécessité d'écrire - donc de réinterroger encore - chacune de ces fragiles décisions de regard.
J'avais tout faux en commençant le livre - je pensais que Georges Didi-Huberman était une femme (encore ayant sans doute George Elliot en tête), que le livre était une sorte de poésie en prose (moi qui voulait quelque chose de léger, me revoilà à considérer la Shoah, les camps) et que le livre était relativement ancien, des années 50 ou 60, et certainement pas des 2010s : aussi, je commençais perdu. Georges considère l'épaisseur, le temps, la mémoire, l'image fixe et l'image mouvante. Devant l'é...
Le 21 oct. 2021
"Dans le mot Birkenau, la terminaison au désigne exactement la prairie où poussent les bouleaux, c'est donc un mot pour le lieu en tant que tel. Mais ce serait aussi - déjà - un mot pour la douleur elle-même, comme me l'a fait remarquer un ami avec lequel je parlais de ces choses [...] Musique profonde et souvent terrible des mots lourdement investis par nos hantises." "Mais que dire quand Auschwitz doit être oublié dans son lieu même pour se constituer comme un lieu fictif destiné à se souveni...
Le 21 oct. 2021
"Pour nous qui acceptons de la regarder, cette photographie 'ratée', 'abstraite' ou 'désorientée', témoigne de quelque chose qui demeure essentiel : elle témoigne du danger lui-même, le vital danger de voir ce qui se passait à Birkenau. Elle témoigne de la situation d'urgence, et de la quasi-impossibilité de témoigner à ce moment précis de l'histoire. Pour l'organisateur du 'lieu de mémoire', cette photographie est inutile parce qu'elle est privée du référent qu'elle vise : on ne voit personne s...
Le 21 oct. 2021
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